Nos réseaux sociaux

ABK ACTU

🔮UN MORT SEME LE TROUBLE ET LA CONFUSION A SANGMELIMA

Publié

Le

La ville de SangmĂ©lima a Ă©tĂ© le thĂ©Ăątre de violences rapidement estompĂ©es ce Mercredi en mi – journĂ©e. La rumeur d’un conflit entre allogĂšnes et autochtones a mis en panique toute la population de cette ville, au point de susciter Ă©moi et inquiĂ©tudes dans les rĂ©seaux sociaux. Sur place pourtant, il n’en est rien, ou presque.

SangmĂ©lima, bourgade situĂ©e Ă  environ 200km au sud de la capitale camerounaise a connu une journĂ©e plutĂŽt mouvementĂ©e cette mi journĂ©e. Les rĂ©seaux sociaux ont annoncĂ© des affrontements entre autochtones de l’ethnie Bulu et des allogĂšnes de l’ethnie Bamoun, photos de saccages de motos-taxi magasin et commerces Ă  l’appui. Une situation alarmante dans le contexte de repli identitaire que vit le Cameroun un an aprĂšs la derniĂšre Ă©lection prĂ©sidentielle.

Mais d’aprĂšs les divers recoupement effectuĂ©s par ABK Radio, la vĂ©ritĂ© de cette situation serait tout autre.

RUMEUR DEVASTATRICE

D’aprĂšs la rumeur, tout serait parti du dĂ©cĂšs d’un moto taximan d’origine Bulu suite Ă  une agression perpĂ©trĂ©e par des ressortissants Bamoun. Cet assassinat aurait mis en colĂšre les jeunes bulus qui se seraient empressĂ©s de vouloir venger le leur, en agressant Ă  leur tour les ressortissants bamoun et en saccageant leurs boutiques et commerces.

LES FAITS

D’aprĂšs le PrĂ©fet du Dja et Lobo, David Koulbout, et selon plusieurs sources dont l’avocat Me Christian Ntibane Bomo (natif de la ville), il s’agit en rĂ©alitĂ© de deux faits totalement diffĂ©rents mais liĂ©s par la rumeur.

Il y a bien eu mort d’un moto taximan, le nommĂ© Benjamin Junior Assam, mais le corps de l’infortunĂ© a Ă©tĂ© dĂ©couvert sans vie et en Ă©tat de putrĂ©faction, c’Ă©tait hier Mardi 08 octobre dans son village, Ă  Nyazanga, Ă  quelques encablures de SangmĂ©lima. Le principal suspect (un autre jeune Bulu) de cette affaire aux relents de meurtre a pour sa part Ă©tĂ© interpellĂ© ce Mercredi Ă  SangmĂ©lima, en possession du tĂ©lĂ©phone portable du dĂ©funt et des ses sandalettes.

Coup du sort, les proches du jeune Benjamin se rendront devant le poste de police du MarchĂ© de SangmĂ©lima pour rĂ©clamer justice. et Ă  quelques mĂštres de lĂ , un homme (identifiĂ© comme Bamoun cette fois) se fera interpeller par la police pour un cas de flagrant dĂ©lit de vol de moto sur la place « An 2000 ». Suffisant pour que les riverains tentent de le lyncher, la rumeur de sa participation dans l’assassinat du jeune Benjamin Junior en compagnie d’autres Bamoun prospĂ©rant dans la population.

Dans cette confusion, des personnes non identifiées commenceront à procéder au saccage des magasins et boutiques du marché, et des barricades seront érigées un peu partout au centre-ville, et les commerçants contraints de fermer boutique.

Il faudra une intervention Ă©nergique de la police, celle des autoritĂ©s locales, la tenue d’une rĂ©union dans le milieu de l’aprĂšs midi pour qu’un calme prĂ©caire revienne dans la ville. Les militaires sont d’ailleurs annoncĂ©s sur les lieux pour parer Ă  toute Ă©ventualitĂ© et Ă©viter tout affrontement.

Lire la suite
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

L'INFO EN 89 SEC.

☕L’INFO EN 89 SECONDES DU 14 OCTOBRE 2019

Publié

Le

Precedent1 de 5
Utilisez ← → (les flĂšches) pour naviguer

Les 7 maires de l’Union des Populations du Cameroun ne sont pas contents. Ils se plaignent de l’ingĂ©rence du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, dans la gestion des affaires du parti historique.

Les Ă©lus du peuple craignent que cette situation dĂ©bouche sur un soulĂšvement populaire. Le 08 octobre dernier, 7 maires Ă©lus, ainsi que des conseillers municipaux de l’UPC, ont rĂ©digĂ© une volumineuse lettre Ă  l’attention du prĂ©sident de la RĂ©publique. Dans ce manifeste signĂ©par les maires des communes d’EdĂ©a 1er, de Ngog-mapubi, de Ngambe, de Makak, de Matomb, d’Eseka et de Bot-Makak, ces Ă©lus du peuple s’insurgent contre le non-respect des textes et rĂšgles de la rĂ©publique, de la crĂ©ation de trouble Ă  l’ordre public ainsi que de l’ingĂ©rence dans les affaires internes de l’UPC.

Et l’un des cas les plus illustratifs de l’ingĂ©rence, est la nomination par le ministre de l’Administration territoriale, d’un secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UPC en la personne de Bapooh Lipot,

le parti historique sortait d’un congrĂšs de 3 jours au palais des congrĂšs de YaoundĂ©, au cours duquel prĂšs de 300 militants ont Ă©lu Pierre BalĂ©guel Nkot comme secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’UPC et Habiba Issa Ă  la tĂȘte du ComitĂ© directeur de l’UPC. Ils considĂšrent le geste d’Atanga Nji comme une insulte  Ă  l’endroit des leaders historiques de l’UPC. L’UPC sollicite donc l’intervention du PrĂ©sident de la RĂ©publique, afin que le parti historique retrouve sa lĂ©galitĂ© constitutionnelle.

Precedent1 de 5
Utilisez ← → (les flĂšches) pour naviguer

Lire la suite

ABK ACTU

⏯CĂ©lestin Djamen : « Monsieur le PrĂ©sident, je vous demande de quitter trĂšs rapidement le pouvoir. Vous avez fait trop de mal au peuple camerounais. »

Publié

Le

Par

InvitĂ© Ă   l’émission ABK MATIN ce 14 octobre 2019, le SecrĂ©taire National aux Droits de l’Homme et de la gouvernance locale pour le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC) et Conseiller Municipal  pour la circonscription de Douala 1er CĂ©lestin Djamen, s’est prĂȘtĂ© aux rudes questions de Luc Ngatcha et de l’équipe d’ABK matin. Il est revenu sur son incarcĂ©ration lors des ‘marches pacifiques’, de contestation post-Ă©lectorales. Le nƓud de l’interview fut le message de l’invitĂ© Ă  l’endroit du prĂ©sident de la RĂ©publique du Cameroun son excellence Paul Biya. Voici la lettre de DJAMEN au Paul BIYA.

Replay:

Monsieur le Président,

«  Je vous  demande de quitter trĂšs rapidement le pouvoir. Quittez les choses avant qu’elles ne vous quittent. J’espĂšre que la sagesse que je sais que vous avez, vous commande de libĂ©rer le peuple camerounais. A dĂ©faut de comprendre cela, nous libĂšrerons nous-mĂȘmes notre peuple. Les camerounais sont prĂȘts pour l’alternance, les camerounais sont prĂȘts, non pas Ă  vous dire merci  car  vous avez dĂ©truit le Cameroun, mais les camerounais sont prĂȘts Ă  vous oublier ; car  vous avez fait trop de mal au peuple camerounais, ce peuple Ă©tait debout avant que vous n’arriviez, ce peuple Ă©tait vaillant, plein d’espoir.

Aujourd’hui, ces espoirs sont  perdus, dilapidĂ©s Ă  cause de votre rĂ©gime. Le peuple camerounais a besoin de voir d’autres horizons. ArrĂȘtez la saignĂ©e des jeunes camerounais contraints de s’exiler parce qu’ils ne trouvent plus de perspectives dans leur  propre pays ! Vous avez tout  bouchĂ©, vous avez institutionnalisĂ© le tribalisme, la corruption, on n’a  plus d’industrie, on n’a plus d’économie, un taux de croissance Ă  moins de 4%, on n’a pas d’industrialisation, le systĂšme de santĂ© couverture pour tous n’existe pas, il n’y en a que pour vous. Vous mettez en place un rĂ©gime de grabataires, les jeunes n’ont aucune reconnaissance. Dans ce pays, l’effectif des « benskineurs Â» ne cesse de grossir, ce n’est  pas un mĂ©tier ça.

Donc, il faut  arrĂȘter le massacre et  quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent, parce que la prison ne nous cassera pas, elle nous revigore, elle nous fait comprendre l’ampleur de notre combat et le temps que ça prendra,  nous le martĂšlerons.

Monsieur Biya, vous avez Ă©tĂ© un accident de l’histoire et Ă  ce moment, nous ferons le diagnostic et le peuple prendra sa dĂ©cision Â». J’en ai terminĂ©.

SCRIPT : LA REDACTION

Lire la suite

Contenu Sponsorisé

Abonnez-vous Ă  notre newsletter

Nous gardons vos donnĂ©es privĂ©es et ne les partageons qu’avec les tierces parties qui rendent ce service possible. Lire notre politique de confidentialitĂ©.

Podcast

app officielle

Disponible sur Google Play Disponible sur App Store

On AIR

Facebook

LES PLUS POPULAIRES