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🔮CELESTIN BEDZIGUI : « Atanga Nji est un roturier ex dĂ©tenu qui veut humilier la communautĂ© Beti en destituant Biloa Effa »

Pour le chef CĂ©lestin Bedzigui, cet acte est pris dans un esprit qui contrarie gravement celui affichĂ© ces derniers mois par le Chef de l’Etat de ramener un climat d’apaisement politique dans notre pays, avec par exemple la dĂ©cision d’arrĂȘt des poursuites contre Maurice Kamto et ses militants incarcĂ©rĂ©s Ă  la suite justement des  » marches interdites ».

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Le prĂ©sident du PAL (Parti de l’Alliance LibĂ©rale) est trĂšs en colĂšre contre le ministre de l’administration territoriale Paul Atanga Nji. Ce dernier qui a pris un arrĂȘtĂ© destituant le chef de 3e degrĂ© Biloa Effa Ă  la suite de sa « participation Ă  une marche interdite ». L’ex fonctionnaire international ne mache pas ses mots et voit en cet acte, une volontĂ© d’humilier la royautĂ© Beti du Cameroun, et partant, toute la communautĂ©.

« D’aucuns pourront perdre leur latin, Ă  la lecture de l’arrĂȘtĂ© scĂ©lĂ©rat pris par l’actuel Ministre de l’Administration Territoriale, apres visa du Premier Ministre, destituant Sa MajestĂ© Biloa Effa de sa fonction de Chef Traditionnel, pour le prĂ©texte politique d’avoir participĂ© Ă  une « marche interdite ». Cet acte est pris dans un esprit qui contrairie gravement celui affichĂ© ces derniers mois par le Chef de l’Etat de ramener un climat d’apaisement politique dans notre pays, tout en laissant Ă  chaque acteur la latitude du choix de la posture politique qui sied Ă  ses objectifs. La dĂ©cision d’arrĂȘt des poursuites contre Maurice Kamto et ses militants incarcĂ©rĂ©s Ă  la suite justement des  » marches interdites » participe de cette volontĂ© prĂ©sidentielle d’apaisement.

D’oĂč peut- il donc venir qu’au niveau gouvernemental d’exĂ©cution des volontĂ©s du Chef de l’Etat, il soit perpĂ©trĂ© ce qui, sous un certain prisme peut ĂȘtre qualifiĂ© de violation de consigne? N’ est ce pas une preuve que certains introduisent dans la gestion de l’Etat des mĂ©thodes relevant de cette « voyoucratie » que souvent nous Ă©voquons,, je parle d’un comportement d’authentiques voyous combinĂ© par une incompĂ©tence qui cause tant de tort Ă  notre pays?

C’est mon indignation face Ă  ce constat accablant qui a ramenĂ© Ă  la surface de ma mĂ©moire mon latin, cette langue dont les mots rendent si bien compte de ce qui peut se saisir de l’esprit rĂ©voltĂ© d’un citoyen attachĂ© aux valeurs traditionnelles et rĂ©publicaines.

Car aujourd’hui, la RĂ©publique est en danger. Ses fondements dans nos traditions sont foulĂ©s au pied par de vĂ©ritables aigrefins politiques. Certaines pratiques et certains actes rĂ©vĂšlent des esprits mĂ©diocres voire adrptes du pire qui chaque jour s’Ă©chinent Ă  inventer des facĂ©ties en couleur par lequels ils entretiennent l’Ă©merveillement du Prince que certains diraient, paraphrasant Clemenceau, « absorbĂ© par son fasrueux mirage » 

D’ou vient- il que Sa MajestĂ© Biloa Effa dont la lĂ©gitimitĂ© traditionnelle et digne fils Mvog Tsoug’n Mballa, autochtone en sa terre, hĂ©ritier d’une vielle lignĂ©e Ă©tablie en ces lieux bien avant la colonisation soit aujourd’hui  » destituĂ©  » par un roturier venue de si loin, infligeant une telle humiliation et bafouant de maniĂšre aussi ostensible notre dignitĂ© et notre fiertĂ© Beti???

Comment une telle profanation du sacrĂ© et des traditions dont nous, autoritĂ©s traditionnelles avons la charge de la prĂ©servation peut elle, pour des raisons politiques, se perpĂ©trer sans qu’interviennent une correction immĂ©diate de la  » haute hiĂ©rarchie »? Devons nous y voir une forme de complicitĂ© tacite ? Le risque est lĂ  et un acte solennel doit ĂȘtre pris pour Ă©carter tout doute de tout esprit. Et en l’ absence de mes aĂźnĂ©s qu’Ă©taient Onambele Zibi, je brandis le chasse-mouche de la colĂšre d’un patriarche Beti.

ColĂšre d’autant plus motivĂ© par la question qui donc croit pouvoir nous infliger une telle humiliation, « chez nous ici, a dzal vah, a tan biih vah » ??? Un roturier que les souvenirs encore frais de certains voient en pensionnaire de la maison d’arrĂȘt de New Bell Ă  Douala
 Ă  l’Ă©poque oĂč Ă  la trentaine, j’Ă©tais Directeur GĂ©nĂ©ral Adjoint d’une Brasserie !!!!
Je n’en dirai pas plus
. par Ă©lĂ©gance intellectuelle 


La volontĂ© d’humilier une composante essentielle de notre nation doit avoir des limites. Cette limite par cet acte ignoble est frachie. Messieurs Atanga Nji et Dion Ngute peuvent- ils de maniĂšre aussi dĂ©sinvolte destituer un Fon du Nord Ouest, un Chief du Sud Ouest, un Lawane, un Djaoro, un Lawane, un Lamido du Grand Nord? De tels actes auraient-ils Ă©tĂ© pris par les grands MINAT qu’ont Ă©tĂ© Enoch Kwayeb ouAndze Tsoungi? La rĂ©ponse est NON.

Le PrĂ©sident Biya peut-il garder le silence devant la forfaiture criminelle d’humilier un des symboles de la communautĂ© BETI, elle qui subit dĂ©jĂ  le martyre d’ĂȘtre Ă  tort chargĂ© de tous les pĂ©chĂ©s du Cameroun? La rĂ©ponse est NON.

On ne peut d’un cĂŽtĂ© allĂ©ger la main sur l’auteur principal du crime politique d’une « marche interdite », une invention camerounaise, en arretant toute pousuite contre lui et, d’un autre cĂŽtĂ©, avoir la main lourde contre un de ses compagnons en le dĂ©pouillant de ce qu’il a de sacrĂ© et qu’il tient d’un hĂ©ritage traditionnel. Est ce parce que l’un est Bamileke et qu’on en a peur et l »autre est Beti et peut ĂȘtre humiliĂ© sans risque? Notre communautĂ© attend la rĂ©ponse par un e posture forte Ă  cette question grave.

Le constat de ces anomalies et rĂ©ponses Ă©tablit un constat clair: l’appareil de l »Etat au Cameroun est infiltrĂ© par des Ă©lĂ©ments qui y entretiennent l’esprit de la voyoucratie et de l’incompĂ©tence qui est aux antipodes de la DĂ©mocratie et des performances positives.

La preuve supplĂ©mentaire s’il en fallait est donnĂ©e par cette dĂ©cision que nous persistons Ă  qualifier de scĂ©lĂ©rate. Elle doit faire prendre conscience de ce que notre RĂ©publique est en danger, le danger de voir son appareil d’Etat ĂȘtre accaparĂ© par de vĂ©ritables vautours donc le parcours pour qu’ils accĂšdent Ă  certaines positions est, pour le moins et pour un grand nombre de Camerounais, questionnable.

Au cours des six dĂ©cennies qui viennent de s’Ă©couler, nous avons pu suivre la trace oĂč, dans les facultĂ©s et les ecoles des mĂ©tiers, au Cameroun ou Ă  l’Ă©tranger, dans les pratiques et les carriĂšres des uns et des autres, se sont formĂ©s les esprits de toutes les figures publiques de notre pays. A quelques exceptions prĂšs, l’appel Ă  remplir certaines positions de souverainetĂ© venait en Ă©cho d’une trajectoire bien connue.

Aujourd’hui, on voit sortir du chapeau des pigeons au pedigree inadaptĂ© au fonctions politiques et administratives auxquelles ils sont appelĂ©s. Et les dĂ©gĂąts politiques ne tardent pas Ă  s’afficher comme cette decision d’une autre Ă©poque de destituer pour une raison politique une autoritĂ© traditionnelle, alors mĂȘme qu’en tant que citoyen, Biloa Effa est libre de militer au sein du parti politique de son choix, autant que moi qui milite au PAL que j’ai fondĂ© et qui a Ă©tĂ© lĂ©galisĂ© par un MINAT alors que j’Ă©tais dĂ©jĂ  Chef Traditionnel

Les graves derĂ©glages et distortions observĂ©s dans les actes que pose cette administration amene a se demander quel logiciel produit des choix de personnes aussi questionnables portĂ©s Ă  des positions de souverainetĂ©,, et affichant une inadĂ©quation manifeste homme – fonction.

Cet Ă©tat de fait est aggravĂ© par ce que certains de ces appelĂ©s ne comprennent mĂȘme pas l’essence des matiĂšres dont elles ont la charge. Ainsi, si l’autoritĂ© traditionnelle est formellement l’auxilliaire de l’administration, c’est en revanche le Chef qui prĂȘte son prestige Ă  l’Etat pour assurer la cohĂ©sion de la communautĂ© qui lui a confĂ©rĂ© sa lĂ©gitimitĂ© .

De plus, l’ incongruitĂ© de la destitution du Chef Biloa Effa a l’intention d’intimider et de mettre au pas les Chefs traditionnels. Cette prĂ©tention est vouĂ©e Ă  un Ă©chec retentissant car jamais la majoritĂ© des Chefs jouissaient d’une rĂ©elle lĂ©gitimitĂ© ancestrale ne se plieront aux oukases du premier roturier venu qui tentent de dĂ©truire les fondements du pacte etabli depuis la nuit des temps entre le pouvoir traditionel et la Republique.

Rendus aujourd’hui Ă  la croisĂ©e des chemins, les citoyens camerounais doivent faire un choix entre la soumission Ă  un ordre inique entretenu par de vĂ©ritables corsaires politiques ou s’affranchir de toute peur pour prĂ©server une relations saine avec la Republique forgĂ©e par les annĂ©es..
Brandir les oriflammes de la DĂ©mocratie rĂ©publicaine pour vaincre la « voyoucratie » conquĂ©rante incarnĂ©e par des figures qui se rĂ©vĂšlent par leurs actes, voilĂ  la bataille d’aujourd’hui, pour construire le Cameroin de demain, le Cameroun des generations futures.

Sa Majesté Celestin Bedzigui
Chef Traditionnel Mvokani Beti
Officier de l’ Ordre de la Valeur
Président du PAL

PARU DANS LE QUOTIDIEN « LE JOUR » DE CE LUNDI 8 DÉCEMBRE 2019

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đŸ”” EDOUARD BOKAGNE: « Me SOUOP Ă©tait un homme de bien qui avait dĂ©limitĂ© ses batailles ».

Edouard Betobo Bokagne est Docteur en Histoire, ChargĂ© de cours Ă  l’École Normale SupĂ©rieure de Bambili (depuis 2016) et auteur. il livre ici ses sentiments aprĂšs le dĂ©cĂšs subit de Me Sylvain Souop, avocat du candidat Maurice Kamto rendu cĂ©lĂšbre lors de ses plaidoiries tĂ©lĂ©visĂ©es pendant le contentieux post Ă©lectoral de la prĂ©sidentielle 2018.

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UN HOMME DE RESPECT

« Benjamin Zebaze a encore raison ; mais pas comme il le pense : la mort d’un brillant avocat nous parle. Et dans le concert des pleurs sincĂšres ou intĂ©ressĂ©s, j’ai pensĂ© Ă  faire entendre – moi aussi – ma voix.

Je n’ai pas eu la chance de connaĂźtre MaĂźtre Souop de son vivant, ni mĂȘme l’honneur d’ouir sa plaidoirie (trĂšs courue) au contentieux post-Ă©lectoral. J’en ai entendu parler lors des procĂšs qui ont suivi la « rĂ©sistance » foireuse d’aprĂšs.

Et, comme tous les assidus des rĂ©seaux sociaux, j’ai appris son brutal effacement, avec quelques dĂ©tails sur ces circonstances. J’ai Ă©tĂ© effarĂ© de la pluralitĂ© et de la diversitĂ© de tĂ©moignages. C’Ă©tait un homme de respect.

Il se dĂ©gage, de ce que j’apprends a posteriori de l’homme, l’impression d’un praticien du droit intĂšgre et dĂ©terminĂ©, qui forçait le respect de tous et qui a su ramener ses derniĂšres affaires les plus cĂ©lĂšbres Ă  ce qu’elles Ă©taient


Une affaire de droit ; jusque-lĂ , mĂȘme moi, je les avais toujours perçues comme une affaire politique. Sans doute parce que le droit, (je l’ai toujours reconnu), je n’en maĂźtrise pas toutes les subtilitĂ©s.

J’ai parcouru les avis d’un oeil intĂ©ressĂ© ; et, je pense, c’est ce qui m’a Ă©garĂ© : l’essentiel des rĂ©actions provenaient du terreau politique. Il y en avait de trĂšs passionnĂ©es. Cela m’a fait croire, un grand moment, qu’il Ă©tait du MRC.

Rectification faite par le truculent Boris Bertold (qui, pour une fois, ne nous a pas servi de boycott), j’ai relu attentivement les rĂ©actions des cadres de ce parti. Étonnement, elles Ă©taient plutĂŽt trĂšs modĂ©rĂ©es.

La seule rĂ©action excessive de gens d’intĂ©rĂȘt est venue de Benjamin Zebaze. Les autres qui accusent partout ? N’y faites surtout pas attention ; pas plus que vous ne donneriez de l’intĂ©rĂȘt au babil de perroquets.

Que d’insinuations ! Que de venin ! À la limite mĂȘme, de la rĂ©cupĂ©ration. DĂ©pourvue de soldats vivants, l’armĂ©e de RĂ©sistance, comme Spartacus jadis, utilise des morts qu’elle grime comme elle peut pour un combat inutile.

Spartacus avait perdu. Mais lui au moins, il fut vaillant. Ces faux rĂ©sistants ont aussi perdu. Ils sont simplement dĂ©goĂ»tants. Quand ils ne s’approprient pas des dĂ©pouilles de quelque catastrophe naturelle


Ils s’approprient des morts d’autrui, sans vergogne ; censurent les oraisons ; Ă©valuent les contributions avec des mentalitĂ©s de crotales et des comptes d’apothicaires. Ils sont tout Ă  la fois et en mĂȘme temps.

Policiers, ils enquĂȘtent. Journalistes, ils relatent. LĂ©gistes, ils autopsient. Experts, ils critiquent tout : prise en charge, plateau technique, politiques de santĂ©. Ils sont la seule opinion publique. Ils accusent pour les morts passĂ©es.

Procureurs, ils instruisent le procĂšs du coupable qu’ils ont dĂ©signĂ©. Juges, ils l’ont dĂ©jĂ  condamnĂ©. Ils se substituent Ă  la famille endeuillĂ©e : celle de l’Ă©pouse, des parents, des avocats qui ne peut plus parler.

Il ne leur vient mĂȘme pas Ă  l’idĂ©e que Me Souop savait se faire respecter et que ses batailles, il les avait bien dĂ©limitĂ©es. Qu’importe-t-il Ă  prĂ©sent ? Il est mort. C’Ă©tait un homme bien. Que changeront ces cris ?

La mort – ce me semble – est un phĂ©nomĂšne profond, irrĂ©vocable, dĂ©finitif. Cette nature, face Ă  elle, exige un sage recul. Une bouche ne sert pas seulement Ă  parler. Elle est tout aussi utile pour parvenir Ă  se taire.

Et, bien sĂ»r, le maĂźtre du silence, celui qu’on sait si bien charger de tous les pĂ©chĂ©s ; celui qui creuse nos malheurs ; celui qui consacre nos Ă©checs ; contre qui nul ne peut rien l’aura assassinĂ©. »

Me Souop, je ne l’ai pas connu. Qu’il aille en paix. Il me semble l’avoir parfaitement compris. Le temps dira, bien plus tard, de son dĂ©part, ce qu’il faut en savoir. Et il rĂ©tribuera tous les braillards de leur content de mĂ©pris.

Edouard Bokagné

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đŸ”” MELI S’EN MÊLE : Nos footballeurs locaux mangent mal !

La chronique dĂ©glinguĂ©e de William MĂ©li qui sarroge le droit de se mĂȘler de tout, y compris de ce qui ne le regarde pas !

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NOS FOOTBALLEURS LOCAUX MANGENT MAL

Sous un soleil accablant mardi dernier, deux clubs populaires de notre championnat de premiĂšre division de Football s’entraĂźnent. Au programme : Course, passes , sĂ©quences de jeu et sĂ©quence abdos.

AprĂšs cette rude Ă©preuve des entraĂźnements, chacun doit se dĂ©brouiller comme il peut pour son petit dĂ©jeuner. Mais avant il faut passer Ă  la caisse rĂ©cupĂ©rer chacun une maigre somme de 1000 FCFA comme prime d’entraĂźnement et… tant pis si tu n’es pas lĂ . DĂ©tournement c est dans les gĂšnes. Au menu donc du petit dĂ©jeuner de nos joueurs, Pain-Haricot, Bouillie, Tapioca plus arachides, FolĂ©rĂ© ( jus d’oseille) et pour les plus nantis, les bobos c’ est jus de baobab. Et dire qu’on attend qu’ils soient performants.

Chers dirigeants de clubs, de grùce, stoppez la saignée et payez au moins des salaires décents à vos joueurs pour leur permettre de mieux se nourrir.

Autre fait qui aura retenu notre attention, c’est ce joueur d’une Ă©quipe qui affrontait une Ă©quipe nationale. On l’a aperçu en train d’enlever son short et le remettre Ă  … celui qui devait le remplacer. Mon Dieu! Ces joueurs n’ont mĂȘme pas plus de 15 shorts et on les voit venir au stade comme s’ils allaient aux entraĂźnements. C’Ă©tait bel et bien lors d’un match amical contre une Ă©quipe nationale. Il y’a lieu de verser quelques larmes pour notre football qui est pris en otage par des mercenaires.

William MĂ©li

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