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SANTÉ & BIEN-ÊTRE

Tellement bien: la chicha, un plaisir à haut risque pour la santé

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La chicha ! Drogue ou simple cigarette sous une autre forme ? Sa consommation est –t-elle sans danger ? Cette question vaut son pesant d’or de nos jours. La chicha gagne du terrain dans les grandes métropoles du Cameroun. Snacks bars, discothèques, réunions privées, anniversaire elle s’impose désormais partout mais surtout en milieu jeune ou elle est très prisée. Avec son goût fruité et doux, le narguilé comme on l’appelle  aussi fait penser à tort qu’il est moins nocif que la cigarette. En réalité  « une séance de chicha peut être équivalente à fumer 20 à 30 cigarettes, ce qui peut être très dangereux «d’après Edouard Tursan d’Espaignet, expert de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Quels sont les risques liés et comment faire pour rompre l’union avec la chicha ? Dr Bruno TENGANG pneumologue au centre respiratoire des maladies respiratoires à bonanjo nous apporte les éléments de réponse.

Dr Bruno TENGANG

Dr TENGANG c’est quoi la Chicha ?

La chicha c’est du tabac !il faut que les gens se détrompent, la seule différence c’est que c’est un tabac qui est pris dans un mélange de mélasse et très odorant qui donne une odeur parfumée très agréable. C’est du tabac qu’on fume en passant par de l’eau qui se prend dans un environnement agréable en général en communauté entre amis et  ca donne  l’illusion que c’est pas du tabac : c’est du tabac, et a les mêmes conséquences sur la santé que le tabac. Avec des maladies cardiovasculaires avec des risques de cancer, de risque de bronchites chroniques.

Comment faire pour rompre avec la chicha ?

Pour rompre avec la chicha il faut  d’abord rompre avec les comportements qui peuvent vous amener à fumer.si vous avez des amis qui ont l’habitude de sortir en club et qui prennent la chicha ensemble pendant le temps ou vous voulez vous sevrer  de ca il faut arrêter de les fréquenter évitez c’est aussi simple que ca, et d’expliquer autour de soi les risques. Chez certains on peut quand ils sont dépendants ajouter quelques petites substances effectivement qui vont leur permettre progressivement de se débarrasser de ce véritable  fléau qui  fait des ravages notamment dans la jeunesse.

En consultation on voit beaucoup de patients notamment de jeunes qui ont de problèmes qui fument de la chicha parce que c’est une attitude qui, comme je vous disais parait élégante mais qui a de véritables effets  sur la santé que le tabac.

Quels conseils donner aux consommateurs de chicha et précisément aux jeunes ?

Le véritable conseil qu’on peut donner surtout à notre jeunesse c’est de ne pas commencer à consommer la chicha. La  chicha c’est exactement les mêmes effets que le tabac à la seule différence et  que elle se prend de manière différente et qu’elle est odorante elle est agréable et donc ça donne l’illusion qu’on ne court aucun risque.

 Ne pas commencer et  pour ceux qui ont commencé consultez pour qu’on essaye de voir comment faire pour vous sevrer de ca.

Qu’en est-t il des fumeurs passifs ?

Les fumeurs passifs c’est pareil ! Pour les fumeurs passifs il faut éviter de fréquenter les endroits où on consomme de la chicha. Je crois que si quelqu’un a un bar où on fait de la chicha et que ceux qui ne sont pas fumeur, représentent 60%  des consommateurs et ne viennent plus dans son bar il arrêtera  de faire de la chicha surtout s’il leurs disaient qu’ils sont gênés par la fumée. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il y a des pays comme les états unis où il est complètement et formellement interdits de fumer que ce soit les cigarettes ou la chicha dans  une atmosphère où il y a d’autres personnes. Les gens dans de grands immeubles aux états unis sont obligés de sortir s’ils veulent fumer. Là sur ce point précis les pouvoirs publics ont un rôle non négligeable à jouer.

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Katy Mintsa

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⏯️ Eléonore Mbongue Njoh : « Le don de sang devrait être comme un acte civil au Cameroun »

Eléonore Mbongue Njoh est Présidente de Mother’s Heart une association de donneurs de sang bénévoles.

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

Mother’s Heart est une association de donneurs de sang bénévoles. Le déclic c’est la perte d’une membre par manque de sang.

Concernant la célébration de la journée du don de sang, nous avons une cible qui est le parcours Vitaa où nous avons fait la sensibilisation par rapport au don de sang.

On ne peut pas dire que le sang est revendu dans les hôpitaux. Les gens sont réticents parce qu’il n’y a pas de bonne information. On ne vend pas le sang. La sensibilisation permet qu’on dise au gens ce qui se passe.

Depuis 2015 c’est des centaines de poches de sang( 800 à 1000) collectées par notre association.

Dans tous les centres de santé il y aura une activité de collecte de sang. Il faudrait que chacun proche d’un hôpital puisse contribuer au don de sang. Pour ceux qui ne pourront pas aujourd’hui vous pourrez le faire samedi au parcours Vitaa.

Avant le don de sang, il y’a un entretien pour déterminer si vous êtes éligible et s’il est possible de prendre votre sang

Pour la journée du don du sang, c’est calme partout, ça aurait été différent, on aurait vu des mobilisations et tapages si c’était le SIDA ou une autre cause. On a besoin que le ministère de la santé publique nous accompagne.

Propos retranscrits par Carine Hzeume, Laïla Djamilatou & Laure Manga

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SANTÉ & BIEN-ÊTRE

⏯️ Louis Marie Kakdeu : « Dire que le tabac tue développe un aspect pervers et des envies de défiance auprès des consommateurs »

Louis Marie Kakdeu est Dr PhD, universitaire, enseignant et chercheur. Il intervient régulièrement en tant que consultant permanent dans notre matinale.

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

Au Cameroun on estime 1,1 millions de personnes qui s’adonnent au tabac, 720 mille personnes parlant de la consommation de la cigarette. Selon une étude menée sur les élèves, On découvre que 4% ont déjà goûté à la cigarette et 2% sont des fumeurs réguliers.

La consommation du tabac est faite par besoin d’appartenance, une espèce de besoin d’émancipation. C’est un signe d’accomplissement de fumer une forme de Tabac pour ces personnes.

On joue sur le spectre de la mort et ça développe un aspect un peu pervers. Ça développe des envies de défiance auprès des consommateurs de mettre en avant l’aspect mortel de la chose.

On a observé la hausse du prix de la cigarette pour lutter contre la consommation de ce produit, mais la victoire de ce combat est encore très loin voir perdue d’avance.

Aujourd’hui on trouve des vertus au Tabac et je ne m’étonnerait pas que dans un pays comme le Cameroun on en vienne à légaliser ce phénomène qui est déjà toléré dans d’autres pays du monde.

Le débat sur les morts dues au tabac sont en cours à travers le monde, le débat se limite à l’implication du tabac et ses effets néfastes sur la santé, on ne peut prouver qu’avec des personnes à comorbidité réduite.

Aujourd’hui on trouve une vertu au tabac, certains pays sont au niveau de là légalisation des consommations du cannabis et autres drogues et avec l’influence mondiale, le Cameroun pourrait un jour s’aligner dans cette mouvance.

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