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🔮Douala: Des motos-taxis en colùre menacent de saccager la mairie de Douala 5e

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Des motos-taxis en colĂšre se sont ruĂ©s sur la mairie de #Douala 5e, provoquant l’intervention de l’Ă©quipe anti-Ă©meute de la police avec des tirs de gaz lacrymogĂšne. Ils reprochaient aux agents de la mairie d’avoir instituĂ© un contrĂŽle d’identitĂ© qui serait Ă  l’origine du dĂ©cĂšs de l’un d’eux.

Le malheureux moto taximan serait dĂ©cĂ©dĂ© alors qu’il essayait de se soustraire Ă  un contrĂŽle d’identitĂ© lors d’un barrage filtrant situĂ© Ă  quelques encablures du Rond Point Maetur Ă  Bonamoussadi, dans le 5e arrondissement de Douala. D’aprĂšs notre reporter Luc Ngatcha, dans sa manƓuvre, l’infortunĂ© moto taximan se serait fait heurter par un camion avant de se retrouver sous les roues de ce mastodonte semi remorque qui passait par lĂ … TrĂšs rapidement, un attroupement se forme sur les lieux de l’accident, et les motos taxi comme de coutume sont plus nombreux. Ils dĂ©cident de venger la mort de leur collĂšgue en s’en prenant aux agents en chasubles vertes qui quelques minutes plus tot effectuaient le contrĂŽle de piĂšces d’identitĂ©. Ils rĂ©ussiront Ă  s’enfuir, mais la meute en colĂšre les prend en chasse, apparemment en vain. Las, les motos-taxis, appelĂ©s Bensikineurs Ă  Douala prendront la direction de la mairie.

Rendus Ă  la mairie, les mĂ©contents s’entendront dire que la Mairie n’a envoyĂ© aucun agent municipal sur le terrain. Une information insatisfaisante pour nos chevaliers vengeurs qui tenteront mĂȘme de saccager les locaux de mairie. Entre temps le GMI Groupement Mobile d’Intervention de la police est alertĂ© et dĂ©barque illico presto, avec un fort dĂ©ploiement anti Ă©meutes. La foule de motos taxis est dispersĂ©e avec l’appui des gaz lacrymogĂšnes, et un blessĂ© dans ses rangs.

Nos informations font Ă©tat de ce que ce contrĂŽle aurait Ă©tĂ© ordonnĂ© par le dĂ©lĂ©guĂ© rĂ©gional du transport pour le Littoral, et que celui ci n’aurait pas informĂ© la mairie ou la sous-prĂ©fecture de Douala5e de la prĂ©sence de ces agents sur le terrain…

Entre temps, les « bensikinneurs » ont promis de revenir vandaliser la mairie de Douala 5, cette fois en plus grand nombre. Ils seraient allés chercher du renfort dans certains quartiers de Douala. Nous y reviendrons.

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L'INFO EN 89 SEC.

☕L’INFO EN 89 SECONDES DU 14 OCTOBRE 2019

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Les 7 maires de l’Union des Populations du Cameroun ne sont pas contents. Ils se plaignent de l’ingĂ©rence du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, dans la gestion des affaires du parti historique.

Les Ă©lus du peuple craignent que cette situation dĂ©bouche sur un soulĂšvement populaire. Le 08 octobre dernier, 7 maires Ă©lus, ainsi que des conseillers municipaux de l’UPC, ont rĂ©digĂ© une volumineuse lettre Ă  l’attention du prĂ©sident de la RĂ©publique. Dans ce manifeste signĂ©par les maires des communes d’EdĂ©a 1er, de Ngog-mapubi, de Ngambe, de Makak, de Matomb, d’Eseka et de Bot-Makak, ces Ă©lus du peuple s’insurgent contre le non-respect des textes et rĂšgles de la rĂ©publique, de la crĂ©ation de trouble Ă  l’ordre public ainsi que de l’ingĂ©rence dans les affaires internes de l’UPC.

Et l’un des cas les plus illustratifs de l’ingĂ©rence, est la nomination par le ministre de l’Administration territoriale, d’un secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UPC en la personne de Bapooh Lipot,

le parti historique sortait d’un congrĂšs de 3 jours au palais des congrĂšs de YaoundĂ©, au cours duquel prĂšs de 300 militants ont Ă©lu Pierre BalĂ©guel Nkot comme secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UPC et Habiba Issa Ă  la tĂȘte du ComitĂ© directeur de l’UPC. Ils considĂšrent le geste d’Atanga Nji comme une insulte  Ă  l’endroit des leaders historiques de l’UPC. L’UPC sollicite donc l’intervention du PrĂ©sident de la RĂ©publique, afin que le parti historique retrouve sa lĂ©galitĂ© constitutionnelle.

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⏯CĂ©lestin Djamen : « Monsieur le PrĂ©sident, je vous demande de quitter trĂšs rapidement le pouvoir. Vous avez fait trop de mal au peuple camerounais. »

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InvitĂ© Ă   l’émission ABK MATIN ce 14 octobre 2019, le SecrĂ©taire National aux Droits de l’Homme et de la gouvernance locale pour le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC) et Conseiller Municipal  pour la circonscription de Douala 1er CĂ©lestin Djamen, s’est prĂȘtĂ© aux rudes questions de Luc Ngatcha et de l’équipe d’ABK matin. Il est revenu sur son incarcĂ©ration lors des ‘marches pacifiques’, de contestation post-Ă©lectorales. Le nƓud de l’interview fut le message de l’invitĂ© Ă  l’endroit du prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun son excellence Paul Biya. Voici la lettre de DJAMEN au Paul BIYA.

Replay:

Monsieur le Président,

«  Je vous  demande de quitter trĂšs rapidement le pouvoir. Quittez les choses avant qu’elles ne vous quittent. J’espĂšre que la sagesse que je sais que vous avez, vous commande de libĂ©rer le peuple camerounais. A dĂ©faut de comprendre cela, nous libĂšrerons nous-mĂȘmes notre peuple. Les camerounais sont prĂȘts pour l’alternance, les camerounais sont prĂȘts, non pas Ă  vous dire merci  car  vous avez dĂ©truit le Cameroun, mais les camerounais sont prĂȘts Ă  vous oublier ; car  vous avez fait trop de mal au peuple camerounais, ce peuple Ă©tait debout avant que vous n’arriviez, ce peuple Ă©tait vaillant, plein d’espoir.

Aujourd’hui, ces espoirs sont  perdus, dilapidĂ©s Ă  cause de votre rĂ©gime. Le peuple camerounais a besoin de voir d’autres horizons. ArrĂȘtez la saignĂ©e des jeunes camerounais contraints de s’exiler parce qu’ils ne trouvent plus de perspectives dans leur  propre pays ! Vous avez tout  bouchĂ©, vous avez institutionnalisĂ© le tribalisme, la corruption, on n’a  plus d’industrie, on n’a plus d’économie, un taux de croissance Ă  moins de 4%, on n’a pas d’industrialisation, le systĂšme de santĂ© couverture pour tous n’existe pas, il n’y en a que pour vous. Vous mettez en place un rĂ©gime de grabataires, les jeunes n’ont aucune reconnaissance. Dans ce pays, l’effectif des « benskineurs Â» ne cesse de grossir, ce n’est  pas un mĂ©tier ça.

Donc, il faut  arrĂȘter le massacre et  quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent, parce que la prison ne nous cassera pas, elle nous revigore, elle nous fait comprendre l’ampleur de notre combat et le temps que ça prendra,  nous le martĂšlerons.

Monsieur Biya, vous avez Ă©tĂ© un accident de l’histoire et Ă  ce moment, nous ferons le diagnostic et le peuple prendra sa dĂ©cision Â». J’en ai terminĂ©.

SCRIPT : LA REDACTION

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