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ABK ACTU

Franck Essi: « C’est le gouvernement qui a créé tous ces monstres dans notre pays. »

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Franck Essi, le Secrétaire Général du Cameroon People’s Party était dans ABK Matin… Thème: Condamnation à vie pour Julius Ayuk Tabe et ses neuf co-accusés.  Il a entre autre déclaré: « La condamnation d’AYUK TABE et compagnie a participé à aggraver les tensions dans le NOSO et les déplacements internes. »

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L'INFO EN 89 SEC.

☕L’INFO EN 89 SECONDES DU 14 OCTOBRE 2019

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Les 7 maires de l’Union des Populations du Cameroun ne sont pas contents. Ils se plaignent de l’ingérence du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, dans la gestion des affaires du parti historique.

Les élus du peuple craignent que cette situation débouche sur un soulèvement populaire. Le 08 octobre dernier, 7 maires élus, ainsi que des conseillers municipaux de l’UPC, ont rédigé une volumineuse lettre à l’attention du président de la République. Dans ce manifeste signépar les maires des communes d’Edéa 1er, de Ngog-mapubi, de Ngambe, de Makak, de Matomb, d’Eseka et de Bot-Makak, ces élus du peuple s’insurgent contre le non-respect des textes et règles de la république, de la création de trouble à l’ordre public ainsi que de l’ingérence dans les affaires internes de l’UPC.

Et l’un des cas les plus illustratifs de l’ingérence, est la nomination par le ministre de l’Administration territoriale, d’un secrétaire général de l’UPC en la personne de Bapooh Lipot,

le parti historique sortait d’un congrès de 3 jours au palais des congrès de Yaoundé, au cours duquel près de 300 militants ont élu Pierre Baléguel Nkot comme secrétaire général de l’UPC et Habiba Issa à la tête du Comité directeur de l’UPC. Ils considèrent le geste d’Atanga Nji comme une insulte  à l’endroit des leaders historiques de l’UPC. L’UPC sollicite donc l’intervention du Président de la République, afin que le parti historique retrouve sa légalité constitutionnelle.

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ABK ACTU

⏯Célestin Djamen : « Monsieur le Président, je vous demande de quitter très rapidement le pouvoir. Vous avez fait trop de mal au peuple camerounais. »

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Invité à  l’émission ABK MATIN ce 14 octobre 2019, le Secrétaire National aux Droits de l’Homme et de la gouvernance locale pour le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC) et Conseiller Municipal  pour la circonscription de Douala 1er Célestin Djamen, s’est prêté aux rudes questions de Luc Ngatcha et de l’équipe d’ABK matin. Il est revenu sur son incarcération lors des ‘marches pacifiques’, de contestation post-électorales. Le nœud de l’interview fut le message de l’invité à l’endroit du président de la République du Cameroun son excellence Paul Biya. Voici la lettre de DJAMEN au Paul BIYA.

Replay:

Monsieur le Président,

«  Je vous  demande de quitter très rapidement le pouvoir. Quittez les choses avant qu’elles ne vous quittent. J’espère que la sagesse que je sais que vous avez, vous commande de libérer le peuple camerounais. A défaut de comprendre cela, nous libèrerons nous-mêmes notre peuple. Les camerounais sont prêts pour l’alternance, les camerounais sont prêts, non pas à vous dire merci  car  vous avez détruit le Cameroun, mais les camerounais sont prêts à vous oublier ; car  vous avez fait trop de mal au peuple camerounais, ce peuple était debout avant que vous n’arriviez, ce peuple était vaillant, plein d’espoir.

Aujourd’hui, ces espoirs sont  perdus, dilapidés à cause de votre régime. Le peuple camerounais a besoin de voir d’autres horizons. Arrêtez la saignée des jeunes camerounais contraints de s’exiler parce qu’ils ne trouvent plus de perspectives dans leur  propre pays ! Vous avez tout  bouché, vous avez institutionnalisé le tribalisme, la corruption, on n’a  plus d’industrie, on n’a plus d’économie, un taux de croissance à moins de 4%, on n’a pas d’industrialisation, le système de santé couverture pour tous n’existe pas, il n’y en a que pour vous. Vous mettez en place un régime de grabataires, les jeunes n’ont aucune reconnaissance. Dans ce pays, l’effectif des « benskineurs » ne cesse de grossir, ce n’est  pas un métier ça.

Donc, il faut  arrêter le massacre et  quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent, parce que la prison ne nous cassera pas, elle nous revigore, elle nous fait comprendre l’ampleur de notre combat et le temps que ça prendra,  nous le martèlerons.

Monsieur Biya, vous avez été un accident de l’histoire et à ce moment, nous ferons le diagnostic et le peuple prendra sa décision ». J’en ai terminé.

SCRIPT : LA REDACTION

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