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« REVENIR LES BRAS VIDES » ? Le deuil périnatal, ce traumatisme pour les parents

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par Tinguem Samuella Épouse Noumedem, Psychologue clinicienne

ABK RADIO poursuit son engagement en tant que média citoyen et responsable, à la pointe du progrès social, à la fois en tant qu’employeur et en tant qu’acteur de la vie publique. Après le succès des 7ème congrès international du GIERAF(Le Groupe Interafricain d’Etudes, de Recherche et d’Application sur la Fertilité) et du 4ème congrès franco-Camerounais de Gynécologie obstétrique, AbK RADIO est fière de s’engager une nouvelle fois et se mobilise autour de la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, le 15 octobre. Le deuil périnatal constitue, pour les parents qui en sont victimes, un traumatisme important encore assez peu pris en compte par les pouvoirs publics et les personnels de santé. La journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal permet de lancer une réflexion sur le cas très particulier des nourrissons morts juste avant le moment de l’accouchement ou immédiatement après leur naissance et soutenir les parents ayant perdu leur enfant.

Du latin « dolus » ; « dolore », le mot deuil signifie douleur, souffrance dans l’âme. Cette souffrance, cette déchirure que les mots ne peuvent expliquer face à la mort d’un proche. C’est un processus d’adaptation suite à la perte d’un être cher, qui comporte des étapes qui se vivent différemment en fonction de la particularité de chaque être humain. On parle alors du travail de deuil pour petit à petit gérer ce flot d’émotions, d’histoires et de souvenirs que provoque la disparition du proche.

Que se passe- t-il alors lorsqu’à une naissance,  un moment qui matérialise la vie dans toute sa splendeur, la mort survienne ?

Comment expliquer qu’à ce moment-là,  ce soit plutôt le corps inerte et sans vie d’un petit être dont on a pourtant senti les mouvements énergiques ?

Comment expliquer que ce petit être qui grandissait  dans notre utérus, que l’on chérissait, qui faisait déjà partie de notre vie, avant d’arriver au terme de la grossesse ne soit plus ?

Comment expliquer qu’à peine on ai  eu le temps de le connaitre ce tout petit, qu’il s’en allait déjà quelques jours ou quelques mois plus tard ; nous laissant sous le choc, désemparés, désespérés ?

Comment vivre avec ce contre sens, ces réalités contre nature qui frisent l’absurdité que sont le décès périnatal et donc  le deuil périnatal ?

Qu’est-ce que c’est ?

Le décès périnatal est la mort d’un bébé qui survient au cours de la grossesse, lors de l’accouchement ou dans sa première année de vie. On parle alors de deuil périnatal pour faire référence au deuil vécu par les parents lors du décès de leur bébé.

OUI ; c’est une tragédie que malheureusement, de nombreuses familles ; de nombreux couples vivent partout autour de nous. C’est une situation insoutenable qui laisse les personnes affectées dans l’incompréhension ; ne sachant quoi dire, que faire et vers qui se tourner. Cela nourrit le silence, le malaise et le mal-être tout autour ; rendant la situation taboue et aboutissant au fait que personne n’en parle dans les hôpitaux, dans la famille et dans les médias. Il est  pourtant très important d’en parler pour aider et accompagner les parents endeuillés, pour former le personnel soignant  à améliorer sa prise en charge dans ce type de situation et pour sensibiliser les proches sur la conduite à tenir.

Ce qui rend encore la situation plus difficile, c’est le fait pour l’entourage de penser que la peine est proportionnelle  au nombre de semaines de vie du bébé ! Pour faire simple, c’est croire qu’une femme qui a fait une fausse couche à deux mois de sa grossesse sera moins affectée que celle qui a tenu son bébé mort-né dans les bras !

Ce qui est faux ! La manière dont on vit la perte est influencée par notre histoire, notre vécu, notre désir d’enfant et tout ce qu’on projette dans notre maternité…C’est beaucoup plus complexe que ça. Comme tout deuil ; c’est très difficile ; ça l’est encore plus quand il s’agit d’un bébé dont la vie s’arrête avant d’avoir commencé.

Pourquoi c’est si dur ?

Dans notre culture où l’enfant n’appartient pas qu’au couple, mais aussi à tout le reste de la famille, la douleur est encore plus grande. Que doit- on dire aux tantes, cousins et cousines ? Ces derniers ne sachant d’ailleurs pas quelle attitude adopter, n’aborderont presque jamais le sujet de peur de réveiller la douleur des parents. Que répondre quand on nous demandera les nouvelles du bébé ?

Que dire aux autres enfants de la maison ?

Que faire de toute la layette qu’on a préparé pour attendre notre petit bout de chou ?  Que faire face à ce berceau vide ?

Comment se comporter avec le conjoint ? Toi qui a besoin de lui ; besoin de voir son chagrin pour mieux le soutenir ; besoin de parler de ce qui s’est passé pour pouvoir  avancer; lui qui pense devoir être fort pour vous deux en ne laissant rien paraître, en évitant le sujet par peur de te voir craquer ; en se réconfortant comme il le peut, mais loin de toi…
Comment rester soudés dans cette épreuve et empêcher que le vide causé par l’absence de votre tout petit ne finisse par vous éloigner l’un de l’autre ?

Comment  gérer sa santé physique, ce corps qui a bel et bien porté un enfant qui n’est  plus  là ; ce corps dont  la moindre douleur, la montée laiteuse ; les cicatrices  post opératoires nous rappellent  jusque dans notre chair  la présence passée et la présente absence de notre bébé ??

De plus,  avec  toutes les avancées dans le domaine médical, les médecins ont le moyen de mieux suivre l’évolution du bébé anticipant ainsi tout danger et permettant au même moment  aux parents de le voir grandir et donc de s’y attacher. Ce qui accroit encore le désarroi des parents au moment du décès.

Voilà autant de questions qui soulignent la profonde difficulté du deuil périnatal au sein d’une famille.

Quelques réactions observées…

Comme pour tout autre deuil ; on va :

– être sous le choc ; puis nager en plein déni ; se dire que ce n’est pas vrai ;

– avoir mal, très mal quand on va réaliser que c’est vrai et se sentir coupable. J’aurai dû faire plus attention, aller à l’hôpital plus tôt. ..

-être en colère contre soi- même ; contre les autres ; imputer la responsabilité à d’autres facteurs (hôpital ; travail ; famille, etc…)

-déprimer, rester centré (e) sur sa douleur ;

-se reconstruire malgré la douleur,  recommencer à s’ouvrir à de nouvelles choses ;

-accepter ; avancer et reprendre le cours normal de sa vie malgré la perte.

Dans un couple tout le monde a mal,  mais le ressenti n’est pas le même. On observe donc :

 Chez la femme,  des réactions plus intenses à cause du lien affectif plus fort qui grandit pendant la grossesse

  • elle peut avoir une sensation d’échec, se sentir honteuse ou coupable de n’avoir pas pu mener sa grossesse à terme (encore plus avec les connotations auxquelles renvoie la maternité dans la culture africaine)
  • elle peut douter de sa capacité à concevoir et ressentir de l’anxiété face à une prochaine grossesse
  • elle peut ressentir un vide et avoir l’impression d’avoir perdu une partie d’elle-même
  • elle peut avoir l’impression d’avoir déçu son conjoint et son entourage

Chez l’homme qu’on néglige beaucoup,

  • il peut  justement  se sentir isolé parce que l’attention est dirigée vers sa femme
  • il peut  se sentir  impuissant
  • il peut avoir le sentiment d’avoir échoué dans  son rôle de protecteur e de pourvoyeur de la famille

Toutes ces réactions ne sont pas les mêmes partout, mais peuvent nous aider (entourage, personnel soignant) à comprendre les parents endeuillés pour ensuite mieux les accompagner.

Jusqu’où ça peut aller ?

Le deuil -et tout son cortège d’émotions- constitue un ensemble de réactions normales face à la perte d’un être cher. Cependant le choc de l’annonce du décès, s’il n’est pas bien géré et bien accompagné, peut avoir des conséquences graves sur la santé et le quotidien des personnes endeuillées. Dans le cas du décès périnatal, le deuil est encore plus difficile à porter.

Dans certains cas, l’enfant a été le fruit de plusieurs années d’attente ; d’espoir ; d’allées et venues dans les hôpitaux ; la seule possibilité d’être mère ; de renforcer son estime de soi en tant que femme

Dans d’autres cas encore, sa venue symbolisait retrouver sa féminité à travers sa maternité ; redorer son honneur au sein de la belle famille, consolider sa relation avec son homme ; avoir un enfant leur permettait de passer de l’identité de couple à  celle de parents , étape importante pour certains dans la maturation d’une relation à long terme.

Ce sont donc la nature et l’intensité des liens tissés avec le bébé ; et la signification consciente et surtout inconsciente que cette grossesse a pour les parents qui déterminent la gravité du deuil qui survient.

Voilà pourquoi perdre un enfant de cette manière reste un traumatisme qui peut :

-conduire à un deuil pathologique ; c’est-à-dire que la personne reste bloquée à une étape de son deuil un peu plus longtemps que la normale ; ça peut être le déni par exemple, refuser la réalité et y rester figé ;

– conduire à une dépression ; le sentiment de tristesse ayant perduré et s’étant installé avec un profond sentiment de culpabilité ; la douleur devenant le seul lien avec le bébé parti trop tôt.

– conduire à l’isolement, le repli sur soi, l’évitement des situations sociales dans la crainte de « craquer »

– causer des troubles psychosomatiques, c’est à dires des malaises physiques qui trouvent leur origine dans le mal être psychologique de la personne : insomnie ; maux de tête ; douleurs musculaires ; maux d’estomac ; hypertension ;etc …

–  causer une perte de l’estime de soi sur un plan personnel, douter de son corps,  de sa capacité à donner la vie. Et sur un plan collectif, les parents peuvent développer un sentiment de honte et d’échec  par rapport à leur capacité à concevoir une enfant « vivant » face au regard de autres, surtout si il y a des antécédents de deuils non résolus. Ce qui à la longue va provoquer une anxiété qui sera nocive pour les prochaines grossesses, dans le cas où les pertes ont été consécutives.

– créer un vide dans la relation du couple, des difficultés à communiquer, des manières différentes de gérer le chagrin qui aboutissent souvent malheureusement dans des cas extrêmes à une séparation ou un divorce ; le couple n’ayant pas pu s’en remettre.

Il est donc absolument nécessaire d’aider et d’accompagner ses parents tant sur le plan physique que psychologique pour prévenir les conséquences potentiellement dramatiques de la perte de leur enfant sur leur vie ultérieure.

Voici quelques éléments qui pourraient aider :

A éviter !

C’est par exemple penser que de dire certaines phrases aux parents va apaiser leur douleur. Comme par exemple :

– « c’est pas grave ; vous ne l’avez pas connu !  C’était son destin ! Vous avez d’autres enfants ! »

– « Vous allez en faire un autre et ça ira mieux ! » ; alors qu’un  enfant ne remplace pas un autre.

Ou encore, essayer de trouver mille et une explications au décès, refaire le film encore et encore ne va pas les soulager.

Que faire ?

Au personnel soignant ; il n’est pas facile d’annoncer une mauvaise nouvelle à un patient que l’on a suivi, mais c’est notre responsabilité de le faire et de proposer un minimum de suivi ; dans l’attitude empathique et des paroles bienveillantes. Innover en créant des groupes de parole ou de soutien dans nos maternités pour sensibiliser sur une triste réalité qui est traumatisante pour bien des personnes et dont il est difficile de s’en remettre sans aide.

A l’entourage ; la famille joue un grand rôle dans la communauté africaine. Ce n’est pas facile de savoir comment se comporter, mais il faut être présent sans être envahissant ; ne pas avoir peur d’en parler ; d’appeler le bébé par son nom si l’occasion se présente et rester dans l’attitude de soutien. Car, en parler c’est permettre à la personne affectée de se libérer petit à petit de sa tristesse, de son sentiment de culpabilité et de sa colère. C’est l’aider à prendre un peu de distance par rapport à ses émotions ; c’est les valider et marquer l’existence de ce petit être de manière positive.

Soutenir, c’est rester à l’écoute de la douleur des parents,  pleurer avec  eux ;  ça peut être leur rendre visite, leur faire à manger ou les inviter.

Soutenir, c’est aussi respecter leur peine ; il y en a qui ne voudront pas en parler, qui voudront  avoir un moment pour eux, c’est aussi savoir rester en retrait. Si l’on ne sait pas quoi dire ou quoi faire, on peut le leur demander clairement pour éviter de les blesser par maladresse.

A vous les parents, les « paranges » sous d’autres cieux, il faudra se soutenir mutuellement ; être présent l’un pour l’autre ; en parler ; ne pas réprimer ses émotions ; les laisser nous envahir et puis les laisser repartir. Faire ensemble si possible le rituel de l’enterrement pour dire au revoir au bébé ;  faire une boîte à souvenirs par exemple avec les affaires du bébé, le célébrer le jour anniversaire,  se raccrocher à sa foi (pour ceux qui sont croyants) sont autant  de petites choses qui peuvent vous aider à faire votre deuil progressivement ; et à trouver la force pour continuer à vivre avec sans vous laisser submerger par le chagrin. Chercher des responsables ; trouver des boucs émissaires, vous blâmer  vous apaisera peut être sur le moment, mais cela ne vous le ramènera pas.

IL mérite que vous viviez, que vous appréciez davantage ce que vous avez et que vous soyez heureux. Vous l’avez attendu et porté chaque minute de sa vie, et vous l’aimerez chaque instant de la vôtre.

Prenez soin de vous.

Tinguem Samuella Épouse Noumedem, psychologue clinicienne

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⏯SANTE: Tout savoir sur le mal de dos avec le Dr NAMBOU.

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Il peut être considéré comme le mal du siècle parce qu’il peut toucher tout le monde et toutes les catégories sociales, en réalité personne n’est à l’abri du mal de dos.

Il y a quelques années le mal de dos était l’affaire des personnes âgées, qui en prenant de l’âge selon le cycle normal vieillissaient avec leurs organes ainsi que tout ce qui constitue le corps humain. Malheureusement de nos jours même les plus petits ont mal au dos d’où la nécessité et l’urgence de se pencher sur la question. Généraliste kinésithérapeute et rhumatologue sont tous unanimes que cette partie du corps qui supporte toute les charges pondérales et qui nous permet d’avoir une certaine mobilité est en danger et l’un des principaux adversaires de notre mal être dorsale n’est rien d’autre que nous même.

D’après certaines études nous inclinons notre dos en moyenne 1500 et 35% de ces inclinaisons sont nocives à notre dos, à ces inclinaisons s’ajoutent les mauvaises postures, les nouvelles technologies de l’information, et le mode de vie pour ne citer que ceux la, tous ces facteurs donnent plus ou moins du fil à retordre au dos. Comment vaincre le mal de dos c’est toute suite avec notre consultant.

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⏯Deuil Périnatal-DANIEL: « J’ai perdu mes deux bébés à l’hôpital. Ma femme a failli faire une dépression. »

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Dans le cadre de l’émission ABK MATIN du 15 octobre 2019, en partie consacrée à la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, l’équipe de la matinale autour de Luc NGATCHA, en compagnie de la psychologue et clinicienne Samuella NOUMEDEM ont décrypté ce phénomène avec des témoignages exclusifs de victimes. Voici le témoignage émouvant de Daniel, qui a subi le deuil périnatal. Il l’a partagé avec nous dans l’émission ABK Matin ce mardi 15 Octobre sur ABK Radio.

Bonjour, je suis Daniel.

En 2015, ma femme était enceinte et on attendait des jumeaux. J’étais très content d’être enfin « Tagni », et je me suis apprêté comme tout bon père. Plus tard, quand est venu l’heure de l’accouchement, j’ai conduit ma femme à l’hôpital gynéco-obstétrique de Yassa sans publicité, et elle a mis 24 heures en travail.

24 heures plus tard, le premier enfant est sorti, et le deuxième est sorti trente minutes plus tard. J’étais très content ! Comme c’était très tôt le matin à six heures, je me suis rendu à mon lieu de service et une fois terminé là-bas, je suis reparti à l’hôpital voir mes enfants. Je suis allé les voir dans la salle de néonatalogie, j’ai trouvé que l’un des bébés ne réagissait pas très bien. Ce que j’ai remarqué après une prise de photos des deux enfants. L’une des photos était noire et l’autre enfant était clair sur l’image. J’en ai fait part à Madame et je suis rentré chez moi, pour annoncer la bonne nouvelle à tout le monde.

A minuit, mon téléphone sonne et Madame me dit que l’enfant qui m’inquiétait est décédé, et ma douleur était telle que j’ai perdu le sommeil. Le lendemain très tôt, je me suis rendu  à l’hôpital. On m’a présenté une facture de trois cents mille (300.000 FCFA) que j’ai payée.

Trois Cent Mille (300.000)… ?

Oui ! Et J’ai payé. J’ai pris le corps de mon bébé et je suis allé l’enterrer chez moi. Neuf jours après, le deuxième enfant est mort, toujours à l’hôtital. Et là, les deux factures cumulées montaient dans les neuf millions de Franc CFA, que j’ai payé. Voilà qu’en neuf jours, je rentrai chez moi avec des factures avoisinant les 9 millions de franc et sans mes deux bébés.

Ma douleur était immense et ma femme a failli faire une dépression, mais j’étais là pour lui remonter le moral. Sauf que je ne vais pas affirmer que j’étais plus fort que ma femme, vu qu’après l’enterrement de mon deuxième bébé, je me suis retrouvé assis dans mon salon à pleurer pendant cinq heures à chaudes larmes au point où ce sont ma belle-mère et ma femme qui était plus fortes que moi, qui sont venues me réconforter.  Ma femme m’a dit : « chéri ne pleures pas, les enfants sont partis ».

C’est une expérience terrible à vivre, ceux qui ne l’ont pas encore vécue ne peuvent pas comprendre. Il n’y a pas de technique miracle pour s’en sortir, seul le courage que Dieu peut vous donner peut vous permettre de vous en sortir.

Est-ce que vous avez réussi à surmonter cette épreuve aujourd’hui ? Et comment l’avez-vous fait ?

J’ai réussi  à surmonter cette étape aujourd’hui, parce que ma femme a fait un autre enfant, une petite fille qui aura bientôt deux ans. C’est par là que j’ai réussi à trouver l’équilibre dans mon foyer, parce que chaque fin du mois, quand les menstrues arrivaient chez ma femme, c’était le calvaire chez moi. Vous n’imaginez même pas, parce que ma femme, elle voulait ses enfants. Elle s’est calmée lorsqu’on a fait la fille et on attend un deuxième enfant, donc on n’a plus de problèmes.

Et qu’est-ce qui vous a réellement aidé à surmonté tout cette épreuve difficile ?

J’ai un caractère moins émotif et lorsque je fais  face à des situations qui se posent, je me rends à l’évidence, les enfants étaient partis. Ma belle-famille contrairement à certaines m’a réellement soutenu, surtout ma belle-mère.

Merci pour ce témoignage Daniel, portez-vous bien.

Merci à vous !

Interview : Luc NGATCHA

Script       : ABK Academy

Replay: Invitée ABK Matin, la psychologue et clinicienne Samuella TINGUEM.

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