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CULTURE & SOCIÉTÉ

Pascal Siakam offre un camp de basket aux jeunes à Douala

Ils étaient 43 enfants âgés de moins de 16 ans qui ont été choisis pour participer au premier camp de basket offert par la star NBA de retour dans son pays natal. Un début qui pourrait être transformé en une académie de basketball au Cameroun.

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Le  basketteur camerounais, tout juste champion de la NBA avec les Toronto Raptors et le Most Improved Player (MIP) de la NBA en 2019  a fait un voyage dans son pays pour célébrer ses titres. Depuis sa descente d’avion à Douala, le 2 août 2019, son emploi de temps est des plus chargés. Entre autre activités, un camp de basketball a été offert à 43 enfants amoureux de la discipline. 23 garçons et 20 filles ont passé une journée mémorable auprès de leur idole ce 7 août 2019.

Sous la houlette des entraineurs nationaux qui se sont occupé de lui quand il jouait encore au Cameroun, et surtout sous le regard attentif de la star accompagnée de ses frères -tous des anciens basketteurs-, les 43 premiers enfants de l’académie Pascal Siakam ont connu leur premier jour de bonheur, début d’un rêve de star : « C’était très bien, ils sont très polis, j’ai parlé à tous les jeunes. J’ai essayé de leur parler un peu. Je pense que cette communication est très importante. C’est cela que j’ai essayé de faire, juste leur montrer que nous sommes des gens normaux et que s’ils continuent à travailler, ils peuvent me demander ce qu’ils veulent. Je pense que l’échange était très bien, c’est positif ». Pour le développement de la discipline dans leur pays, tous les joueurs de la NBA commencent par un camp de jeunes pour la découverte des talents. Lui-même Pascal Siakam est  passé par un, organisé par  Luc Mbah A Mouté :

« Ce camp, c’était juste l’ouverture des choses meilleures, c’était l’objectif qu’on avait. On savait que cela ne devait pas être parfait, on savait qu’on avait des trucs à apprendre, mais on s’est lancé. Il faut d’abord commencer, et c’est l’attitude qu’on avait. Pour nous maintenant, c’est d’essayer de rendre ça  le meilleur possible. C’est notre objectif maintenant, a –t-il conclut.  Pour un début, le champion NBA a d’abord voulu louer le parquet du lycée Dominique Savio de Douala, le seul de la ville où on trouve le plancher, en attendant la construction imminente d’un gymnase à la taille de la star.

Le match de gala

Deux équipes des basketteurs venus de Douala et Yaoundé, avec un bon nombre des joueurs de notre équipe nationale ont eu le privilège de participer à un match plein avec la super star. Dans une ambiance carnavalesque, le gymnase du lycée Dominique Savio à Bonapriso a vécu un spectacle de haute facture. A chaque fois qu’il y avait une situation de contre-attaque, le public voyait s’envoler les 104 kg de la star, qui mettait aussi à contribution les 206 centimètres de sa stature pour des dunks hautement spectaculaires. Jamais, mais alors jamais, la ville de Douala n’avait vécu pareille effervescence, où tous les amoureux de la balle orange se sont donné rendez-vous. Tous les entraineurs de basketball de la capitale économique, les joueurs de nos meilleures équipes de Douala et Yaoundé, les enfants ayant assisté depuis le matin au camp de basket et leurs parents, la star de la musique urbaine Stanley Enow, et autres sympathisants ont trouvé le temps trop court, alors que les arbitres ont bien respecté le temps réglementaire des quatre quarts temps d’une rencontre de basketball.

Amadou Gallo Fall: « Nous allons faire des choses avec le Cameroun« 

  Le Directeur Général de NBA Africa est parti de l’Afrique du Sud pour ne rien rater de l’événement.

Il y a un énorme potentiel ici, il y a une très grosse passion pour le basket ici à Douala. Pascal qui revient, redonner à sa communauté : la visite à SOS hier et aussi le camp pour les jeunes garçons et filles et maintenant ce match avec des jeunes avec qui il a joué, une équipe de Douala contre une équipe de Yaoundé, la communauté qui est venue nombreuse ici dans cette atmosphère de fête, c’est vraiment quelque chose de spécial. En regardant tout à l’heure, j’ai demandé à quelqu’un où tous ces joueurs évoluent, il m’a dit qu’ils sont tous basés ici au Cameroun. Pour moi, c’est extrêmement excitant. J’ai toujours su qu’il y avait énormément de talent au Cameroun et de voir tous ces joueurs qui sont basés ici, il suffit tout simplement de les organiser. J’espère qu’ils jouent dans le championnat local, parce que nous voulons que l’équipe championne du Cameroun se qualifie aussi pour avoir l’opportunité de se qualifier à la BAL (Nouvelle Ligue de basket en Afrique, créée par la NBA). Le Cameroun est un pays pour nous très important où nous comptons dérouler beaucoup de choses dans l’avenir.

Stanley Enow : « Together for ever »

 C’est vraiment quelque chose de costaud, Pascal c’est un enfant du pays qu’il faut soutenir à tout prix, ce n’est pas tous les jours qu’on a un champion de la NBA au Cameroun comme ça, c’est vraiment du lourd. Donc, moi je suis là de tout cœur avec mon frère Pascal. J’étais là, on est allé, on a fait la fête ensemble, hier on était à la conférence, aujourd’hui on est là pour le camp. Je pense que tout comme la musique urbaine est en train de prendre son envol, le basket est le prochain sport à exploser en Afrique, donc voilà ! One Love, big up Pascal we are together for ever !

Bileg II Simon de la team Mboa: « Apprendre aux côtés d’un grand »

Cet événement a mis en exergue le projet que Pascal essaye d’initier ici au Cameroun, à savoir la promotion du basketball jeune et c’était une très bonne expérience de pouvoir la partager avec lui. Le match était très intéressant avec deux bonnes équipes et c’est toujours une bonne expérience à se frotter à un joueur de haut niveau. C’est toujours intéressant d’apprendre à ses côtés.

Boris Siakam : « on a voulu donner un peu de sourire aux Camerounais »

On sait tous,  tout ce que notre pays subit, et on a pensé qu’un match de gala comme ça pouvait donner de la joie à tout le monde et oublier certains problèmes. Nous sommes très fiers d’avoir tout le monde-là, et de célébrer le basketball et la jeunesse. C’est ça le plus important d’abord et on apprécie que tout le monde soit sorti pour venir supporter Pascal dans ce qu’il fait, et à l’avenir on aimerait faire un peu plus afin que nos jeunes continuent de rêver et d’avoir des motivations exceptionnelles.

Ekenguele François Xavier : « C’était  vraiment très cool ! »

Ce match d’exhibition était vraiment un match cool, avec le pro Pascal Siakam qui était là, et les gars de l’équipe nationale pour accompagner les jeunes comme nous. C’était un match d’exhibition, mais il y avait le spectacle offert par Pascal, mon Dieu !

Yves Lionel Ngounou : « C’est une réussite ! »

Je pense que comme vous pouvez le constater, cela a été une réussite. C’est vrai qu’il y a eu quelques couacs, mais comme on dit : toute œuvre humaine n’est jamais parfaite, et nous voulons vraiment utiliser cela pour améliorer la prochaine fois. Pascal Siakam a pu communier avec son public aujourd’hui. Le public était nombreux, tout le monde était content, la fête était belle, il y a eu des actions d’éclat, et je pense que tout le monde s’est bien régalé.

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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔴 ALERTE – Rapport OMS 2019 : Le taux de suicide a triplé au Cameroun en 4 ans

Les chiffres sus cités sont contenus dans un document intitulé « Rapport de suivi des 100 indicateurs clés de Santé du Cameroun en 2019 » que vient de rendre public le ministère de la santé publique. Ledit rapport contient des données rassemblées par l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur le Cameroun de 2012 à 2016 pour le compte de l’exercice 2019

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Pour l’OMS, les statistiques sanitaires mondiales 2019 révèlent que  « le taux de suicide au Cameroun est passé de 4,9 en 2012 à 12,2 pour 100 000 Habitants en 2016. Soit 17,1 pour les hommes contre 7,4 pour les femmes.

Il n’est mentionné nulle part les raisons qui justifient cette hausse du taux de suicide au Cameroun. Toujours est-il l’objectif de développement durable (ODD) est de réduire d’un tiers en 2020 ces chiffres. Cela passe par la prévention et le traitement, la promotion de la santé mentale et le bien-être.

Le même rapport indique par ailleurs  que l’espérance de vie au Cameroun est passé de 53 ans en 2009 à 58 ans en 2016.Malheureusement, cela ne réjouit pas, vu que ces chiffres restent inférieurs à ceux de l’Afrique Subsaharienne où l’espérance de vie globale est de 61,2 ans et à l’Afrique centrale qui est à 60, 6 ans.

Mireille CHIMI

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ABK ACTU

🔴 Ernest Ouandié, le dernier des Mohicans, leader nationaliste camerounais, héros de la lutte du peuple, est assassiné à Bafoussam

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Sur la grande place, les habitants sont rassemblés en silence en ce triste 15 janvier 1971 peu avant 11h du matin. Ce jour là, il est menotté et escorté par une escouade de soldats camerounais. Il avance avec fière allure, son visage ne laisse transparaître aucune inquiétude, au contraire on le sent plutôt détendu et joyeux.

L’instant est douloureux en même temps historique. Ernest Ouandié refuse de se faire bander les yeux. Au commande du peloton d’exécution, un jeune officier camerounais. Avant d’être exécuté, Ernest Ouandié prononce quelques paroles qui vont sonner comme l’appel à lutter pour la liberté. Il exprime toute sa fierté et sa gratitude d’avoir combattu pour l’intérêt de son pays, tout en prophétisant que le combat était loin d’être terminé, mais que d’autres prendront le relais jusqu’à la victoire finale. Après avoir chanté, l’ordre fut donné de tirer. Les premiers tirs sont mortels pour Gabriel Tabeu alias Wambo le Courant et de Raphaël Fotsing ses deux camarades. Quant à Ernest Ouandié, il ne meurt pas sur le coup, il aura le temps de crier « Que vive le Cameroun ».

Après la première salve, on entend la voix d’Ernest Ouandié crier encore«Que vive le Cameroun», et il tombe, criblé de balles. Un officier européen se détache de l’assistance, s’approche de Ouandié mourant, s’agenouille auprès de lui, met la main à son étui de revolver, se penche en avant. Ouandié respire encore. Il tire à bout portant.

Les figures les plus influentes de l’UPC, avaient toutes été massacrées, Um Nyobé le 3 septembre 1958, Félix Roland Moumié, le 15 octobre 1960, et Ossendé Afana, le 10 mars 1966.

Doté d’un mental sans pareil qui dépasse de loin celui de ses pairs, Ouandié est progressivement abandonné et trahi par les siens. Il finit par se rendre lui-même en août 1970 et se laisse arrêter sans opposer de résistance. Torturé et interdit de toute visite de ses avocats pendant six mois, il est jugé par le Tribunal militaire de Yaoundé en décembre 1970, dans le-dit «procès de la rébellion». Il écoutera la tête haute le verdict de sa peine capitale.

Quant au jeune officier qui va tirer à bout portant sur la tête d’Ernest Ouandié, certaines sources affirment qu’il était un européen vu que l’administration française voulait à tout prix s’assurer de la sentence tout comme avec Um Nyobe. Par contre, d’autres soutiennent la thèse selon laquelle c’était un camerounais.

✅ Loin de cette date du 15 janvier 1971, qu’avons-nous fait aujourd’hui de l’héritage d’Ernest Ouandié et les autres ?

✅ QU’AVONS NOUS DONC APPRIS DES SACRIFICES DES HÉROS INDÉPENDANTISTES CAMEROUNAIS ?

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