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CULTURE & SOCIÉTÉ

Cabral LIBII: « Rentrez vers le Pr Nkou Mvondo, et il vous dira ce que sont devenus les 5 autres Millions »

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Entretien avec Cabral LIBII, Président du PCRN (Parti pour la Réconciliation Nationale du Cameroun)

Bonjour Cabral Libii et bienvenue sur ABK radio.

Cabral Libii: Bonjour à vous !

Je rappelle que vous êtes depuis le 11 mai 2019, le président du PCRN, le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale. Comment se porte le parti aujourd’hui ?

Le parti se porte bien. Nous travaillons du mieux que nous pouvons pour asseoir son implémentation territoriale. Vous l’avez rappelé vous-même, je n’en ai pris les rênes que depuis le 11 mai dernier. Depuis lors, nous nous attelons d’arrache-pied à avoir une assise territoriale. Ce qui m’amène comme certains ont pu s’en rendre compte à bouger souvent, à aller au Nord, au Sud, à l’Est, à l’Ouest autant que je peux, pour que le parti s’installe. Mais, il faut savoir que nous faisons concomitamment avec l’opération Ouragan, puisque ‘‘Onze Millions de Citoyens’’ travaille depuis 2017 déjà, à sensibiliser un maximum de Camerounais à  s’inscrire sur les listes électorales. Donc, nous avons lancé il y’a un peu plus d’un mois, lorsqu’il y’a eu prorogation, l’opération « Ouragan », avec pour objectif de faire inscrire sur toute l’étendue du territoire national, le maximum de Camerounais en âge de voter. Et puis, il y’a quelques temps encore, je crois le 31 juillet, ELECAM nous rappelait que pour l’année 2019, nous n’en étions qu’à un peu plus de 380.000 inscrits. Et si vous complétez ça avec les 6.665.000 inscrits je crois de 2018, nous en serions donc aujourd’hui globalement à un peu plus de 7.000.000 d’inscrits. Ce qui de mon point de vue, est toujours insuffisant, en comparaison avec les chiffres de 2011 qui étaient de 7 millions et 315.000 inscrits. Donc, il y’a encore du travail. C’est le lieu pour moi de dire à tout le monde, de s’inscrire sur les listes électorales s’ils ont leur carte d’identité, et même ceux qui n’en ont pas. D’ailleurs, en attendant d’aller se faire établir des cartes d’identité, on peut s’inscrire avec le récépissé de la carte nationale d’identité.

Alors dites-nous Cabral, qu’est-ce qui brouille l’univers aujourd’hui entre le Professeur Nkou Mvondo et vous ?

Alors, si on a quitté une chose, ça veut dire qu’on lui a appartenu. Je n’ai jamais été militant du parti Univers. Et je crois que ce n’est pas une révélation que je le dise, parce que les responsables de ce parti n’ont eu de cesse eux-mêmes de le rappeler. Ce qui nous lie, je conjugue au présent,  c’est une convention qui a été signée le 11 décembre 2017. Convention à quatre articles, qui pour l’essentiel mentionne la mutualisation des efforts pour l’inscription massive des camerounais sur les listes électorales, et l’une des clauses mentionne l’engagement pris par le parti Univers d’investir aux différentes élections présidentielles, législatives et municipales, ceux des adhérents d’ « Onze Millions de Citoyens », qui se lanceraient en politique et voudraient donc briguer des mandats. Pour le reste, je crois que la convention, précise que dans tout ce que nous devons faire ensemble, nous devons le faire dans la concertation. Et puis, je crois que le quatrième article, précise qu’en cas de litige, il faut régler à l’amiable. Et si on ne peut pas trouver une solution à l’amiable on désigne un médiateur, et en aucun cas on ne doit aller devant les tribunaux. Voilà la convention qui nous lie et depuis lors,  nous travaillons dans ce sens.

Cabral Libii avez-vous lu cette lettre ouverte du professeur Nkou Mvondo qui vous accuse d’avoir rompu les termes de la convention signée le 11 décembre 2017 entre le parti Univers et le mouvement Onze Millions de Citoyens ? Qu’est ce que cela vous suggère ?

J’ai effectivement lu la lettre hier soir, mais je doute qu’elle dise ce que vous venez de dire. Vous dites que là-dedans, le professeur m’accuse d’avoir violé la convention. Mais Non !

Il vous accuse d’avoir rompu les termes de la convention signée le 11 décembre 2017 entre le parti Univers et le mouvement, ou alors de les avoir violés.

Mais non ! J’ai lu la lettre mais à aucun moment, il ne dit que j’ai violé la convention, ou que Onze Millions de Citoyens a violé la convention. Non ce n’est pas possible! Il ne peut même pas l’avoir dit, puisque ce n’est pas le cas.

Je vous cite un  passage du Pr Nkou Mvondo qui dit : « lorsqu’on aspire à être président de la République, Parlementaire ou Conseiller Municipal, on se doit d’être respectueux des plus petites des conventions à l’instar de celle que tu as signé [en parlant de vous] avec le parti Univers ». Que répondez-vous à cela ?

Je crois que c’est un rappel qu’il fait, et qui est de bon aloi. Maintenant une fois qu’il a fait ce rappel, vous a-t-il dit dans cette lettre que j’avais violé quelque chose ?

Mais puisqu’il dit que vous n’avez pas respecté l’accord…

Non mais je vous dis qu’il n’a pas dit que je n’ai pas respecté l’accord. Il dit que lorsqu’on aspire à diriger un pays, on doit respecter les accords. C’est ce qu’il dit. Lisez donc où il dit que j’ai violé l’accord.

Je vous lis la suite. Il dit : « je ne souhaite pas que ce peuple lui aussi soit victime de cet abus de confiance dont le parti Univers et moi-même sommes victimes aujourd’hui. C’est pourquoi je te demande de te ressaisir et de retrouver la voie de la raison ». Donc, il vous accuse clairement  d’abus de confiance.

J’ai envie de vous dire que la violation d’une clause contractuelle est différente d’abus de confiance. Maintenant vous me direz que c’est une question de qualification. Maintenant, le prof vous a-t-il dit dans la lettre ce qui est qualifié d’abus de confiance ? En matière infractionnelle, si on veut parler d’infraction, il y’a toujours l’élément matériel. C’est-à-dire qu’avant de qualifier quelqu’un de voleur, il faut déjà dire que tel jour il a volé un œuf ou bien il a volé une vache. Dites-moi un peu, l’abus de confiance que vous avez lu dans cette lettre est où ? Quel est l’acte matériel qui est un abus de confiance ? Je veux dire, qu’est-ce qui fait l’abus de confiance ? Quels sont les actes matériels posés par Onze Millions de Citoyens qui peuvent donc être assimilés à un abus de confiance ? Parce que si ce n’est pas le cas, là, on commence à discuter du sexe des  anges, et j’ai envie de vous dire d’aller à des choses peut-être beaucoup plus importantes.

On va aller à des choses beaucoup plus importantes. De nombreuses critiques sur la toile vous accusent d’être un « agent du RDPC ». Est-ce  que c’est le cas?

Je n’arrive pas à comprendre. Si les gens le disent, j’ai envie de dire que celui qui le dit est juste un de plus. Quand je me suis lancé en politique, en juin 2017, je suis arrivé aux États-Unis. Le même jour, des personnes qui sont aujourd’hui des porte-paroles des autres candidats avaient déjà publié à l’époque que j’étais aux États-Unis avec 300 Millions, ou 300 Milliards, je ne sais même plus…, que Paul Biya m’avait donnés,… que j’avais voyagé avec cet argent dans une grosse mallette. C’était tellement ridicule de voir des gens qui, prétendument passaient pour des commissaires de haut vol, et puis, qui racontaient des bêtises. Bon ! Les mêmes aujourd’hui passent aux aveux en disant : « Oui, tout ce qu’on racontait sur Cabral Libii à l’époque, on était dans un plan global, on avait vu que lui, il pouvait faire obstacle à notre candidat. On avait donc décidé de le salir politiquement ». Maintenant que ça ne marche plus entre eux, ils commencent à dire qu’ils l’ont fait pour me salir. Donc, j’ai envie de dire que depuis que j’ai pointé mon nez en politique, quand je ne suis pas l’ami de Paul Biya, je suis l’ami de son épouse, je suis le copain d’enfance de Franck Biya. Et même que je suis maintenant pro ambazonien, ou que je suis impliqué dans des coups avec je ne sais quelle autre puissance,  pour détruire le Cameroun. J’ai lu tellement de bêtises. Mais toutes ces choses, c’est de la diversion. J’ai fini par comprendre que, quand on est un homme politique qui charrie une certaine espérance comme avait dit un auteur : « celui qui fait quelque chose a contre lui, ceux qui font la même chose, ceux qui font le contraire et évidemment la grande majorité de ceux qui ne font rien ». Donc, on ne peut pas se laisser distraire par ces choses que les oisifs racontent. On a des choses à faire, je vous l’ai dit, je travaille à sensibiliser le maximum de Camerounais à s’inscrire sur les listes électorales. Je travaille aujourd’hui à un plan pour implanter le parti dont j’ai reçu le mandat de direction le 11 Mai 2019. Donc, maintenant les gens sont libres de raconter ce qu’ils veulent. Je n’y peux rien.

Aujourd’hui, on peut comprendre que le divorce est consommé, c’est désormais terminé, l’univers est brouillé entre le  professeur Nkou  Mvondo du parti UNIVERS et Monsieur Cabral Libii ?

Je ne sais pas ce que le prof vous a dit dans sa lettre, parce que je l’ai lu et je ne crois pas qu’il ait dit. Et si lui il le dit, ça veut dire que c’est lui qui a rompu l’accord.

Et quand il vous demande de revenir à la raison, de vous ressaisir un peu, qu’est-ce qu’il veut dire ?

Vous croisez quelqu’un en route, il ne vous a rien fait et vous lui demandez de revenir à la raison? c’est plutôt à  la personne qui le dit de venir à la raison. C’est plutôt à cette personne de vous dire en quoi l’autre est sortie de la raison. Moi je vous dis que  la convention court toujours. Nous à « Onze Millions de citoyens », nous n’avons pas mis un terme à cette convention. Il y’a l’article qui dit que « l’alliance entre les deux  organisations n’emporte pas  fusion des deux organisations » et donc chacune des organisations mène sa vie. Et on a d’un côté, un parti politique qui mène certainement  ses activités (Si vous vous renseignez, vous verrez les différentes activités menées par le parti univers). De l’autre côté, il y a Onze Millions de citoyens dont je suis le coordonnateur, qui travaille pour l’essentiel, à la formation citoyenne. Pour ceux qui sont dans les réseaux sociaux, vous les voyez travailler. Pour vous qui êtes à Douala, vous les voyez, ils travaillent à sensibiliser les gens à s’inscrire sur les listes électorales. Maintenant, l’accord que nous avons mis en place, c’est d’abord pour les inscriptions et pour la mutualisation de nos efforts. Et comme chaque organisation fonctionne autonome, vous êtes par exemple au courant qu’en Mars 2019, le professeur Nkou Mvondo avait signé un communiqué demandant à tous ceux qui avaient reçu mandat du parti Univers en décembre 2018, les informant d’abord que les mandats avaient été annulés et qu’il fallait prendre de nouveaux mandats, il faut savoir que le code électoral a mis en place les commissions d’inscriptions  sur les listes électorales  et les partis politiques mandatent donc, les représentants dans ces commissions d’inscriptions. Il y’en a 360 dans tout le territoire, sous réserve des endroits où il y’a  des instabilités. Et ceux des nôtres qui voulaient faire partir de ces commissions, j’avais donc envoyé la liste au parti Univers  qui donnait mandat a toutes ces personnes sauf qu’en mars 2019, il y’a eu volte-face. Le parti Univers a décidé d’annuler tous ces mandats, et de donner d’autres mandants à d’autres personnes. Ce qui est la démonstration que chaque organisation est autonome. Nous, à l’époque, on pouvait dire qu’il y’a là une entorse apportée au premier article de la convention qui dit que nous mutualisons sur les listes électorales. L’autre parti avait décidé de travailler seul aux inscriptions avec sa méthode et nous avons pris acte. Lorsque je suis devenu Président du PCRN, je suis allé rencontrer  le Directeur Général d’Elecam, et nous leur avons demandé de nous accorder la faveur d’envoyer les membres du PCRN dans les commissions d’inscriptions. Ça se joue entre les deux organisations, vous voyez que nous sommes adaptés à la situation. S’il y a le clash, c’est qu’on ne peut pas dire qu’on a violé les accords

Je vous cite cette nouvelle réaction du Prof Nkou Mvondo parlant de vous. « Il a envoyé ses gars avec une procuration pour toucher les 15 Millions de la campagne présidentielle  à mon insu. Une fois là-bas, Atanga Nji, surpris,  leur a dit que ; c’est le parti qui devait entrer en possession de l’argent de l’association. Le Minatd m’a appelé, j’ai retrouvé ses émissaires au ministère. Sur les 15 millions, j’ai transféré 10 Millions dans le compte de l’Association et 5 Millions pour le parti.  Réaction ?  

Contentez-vous de sa version des faits. La campagne électorale est passée, il y a eu financement du parti. Maintenant, je ne vois pas l’intérêt qu’il y a à revenir sur cette question, s’il vous dit, à la différence de tous les candidats, qu’on appelait pour remettre personnellement leur argent que moi ce n’était pas mon cas. Les financements publics par nature servent le candidat et non le parti. Je ne voudrais pas m’attarder dessus sur la place publique, l’argent donné a été destiné à un parti politique qui aurait pu s’en servir pour autre chose que la campagne. Okay, nous prenons acte de cette déclaration là, ce n’est plus intéressant, la campagne présidentielle est passée. L’Etat avait donné 15 Millions pour le financement des candidats. Si le Professeur Nkou Mvondo vous dit que j’avais donc envoyé les gens, et que le Minatd  les a chassés, c’est lui qui est entré en possession de l’argent. Ce qui doit vous intéresser, c’est l’usage qui a été fait de l’argent.

Il dit qu’il a mis 10 Millions dans le compte de l’association du  Mouvement 11 Millions de Citoyens et 5 Millions dans le compte du parti.

Voilà ! Si lui-même dit qu’on  a reçu 10 Millions c’est bon, çà corrobore la version que j’avais donnée précédemment sur les 15 Millions. Nous avons battu campagne avec 10 Millions.

Mais ce qui est intéressant, c’est qu’il dit que vous vouliez le jouer.

Ce que j’avais dit à l’époque c’est que nous étions dans un partenariat que j’avais jugé utile, puisque nous étions deux organisations. Pendant que mes équipes et moi battions campagne, les équipes de notre partenaire battaient également campagne. Si la nouvelle version c’est que l’autre parti avait pris l’argent qui était destiné au fonctionnement du parti Univers, nous prenons note. En tout cas ça me libère. Moi qui suis un escroc public, le pickpocket national, si le professeur peut me laver une fois par la grâce de Dieu de toutes mes inculpations de gestion d’argent… Rentrez vers le professeur, et il vous dira ce que sont devenus les autres 5 Millions, il est mieux placé pour vous dire. Il faut aussi savoir que pour les élections, nous avons viré une partie de l’argent. Il disait que le montant total de la campagne était de 30 Millions. Je suppose qu’après l’élection, comme c’est lui le patron du parti Univers, on les a certainement appelé, pour leur donner le reste de 15 Millions qui servent certainement au fonctionnent du parti Univers mais c’est bon.

On va quitter cette brouille entre le parti Univers et 11 Millions de citoyens. Vous avez certainement entendu parler du forum de Munich tenu par le CPD en Allemagne. Est-ce que vous validez ces résolutions de  Munich ?

On a appris qu’il y’avait une assise dans la diaspora qui devait réfléchir sur une transition.

Avez-vous avez reçu l’invitation ?

Sur les questions qui concernent le Cameroun, pas besoin. Sauf si, ce sont des questions privées, et quand ce sont des questions publiques, j’essaye de m’informer sur ce qui se passe, et là, je m’implique parce qu’ils réfléchissent sur la situation du Cameroun. J’ai été au courant de la tenue du forum et lorsqu’ils ont rendu publique la décision portant un certain nombre de résolutions qui ont circulées dans les réseaux sociaux, j’ai reçu le document, j’en ai pris acte et maintenant il n’était pas question que je le signe, et aucun des organisateurs n’est passé et ne m’a demandé de signer

On demande simplement si vous êtes d’accord avec les résolutions de ce Forum  de Munich qui demandent la mise sur pied d’une transition sans le chef de l’état ?

Mais moi je n’ai pas attendu cette résolution pour parler de transition politique. Je précise encore qu’au lendemain de l’élection présidentielle, dans l’une de mes sorties public, je déplorais la forfaiture qui avait lieu. Et non seulement  que le président ait choisi de sortir par la petite porte. J’avais d’ailleurs dit dans ces déclarations publiques, que l’unique issue qui restait, c’était la mise sur pied de la transition. Il fallait associer tous les autres acteurs politiques, pour que nous trouvions une solution pour sortir de l’impasse. Donc, l’idée de la transition n’est pas une nouvelle chose mais ça me ravit que d’autres compatriotes le partagent. On peut toujours en discuter pour que nous réfléchissions à une transition.

Donc une transition est possible sans le chef de l’état ?

Je parlais de transition politique associant tous les acteurs politiques, y compris le chef de l’état. C’est mon approche de la transition.

Parlant de l’opération ouragan que vous avez lancée depuis le 01er Juillet 2019, à l’effet d’inscrire pratiquement tous les Camerounais en âge de voter, sur les différentes listes électorales. Ou en êtes-vous Monsieur Cabral Libii?

L’opération bat son plein. Les équipes s’organisent sur toute l’étendue du territoire. En tout cas, partout où nous avons nos mobilisations, les équipes travaillent. Nous avons mis en place les systèmes de ratissages. Nous travaillons avec Elecam. Là où Elecam est disponible, nous travaillons. Donc, nous avons les méthodes simples, nos équipes vont sur le terrain, sensibilisent les populations, et invitent ELECAM à un point d’inscription et les gens viennent s’inscrire. Le travail bat son plein, nous accélérons autant que nous pouvons. Vous savez, c’est exigeant en termes de temps, de logistique et tout le reste. Mais nous faisons ce que nous pouvons pour que nous puissions toucher un maximum de personnes. Maintenant, il y a les aléas de plusieurs natures,  et il y a des points par exemple où ELECAM ne coopère pas toujours, on le regrette.

Et pourquoi ELECAM ne coopère pas à certains points ?

Il y a plusieurs cas de figure. C’est qu’il y a des responsables d’ELECAM  par endroit qui sont plus reticents. Ils refusent pour les raisons que nous ne comprenons pas toujours, ils vous disent on ne se déplace pas avec vous, on ne vous voit pas amener vos gens ici à l’antenne. Il y a des coins où visiblement il y a une certaine influence de l’élite, des personnalités des partis politiques sur ELECAM. C’est-à-dire que vous voyez une sorte de fonctionnement de deux poids deux mesures, où le responsable d’ELECAM ou les équipes d’ELECAM se déplacent, lorsque c’est peut-être une personnalité proche du parti au pouvoir qui le leur demande. Et quand vous autre vous le faites, ils refusent. Il y a aussi des cas de figures où ELECAM n’a pas de logistique, c’est-à-dire que lorsque vous leur demandez, (et ça je vous parle plus des choses dans les zones rurales parce que dans des zones urbaines c’est facile à gérer) en zones rurales parfois, il faut se déplacer sur de longues distances et tout ELECAM d’année en année, voit son budget de fonctionnement baisser. Ce qui fait que souvent ils vous disent, écoutez, on veut bien aller là où vous nous amener mais, il faut payer le transport. Çà fait partie des aléas donc, il y en a de plusieurs types comme ça mais on fait comme on peut. A la vérité nous ne sommes pas les seuls à travailler sur les inscriptions, parce qu’il faut bien le préciser, les autres partis politiques travaillent aussi. J’ai vu la campagne qui a également été  lancée par Leptus de Monsieur Serge Espoir Matomba. Il y a d’autres parties politiques d’ailleurs comme la loi le dit, qui travaillent aussi sur les inscriptions sur les listes électorales, peut-être sans faire autant de communication que  nous mais, chacun a son approche. Nous ne jugeons ni ne critiquons personne, nous apportons seulement notre petite pierre à la construction de cette édifice citoyen. Et puis, ce n’est pas un concours de beauté. Nous ne sommes pas dans des affaires où nous devons faire plus ou moins que d’autres. Nous faisons simplement tout ce que nous aussi, nous pensons devoir faire pour que la cause commune avance.

L’une de nos auditrices souhaite savoir pourquoi on ne voit pas vos équipes sur le terrain ici à Douala ? Et qu’est-ce qu’il faut faire pour les voir ?

Alors, je suis étonné mais je vous interpelle. Nos équipes dans la ville de Douala travaillent autant qu’elles peuvent, notamment avec ELECAM. Nous conjuguons avec le plan de diplômât d’ELECAM. Moi, je suis venu personnellement plusieurs fois à Douala assister mes équipes sur le terrain. Pas plus tard qu’il y a deux semaines ou trois, j’étais à Douala dans une nocturne avec mes équipes à Ndokotti, y compris à Bonamoussadi. Maintenant, qu’est-ce qu’il faut faire ? J’ai envie de demander à votre auditrice dans quel quartier elle habite ? Parce qu’il faut bien préciser qu’on n’a même pas forcément besoin de Onze million de citoyens  pour s’inscrire sur une liste électorale. Dans chaque arrondissement du Cameroun il y a une antenne d’ELECAM donc, souvent il faut trouver le lieu de cette antenne. Vous vous rendez simplement à cette antenne, c’est un lieu de service public ouvert tous les jours et vous vous inscrivez. Maintenant, nous travaillons et ELECAM aussi, à aller plus proche des gens, parce que les gens ne savent pas où se trouve l’antenne et même quand ils le savent, ils n’ont pas le temps ou la volonté de se déplacer jusqu’au lieu où se trouve l’antenne. Donc, les équipes sont itinérantes en fait, il faut que j’ai les programmes devant moi par exemple, pour savoir dans quel quartier habite votre auditrice pour que je sache à quel arrondissement elle est attachée et que j’ai le programme de déploiement de ce jour, pour que je puisse lui dire d’aller plutôt à tel endroit. 

Monsieur Cabral Libii, est-ce qu’on ne peut pas dire que l’opération Ouragan a échoué ? Les chiffres trahissent l’action. Vous-même vous dites  que les jeunes peinent à s’inscrire sur les listes électorales, est-ce que l’abstention n’est pas le phénomène qui vient finalement avaler le phénomène d’ouragan ?

J’ai souvent entendu ça depuis l’an dernier. On dit tu fais beaucoup de bruits, tout le monde n’est pas encore inscrit. J’ai dit mais il n’y a pas de problème. Si l’affaire de l’inscription est devenue mon affaire à moi, et celle d’Onze Millions, au point où les camerounais ne s’inscrivent pas, on dit que Cabral Libii n’est pas  efficace, nous on n’est pas dans l’affaire de performance, Non ! En réalité, chaque fois qu’on parle de l’échec des inscriptions sur les listes électorales il y a beaucoup de facteurs qui justifient cela. Moi qui suis sur le terrain aujourd’hui j’ai appris à nuancer beaucoup de choses, il y a plein de camerounais qui n’ont pas de carte nationale d’identité. Il y en a plein qui n’ont  même pas d’actes de naissance. Sauf que le prétexte de la carte nationale d’identité ne peut pas justifier la non-inscription sur les listes électorales, parce qu’on s’inscrit avec le récépissé de la carte nationale d’identité. Je sais qu’il y a un problème grave au Cameroun, et nous le savons, celui de la production de la carte nationale d’identité. C’est même un scandale au Cameroun que la carte d’identité soit un problème. Je crois c’est  3500 ou 2800, ils peuvent la faire et avec leur récépissé et s’inscrire sur les liste électorales. Dans l’arrière-pays en revanche, c’est beaucoup plus compliqué.

Il faut pratiquement débourser autour de 10.000 pour établir une carte aujourd’hui.

Et ça encore, ce sont des choses qu’il faut dénoncer, parce que s’il y a un montant arrêté par les autorités compétentes. Il est hors de question que lorsque vous allez faire la carte, on vous demande de payer deux, trois, quatre ou cinq fois de plus et moi j’ai essayé d’enquêter sur l’affaire. C’est vraiment parce que nous-mêmes par paresse, nous prêtons le flan à l’escroquerie. Il y a des gens; lorsqu’ils vont s’inscrire, on dit vous ne faites rien, donnez-nous 10.000 Fcfa, on va tout faire pour vous. Maintenant, ils n’ont pas à tout faire pour vous. Pour avoir sa carte d’identité, il y a des pièces préalables  notamment le certificat de nationalité ainsi de suite. Vous pouvez faire vos pièces là vous-mêmes et puis, vous allez simplement payer les 2800 Fcfa pour votre carte nationale d’identité. Mais vous avez des gens qui payent pour tout le package c’est-à-dire qu’ils donnent leurs 10.000 Fcfa, pour qu’on lui fasse le certificat de nationalité. Je dis que la carte coûte encore soit 3800 Fcfa, soit 3500 Fcfa. Chaque citoyen doit faire l’effort de souscrire à la procédure qui je le reconnais, est lourde depuis un certain temps, et même dans l’arrière-pays. C’est important de le préciser, c’est encore plus compliqué parce qu’au prétexte dit-on de Boko Haram, on a changé carrément le cadastre de l’établissement de la carte nationale d’identité. Parfois, dans certaines localités de ce pays, un citoyen doit faire au moins 40 kilomètres pour arriver au poste d’identification. Et dans l’arrière-pays, il faut payer le passeport. il se pourrait qu’on paye 10.000 Fcfa, voire plus, pour aller se faire établir une carte qui elle-même coûte 2800 Fcfa. Résultat de course, plein de gens n’ont pas la carte. J’ai écrit à la DGSN, leur demandant de faire des équipes itinérantes, parce qu’ELECAM fait des équipes itinérantes pour les inscriptions. Je leur ai dit, vous pouvez aussi au niveau de la police faire des équipes itinérantes dans les petites localités, pour que les gens s’inscrivent un peu. Comme la justice fait déjà des équipes itinérantes pour l’établissement de l’acte de naissance avec des audiences foraines, mais là encore, j’ai découvert que quand c’est un ministre qui veut des équipes itinérantes de la police, il en y en a. Mais quand c’est Cabral libii, il n’y en a pas. Pourtant, je suis réputé être un pion mais, il faut quand même reconnaître que je suis vraiment maltraité comme pion.

C’est quoi l’urgence d’aller s’inscrire sur les listes électorales alors que le pays est en crise politique ? Les électeurs que vous appelez disent d’ailleurs que les élections sont toujours accompagnées de fraudes. Pourquoi aller voter, si à la fin on va déclarer le RDPC vainqueur ?

Ces questions-là, je les appelle des questions de diversion. Ce sont des questions qu’on pose depuis que la démocratie est revenue au Cameroun. Ce fameux code électoral dont vous parlez, dont le débat est ouvert est perceptible, cela va de soi. Il est mauvais et je fais partie de ceux qui ont toujours relevé les insuffisances de ce code. Mais je rappelle que depuis 92, le système électoral est vicié. Alors s’il vous plait appelez donc John Fru Ndi, Bello Bouba, Antar Gassagay, Jean Jacques Ekindi, Hogbe Nlend, tous ceux qui sont allés aux élections depuis 92, et demandez-leur pourquoi ils vont toujours aux élections alors que le code est mauvais ? Alors que le système est vicié ? S’ils sont allés aux élections, c’est pour une raison simple. C’est le combat politique qui permet de bouger les lignes. Ce sont les dénonciations qui permettent que ça change. Entre 92 et 2012, il s’est écoulé 20 ans je crois. Et le système a évolué. Pourquoi je dis 92 ? 92 parce que c’était la première élection multipartiste qui marquait le retour à la démocratie et 2012, car c’est la date à laquelle on a voté l’actuel code électoral. Vous devez savoir qu’en 92, quand on dit que John Fru Ndi a gagné, c’est l’administration qui faisait les élections. Il n’y avait même pas l’ONEL, parce que je rappelle qu’avant ELECAM il y’a eu ONEL. Donc c’est le combat de John Fru Ndi et autres qui nous ont précédés, qui a fait que tout évolue progressivement. Et on arrive à ce code de 2012 qui est mieux que ce qu’il y’avait avant. Et les nouvelles générations politiques que nous sommes, doivent elles aussi continuer le combat pour que ceux qui viendront trouvent que les choses sont meilleures qu’elles ne le sont maintenant. Mais la vraie question de fond c’est comment l’opposition camerounaise a fait pour gagner les législatives de mars 1992 ? Parce que je rappelle que le RDPC avait perdu en Mars 1992, alors qu’on n’avait pas le code actuel.

Donc avec le code actuel on peut gagner les élections ?

Si on ne peut pas gagner les élections maintenant alors, comment le SDF fait pour avoir des mairies ? Comment l’UPC fait pour avoir des mairies ? Comment l’UDC fait pour avoir des mairies ?

Comment vous pouvez demander une transition,  et avoir déjà le cœur à l’organisation des  prochaines élections ?

Mais en attendant que la transition arrive, il faut bien que le pays évolue et que le combat politique continue à être mené. La transition politique c’est la solution que nous pensons être idoine pour aplanir un certain nombre de choses, et partir tous sur un autre pied. Mais avant qu’on en arrive là, il faut continuer à travailler politiquement. Il faut continuer à travailler sur les mentalités, parce que c’est effectivement l’évolution de ces mentalités qui nous conduit vers ça.  Et pour revenir aux élections, moi je pense qu’il faut être très clair. Je le dis encore et c’est même plus facile aux élections. Pour gagner les élections au Cameroun c’est très difficile et il faut s’adapter. Un, il faut s’inscrire parce que c’est le vote massif qui permet de compliquer la fraude. Moins vous votez, plus facile il est de frauder. C’est connu du monde entier. Je rappelle que les études de master 2, je les ai faites sur le droit électoral. Et j’ai fait des études de comparaison. Partout où il y’a le vote massif, c’est compliqué de frauder. C’est pour ça que vous allez voir qu’entre 92 et 97, 92 notamment étaient particuliers parce que les camerounais avaient voté de façon massive. L’espérance était forte et depuis lors, les fraudes je le reconnais, ont émoussé l’élan de participation des Camerounais qui sont découragés. Beaucoup ne s’inscrivent pas et quand ils s’inscrivent, beaucoup ne votent pas. Au prétexte que ça ne sert à rien. Mais c’est pour ça que le RDPC a donc voulu fixer cette grosse victoire. Eloigner les gens du champ électoral et ils restent faire ce qu’ils veulent. Le code électoral que nous avons aujourd’hui permet que chaque parti politique concourt. Supposons qu’à Douala 5e, ce sont cinq bureaux de vote qui ont le droit de mandater quelqu’un dans ce bureau de vote. La loi dit que lorsque le député finit a cinq heures, il ya des PV qui sont identiques et sont signés pour tout le monde, le  président du bureau de vote et les représentants pour les autres partis. Ça veut donc dire que si on confit ces PV de Douala 5e, ce parti le même soir peut attendre les résultats. Comment un parti frôle sa victoire à ses représentants sérieux ? Non pas les représentants qui ont 2000 ou 5000 à un moment  de la journée qui sont devenus complices de la fraude. Non pour dire que si le peuple participe à cette stratégie, les choses vont changer et la victoire de l’opposition sera beaucoup plus élevée.

Dites-nous Monsieur Cabral Libii, est ce que vous êtes d’accord avec le fédéralisme comme solution à la crise anglophone, telle que proposée par Monsieur Jean Jacques Ekindi ?

Moi je suis pour le fédéralisme des nations. Ce que j’appelle en d’autres termes, le régionalisme. Etant entendu qu’il va falloir reconfigurer la région, pour qu’elle cesse simplement d’être des repères de points cardinaux, Nord, Sud, Est et Ouest, mais représentative véritablement des nations et des communautés que nous sommes. Moi je suis de ceux qui ont toujours pensé que la réunification de 1961 était une division. Parce-qu’on ne réunit que ce qui était divisé. Et on ne peut pas avoir été divisé le 04 Mars 1916, et on arrive en 1961, on nous dit qu’on nous a réuni, alors qu’on a maintenu la division avec ceux qui parlent anglais d’un côté et français de l’autre. Et on nous dit que c’est çà le fédéralisme NON ! Ce n’est pas çà, c’est une entourloupe. Je suis de ceux qui pensent que le Cameroun, avant 1916, date à laquelle l’Allemagne a perdu la guerre, et que le Cameroun est devenu un butin de guerre partagé entre deux vainqueurs, nous étions une nation. La conscience nationale était née à ce moment-là. On se rappelle que le Cameroun n’a jamais été plus uni que sous la domination allemande. Martin Paul Samba, la révolution de Madi à Garoua, la révolution du roi Batoua à Bertoua, la révolution des Bafous à l’Ouest ainsi de suite, prouvent bien que le Cameroun entier du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, s’est levé contre l’occupant étranger. Quand vous lisez le discours de Ruben UM NYOBE du 17 Décembre 1952 à l’ONU, il relate pendant le tiers de son discours tous les mandats qu’il a reçus de tout le Cameroun pour faire de la réunification du Cameroun, un préalable à l’indépendance. Et moi je m’aligne sur la position des pères de la nation du Cameroun. Nous pouvons construire le fédéralisme des nations, c’est-à-dire le régionalisme, en cohabitant désormais dans l’harmonie, dans le partage, dans l’unité. On ne peut pas me demander aujourd’hui de revenir à un fédéralisme linguistique entre d’un côté, ceux qui parlent anglais, et de l’autre, ceux qui parlent français.

Le chef de l’Etat Paul BIYA vous écoute, passez lui un message.

Monsieur le Président, vous avez fait ce que vous avez pu. Il est grand temps pour vous de passer la main. Passer la main à celui que le peuple aura choisi. Au moins on dira de vous, que vous avez été fidèle à ce que vous avez dit. Vous aviez souhaité qu’on retienne de vous quand vous ne seriez plus là, celui qui a ramené la démocratie. Faites-le ! Créez des conditions pour que les camerounais se choisissent d’autres personnes qui, elles aussi vont essayer de donner une autre gouvernance, qui vont essayer d’appliquer une autre vision à ce pays. Tant que vous retarderez cette échéance, vous créerez les conditions d’une implosion et j’ai peur de vous dire que ce que vous vivez jusqu’ici, n’est rien à côté de ce que votre entêtement est en train de vouloir occasionner au Cameroun. J’espère Monsieur le President que vous m’avez suivi…

Merci beaucoup Cabral LIBII !

Merci à vous et Bonne Continuation !

Par Luc Nghatcha

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BLOG

LA CHRONIQUE DE TATI : 5 BIENFAITS des congés de Noël🎄

Moto, boulot, dodo… c’est le quotidien de bon nombre de travailleurs. Apres des mois voir des années de dur labeur je vous donne 5 raisons pour lesquelles vous devez profiter à fond de vos congés de Noël

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Le

Aujourd’hui, parlons des bienfaits des congés de Noël. Ils sont:

1-Bons pour l’épanouissement personnel et votre bien être

Travailler moins améliore l’équilibre en le travail et la vie personnel

2- Bons pour une meilleure san

Travailler trop peut être néfaste pour la santé

3- Tout bénef pour la planète

Une réduction du temps de travail entraine généralement une nette réduction de la consommation d’énergie électrique.

4- Bons pour voir la famille et les amies

Rien de mieux pour nous remotiver  et renouer vos liens

5- Bons pour décompresser avec sa tendre moitié.

 Vous en aviez besoin et ceci vous permettra de redémarrer le travail avec de l’engagement.

TATIANA SEPTO

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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔵RDV – MARKETING : l’ACPMC vous donne rendez-vous pour le Marketing D-Day ce Samedi 14 décembre 2019

L’Association Camerounaise des Professionnels du Marketing et de la Communication organise le MARKETING D-DAY ce samedi 14 Décembre 2019 à Douala. Ce sera l’occasion en une journée de célébrer le professionnel du marketing et de la communication Camerounais, de parler des métiers et présenter les femmes et les hommes qui tissent et étoffent l’histoire des marques au Cameroun.

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Pendant le « Marketing D-Day », les professionnels du marketing et de la communication réunis au sein de l’Association Camerounaise des Professionnels du Marketing et de la Communication se mettent en lumière.

A travers une série d’activités, ces hommes qui construisent au quotidien des marques et souvent dans l’ombre en tant que professionnels du marketing et de la communication feront découvrir leurs visages, leurs talents et leurs personnalités au public.

Ce samedi 14 Décembre au Collège De La Salle et à partir de 11h, devant un public que les organisateurs souhaitent très nombreux, on devrait découvrir l’habileté physique des femmes et des hommes du Marketing et de la Communication dans des domaines inattendus comme… le football , le basket-ball et le Golf …

D »ailleurs, Njoya Ajara Nchout, la Lionne Indomptable et Meilleure joueuse africaine de football en 2019 donnera le coup d’envoi du match de Football.

Rappelons à propos de l’ACPMC qu »elle a été créée en 2008, et qu »elle est une association à but non lucratif, selon la loi de 1990. Son principal objectif est d’offrir aux professionnels et étudiants issus de toutes les disciplines du marketing et assimilés (communication, vente, commerce, distribution) un lieu d’échanges et de rencontres favorisant le réseautage, la solidarité agissante et le perfectionnement de ses membres. Elle œuvre pour un marketing éthique et déontologique. L’adhésion est ouverte à tout professionnel camerounais résident au Cameroun ou étudiant dans les disciplines du marketing, de la communication ou du commercial en général. Les entreprises et institutions peuvent également adhérer à l’ACPM dont le siège est à Douala.

Contacts :
Michel ENYEGUE MBIDA : +237 699 94 9113

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