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André SIAKA : « …J’ai décidé d’accompagner ABK Radio. »

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André SIAKA, magnat des affaires au Cameroun et en Afrique a visité officiellement les locaux d’ABK Radio ce mardi 12 Novembre 2019, entreprise  dont il est le président du Conseil d’éthique et de surveillance. Un moment exclusif au cours duquel, il nous a livré les plus grands secrets de sa réussite dans un entretien mené par Mireille CHIMI et Achille ASSAKO.

M. André SIAKA, bienvenue sur ABK Radio, la radio que vous avez accepté d’accompagner.

Je dois avouer que je suis agréablement surpris de l’accueil que le personnel d’ABK Radio m’a réservé.

Je ne m’attendais pas à un tel déploiement. Vraiment merci et encore et bravo pour la passion que vous dégagez, parce que rien de grand ne peut s’accomplir sans passion.

Pourquoi avez-vous accepté de présider le conseil d’éthique et de surveillance de notre radio, vous qui siégez dans des instances internationales. 

Il est vrai que j’ai eu l’occasion de siéger dans les grandes instances internationales et le plus grand reste le conseil d’administration d’Ecobank basé à Lomé. J’ai eu l’occasion de siéger au conseil d’administration des Brasseries du Cameroun pendant 25 ans, de diriger le Gicam pendant 15 ans. Et je considère que toute cette expérience accumulée me donne un rôle de leader.

Aujourd’hui j’ai la responsabilité et le devoir de partager ce que j’ai reçu gratuitement de la communauté.

ABK Radio me donne la possibilité de partager avec elle cette expérience et ce savoir-faire. Et pour moi c’est important. L’expérience n’est pas de l’argent qui diminue lorsqu’on le partage.

ABK Radio est dans le secteur des médias, et vous connaissez l’importance de votre rôle dans notre environnement actuel. Ce sont les médias qui orientent l’opinion, façonne l’image de notre pays à l’extérieur. C’est pourquoi ce secteur attire. Donc la radio a un rôle extrêmement important et  Donc si vous voulez apporter de la valeur, il vaut mieux se retrouver dans ce secteur. 

Autre chose qui vous a motivé ?

Alex SIEWE a aussi motivé mon choix. C’est quelqu’un que j’ai eu l’occasion de connaître par le passé, je connais son sérieux et le professionnalisme qu’il a montré partout où il est passé. C’est pourquoi j’ai décidé d’apporter ma contribution au développement  d’ABK Radio.

Je me sens tout en phase avec moi-même en venant dans cette radio.

Je ne suis pas un professionnel de médias, mais un entrepreneur et chef d’entreprise et J’ai accepté le poste de président du Comité d’Ethique et de surveillance parce que je pense que cela va donner un levier de développement à ABK Radio. J’y crois et je pense que si vous restez dans ce cadre du respect du code d’éthique, vous ferez la différence.

Quelle est l’importance des valeurs (Créativité-pertinence-intégrité-Respect-patriotisme) pour un média comme ABK Radio ?

ABK Radio est une entreprise qui a une ambition. Et il est impossible d’atteindre ou d’accomplir une vision, sans se doter d’un ensemble de valeurs. Vos valeurs m’ont sincèrement touché, surtout celle de l’intégrité qui est extrêmement importante pour le traitement de l’information.

J’ai aussi aimé vos valeurs de patriotisme. Cela consiste à donner une bonne image de notre pays pour le sauvegarder et le devoir de patriotisme nous oblige à ne pas diffuser des informations qui peuvent être nocives pour notre pays.  Le respect des valeurs va construire dans cette structure, une démarche qui va vous permettre de vous différencier.

Aussi soyez toujours passionnés par ce que vous faites et par ce que vous dites. Car rien de grand ne se construit sans passion.

Quelle importance accordez-vous aux questions d’éthique et de gouvernance dans les entreprises ?

Je pense que si la presse aujourd’hui était soumise aux agences de  notation comme le sont les Etats, quels serait à votre avis le barème de notation ? Il est clair qu’on s’appuierait sur des valeurs. Toutes les études le confirment. Quand les entreprises ont une bonne gouvernance (du recrutement aux nominations) et se dotent d’un bon environnement éthique,  elles ont des performances supérieures à celle qui travaillent hasardeusement.  Et Pour ABK Radio qui a mis les questions de gouvernance au centre de son développement, on peut dire que vous vous situez dans l’ère du temps, dans le développent durable. 

Quelles sont les valeurs qui ont guidé vos actions et construit le parcours qu’on vous connait aujourd’hui ?

J’ai divisé les valeurs en deux parties. Les valeurs chrétiennes sont les premières valeurs qui m’ont  été inculquées par  mes parents. Et ces valeurs ont guidé mon parcours professionnel jusqu’ici. Il s’agit de l’amour désintéressé, le pardon, l’intégrité, la justice et la vie en société avec les autres et le respect du prochain. Et pour moi l’amour et le pardon sont des valeurs extrêmement importantes qu’elles sont pour moi les plus grandes valeurs de vie en société. Elles permettent une vie saine en société. Si vous ne respectez pas vos prochains, et traitez vos employés seulement comme des éléments de production, sans respect et sans amour et pardon, je ne vois pas comment ils se mobiliseront pour vous. Il faut qu’il y’ait cet amour désintéressé pour leur permettre de se développer.  Comment vont-ils vous respecter, si vous ne les respectez pas ? Un leader doit savoir pardonner les erreurs de ses collaborateurs.

Au-delà de ces valeurs chrétiennes, il y’a des valeurs professionnels qui sont universelles. Et celle qui m’a le plus aidé jusqu’aujourd’hui, c’est le travail. Je ne puis vous dire depuis combien d’années je me lève très tôt le matin pour travailler. Je ne vais pas vous donner l’heure vraie pour éviter d’effrayer   certaines personnes. Si vous pensez pouvoir obtenir quelque chose sans travailler, sachez que c’est impossible. Tout s’obtient par le travail. Que ce soit à l’école, en milieu professionnel ou autres. Le travail reste la clé du succès et c’est la première des valeurs à mettre en œuvre pour obtenir des résultats. Il n’Ya pas de résultats sans travail.

A côté du travail, il y’a des valeurs d’éthique comme l’Intégrité ; et au-delà de l’entreprise, elle s’applique aussi à l’individu. Et cela a toujours été mon point fort. J’ai toujours cherché à rester intègre dans mon approche et à rester juste et équitable dans toute ma carrière. Je n’ai jamais chercher à copier ou à tricher le devoir de quelqu’un. Même dans mon entreprise, je n’ai jamais favorisé un tel contre un autre déraisonnablement et je procède selon le mérite.

Au-delà de l’intégrité ; il y’a l’exemplarité. Ne demandez jamais aux gens ce que vous ne pouvez pas faire. Essayez d’être exemplaire dans ce que vous faites. Un chef, un modèle ou un guide doit toujours être exemplaire. Vous ne pouvez pas demander aux gens d’être à l’heure au travail alors que vous arrivez toujours à 10h. Vous demandez aux autres d’être toujours propres mais vous-même ne l’êtes pas. Faites d’abord ce que vous attendez des autres. Le rôle d’un leader c’est faire adhérer et motiver, et c’est par l’action qu’il doit convaincre.

A côté de l’exemplarité ; il y’a une vertu qui est l’humilité. Il faut toujours se dire qu’on n’a pas de mérite spécial pour ce qu’on a. Il faut reste humain malgré ses positions dans la vie. Mes amis de l’école primaire, de polytechnique et même du séminaire sont restés mes amis, même qu’ils n’ont pas occupé des postes importants. Y’en a qui sont restés très modestes de condition, mais qui sont toujours mes amis. L’humilité est la caractéristique première d’un véritable leader.

Questions des auditeurs sur ABK Radio (89.9)

Je suis un jeune et j’ai en projet de créer mon entreprise, Comment vous avoir comme coach dans mon développement entrepreneurial ?

Il est très facile de me rencontrer. Mes bureaux sont à Routd’Af à Bassa. Faites-moi une synthèse de votre projet, je l’étudierai et s’il est profitable à l’intérêt général, nous vous accompagnerons. J’accompagne des projets auxquels je crois, pas pour l’intérêt économique mais pour l’intérêt général d’abord. En ce sens, J’ai  plusieurs  jeunes que j’encadre aujourd’hui. 

Avez-vous formé les jeunes leaders pour assurer la relève.

Je vous raconte une histoire pour illustrer ma réponse. Lorsque je suis arrivé aux Brasseries du Cameroun où j’ai passé 25 ans comme Directeur Général, il y’avait 69 expatriés à la direction, mais lorsque je repartais de là en 2014, il n’y avait plus que 12 expatriés, parce que j’avais formé de nombreux dirigeants qui avait pris la relève et d’autres sont devenus de nombreux dirigeants et intervenants consultants du groupe Castel en Afrique. Et dans mon entreprise que je viens de créer, il n’y a que les jeunes qui y travaillent. Je ne peux pas dire que j’ai formé des leaders, mais j’ai formé des jeunes, misé sur eux et leur ai donné la possibilité de devenir des leaders.  Je suis prêt à coacher les jeunes qui évoluent dans un domaine d’intérêt général, comme l’agriculture, l’industrie, pour recruter les jeunes. Je suis prêt à cela.  Aussi, j’adore l’agriculture, étant fils de paysan, j’accompagne les jeunes entrepreneurs agricoles.

Que pensez-vous des programmes jeunes (PIASSI-PAJER-U) initiés par le gouvernement mais qui jusqu’ici ne sont pas implémentés ?

Je crois que ces programmes participent de la volonté du gouvernement d’aider les jeunes à se développer et à s’auto-employer. Maintenant, entre la volonté et la réalité, il y’a eu des problèmes, et je ne sais pas ce qui s’est passé par la suite parce que je n’ai pas eu la possibilité de suivre ces programmes.

Quel est la place de l’école et des études dans le succès professionnel ?

L’école est comme une caisse à outils. Ça vous ouvre les portes, mais ne fait pas de vous, la personne finie. L’école vous aide à construire votre personnalité, vous donne les outils nécessaires pour vous affirmer, mais l’expérience du travail commence après l’école. Parce que à l’école, vous êtes seuls, vous ne commandez personne, même pas votre voisin, vous n’êtes pas un leader, mais vous suivez les autres. C’est dans la vie pratique que vous acquérez des connaissances pratiques, parvenez à affronter des difficultés, à résister face aux épreuves.

Pourquoi les jeunes font de grandes études au Cameroun, et disposent de diplômes mais ne trouvent pas du travail ? 

Pour trouver du travail et le garder, les jeunes doivent savoir qu’il y’a des attitudes qu’il faut avoir. Il y’a des valeurs à préserver. Si vous n’avez pas certaines valeurs importantes, vous êtes à côté. Il y’a la passion et l’imagination. Les jeunes passionnés et imaginatifs sont des valeurs rares dans nos entreprises.

Collées à ces valeurs, des attitudes gagnantes, notamment la ponctualité. Nous n’apprécions pas assez la valeur temps ; et c’est extrêmement important. Regardez, je suis arrivé à l’heure pour cette visite officielle des locaux d’ABK Radio. Quand vous avez un candidat à l’emploi qui arrive en retard sortant de grands prétextes, il est à côté de la plaque. La vie est faite d’imprévisibles et notre rôle de responsable est de gérer les imprévus. Si vous ne pouvez pas gérer un retard, ou si vous êtes incapables d’arriver à l’heure, ce ne sont pas des difficultés que vous pourrez gérer dans la vie pratique professionnelle. Donc Il faut toujours être capable de prévoir les plans B.

La deuxième attitude gagnante c’est d’être ordonné et d’être discipliné. Parfois vous entrez dans le bureau de quelqu’un et vous le fouillez parce qu’il est perdu dans le désordre des dossiers éparpillés sur son bureau. Comment quelqu’un peut avoir l’esprit ordonné dans tout ce désordre ? C’est important aussi à la fin de la journée, de vous rassurer que vous avez fait ce que vous étiez censé faire en revisitant votre programme de la journée, pour faire le bilan.

Vous qui avez managé plusieurs entreprises, quels conseils aux jeunes entrepreneurs ?

Il y’a deux types de formations, celles qui débouchent directement sur la partie opérationnelle, il s’agit notamment de tout ce qui est nouvelle technologie. Dans les formations qui sortent des nouvelles technologies, il faut après l’école, que le jeune aille en entreprise pour obtenir une expérience pratique de gestion d’entreprise. Pour créer votre propre entreprise, travaillez d’abord un moment pour un autre qui a la sienne, l’occasion de maitriser la gestion de l’entreprise et d’acquérir de l’expérience pratique. Si vous voulez créer votre propre commerce, après vos études, travaillez d’abord avec un commerçant etc.

Qu’est-ce que vous devenez après votre départ des Brasseries du Cameroun ?

Vous savez, la vie est un perpétuel recommencement et une spirale montante. Je ne suis jamais parti des Brasseries, j’ai simplement fait la transition entre les brasseries et d’autres activités. Je suis d’ailleurs resté PCA de plusieurs sociétés. Aujourd’hui j’ai lancé une entreprise qui s’appelle Routd’Af, une entreprise qui offre des opportunités énormes, d’insertion professionnelle des jeunes. Parce que pour moi, le plus important aujourd’hui c’est d’accompagner les jeunes et d’en faire de véritables leaders.

Ne pouvez-vous pas utiliser votre notoriété pour plaider devant le gouvernement en faveur des jeunes entrepreneurs victimes de notre système d’impôt ?

Vous posez là un vrai problème. Je suis tout à fait d’accord avec vous qu’il s’agit là d’une préoccupation majeure des jeunes qui créent des entreprises, parque la valeur globale qu’ils apportent à l’économie camerounaise est telle que le fait de ne pas payer des impôts n’est pas un élément discriminant. Si ma voix pouvait compter, croyez-moi, je la consacrerais à défendre les jeunes qui créent des entreprises et qui s’y consacrent. Je pense que les impôts devraient comprendre et soutenir ces jeunes qui ont des projets de création d’entreprise et se battent pour avancer.  

Quelles solutions pour les prestataires qui ont du mal à se faire payer leur facture à temps ? Quelles conséquences ?

Le problème de payement de l’état touche toutes les entreprises au Cameroun, sans exception. Et tant que l’Etat n’aura pas amélioré ses finances publiques, nous ferons toujours face à ce problème, et je ne vois pas de solutions miracles. L’Etat doit retrouver une économie stable, améliorer sa croissance et développer ses exportations pour améliorer ses finances publiques pour nous sortir de ce problème, sinon on va continuer à pressurer les entreprises pour collecter des impôts. Nous sommes dans une crise de liquidité. Et quand vous interrogez les chefs d’entreprise, la première plainte, c’est la dette intérieure. Ce que l’Etat doit aux entreprises, et ça touche tout le monde, malheureusement, nous sommes dans une crise de liquidité.     

Que faut-il faire à ce jour, Monsieur André SIAKA, pour améliorer le climat des affaires au Cameroun ?

Il faut déjà que les résolutions du Grand Dialogue National soient mises en application pour rassurer les camerounais qui seront appelés aux urnes. La crise anglophone a eu un impact grave sur l’économie camerounaise. Il est urgent de prendre des résolutions ciblées pour résoudre la question de cette crise qui est un handicap énorme au développement et à l’émergence du Cameroun.

Vous avez passé 25 ans à la tête des Brasseries, que pensez-vous de la longévité au poste qui est un phénomène tant décrié au Cameroun en ce moment ?

Je suis entré aux Brasseries très jeune, je crois à 25 ans dans un pays où la mobilité était relativement faible. Et il n’avait pas de problèmes de limitation de mandats, on ne pouvait donc pas inventer des règles qui n’existent pas à un moment donné. Je suis resté 15 ans au Gicam et maintenant les textes ramènent les mandants à 10 ans. Et quand on regarde la durée à la tête d’une entreprise, le plus important à se poser comme question ne doit pas porter sur les années passer au poste, mais plutôt de se demander, est-ce que ces 25 ans étaient des années de stagnation ou de développement de l’entreprise.  

C’est quoi Routd’Af ?

Routd’Af est une société en abrégée de routes d’Afrique. C’est une structure camerounaise, qui a des camerounais à sa tête avec pour ambitions de traverser les frontières du pays pour s’étendre sur le continent. L’entreprise a été créée en 2013 et nous sommes opérationnels depuis 2014, donc ça fait 5 ans d’exploitation. Notre vision c’est d’être dans le top des entreprises de travaux publics au Cameroun et en Afrique Centrale dans un avenir très proche (2020-2022). Nous attachons beaucoup d’importance à la qualité de nos infrastructures, en essayons de respecter les normes en matière de construction. Et nous proposons les meilleurs couts sur le marché, et livrons nos chantiers dans les délais minimums. Nous formons également des jeunes à être professionnels et à innover. Puisque l’innovation est capitale pour ceux qui veulent se démarquer.

Et à Routd’Af, nous sommes vraiment des passionnés de ce que nous faisons, les employés aiment ce qu’ils font et arbore toujours le sourire.  Nous sommes sur plusieurs chantiers actuellement. On est sur le chantier de Bafoussam pour la CAN, A Douala, nous sommes sur les chantiers du PNUD et  de la Communauté Urbaine et nous avons également des chantiers en construction à Yaoundé. On a été longtemps sur la route Nationale No 3, (Douala-Yaoundé) où on a remplacé des buses, avec le fait d’armes connu qui est le remplacement du dalot sur cette route dont la circulation avait été paralysée à cette période. Nous avions rétabli cette circulation entre les deux grandes villes en 15heures grâce à notre esprit d’équipe, de jeunes passionnés et positif.

Merci Monsieur André SIAKA pour cet honneur. Merci de nous avoir accordé cette interview exclusive.

Il me revient aussi de vous dire merci. J’apprécie  vos contenus et telle que  l’ambition d’ ABK Radio est d’être au Top, continuez de faire des choses différentes et mon rôle sera de vous accompagner pour que vous puissiez grandir et que ABK Radio aille jusqu’au sommet. »

Merci.

Script : Luc NGATCHA

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ABK INSIDE

⏯ Alice Maguedjio: « …les incendies sont programmés dans nos marchés. »

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Qui met le feu à nos marchés? Sur cette question et à la lumière des récents incendies qui ont frappé le marché de Mboppi à Douala, Alice Maguedjio a sa petite idée. Elle évoque des mains criminelles et une mafia bien organisée qui vise à faire déguerpir les commerçants.

Alice Maguedjio est depuis 2009, la première femme présidente du Syndicat des Commerçants Détaillants du Wouri (Sycodew). En 2012 elle devient membre de la Chambre de Commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat (CCIMA), et fondatrice de l’Association des commerçants dynamiques du marché Mboppi, considéré comme le plus grand marché de la sous-région Afrique centrale. Cette commerçante, comptable de formation et diplômée en gestion des entreprises était ce lundi 18 Novembre ; l’invitée de ABK Radio. Au cours de cet échange, la sempiternelle question des incendies dans nos marchés de Douala a gagné les débats.  Voici les extraits de son entretien.

Qui met le feu dans nos marchés ?

 » Ce qui s’est passé au marché MBOPPI il y’a quelques jours est quelque chose de hautement programmé. Le feu arrive toujours dans nos marchés au mois de Novembre quand les commerçants font des stocks pour préparer les fêtes de fin d’année, cela laisse songeur. « 

« La complicité des agents d’Énéo avec la CUD est à l’origine des problèmes au marché. Tout ce passe comme s’il faut déguerpir les gens par le feu. J’ai dit au MINAT que les incendies sont programmés dans les 30 marchés de la ville. « .

 » Le marché Mboppi existe depuis au moins 40 ans. Le devoir régalien de la commune c’est l’éclairage public. Nous somme quasiment 2000 commerçants au marché Mboppi et on paye 4000F par personne par mois comme droit de place, alors qu’on n’a même pas une seule lampe publique, ni même une toilette publique. A chaque fois qu’on a incendie au marché, on n’a même pas un message de soutien de la part des autorités. « 

 » Les commerçants sont désormais convaincus que les feux sont lancés dans les marchés. La thèse des incendies programmés est avérée. »

« En moins de trois mois, on a eu trois incendies au marché MBOPPI. Si la CUD est le gestionnaire du marché, ENEO gère l’électricité et ne travaille pas comme il faut. Les câbles traînent partout et ENEO vient de sortir un communiqué pour dire que nous n’aurons pas d’électricité jusqu’à ce que le transformateur soit rétabli. Et ce n’est pas pour demain. »

Nous commerçants n’allons pas continuer à être des victimes désignées de ce complot ourdi entre la CUD et ENEO « 

 »

« Nous avons fait que le constat selon lequel à chaque nomination de préfet, il ya un incendie dans nos marchés et là le 01er adjoint préfectoral vient de signer un arrêté interdisant la reconstruction après les récents incendies. A cause de ces dénonciations, ma boutique a été scellée par le délégué de la Communauté Urbaine depuis janvier 2019  sans aucun motif valable.  » C’est vraiment trop.

Merci à ABK Radio pour l’invitation.

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ABK ACTU

⏯ CYRILLE KEMMEGNE RETOURNE SA VESTE : « Paul Biya est un usurpateur, un homme dépassé et du passé »

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Cyrille Kemmegne, le journaliste et écrivain, vient de commettre un livre qui ne plaira pas aux supporters du président de la République Paul Biya. Un livre parlant du destin présidentiel de Maurice Kamto, arrivé deuxième à l’élection présidentielle de 2018. Il s’est confié à ABK, dans un style plutôt acerbe.

Achille ASSAKO

Au debut de la décennie qui s’achève, Cyrille Kemmengne, rédacteur en chef de la station régionale CRTV – Sud à Ebolowa avait pourtant écrit un livre à la gloire de celui qu’il qualifie désormais de « locataire usurpateur du palais d’Etoudi », un ouvrage qui d’après la légende lui aurait valu une nomination à la CRTV la chaîne publique, dans la région d’origine du chef de l’état.

JE N’AI PAS D’HISTOIRE D’AMOUR AVEC PAUL BIYAI. Il A USURPÉ LA VICTOIRE DE MAURICE KAMTO

Cyrille Kemmegne qui se dit « pourchassé » par des proches de Paul Biya qui pourraient attenter à sa vie même en Europe a réitéré sur ABK qu’il ne va plus « se taire ».

Quand Cyrille Kemmegne vantait Paul Biya
L’ancien chroniqueur sportif de la CRTV était réputé comme un partisan du président de la République à qui, il a consacré un livre intitulé « Paul Biya parle au Cameroun, à l’Afrique et au Monde » paru en 2012. L’ouvrage de 347 pages est une compilation des discours du chef de l’Etat depuis 1982, accompagnés des analyses de l’auteur. Dans cet ouvrage, Cyrille Kemmegne relevait la constance du discours du président de la République depuis son accession à la magistrature suprême : « Ce que dit le président Paul Biya aujourd’hui est la conséquence logique de ce qu’il avait dit hier » faisait-t-il remarquer en févier 2012. Le journaliste invitait à cette époque « chaque Camerounais à accompagner le chef de l’Etat dans son action, chacun à son niveau. »

Le déclic se serait produit lors de la dernière élection présidentielle. Cyrille Kemmegne déclare: « Moi j’ai voté à Ebolowa et je n’ai pas voté pour le RDPC à l’élection présidentielle d’Octobre 2018. Mais lors du dépouillement le RDPC a eu 100% à Ebolowa. »

Il ‘y aurait donc eu fraudes massives lors de cette élection et selon l’éditeur, « Ce livre est le journal de la crise électorale camerounaise, le journal des évènements forts qui secouent le Cameroun. C’est un livre important pour comprendre la politique camerounaise, la relation entre le peuple et le pouvoir. »

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