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CULTURE & SOCIÉTÉ

đŸ””CULTURE: Le MusĂ©e du quai Branly – Jacques Chirac Ă  la dĂ©couverte du patrimoine culturel camerounais.

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« La rĂ©gion de l’Ouest-Cameroun est un important vivier culturel et sculpturel de grande valeur. Elle regorge Ă  elle seule, plus d’un million d’objets d’arts et statues logĂ©s dans nos chefferies traditionnelles, cases patrimoniales et petits musĂ©es de fortune. Â» Cette rĂ©vĂ©lation a Ă©tĂ© faite par les chefs, conservateurs et protecteurs de patrimoines, Ă  la faveur d’une rĂ©cente tournĂ©e observĂ©e par une dĂ©lĂ©gation d’experts venus du MusĂ©e du Quai-Branly Jacques Chirac en France. Un voyage patrimonial initiĂ© et conduit par une Ă©quipe de La Route des Chefferies. L’objectif de cette visite Ă©tant de plonger les experts du MQB dans le patrimoine vivant des chefferies qui seront exposĂ©es et mises en valeur en France d’octobre 2021 Ă  Janvier 2022.

Dans cette dĂ©lĂ©gation qui a sĂ©journĂ© sur les terres des Grassfields Ă©taient prĂ©sentes plusieurs personnalitĂ©s, notamment l’Ambassadeur de France Christophe Guilhou, le consul gĂ©nĂ©ral de France Ă  Douala, StĂ©phane CATTA, le Directeur de l’AFD, et Mme Christine Drouin, Directrice du dĂ©veloppement culturel au MQB accompagnĂ© du Conservateur, GABORIT AurĂ©lien, les prĂ©fets (Mifi, Bamboutos, Menoua, Noun), les maires en prĂ©sence de plusieurs chefs traditionnels.

Cette riche tournĂ©e dans plusieurs villages et villes de l’ouest Cameroun notamment Ă  Dschang, Bouda, Bamendjida, Bamendjo, Bafoussam, Foumban, Bapa, Bafou, Foto, Bandja Etc, a permis Ă  la dĂ©lĂ©gation de dĂ©couvrir avec satisfaction, nos diverses richesses culturelles et les grandes lĂ©gendes autour de nos peuples mise en scĂšne dans le cadre du programme Route des chefferies. Des points forts de la visite ont Ă©tĂ© de plonger la dĂ©lĂ©gation dans le patrimoine immatĂ©riel Ă  travers la participation Ă  la dĂ©cente de la cĂ©lĂ©bration du funĂ©raille du Roi Momo 1er des foto, les danses patrimoniales Ă  Bamendjinda et Ă  Baloum. Le musĂ©e des civilisations Ă  Dschang, ainsi que le MusĂ©e Royal de Foumban ont Ă©merveillĂ© nos hĂŽtes par la qualitĂ© de l’architecture et le discours musĂ©ographique.

Le MusĂ©e des Civilisations Ă  Dschang, constitue une rĂ©trospective culturelle qui retrace toutes ces histoires mĂ©connues de nos peuples, du Nord au Sud, de l’est Ă  l’ouest. Cette Ɠuvre a Ă©tĂ© conçu par Sylvain DJACHE NZEFA, Architecte Urbaniste en France, et ouvert au public depuis 2010, avec une capacitĂ© de visiteurs qui se comptent par milliers tous les ans.  L’appel a Ă©tĂ© lancĂ© en direction de tous ceux qui veulent dĂ©couvrir l’histoire du Cameroun, Ă  se rendre dans ces diffĂ©rents musĂ©es. Comme l’adage le dit : Il est difficile de savoir oĂč tu vas, sans savoir d’oĂč tu viens.

AprĂšs la visite du musĂ©e des civilisations, nos visiteurs ont saisi l’opportunitĂ© de ce sĂ©jour pour conduire une confĂ©rence Ă  l’universitĂ© de DSCHANG prĂ©sidĂ© par le Recteur Nanfosso sur la promotion, la conservation et la valorisation de nos objets d’art qui reprĂ©sentent un vĂ©ritable patrimoine historique. Une confĂ©rence qui a mobilisĂ© toutes les autoritĂ©s universitaires de Dschang, y compris le recteur, les enseignants, Ă©tudiants et autoritĂ©s administratives. Le conservateur du MusĂ©e QUAI-Branly Jacques Chirac de Paris GABORIT AurĂ©lien en a saisi l’opportunitĂ© pour faire une exposition photos des objets prĂ©cieux du Yoruba au Benin, les Minkissi du Congo, les figures de reliquaires Kota au Gabon, les rouleaux protecteurs d’Ethiopie etc.  

GABORIT AurĂ©lien a fait savoir que le musĂ©e du Quai Branly regorge Ă  ce jour plus de 90 000 objets d’art africains, 13 000 en provenance du Cameroun pour un nombre moyen d’un million de visiteurs l’an.

La dĂ©lĂ©gation a terminĂ© son sĂ©jour Ă  Douala avec la visite du MusĂ©e Maritime qui permet au Cameroun d’avoir une diversitĂ© de musĂ©e allant de la Cote aux hautes terre de l’Ouest. Rendez-vous a Ă©tĂ© pris pour la grande exposition de Paris en 2021 dont le commissariat gĂ©nĂ©ral est assurĂ© par Sylvain Djache Nzefa.

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âŻïž François BINGONO : « Un sorcier nocif passe aux aveux s’il est frappĂ© avec une seule tige de macabo »

François BINGONO BINGONO, Anthropologue, écrivain , chercheur

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Parlant du prĂȘtre catholique qui a administrĂ© une bastonnade Ă  une personne du 3Ăš Ăąge Ă  Mbalmayo, il s’est trompĂ© de couloir. Il y aurait eu les Sacramento de l’Ă©glise catholique pour dĂ©tecter les pratiques de sorcellerie nocives. »

« Pour reconnaĂźtre un sorcier nocif, on peut employer la voie des ordalies (faire passĂ© Ă  l’accusĂ© une Ă©preuve physique dĂ©cidant de son sort). Une seule tige de macabo est suffisante pour que le prĂ©sumĂ© sorcier passe aux aveux, torturĂ© par les douleurs de cette tige de macabo. Dans le cas d’espĂšce, le prĂȘtre a dĂ©cimĂ© tout un champs de macabo pour rien. »

« Tout le monde doit combattre la sorcellerie nocive. Pour le cas du prĂȘtre, il n’a pas utilisĂ© la bonne mĂ©thode »

« Le prĂȘtre a donnĂ© 6 mois au vieux. Il peut mourir avant mĂȘme les 6 mois pour au moins trois raisons : sa prostatite qui le fait souffrir et qui fait qu’il pissait dĂ©jĂ  du sang, l’humiliation en mondovision et devant ses enfants. VoilĂ  des raisons qui pourraient tuer le vieux et non pas parce que le prĂȘtre lui a donnĂ© un dĂ©lai de 6 mois »

« Je ne comprends pas pourquoi un presbytĂšre est interdit aux populations alors que c’est la maison du Christ »

« Le papa fouettĂ© a Ă©tĂ© autorisĂ© de sortie de l’hĂŽpital dans lequel il Ă©tait par une infirmiĂšre. Il a donc dĂ©cidĂ© d’aller visiter la nouvelle chapelle et il ne savait pas que le presbytĂšre Ă©tait interdit aux visiteurs. Je ne comprends pas pourquoi un presbytĂšre est interdit aux populations alors que c’est la maison de JĂ©sus-Christ »

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âŻïž Maurice Somo : « Amener des Ă©lĂšves en prison pour pornographie Ă©quivaut au mĂ©decin qui renvoie ses patients vers le marabout ».

Maurice Somo est psycho-sociologue. Il a Ă©tĂ© reçu comme invitĂ© de la matinale d’ABK Radio pour Ă©voquer les cad de pornographie rĂ©currente en milieu scolaire dans la ville de Kribi, ainsi que de l’affaire Macaire Waffo

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview de Maurice Somo, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

A propos de l’Affaire Macaire Waffo, animateur de tĂ©lĂ©vision soupçonnĂ© de viol, inceste et pĂ©dophilie sur sa fille mineure:

« La famille n’est pas le lieu par essence pour rĂ©gler ce genre de problĂšme. Celles qui veulent cacher ce genre d’individu doivent ĂȘtre poursuivies et sanctionnĂ©es. »

« Longtemps on a pensĂ© qu’il faut rĂ©gler les affaires d’inceste et de pĂ©dophilie en famille mais on se rend compte que le faire protĂšge les criminels »

« Un homme qui a couchĂ© sa fille est reniĂ© Ă  tout avantage. Ce n’est plus sa fille, il ne peut par exemple plus percevoir la dot de cette fille plus tard, si elle se marie ».

« Autant on ne peut pas emmener les enfants devant les tribunaux pour pornographie, autant les adultes soupçonnés de pédophilie comme Macaire Woafo doivent affronter la justice ».

A propos des actes de pornographie récurrents dans les établissements scolaires de Kribi:

« La pornographie dans les Ă©tablissements scolaires Ă  Kribi s’explique; parce que Kribi est une ville balnĂ©aire et est soumise au tourisme sexuel. »

« Pourquoi la ville de Kribi ? Parce que c’est une ville balnĂ©aire ».

« Ce qui se passe au lycĂ©e bilingue de Kribi est une situation qui est rĂ©currente et ce n’est pas la premiĂšre fois que la ville de Kribi fait face Ă  ce genre de scandale ».

« Amener des Ă©lĂšves en prison pour pornographie c’est exactement comme si le mĂ©decin renvoyait ses patients vers le marabout. »

« Lorsqu’un enfant pose un acte de pornographie dans une Ă©cole, cette Ă©cole doit pouvoir le corriger, le redresser, l’accompagner et non l’emmener Ă  la police ou devant le juge ».

« Ces enfants ont un Ăąge contenu entre 14 et 16 ans et c’est l’Ăąge de la pubertĂ©. Et Ă  cet Ăąge, c’est une explosion sexuelle qui est dĂ©clenchĂ©e et puisque les gens s’embrassent partout et font l’amour Ă  l’air libre, les enfants reproduisent cela Ă  la moindre occasion ».

« Les enfants et adolescents assistent Ă  la banalisation de l’acte sexuel Ă  Kribi ».

« Il y en a parmi les touristes qui se livrent Ă  des parties de jambes en l’air publiques parce qu’ils y vont pour ça »

Transcriptions: Laila Djamilatou et Cathy Mintsa

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