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CULTURE & SOCIÉTÉ

Dr Ernestine Gwet Bell parle du congrès conjoint inédit de médecine gynécologique

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Ernestine Gwet Bell, est une gynécologue obstétricienne, pionnière de la fécondation in vitro en Afrique subsaharienne. A l’origine de la naissance du premier bébé-éprouvette camerounais en 1998, cette femme très engagée mène plusieurs combats sociaux contre l’infertilité, l’autisme ou le Vih Sida au Cameroun. Elle a rencontré la presse pour parler du prochain congrès conjoint de lutte contre l’infertilité. Voici en intégralité ses propos.

Je vous remercie d’être là, de nous accompagner dans ce combat chers médias, et journalistes.
Nous préparons un grand congrès, c’est quelque chose d’inédit. Nous avons même fabriqué le nom congrès conjoint. Si vous tapez dans Google il n’ y a pas un autre congrès appelé congrès conjoint. C’est venu d’une idée simple qu’on nous avait proposé, et le congrès franco-camerounais (un congrès qui est à sa quatrième édition) et qui est organisé par deux sociétés scientifiques : une société camerounaise des gynéco obstétrique du Cameroun et une société bipolaire qui est franco-camerounaise (et qui s’occupe des problèmes de la mère et de l’enfant) de Clarisse Kingue, consœur et amie. Nous avons commencé à travailler et en même temps avec la société GIERAF (Groupe interafricain d’étude, de recherche et d’application sur la fertilité) dont je suis la co-fondatrice, nous avons créé à deux cette association scientifique internationale africaine qui s’occupe de tous les problèmes de fertilité en 2009.

Le premier congrès était donc à Lomé, et le deuxième congrès s’est tenu à Douala et moi j’ai eu l’honneur de superviser ce congrès pendant quatre ans, j’en étais la deuxième présidente. Je donne tous ces détails pour que vous compreniez mieux les choses. J’ai été sollicitée par le franco-camerounais, le GIERAF, et la condition qu’on leur a donné. J’ai formé toute une équipe, on leur a dit qu’on ne peut pas faire deux congrès en moins de deux ou trois mois, nous avons proposé de joindre les deux congrès qu’ils se fassent au même moment d’où le nom Congrès Conjoint.

C’est deux grands congrès internationaux qui ont été répertoriés à l’international parce qu’aujourd’hui pour faire un congrès qui se veut international, il faut remplir des critères, des normes, et vous devez faire tout un dossier qui est envoyé aux Etats unis qui vont étudier tout ce que vous avez mis dans votre dossier de préparation, et si c’est validé, ça veut dire que vous avez respecté tout ce qu’il faut devant un congrès scientifique. Alors il validerons et il ne vont pas vous empêcher de faire le congrès mais ils vont autoriser les sociétés internationales à vous accompagner. Si vous n’êtes pas validé, alors vous n’aurez aucun sponsor à l’international et vous pensez bien que les sponsors camerounais tous seuls ne peuvent pas nous accompagner. Je salue tous ceux qui nous ont suivi depuis le début:

  • le délégué du gouvernement Mr Fritz NTONE NTONE qui a tout de suite compris le concept et c’est notre accompagnateur majeur, monsieur le ministre de la santé publique qui a donné son okay en autorisant que ce congrès ait lieu. La communauté urbaine est vraiment un partenaire choisi de cette conférence, il nous a fait confiance , ils vont nous faire les banderoles , il nous offre un diner de gala , et surtout il nous accompagne.

Nous avons aussi sollicité localement les entreprises, les hôpitaux du Cameroun pour un double intérêt : qu’ils nous assistent dans l’accompagnement des fonds et qu’ils envoient les médecins, les sages-femmes, les infirmiers assistés à ce congrès puisque ce sera un congrès très pratique où on apprend, on découvre, on apprend à opérer, on apprend la chirurgie endoscopique.

Parmi les hôpitaux à qui nous avons écrit deux nous ont donné leur accord de partenariat c’est l’hôpital Laquintinie de Douala et l’hôpital gynécobstétrique de Douala et il y’a d’autres hôpitaux privés qui se sont signalés et ont envoyés leurs personnels pour assister à cela.

On a également écrit aux groupes de presse pour qu’ils nous accompagnent dans ce contexte pour informer et pour que les différents journalistes qui font la santé s’impliquent automatiquement.

Pour parler santé cela nécessite une certaine formation. Moi à l’international, je suis sollicitée souvent pour donner des formations aux journalistes pour gérer les problèmes de santé.

Nous pensons que dans des congrès comme celui-ci il y’a beaucoup de matière scientifique, il ne faudrait pas qu’il arrive que vous hommes et femmes de média vous commenciez à poser des questions souvent déplacées, tout ceci faute de communication. Nous avons donc dit que pour ce congrès il faudrait qu’on vous apporte des informations et que chacun puisse se préparer pour pouvoir assister à des sessions qui vont les intéresser, profiter des spécialistes qui seront là.

Nous allons faire un petit box à l’hôtel Sawa réservé aux journalistes où ils pourront avoir la possibilité de rencontrer de grands spécialistes, pour faire des émissions, mais de façon ordonnée parce que le congrès ne va pas mettre long. Ça commence dimanche, ensuite il y’a deux jours de communication intense et le troisième jour pour les ateliers. Soit un jour de congrès et deux jours de communication scientifique, nous allons prendre la plus grosse tente à l’hôtel Sawa pour les journalistes monsieur TCHAKOUNTÉ va s’en charger pour que les choses se fassent de façon organisée et le but c’est que tout le monde et en particulier vous qui vous occupez de la santé vous en profitez. Voilà en gros e que je voulais donner comme information principale.

Ce congrès va occuper tout le monde et il y’aura une belle plaquette qu’on vous donnera dès le début, il va s’occuper de la santé, de la femme pratiquement de sa naissance jusqu’à son décès. Pourquoi la naissance parce qu’on parlera des accouchements , des complications liés aux accouchements , de la mère pour l’enfant , de l’adolescence à la jeune fille qui grandit on parlera des problèmes de stérilité rencontrés par certaines jeunes femmes , ça, c’est la spécificité de GIERAF comment est-ce qu’il faut organiser cela ? Comment il faut traiter et après toutes les complications que cela comporte, les femmes qui peuvent avoir les cancers et jusqu’à la ménopause ce sera le parcours, il y’aura tout ce qui accompagne une femme il y’aura son partenaire, celle avec qui il pourra faire des enfants, il sera pris en charge, et les futurs enfants qu’ils feront surtout dans leur tendre jeunesse. Dans les hôpitaux partenaires j’ai oublié de cité l’hôpital gynéco obstétrique de Yaoundé qui sera là, il a répondu de façon scientifique en nous apportant des communications, donc le professeur Casias sera là avec toute son équipe, ils ont au moins sept communications à faire.

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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ JEAN PIERRE ESSOME: « La musique Camerounaise est au plus profond de la merde »

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Par

Jean Pierre ESSOME

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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔴 Urbanisme: Combien coûte réellement un titre foncier au Cameroun?

Le prix officiel du Titre Foncier n’est pas connu du grand public au Cameroun. Vous êtes nombreux qui tout les jours désirez savoir combien coûte un TITRE FONCIER.

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Voici donc les frais à payer à chaque étape de la procédure, avec pour objectif que chacun se fasse une idée du coût total.

~ Ouverture du dossier d’immatriculation.

Hormis les frais d’ouverture du dossier que vous allez payer à la sous-préfecture lors du dépôt de la demande d’immatriculation, frais estimés à moins de 20.000f, il faudra aussi verser la somme de 3.000f relative à l’ouverture de dossier au cadastre, payables chez le receveur des Domaines de la localité.

~ La descente sur le terrain.

Le jour de la descente sur le terrain par la Commission chargée de constater la mise en valeur du parcelle objet d’immatriculation, vous devrais également déboursé une somme négociable, laquelle somme relative au transport de la commission, à la vacation et autres charge.
Cette somme dépendra effectivement de la distance de votre terrain des services locaux et surtout des difficultés rencontrées sur le terrain.

~ Les frais topographiques liés aux différents travaux des ingénieurs.

  • Les frais topographiques en zone urbaine.

Si votre terrain est situé en ville (En zone urbaine), il faudra payer: 27500 FCFA pour une superficie inférieure ou égale 5000 mètres/carré 550 FCFA/are supplémentaire pour une superficie supérieure à 5000 mètres/carré

Si vous souhaitez par exemple acheter un terrain de 1000 mètres/carré en ville, alors vous devrez simplement payer la somme de 27500 Fcfa dans un premier temps.

• En zone rurale.

  • 27500 FCFA pour une superficie inférieure ou égale 5 hectares
  • 50000 FCFA pour une superficie comprise entre 5 et 20 hectares
  • 10000 FCFA par hectare supplémentaire au delà de 20 hectares

Si vous souhaitez acquérir un terrain en zone rurale de 10 hectares, vous paierez 50 000 Fcfa dans un premier temps.

~ Les travaux planimétriques.

Il s’agit de la mise à jour des plans, de l’implantation, de la vérification des limites, de la reconstitution des bornes, de l’expertise foncière, etc…

  • Frais fixes de 27500 Fcfa avant toute descente sur le terrain,
  • 5500 Fcfa par borne reconstituée, rectifiée ou implantée,
  • Si votre terrain nécéssite six bornes, il vous faudra donc dans un second temps, payer 27500 Fcfa + 5500 Fcfa x 6 ce qui va donner un total de 60500 Fcfa.

~ Les travaux altimétriques.

Il s’agit des plans de masse et de situation pour permis de bâtir, des relevés avec courbes de niveau et points côtés, etc.

  • 38500 FCFA pour une superficie inférieure à 1000 mètres/carrés
  • 770 FCFA par are supplémentaire pour une superficie supérieure à 1000 mètres/carrés.

~ Le Plan de bornage.

  • Cela dépend du format du plan. Un tirage coûte :
  • 21cm x 31cm : 150 Fcfa ;
  • 26cm x 37cm : 250 Fcfa
  • 37cm x 52cm : 300 Fcfa ;
  • 52cm x 105cm : 1000 Fcfa.

Vous souhaitez par exemple obtenir deux plans de bornage de 26cm x 37cm, cela vous fera 250 Fcfa x 2 ce qui équivaut à 500 Fcfa.

~ Les plans spéciaux.

Ces plans qui concernent uniquement certaines activités ou domaines spécifiques sont disponibles

  • Feuille de plan cadastral (105 X 75) : 10 000 Fcfa
  • Fiche de point de géodésique de canevas national : 3 000 Fcfa
  • Fiche de point de triangulaire locale : 1 000 Fcfa
  • Contre-calque d’une feuille de plan cadastral 50 000 Fcfa
  • Plan de situation pour débit de boisson 10 000 Fcfa.

Pour l’exemple d’un terrain de 1000 mètres/carré nécessitant 6 bornes, et si vous voulez deux plans de bornage, il vous faudra verser la somme de 60 500 Fcfa + 27 500 Fcfa + 500Fcfa, ce qui correspond à des frais théoriques de 88 500 Fcfa.

Toutes les différentes sommes citées plus haut ne se versent pas auprès du géomètre mais plutôt auprès du Receveur des Domaines au vu de l’état de cession signé par le chef de service du Cadastre.

Cependant, n’oubliez pas que le tarif du géomètre se négocie directement avec ce dernier.

~ Les frais à payer à la sortie du titre foncier.

La Redevance foncière.

Il s’agit de la somme qu’il faut payer pour retirer sa copie de titre foncier, elle est fixée à différents taux :

  • 5Fcfa par mètre/carré dans la zone urbaine (minimum à percevoir 5000 Fcfa)
  • 1Fcfa par mètre/carré dans la zone rurale (minimum à percevoir 3000 Fcfa),

Sans oublier les frais de la copie qui sont peu réglementaires et autres frais.

👉 A noter que nous parlons de frais théoriques parce que « nous sommes au Cameroun » et dans le cas où tout cela n’est toujours pas clair pour vous, nous vous prions simplement de vous rapprocher des services des domaines, du cadastre ou des affaires foncières de votre ville.

Achille Assako et Mamoud Farouk.

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