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🔮HOT NEWS: PAUL BIYA LIBERE LES MILITANTS DU MRC

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Le chef de l’Etat camerounais vient encore de prendre les sceptiques Ă  contre pieds en leur infligeant une grosse raclĂ©e politique. Contre toute attende, et Ă  quelques heures seulement de la fermeture des travaux du Grand Dialogue National ce vendredi  04 Octobre Ă  YaoundĂ©, le prĂ©sident de la rĂ©publique, Paul BIYA vient de prendre une autre dĂ©cision jugĂ©e « historique Â» par les acteurs de la scĂšne sociopolitique au Cameroun. Sans chiffrer les prochains relaxĂ©s, il  a rendu sa dĂ©cision  en ces termes : « J’ai dĂ©cidĂ© de l’arrĂȘt des poursuites judiciaires contre certains responsables et militants de partis politiques, notamment du MRC, arrĂȘtĂ©s et dĂ©tenus pour des faits commis dans le cadre de la contestation des rĂ©sultats de la rĂ©cente Ă©lection prĂ©sidentielle Â»

Paul BIYA met-il enfin FIN aux poursuites contre KAMTO et Cie ?

Ces militants et responsables de partis politiques incarcĂ©rĂ©s au lendemain des Ă©lections prĂ©sidentielles du 07 octobre 2018, vont respirer l’air frais de la libertĂ©. Il s’agit probablement de l’opposant camerounais Maurice Kamto, le chef du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun sorti deuxiĂšme Ă  la prĂ©sidentielle d’octobre 2018, Albert Dzongang, Christian Penda Ekoka, Valsero, CĂ©lestin Djamen 
 et de nombreux autres militants arrĂȘtĂ©s et jugĂ©s au tribunal militaire pour entre autres « insurrection Â» et « hostilitĂ© contre la patrie Â». AprĂšs l’ouverture de leur procĂšs le 06 septembre Ă  YaoundĂ©, ces hommes politiques ne devraient pas retourner devant le juge du tribunal militaire le 08 octobre prochain, date de leur prochaine audience. Ainsi en a dĂ©cidĂ© le chef de l’Etat  Paul BIYA.

Le Chef de l’Etat a t-il cĂ©dĂ© aux pressions ?

En dĂ©cidant de libĂ©rer « certains Â» et pas tous les responsables et militants de partis politiques incarcĂ©rĂ©s, Paul BIYA montre bien qu’il reste le ‘maitre du jeu’.  La suite nous le dira.

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L'INFO EN 89 SEC.

☕L’INFO EN 89 SECONDES DU 14 OCTOBRE 2019

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Les 7 maires de l’Union des Populations du Cameroun ne sont pas contents. Ils se plaignent de l’ingĂ©rence du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, dans la gestion des affaires du parti historique.

Les Ă©lus du peuple craignent que cette situation dĂ©bouche sur un soulĂšvement populaire. Le 08 octobre dernier, 7 maires Ă©lus, ainsi que des conseillers municipaux de l’UPC, ont rĂ©digĂ© une volumineuse lettre Ă  l’attention du prĂ©sident de la RĂ©publique. Dans ce manifeste signĂ©par les maires des communes d’EdĂ©a 1er, de Ngog-mapubi, de Ngambe, de Makak, de Matomb, d’Eseka et de Bot-Makak, ces Ă©lus du peuple s’insurgent contre le non-respect des textes et rĂšgles de la rĂ©publique, de la crĂ©ation de trouble Ă  l’ordre public ainsi que de l’ingĂ©rence dans les affaires internes de l’UPC.

Et l’un des cas les plus illustratifs de l’ingĂ©rence, est la nomination par le ministre de l’Administration territoriale, d’un secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UPC en la personne de Bapooh Lipot,

le parti historique sortait d’un congrĂšs de 3 jours au palais des congrĂšs de YaoundĂ©, au cours duquel prĂšs de 300 militants ont Ă©lu Pierre BalĂ©guel Nkot comme secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UPC et Habiba Issa Ă  la tĂȘte du ComitĂ© directeur de l’UPC. Ils considĂšrent le geste d’Atanga Nji comme une insulte  Ă  l’endroit des leaders historiques de l’UPC. L’UPC sollicite donc l’intervention du PrĂ©sident de la RĂ©publique, afin que le parti historique retrouve sa lĂ©galitĂ© constitutionnelle.

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ABK ACTU

⏯CĂ©lestin Djamen : « Monsieur le PrĂ©sident, je vous demande de quitter trĂšs rapidement le pouvoir. Vous avez fait trop de mal au peuple camerounais. »

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InvitĂ© Ă   l’émission ABK MATIN ce 14 octobre 2019, le SecrĂ©taire National aux Droits de l’Homme et de la gouvernance locale pour le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC) et Conseiller Municipal  pour la circonscription de Douala 1er CĂ©lestin Djamen, s’est prĂȘtĂ© aux rudes questions de Luc Ngatcha et de l’équipe d’ABK matin. Il est revenu sur son incarcĂ©ration lors des ‘marches pacifiques’, de contestation post-Ă©lectorales. Le nƓud de l’interview fut le message de l’invitĂ© Ă  l’endroit du prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun son excellence Paul Biya. Voici la lettre de DJAMEN au Paul BIYA.

Replay:

Monsieur le Président,

«  Je vous  demande de quitter trĂšs rapidement le pouvoir. Quittez les choses avant qu’elles ne vous quittent. J’espĂšre que la sagesse que je sais que vous avez, vous commande de libĂ©rer le peuple camerounais. A dĂ©faut de comprendre cela, nous libĂšrerons nous-mĂȘmes notre peuple. Les camerounais sont prĂȘts pour l’alternance, les camerounais sont prĂȘts, non pas Ă  vous dire merci  car  vous avez dĂ©truit le Cameroun, mais les camerounais sont prĂȘts Ă  vous oublier ; car  vous avez fait trop de mal au peuple camerounais, ce peuple Ă©tait debout avant que vous n’arriviez, ce peuple Ă©tait vaillant, plein d’espoir.

Aujourd’hui, ces espoirs sont  perdus, dilapidĂ©s Ă  cause de votre rĂ©gime. Le peuple camerounais a besoin de voir d’autres horizons. ArrĂȘtez la saignĂ©e des jeunes camerounais contraints de s’exiler parce qu’ils ne trouvent plus de perspectives dans leur  propre pays ! Vous avez tout  bouchĂ©, vous avez institutionnalisĂ© le tribalisme, la corruption, on n’a  plus d’industrie, on n’a plus d’économie, un taux de croissance Ă  moins de 4%, on n’a pas d’industrialisation, le systĂšme de santĂ© couverture pour tous n’existe pas, il n’y en a que pour vous. Vous mettez en place un rĂ©gime de grabataires, les jeunes n’ont aucune reconnaissance. Dans ce pays, l’effectif des « benskineurs Â» ne cesse de grossir, ce n’est  pas un mĂ©tier ça.

Donc, il faut  arrĂȘter le massacre et  quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent, parce que la prison ne nous cassera pas, elle nous revigore, elle nous fait comprendre l’ampleur de notre combat et le temps que ça prendra,  nous le martĂšlerons.

Monsieur Biya, vous avez Ă©tĂ© un accident de l’histoire et Ă  ce moment, nous ferons le diagnostic et le peuple prendra sa dĂ©cision Â». J’en ai terminĂ©.

SCRIPT : LA REDACTION

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