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CULTURE & SOCIÉTÉ

Replay. MOUTOUDOU ALBERT: « UM NYOBE aurait appelé au dialogue face aux crises du Cameroun actuel. »

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Ecrivain et amoureux des libertés, MOUTOUDOU Albert, président de l’UPC-MANIDEM est auteur de 3 ouvrages ; un umnyobéiste au ton pointu et panafricaniste engagé. Il est membre du mouvement Stand-Up for Cameroun qui milite pour une transition au sommet de l’Etat du Cameroun. Ce Militant de l’UPC des années de la clandestinité, est un critique libre, un Ingénieur dans la vie civile, un anti-néocolonial.  En une heure 30 d’émission sur ABK Radio, il a déroulé face à notre micro , dans un langage franc, ses griefs contre le gouvernement camerounais avant d’appeler le Chef de l’Etat à organiser une transition politique au sommet, pour résoudre les crises qui noient le bateau Cameroun.

L’ integrale de l’emission ci-dessous:

Quelques extraits de son intervention.

 » Les autorités n’ont pas le droit d’interdire une marche, ils ont le devoir de l’autoriser. Nous sommes enchaînés par un pouvoir qui ne sait plus quoi faire et il faut qu’on s’en débarrasser.

 » Je suis totalement contre le fait qu’un militant politique ne veut pas qu’on se rende coupable de ce qu’on combat  »  » Le Cameroun a obtenu l’indépendance formelle. Et quand vous dites que vous êtes indépendants, c’est que personne ne fait la loi chez vous. Ce qui n’est pas le cas au Cameroun. Ce pays n’est pas indépendant’’.

‘’Le Procès contre Maurice Kamto n’a pas lieu d’être, et c’est notre position à l’UPC-MANIDEM.

Il a simplement organisé une marche de son parti pour dénoncer et c’est conforme à notre législation. Organiser une marche c’est faire une déclaration et les autorités ont le devoir d’encadrer la marche pour qu’il n’y ait pas de dérapage. Pour ceux qui l’accusent d’avoir cassé les ambassades, est-ce que Maurice Kamto a fait une déclaration publique disant qu’il faut casser les ambassades ? ’’.   

 » Ce n’est pas parce que le gouvernement se comporte mal qu’on peut se permettre de faire la guerre dans le pays. Nous aurions pu éviter la guerre civile que nous vivons actuellement dans le Nord-ouest et le Sud-Ouest si le gouvernement s’était montré ouvert au dialogue.

La solution doit commencer par le dialogue et çà doit finir par le dialogue, il faut s’y mettre. Malheureusement, certains ont intérêt à ce que cette guerre ne finisse pas’’ et c’est contre productif pour le dialogue attendu. Il faut agir autrement. UM Nyobe aurait certainement appelé au dialogue face aux différentes crises qui sévissent actuellement au  Cameroun’’.

‘Dans un pays qui compte à peu près 300 partis qui ont déposé les papiers, l’UPC-Manidem est le seul parti pour lequel, la légalité a été refusée. Pourquoi dans 300 Partis dans ce pays,  il n’y a qu’un seul pour lequel la légalité a été refusée ?

Pourquoi le gouvernement veut museler notre parti ? Pourquoi l’UPC-MANIDEM leur fait autant peur ?

« Ma responsabilité comme dirigeant de l’UPC-Manidem, c’est d’être dans le rassemblement de tous ceux qui sont et se battent pour la démocratie dans ce pays. Il y a chez les jeunes une volonté de se battre. Ils sont de plus en plus ouverts aux messages panafricains.  Il ne faut pas s’arrêter là, il faut continuer.

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CULTURE & SOCIÉTÉ

BONALEMBE CÉLÈBRE DIKONGUE PIPA.

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Le village *BONALEMBE est situé au coeur de la ville de Douala, au centre des affaires à AKWA.

Dirigé par Sa Majesté JEAN-PAUL DIKONGUE, ce village de plusieurs milliers d’habitants, était autrefois inséré dans un ensemble plus large dénommé BONANGANDO.
Cet ensemble rassemblant les descendants du Roi NGAND’A KWA à travers ses deux principales épouses.

Aujourd’hui, L’unité familiale BONALEMBE, érigée au fil du temps en village (mundi) comprend six (6) foyers (mio ma mboa) constitués autour de deux espaces (bepasi b’eboko).

Le 15 Octobre prochain, le village rend hommage à l’un de ses illustres FILS au nom de DIKONGUE PIPA, cinéaste et réalisateur.

Une projection gratuite de son film *MUNA MOTO* sera organisée ce jour là à l’IFC de DOUALA à partir de 19h. Vous êtes cordialement invités!

Réalisateur, scénariste, acteur, Metteur en scène et producteur, Jean-Pierre DIKONGUE-PIPA est né en 1940 à Douala (Cameroun), il a fait ses études de cinéma au CLCF (Conservatoire Libre du Cinéma Français), Paris.
Il est connu pour son long métrage MUNA MOTO (1974). Il est le seul camerounais pour l’instant à avoir gagné l’Etalon d’or de Yennenga au FESPACO en 1976 avec son film MUNA MOTO.
Il a reçu l’Ecran d’honneur 2016 du Festival Ecrans Noirs de Yaoundé. Jean-Pierre Dikongué Pipa vit à Douala.

Jean-Pierre Dikongué Pipa se consacre au théâtre avant d’étudier le cinéma de 1962 à 1964 au Conservatoire indépendant du cinéma français. Après trois films de court-métrage (1965-1966), il réalise des longs-métrages, notamment Muna Moto (1975) – qui l’a rendu célèbre – et Le Prix de la Liberté (1978), portant ainsi le cinéma camerounais vers un public international. Auteur, dramaturge et producteur de théâtre, Jean-Pierre Dikongué-Pipa a mis en scène une trentaine de pièces dans lesquelles il a également tenu un rôle. Filmographie
Courts et moyens métrages
1965 : Un simple
1966 : Rendez-moi mon père
1966 : Les Cornes
1984 : La Foire aux livres à Hararé
Longs métrages
1975 : Muna Moto
1978 : Le Prix de la Liberté
1983 : Histoires drôles, drôles de gens
1987 : Badiaga

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ABK ACTU

Le prix Nobel de la Paix attribué au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed

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(source: AFP/RTL) Abiy Ahmed est récompensé « pour ses efforts en vue d’arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale » avec l’Érythrée voisine.

Le prix Nobel de la Paix a été remis ce vendredi 11 octobre à Oslo. Après le Congolais Denis Mukwege, le « réparateur des femmes », et la Yazidie Nadia Murad, ancienne esclave sexuelle de Daesh, c’est le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, artisan d’une réconciliation spectaculaire entre son pays et l’Érythrée voisine, qui a été récompensé.

Abiy Ahmed est récompensé « pour ses efforts en vue d’arriver à la paix et en faveur de la coopération internationale, en particulier pour son initiative déterminante visant à résoudre le conflit frontalier avec l’Érythrée », a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen.

« Ce prix reconnaît le travail crucial du gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed pour commencer des réformes pour les droits humains en Ethiopie après des décennies de répression à grande échelle », a commenté Amnesty. « Cependant, le travail d’Abiy Ahmed est loin d’être fini », a commenté l’ONG Amnesty International.

Depuis qu’il a pris les rênes du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique en avril 2018, le quadragénaire a secoué jusque dans ses fondations un régime ankylosé par plus de 25 ans d’exercice autoritaire du pouvoir et pesé sur les dynamiques de la Corne de l’Afrique.

La paix avec l’Érythrée consacrée

Ce dirigeant d’un régime dont il est le pur produit, fils de modestes villageois devenu espion en chef, a initié de profonds changements en Éthiopie, suscitant espoirs et inimitiés.

Six mois à peine après son investiture, Abiy Ahmed, 43 ans, avait conclu la paix avec son voisin érythréen, fait relâcher des milliers de dissidents, s’était publiquement excusé des violences des forces de sécurité et avait accueilli à bras ouverts les membres de groupes exilés qualifiés de « terroristes » par ses prédécesseurs.

Plus récemment, il a développé son programme d’ouverture d’une économie largement contrôlée par l’état et il pèse désormais de tout son poids pour que les élections législatives, qu’il promet inclusives, se tiennent en mai 2020.

Fils de modestes villageois

Ce faisant, mettent en garde des analystes, le jeune dirigeant s’est placé dans une situation délicate: ses mesures phares sont trop radicales et trop soudaines pour la vieille garde de l’ancien régime et pas assez ambitieuses et rapides pour une jeunesse avide de changement et de perspectives d’avenir.

Son ouverture a également libéré des ambitions territoriales locales et d’anciens différends intercommunautaires qui ont débouché sur des violences meurtrières dans de nombreuses régions du pays. Les soutiens d’Abiy, eux, font confiance en son inépuisable ambition personnelle pour faire avancer le pays.

Né d’un père musulman et d’une mère chrétienne dans une petite commune du centre-ouest, Beshasha, Abiy Ahmed « a grandi en dormant sur le sol » dans une maison qui n’avait ni l’électricité, ni l’eau courante. « Nous allions chercher l’eau à la rivière », a-t-il relaté lors d’un entretien accordé en septembre à la radio de grande écoute Sheger FM, ajoutant n’avoir découvert l’électricité et l’asphalte qu’après l’âge de 10 ans.

Carrière au sein de l’armée

Adolescent, Abiy s’engage dans la lutte armée contre le régime du dictateur Mengistu Haile Mariam. Le jeune Abiy, opérateur radio, y apprend par nécessité la langue des Tigréens, le groupe ethnique largement majoritaire dans cette lutte qui formera le noyau dur du régime après la chute de Mengistu en 1991.

Abiy entame alors une ascension linéaire au sein de la coalition au pouvoir, le Front Démocratique Révolutionnaire du Peuple Ethiopien (EPRDF), d’abord dans l’appareil sécuritaire, puis côté politique. Il grimpe les échelons de l’armée pour obtenir le grade de lieutenant-colonel et sera en 2008 l’un des fondateurs de l’agence nationale du renseignement (INSA), qu’il dirigera de facto pendant deux ans. 

En 2010, il troque l’uniforme pour le costume d’homme politique. Il devient député du parti oromo membre de la coalition au pouvoir puis en 2015 ministre des Sciences et Technologies. Fin 2015, un mouvement populaire de protestation anti-gouvernementale prend de l’ampleur au sein des deux principales communautés du pays, les Oromo, dont est issu Abiy Ahmed, et les Amhara.

Le prix remis le 10 décembre

Le mouvement, bien que violemment réprimé, finit par emporter le Premier ministre Hailemariam Desalegn, symbole d’une coalition incapable d’apporter des réponses aux aspirations de la jeunesse. Aux abois, l’EPRDF désigne Abiy Ahmed pour sauver la situation, faisant de lui le premier oromo à occuper le poste de Premier ministre.

Seul Nobel décerné à Oslo, le prix de la paix est annoncé au lendemain de celui de littérature qui a récompensé à Stockholm la Polonaise Olga Tokarczuk au titre de l’année 2018 et pour 2019 l’Autrichien Peter Handke, personnage controversé à cause de ses positions pro-serbes pendant la guerre en ex-Yougoslavie. 

Les lauréats reçoivent un chèque de 9 millions de couronnes (830.000 euros), à se partager le cas échéant entre récipiendaires d’un même prix, ainsi qu’une médaille d’or et un diplôme. Le prix leur sera formellement remis le 10 décembre, date-anniversaire de la mort de son fondateur, l’industriel et philanthrope suédois Alfred Nobel (1833-1896). 

source: AFP/RTL)

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