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CULTURE & SOCIÉTÉ

🏭ENTREPRISE: La fabrication du VERRE, un parcours moins transparent que ce qu’on croit.

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Le verre, ce matĂ©riau Ă  la fois dur et fragile est omniprĂ©sent dans notre quotidien ; Vitres de voitures et de maison, bouteilles, verres Ă  boire, objet de dĂ©coration, pots, bocaux
la liste est longue. Le temps d’un Ă©vĂšnement heureux Ă  la sociĂ©tĂ© camerounaise de verreries (SOCAVER), nous nous sommes intĂ©ressĂ©s au processus de fabrication du verre, bref Ă  son parcours.

Mireille CHIMI

L’idĂ©e est nĂ©e au cours de l’évĂšnement qui  s’est tenu au siĂšge de SOCAVER Ă  Douala-bassa le vendredi 15 Novembre 2019. En effet, l’entreprise a mobilisĂ© 06 milliards de FCFA pour rĂ©nover son four numĂ©ro 2 et construire un atelier dĂ©diĂ© Ă  la production des tubes gonflables qui servent Ă  la production des emballages en plastique appelĂ©s prĂ©formĂ©s.

Et pour en savoir plus, nous avons approchĂ© le Directeur d’exploitation de SOCAVER Alain TADIE qui nous a enrichis.

Qu’est-ce que le verre et quel processus permet d’obtenir le verre et d’en faire une forme? 

Alain TADIE : Â«  Le verre c’est essentiellement du sable .Le verre est un matĂ©riau produit Ă  partir de matiĂšres premiĂšres naturelles. Vous devez savoir que quand on parle du verre, c’est du sable qu’on a fondu tout simplement mais il se trouve que le point de fusion du sable c’est de la silice qui est contenu dans du sable c’est pratiquement 1750 degrĂ©s .Et dans la nature on ne trouve aucun matĂ©riau qui soit capable de rĂ©sister Ă   ce niveau de tempĂ©rature, d’oĂč la nĂ©cessitĂ© pour nous d’y  intĂ©grer de la soude, pour baisser un tout petit peu le point de fusionet de la chaux pour re stabiliser la matiĂšre. AprĂšs vous avez la matiĂšre premiĂšre vitrifiable qu’on passe au four on fond a pratiquement 1600 degrĂ©s et aprĂšs la fusion,  on l’affine parce qu’il faut sortir  les bulles d’air qui sont dans du verre pour avoir un verre de bonne qualitĂ© et on prĂ©pare le verre pour le moulage et le dĂ©moulage dans des marmites que nous appelons des feeder ; une fois le verre prĂ©parĂ©, la machine est prĂȘte  pour mouler et dĂ©mouler c’est ce qui nous permet d’avoir la bouteille.

La bouteille Ă©tant fabriquĂ©e, il faut tout simplement la refroidir, en Ă©liminant les contraintes thermiques internes de la bouteille. Nous le faisons via les arches de re cuisson et au bout de l’arche de re-cuisson,nous avons des machines de re choix pour pouvoir Ă©liminer les dĂ©fautscrĂ©Ă©s en fabrication. Et la bouteille est prĂȘte Ă  l’utilisation aprĂšs palettisation Ă  ĂȘtre envoyĂ©e chez le client Â»

Alain TADIE, Directeur d’exploitation de SOCAVER

Nous entendons souvent parler du verre consignĂ© qu’est-ce que c’est exactement ?

Alain TADIE : « De façon gĂ©nĂ©rale on a 2types de verres  on a ce qu’on appelle vulgairement le verre consignĂ©. Ces sont des  verres avec des poids un peu Ă©levĂ©s qui permettent Ă  un client ou Ă  une sociĂ©tĂ© brassicole d’utiliser cette bouteille plusieurs fois Ă§a voudrait dire qu’elle  va en vente. On l’utilise et la bouteille rentre encore pour un sous tirage et lĂ  on parle   du verre consignĂ©.

Mais il existe Ă©galement du verre qui n’est pas consignĂ©. C’est un type de verre qui est fait avec un poids un peu plus faible mais cette fois c’est utilisable une seule fois, c’est de l’employĂ©-jetĂ© donc dĂšs qu’il est utilisĂ©, on le casse et il ne repart plus dans les processus de tirage. Â»

Sur le  processus de recyclage du verre, comment est-ce que vous faites ?

Alain TADIE : « le recyclage du verre relĂšve d’un vaste processus. Il faut d’abord collecter le verre et aujourd’hui SOCAVER collecte le verre Ă  l’intĂ©rieur et Ă  l’extĂ©rieur du Cameroun et une fois ce verre collectĂ©, il est traitĂ© dans la station de traitement de verre sur notre site, pour un investissement de 600 A 700 Millions de FCFA, oĂč nous introduisons le verre et au bout de la chaine, nous avons du verre sans impuretĂ©, les impuretĂ©s qui sont essentiellement tout ce qui est mĂ©tal parce que ces mĂ©taux dĂ©truisent trĂšs rapidement le four. Mais parallĂšlement on enlĂšve tout ce qui  est matiĂšre organique, saletĂ©s et impuretĂ©s. Â»

Maintenant vous savez tout. Rappelons que SOCAVER est une entreprise certifiĂ©e ISO 9001/2008 et FSSC 22000. Elle a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e le 28 juin 1966 Ă  Douala, c’est l’unique verrerie de la CommunautĂ© Ă©conomique et monĂ©taire de l’Afrique Centrale (CEMAC) qui dispose de deux fours qui produisent 55 000 tonnes de verre fondu. SOCAVER se situe dans la ligne de la modernisation, de l’appropriation de la technologie et d’une expertise industrielle de haut niveau. Elle commercialise environ 100 marques de produits comprenant des bouteilles dĂ©corĂ©es et non dĂ©corĂ©es, des pots, bocaux


Mireille CHIMI

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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔮 ALERTE – Rapport OMS 2019 : Le taux de suicide a triplĂ© au Cameroun en 4 ans

Les chiffres sus citĂ©s sont contenus dans un document intitulĂ© « Rapport de suivi des 100 indicateurs clĂ©s de SantĂ© du Cameroun en 2019 » que vient de rendre public le ministĂšre de la santĂ© publique. Ledit rapport contient des donnĂ©es rassemblĂ©es par l’organisation Mondiale de la SantĂ© (OMS) sur le Cameroun de 2012 Ă  2016 pour le compte de l’exercice 2019

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Pour l’OMS, les statistiques sanitaires mondiales 2019 rĂ©vĂšlent que  « le taux de suicide au Cameroun est passĂ© de 4,9 en 2012 Ă  12,2 pour 100 000 Habitants en 2016. Soit 17,1 pour les hommes contre 7,4 pour les femmes.

Il n’est mentionnĂ© nulle part les raisons qui justifient cette hausse du taux de suicide au Cameroun. Toujours est-il l’objectif de dĂ©veloppement durable (ODD) est de rĂ©duire d’un tiers en 2020 ces chiffres. Cela passe par la prĂ©vention et le traitement, la promotion de la santĂ© mentale et le bien-ĂȘtre.

Le mĂȘme rapport indique par ailleurs  que l’espĂ©rance de vie au Cameroun est passĂ© de 53 ans en 2009 Ă  58 ans en 2016.Malheureusement, cela ne rĂ©jouit pas, vu que ces chiffres restent infĂ©rieurs Ă  ceux de l’Afrique Subsaharienne oĂč l’espĂ©rance de vie globale est de 61,2 ans et Ă  l’Afrique centrale qui est Ă  60, 6 ans.

Mireille CHIMI

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ABK ACTU

🔮 Ernest OuandiĂ©, le dernier des Mohicans, leader nationaliste camerounais, hĂ©ros de la lutte du peuple, est assassinĂ© Ă  Bafoussam

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Sur la grande place, les habitants sont rassemblés en silence en ce triste 15 janvier 1971 peu avant 11h du matin. Ce jour là, il est menotté et escorté par une escouade de soldats camerounais. Il avance avec fiÚre allure, son visage ne laisse transparaßtre aucune inquiétude, au contraire on le sent plutÎt détendu et joyeux.

L’instant est douloureux en mĂȘme temps historique. Ernest OuandiĂ© refuse de se faire bander les yeux. Au commande du peloton d’exĂ©cution, un jeune officier camerounais. Avant d’ĂȘtre exĂ©cutĂ©, Ernest OuandiĂ© prononce quelques paroles qui vont sonner comme l’appel Ă  lutter pour la libertĂ©. Il exprime toute sa fiertĂ© et sa gratitude d’avoir combattu pour l’intĂ©rĂȘt de son pays, tout en prophĂ©tisant que le combat Ă©tait loin d’ĂȘtre terminĂ©, mais que d’autres prendront le relais jusqu’à la victoire finale. AprĂšs avoir chantĂ©, l’ordre fut donnĂ© de tirer. Les premiers tirs sont mortels pour Gabriel Tabeu alias Wambo le Courant et de RaphaĂ«l Fotsing ses deux camarades. Quant Ă  Ernest OuandiĂ©, il ne meurt pas sur le coup, il aura le temps de crier « Que vive le Cameroun ».

AprĂšs la premiĂšre salve, on entend la voix d’Ernest OuandiĂ© crier encore«Que vive le Cameroun», et il tombe, criblĂ© de balles. Un officier europĂ©en se dĂ©tache de l’assistance, s’approche de OuandiĂ© mourant, s’agenouille auprĂšs de lui, met la main Ă  son Ă©tui de revolver, se penche en avant. OuandiĂ© respire encore. Il tire Ă  bout portant.

Les figures les plus influentes de l’UPC, avaient toutes Ă©tĂ© massacrĂ©es, Um NyobĂ© le 3 septembre 1958, FĂ©lix Roland MoumiĂ©, le 15 octobre 1960, et OssendĂ© Afana, le 10 mars 1966.

DotĂ© d’un mental sans pareil qui dĂ©passe de loin celui de ses pairs, OuandiĂ© est progressivement abandonnĂ© et trahi par les siens. Il finit par se rendre lui-mĂȘme en aoĂ»t 1970 et se laisse arrĂȘter sans opposer de rĂ©sistance. TorturĂ© et interdit de toute visite de ses avocats pendant six mois, il est jugĂ© par le Tribunal militaire de YaoundĂ© en dĂ©cembre 1970, dans le-dit «procĂšs de la rĂ©bellion». Il Ă©coutera la tĂȘte haute le verdict de sa peine capitale.

Quant au jeune officier qui va tirer Ă  bout portant sur la tĂȘte d’Ernest OuandiĂ©, certaines sources affirment qu’il Ă©tait un europĂ©en vu que l’administration française voulait Ă  tout prix s’assurer de la sentence tout comme avec Um Nyobe. Par contre, d’autres soutiennent la thĂšse selon laquelle c’était un camerounais.

✅ Loin de cette date du 15 janvier 1971, qu’avons-nous fait aujourd’hui de l’hĂ©ritage d’Ernest OuandiĂ© et les autres ?

✅ QU’AVONS NOUS DONC APPRIS DES SACRIFICES DES HÉROS INDÉPENDANTISTES CAMEROUNAIS ?

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