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🔴 PROTAIS AYANGMA: « Pour la paix, le pouvoir doit discuter avec Ayuk Tabe et les autres séparatistes, même en secret »

Protais AYANGMA a été Directeur Général Afrique Centrale du Groupe Colina et à la Direction générale de Colina-Cameroun. Ce fondateur de plusieurs entreprises d’assurance et patron du groupement patronal E CAM ne se refuse pas le droit d’exprimer ses points de vue, en particulier par rapport à la crise sécuritaire des régions du Nord Ouest et Sud Ouest comme dans cet éditorial.

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Que la paix règne au Cameroun.

Tous les observateurs de la vie politique camerounaise sont d’accord sur un fait : l’année 2019 aura été une année sombre. Non tenue de la Can, durcissement de la crise du Nord Ouest – Sud Ouest, crise post-électorale, catastrophes de tous genres (incendie de la Sonara, éboulement de Gouache, hécatombes routières…). La coupe est pleine !

Mais tel le roseau de la fable, le Cameroun a plié, mais n’a pas rompu, à la surprise de maints observateurs, compte tenu de la puissance et de la récurrence des rafales qui se sont abattues sur le pays. Mais cette forte résilience ne doit pas nous abuser car le pays est à bout et a atteint les limites extrêmes de sa résistance. Et nous n’avons d’autre option aujourd’hui que la paix. Nous devons donc concentrer toutes nos forces, nos énergies, nos intelligences à la résolution de la crise du NoSo.

Nous devons surcapitaliser sur les quelques signaux bien faibles émis par le gouvernement même s’ils sont parfois immédiatement contrariés par des signaux contraires, brouillant toute visibilité et toute lisibilité de la politique du gouvernement.

Certes le Grand dialogue national n’a accouché que d’une petite souris, mais elle peut et doit être cette étincelle qui va, grâce aux efforts de tous, permettre le retour à une paix durable.
Trop peu, trop tard ont pu penser, non sans raison, certains. Mais nous devons nous accrocher à la plus petite lueur d’espoir, fut-elle évanescente, et la raviver. Dommage que le chef de l’Etat, lors de son dernier message à la nation, soit resté dans une logique guerrière, alors que que les derniers actes (Grand dialogue, arrêt des poursuites…) laissaient plutôt penser que nous étions dans une logique d’apaisement.

La paix, contrairement à la guerre est un construit. Parfois par petites touches. Nous devons rétablir la confiance, mise à mal par des promesses non tenues, des gentlemen agreement bafoués, des attitudes condescendantes…La grande et très coûteuse messe du dialogue national doit laisser la place à de petits dialogues, plus restreints, plus discrets, et même secrets, avec les véritables représentants des sécessionnistes. Le pouvoir doit discuter et transiger avec Ayuk Tabe et les autres. Il n’y a pas d’autre solution. Et nous finirons tôt ou tard par là. N’en déplaise aux bellicistes et autres pyromanes déguisés en pompiers.

Les personnalités les plus clivantes et controversées et qui cristallisent la colère des sécessionnistes doivent être écartées et éventuellement recasées dans nos nombreuses représentations diplomatiques aujourd’hui sans plénipotentiaire.

L’élite anglophone modérée, jusqu’à présent silencieuse, doit donner de la voix et s’impliquer dans le processus de paix. Elle ne plus laisser le terrain à des charlatans qui n’ont aucune légitimité.
De même que la diaspora anglophone, très puissante et très influente, et dont le rôle et le statut doivent être valorisés. Elle a les moyens de faire terminer cette guerre. C’est elle (la diaspora) qui la finance et qui l’inspire. Elle est donc une partie de la solution et des discussions de haut niveau (Premier ministre, très proches collaborateurs du chef de l’Etat) doivent être engagées avec elle sans délai et sans conditions.

Plutôt que des caravanes d’aide alimentaire dont la gestion reste questionnable, la reconstruction, notamment des écoles, des hôpitaux, pourrait déjà commencer dans les zones sécurisées pour mitiger cette impression de désolation et d’abandon et pour montrer que la vie finalement est au-dessus de la mort. J’ai vu au Liban les bâtiments et les rues reconstruites après chaque bombardement.

La paix doit être pour tout Camerounais un impératif catégorique, un défi obsessionnel, une idée fixe dont nous devons tous poursuivre la réalisation avec acharnement.

Tous les Camerounais devraient donc, à l’image de ce censeur romain Caton qui voulait tellement que Carthage soit détruite, qu’il ponctuait tous ses discours de « delenda Carthago », Eh bien nous aussi si toutes nos pensées convergeaient vers cet objectif, si tous nos discours commençaient et se terminaient par « Que la paix règne au Cameroun », la force de cette suggestion partagée, pourrait devenir réalité. Comme Carthage a fini par être détruite.

Nous pourrons alors une fois la paix retrouvée, relancer avec force et vigueur notre économie et retrouver les chemins de la croissance et du progrès social.
Bonne et heureuse année 2020.

QUE LA PAIX RÈGNE AU CAMEROUN !

Protais Ayangma Amang

Éditorial à lire dans Mutations

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🔵 EDOUARD BOKAGNE: « Me SOUOP était un homme de bien qui avait délimité ses batailles ».

Edouard Betobo Bokagne est Docteur en Histoire, Chargé de cours à l’École Normale Supérieure de Bambili (depuis 2016) et auteur. il livre ici ses sentiments après le décès subit de Me Sylvain Souop, avocat du candidat Maurice Kamto rendu célèbre lors de ses plaidoiries télévisées pendant le contentieux post électoral de la présidentielle 2018.

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UN HOMME DE RESPECT

« Benjamin Zebaze a encore raison ; mais pas comme il le pense : la mort d’un brillant avocat nous parle. Et dans le concert des pleurs sincères ou intéressés, j’ai pensé à faire entendre – moi aussi – ma voix.

Je n’ai pas eu la chance de connaître Maître Souop de son vivant, ni même l’honneur d’ouir sa plaidoirie (très courue) au contentieux post-électoral. J’en ai entendu parler lors des procès qui ont suivi la « résistance » foireuse d’après.

Et, comme tous les assidus des réseaux sociaux, j’ai appris son brutal effacement, avec quelques détails sur ces circonstances. J’ai été effaré de la pluralité et de la diversité de témoignages. C’était un homme de respect.

Il se dégage, de ce que j’apprends a posteriori de l’homme, l’impression d’un praticien du droit intègre et déterminé, qui forçait le respect de tous et qui a su ramener ses dernières affaires les plus célèbres à ce qu’elles étaient…

Une affaire de droit ; jusque-là, même moi, je les avais toujours perçues comme une affaire politique. Sans doute parce que le droit, (je l’ai toujours reconnu), je n’en maîtrise pas toutes les subtilités.

J’ai parcouru les avis d’un oeil intéressé ; et, je pense, c’est ce qui m’a égaré : l’essentiel des réactions provenaient du terreau politique. Il y en avait de très passionnées. Cela m’a fait croire, un grand moment, qu’il était du MRC.

Rectification faite par le truculent Boris Bertold (qui, pour une fois, ne nous a pas servi de boycott), j’ai relu attentivement les réactions des cadres de ce parti. Étonnement, elles étaient plutôt très modérées.

La seule réaction excessive de gens d’intérêt est venue de Benjamin Zebaze. Les autres qui accusent partout ? N’y faites surtout pas attention ; pas plus que vous ne donneriez de l’intérêt au babil de perroquets.

Que d’insinuations ! Que de venin ! À la limite même, de la récupération. Dépourvue de soldats vivants, l’armée de Résistance, comme Spartacus jadis, utilise des morts qu’elle grime comme elle peut pour un combat inutile.

Spartacus avait perdu. Mais lui au moins, il fut vaillant. Ces faux résistants ont aussi perdu. Ils sont simplement dégoûtants. Quand ils ne s’approprient pas des dépouilles de quelque catastrophe naturelle…

Ils s’approprient des morts d’autrui, sans vergogne ; censurent les oraisons ; évaluent les contributions avec des mentalités de crotales et des comptes d’apothicaires. Ils sont tout à la fois et en même temps.

Policiers, ils enquêtent. Journalistes, ils relatent. Légistes, ils autopsient. Experts, ils critiquent tout : prise en charge, plateau technique, politiques de santé. Ils sont la seule opinion publique. Ils accusent pour les morts passées.

Procureurs, ils instruisent le procès du coupable qu’ils ont désigné. Juges, ils l’ont déjà condamné. Ils se substituent à la famille endeuillée : celle de l’épouse, des parents, des avocats qui ne peut plus parler.

Il ne leur vient même pas à l’idée que Me Souop savait se faire respecter et que ses batailles, il les avait bien délimitées. Qu’importe-t-il à présent ? Il est mort. C’était un homme bien. Que changeront ces cris ?

La mort – ce me semble – est un phénomène profond, irrévocable, définitif. Cette nature, face à elle, exige un sage recul. Une bouche ne sert pas seulement à parler. Elle est tout aussi utile pour parvenir à se taire.

Et, bien sûr, le maître du silence, celui qu’on sait si bien charger de tous les péchés ; celui qui creuse nos malheurs ; celui qui consacre nos échecs ; contre qui nul ne peut rien l’aura assassiné. »

Me Souop, je ne l’ai pas connu. Qu’il aille en paix. Il me semble l’avoir parfaitement compris. Le temps dira, bien plus tard, de son départ, ce qu’il faut en savoir. Et il rétribuera tous les braillards de leur content de mépris.

Edouard Bokagné

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🔵 MELI S’EN MÊLE : Nos footballeurs locaux mangent mal !

La chronique déglinguée de William Méli qui sarroge le droit de se mêler de tout, y compris de ce qui ne le regarde pas !

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NOS FOOTBALLEURS LOCAUX MANGENT MAL

Sous un soleil accablant mardi dernier, deux clubs populaires de notre championnat de première division de Football s’entraînent. Au programme : Course, passes , séquences de jeu et séquence abdos.

Après cette rude épreuve des entraînements, chacun doit se débrouiller comme il peut pour son petit déjeuner. Mais avant il faut passer à la caisse récupérer chacun une maigre somme de 1000 FCFA comme prime d’entraînement et… tant pis si tu n’es pas là. Détournement c est dans les gènes. Au menu donc du petit déjeuner de nos joueurs, Pain-Haricot, Bouillie, Tapioca plus arachides, Foléré ( jus d’oseille) et pour les plus nantis, les bobos c’ est jus de baobab. Et dire qu’on attend qu’ils soient performants.

Chers dirigeants de clubs, de grâce, stoppez la saignée et payez au moins des salaires décents à vos joueurs pour leur permettre de mieux se nourrir.

Autre fait qui aura retenu notre attention, c’est ce joueur d’une équipe qui affrontait une équipe nationale. On l’a aperçu en train d’enlever son short et le remettre à … celui qui devait le remplacer. Mon Dieu! Ces joueurs n’ont même pas plus de 15 shorts et on les voit venir au stade comme s’ils allaient aux entraînements. C’était bel et bien lors d’un match amical contre une équipe nationale. Il y’a lieu de verser quelques larmes pour notre football qui est pris en otage par des mercenaires.

William Méli

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