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CULTURE & SOCIÉTÉ

Camille Njoh Ekitti: « Les titres de Pascal donnent de l’espoir à ceux qui sont encore là ! »

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Camille Njoh Ekitti, Secrétaire Général de la Fédération Camerounaise de Basketball  était un des privilégiés des activités de la star Pascal Siakam à Douala. Au sortir du match de gala, c’est un amoureux du basket comblé qui a accepté de d’éclaircir quelque peu nos lanternes sur la visite du Basketteur

Quelle sensation avez-vous au sortir d’un match de gala comme celui-ci, organisé pour le retour au pays d’un enfant prodige comme Pascal Siakam ?

C’est un grand plaisir pour nous autres d’abord amoureux du basketball, de savoir que nous avons un champion NBA dans nos murs. Et ce n’est pas un champion NBA comme n’importe qui. C’est un Camerounais, c’est un frère, on va même dire que c’est quelqu’un qui a grandi avec nous et qui est devenu champion NBA.  Cela veut dire que pour ceux qui sont restés, c’est possible !  Avec le travail, C’est possible d’atteindre les sommets de notre discipline.

Comment appréciez-vous les différentes activités de son séjour à Douala ?

Hier, j’ai pu prendre part à la conférence de presse, avec tout ce qui a bien pu se dire entre les critiques et autres, bon aujourd’hui, je pense que ça se passe de commentaires, ce que nous venons de voir. Il y avait toute une liesse autour de Pascal pendant son match de gala. On va dire que les Camerounais sont ravis de voir leur fils sur place.

Nous avons une communauté grandissante en NBA, et cela se passe pendant votre règne à la fédération. Quelle est la politique qui a été mise en place pour que les jeunes joueurs Camerounais croient en leurs potentialités à toucher les sommets du basket ?

Disons que les choses, depuis au moins 10 ans se font un peu autrement, j’ai envie de dire quand nous étions jeunes, quand nous avions entre 15 et 16 ans, nous n’avions pas la possibilité d’avoir beaucoup d’échanges avec les entraineurs, venus de l’autre côté. Mais depuis près de 10 ans, avec le camp Kossangwe, puis le camp Luc Mbah A Moute, et plus la pléiade de camps de basket qui existe ces derniers temps au Cameroun, les jeunes apprennent un peu plus vite, les jeunes voient que les choses peuvent se faire autrement avec l’apport de ceux qui viennent de l’extérieur et le Camerounais apprend vite. Ça fait que de plus en plus, nous aurons des joueurs qui partiront de l’autre côté avec un peu plus de skills. Et donc, ne soyons pas surpris que dans les dix prochaines années nous ayons un peu plus de joueurs Camerounais au championnat NBA.

On peut aujourd’hui savoir quel est l’effectif des Camerounais évoluant là-bas et ceux qui frappent à la porte ?

Bien entendu, maintenant, ils sont trois qui jouent des rôles très importants dans leurs clubs, il y a Luc Mbah A Moute le doyen actuel, il y a Joël Embiid, et Pascal Siakam. Maintenant, il y a beaucoup d’autres jeunes qui frappent à la porte. Même s’il faut savoir que joueur en NBA, c’est aussi avoir de la chance de tomber sur un bon encadreur, quelqu’un qui vous fait confiance, et qui vous jette à l’eau. Parce que quand on vient du Cameroun, on part de loin, j’ai envie de dire de très très loin.

Ramener ces joueurs à l’équipe nationale, c’est le plus difficile pour vous les dirigeants ?

Il faut l’avouer ! Quand les joueurs ont atteint ces niveaux-là, ils commencent à ne plus appartenir à Monsieur Tout le monde. Ils n’appartiennent même plus à la fédération, ils appartiennent à une entité, à une organisation, à leurs clubs, à leurs familles qui veulent les protéger, ils appartiennent aux agents qui sont autour d’eux. J’ai envie de dire que la fédération vient en 4ème position, le 4ème maillon de cette chaine-là, et c’est de plus en plus compliqué de les avoir. Maintenant, les calendriers entre la FIBA et la NBA ne sont pas toujours harmonisés, mais je pense très sincèrement que lors des prochaines fenêtres FIBA où la NBA n’aura pas de compétitions, peut-être que Pascal Siakam franchira le pas. En tout cas, c’est notre vœu pieux !

Il l’a même d’ailleurs tendu cette perche-là lors de sa conférence de presse. On nous parlait de 46 personnes en plus à prendre en charge pour  faire venir Joël Embiid en équipe nationale, qu’en est-il exactement ?

Je pense que les gens disent tout et n’importe quoi. Nous savons très pertinemment que pour les avoir, il faudra de nouveau étoffer nos staffs techniques. Peut-être accepter un de leurs kinés, un de leurs préparateurs physique, mais bon après ça, je pense que ce sera suffisant. Ils pourront éventuellement prendre les autres personnes en charge s’ils le souhaitent, mais un kiné de plus et un préparateur physique de plus, ce serait largement suffisant pour que leur encadrement soit efficient.

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ABK ACTU

LES CHRONIQUES DE TATI: 10 villages de l’ouest Cameroun et leurs significations

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1-Bana : Ce nom veut dire en fe’efe’e, insister, harcèlement, poursuivre.

2-Bafang-Banka : Il signifie la lumière qui éclaire les gens, qui leur permet de voir.

3-Bangangté  : C’est vrai que dans la pensée populaire être Bangangté c’est abord la noblesse, la dignité et l’élégance Mais Bangangté en langue maternelle, c’est Gha’ntua, ce qui veut dire « qui refuse de se soumettre ». Ce nom viendrait du refus de cette communauté de se soumettre aux Bamoun et aussi à leurs résistances contre les autres peuples qui voulaient les soumettre.

4-Bandjoun : Signifie qui achète tout. Ce nom tire son origine de son fondateur qui achetait tout ce qu’il voyait pour rendre la chefferie de Bandjoun puissante. On dit qu’il achetait les vivres, les objets et esclaves.

5-Bayangam : Veut dire qui a vu les sauterelles les premiers. L’histoire raconte que les premiers habitants de Bayangam auraient été victimes des attaques de sauterelle. On dit que les insectes là on fait ça dur aux populations. De cette expérience tragique, le nom Bayangam est né.

6-Batie’ Te’ : En langue maternelle ce nom signifie bousculer, pousser. En effet, les Batie sont reconnus comme un peuple très belliqueux, et qui aime faire la guerre aux autres villages. On comprend donc pourquoi quand Sable de Batié joue un match, c’est toujours chaud.

7-Baloum : L’expression Loum signifie maux de ventre. Ne vous fiez surtout pas à cette interprétation, parce que les Baloum forment une communauté qui aime l’extravagance, les mimbas grave.

8-Bamendou : Il veut dire faiblesse, maigreur. En effet les Bamendou sont originaires de Bagam, seulement on aurait remarqué qu’ils aiment bien passer le temps à s’amuser que travailler.

9-Balessing : Lessing signifie qui fait peur, fait trembler. Un nom qui correspond au caractère même du fondateur de ce village, qui était un chasseur et guerrier qui était reconnu comme quelqu’un de rusé. Une qualité qu’il a utilisée pour conquérir de nombreuses terres.

10-Bansoa : Qui signifie  sorcellerie, magie. Il se dit que le peuple Bansoa est réputé être têtu, un comportement qui a toujours irrité les autres.

Tatiana Septo

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ABK ACTU

CONSO: Le café magnifié pour la sixième fois

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La Journée internationale du café (International coffee day) a été célébrée pour la première fois le 1er octobre 2015 à Milan, en Italie, lors de l’Expo 2015. Ce jeudi 1er octobre 2020 marque la 6ème édition de cette célébration.

La Journée internationale du café a été instaurée par l’Organisation internationale du café (OIC) et ses 75 États membres. C’est une organisation intergouvernementale qui rassemble les gouvernements exportateurs et importateurs de café par le biais de la coopération internationale. Le but est de créer un marché du café durable et de réduire les niveaux de pauvreté dans pays en développement qui récoltent du café.

Cette journée a aussi pour but de célébrer le café du monde entier tout en honorant les agriculteurs, les négociants, les torréfacteurs et les baristas responsables de la création des cafés appréciés par tant de personnes dans le monde. Le café est de plus en plus consommé à travers le monde, ce qui augmente sa demande.

Des vertus importantes

La forte demande de café dans le monde n’est pas anodine. En effet, il a des vertus reconnus, ce qui lui confère cette notoriété. Le café préserve l’organisme. Une recherche portugaise avance que boire entre deux et trois tasses de café par jour serait bénéfique pour les personnes souffrantes de problèmes rénaux. Il contient aussi des antioxydants qui auraient pour effet de prolonger la durée de vie de certains de nos organes vitaux.
De plus, le café est efficace contre les maux de tête, préserve les déficiences cérébrales et
soulage les douleurs musculaires. Il contient de la caféine qui agit comme un anti-douleur. Pour les sportifs, il est conseillé de boire une tasse de café avant les activités physiques afin de réduire les douleurs musculaires.
Toutefois, il est important de noter que la consommation de café doit se faire à fréquence modérée afin d’éviter ses effets indésirables tels une augmentation du rythme cardiaque, de l’hypertension passagère ou de la nervosité.

Coralie Toukam (Stagiaire)

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