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đŸ”” SOULEY ONOHIOLO: « Je suis frustrĂ© pour Nchout Adjara lors des Caf Awards 2019. »

Pour le journaliste, les Caf Awards qui viennent de livrer leur verdict son « Du grand n’importe quoi. Le mauvais film qui a consacrĂ© Asisat Oshoala en lieu et place de Nchout Adjara Njoya. Les frustrations que nous font subir les autres Ă  l’Ă©chelle mondiale, se dĂ©ploient et se transportent dans la Caf des injustices. »

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Nchout Adjara Njoya frustrĂ©e; Ahmad Ahmad, le mauvais Ami de Sam Eto’o

La nigĂ©riane Asisat Oshoala (qui n’a pas fait le dĂ©placement pour la cĂ©rĂ©monie sachant qu’il y avait de plus qu’elle) a fait quoi cette annĂ©e pour devancer Nchout Adjara Njoya ?

Ridicule de faire du Cameroun la meilleure Ă©quipe de l’annĂ©e et ne pas dĂ©signer Alain Djeunfa l’entraĂźneur de l’annĂ©e. Le football africain marche vraiment sur la tĂȘte. Bon sang. Jusqu’Ă  quand Ahmad Ahmad aura fini de regler ses comptes au Cameroun. Cet ubuesque et funeste personnage, est incapable d’animer les rĂ©formes; ni de manager la Caf. Aujourd’hui la confĂ©dĂ©ration est placĂ©e sous perfusion et normalisation, Ă  cause de son incompĂ©tence.

Champion des sales coups, le prĂ©sident « perdu » dans la Caf a crachĂ© une fois de plus son venin. Fait plus grave, dans sa haineuse tentation du diable, il a utilisĂ© en guise de main qui tue; Samuel Eto’o fils, notre seul Pichichi national Ă  la prĂ©sentation de la cĂ©rĂ©monie pour cimenter; atteindre ses objectifs.
PĂšre Sam le savait-il? En Ă©tait il complice ? A t il cautionnĂ© l’imposture? A-t-il bu la tasse « commune » de la trahison? Sinon, PĂšre Sam est-il le baudet qu’on a conduit moutonement Ă  l’abattoir?

Sam, le bel Ami d’Ahmad

Ahmad Ahmad n’est pas Ă  sa premiĂšre forfaiture contre Samuel Eto’o fils. Rappel de mĂ©moire. Se fendant en remerciements sur le perron du palais de l’unitĂ©, il disait qu’il a acceptĂ© l’invitation du prĂ©sident de la RĂ©publique Paul Biya grĂące Ă  la stratĂ©gie nĂ©gociante de Samuel Eto’o.
Mais pourtant. Sans façon ; cet espiĂšgle renard spĂ©cialiste du double langage et du double caractĂšre a refusĂ© l’organisation de la Can 2019 au Cameroun (C’est vrai que sur ce plan, Ahmad Ahmad n’est pas l’unique coupable exclusif). Mais quand mĂȘme!!! On se souvient que dans sa propension vengeresse contre son prĂ©dĂ©cesseur, le camerounais Issa Hayatou, il a rĂ©guliĂšrement dessinĂ© le diable sur le mur.
A l’occasion de la cĂ©rĂ©monie des Awards de la Caf d’hier en Égypte, « l’ami de Samuel Eto’o » Ă  remis ça. Il a confiĂ© la prĂ©sentation de la cĂ©rĂ©monie au pĂšre Sam. Par l’entremise de ce dernier; il a crucifiĂ© Nchout Adjara Njoya ; le Cameroun par extension.
Cette 2Ăšme trahison contre un Ami n’est elle pas une occasion pour Samuel Eto’o de revisiter le bon sens de cette foutaise amitiĂ© de pacotille? Sauf Ă  penser que notre Pichichi national s’y plaise, y trouve un goĂ»t narcissique et sibyllin Ă  voir un roublard prendre appui sur lui pour narguer souverainement son peuple; son beau pays; Samuel Eto’o doit mettre un terme Ă  cette « chĂšre amitié » naĂŻve.

Ahmad Ahmad savait que les camerounais (le monde entier) attendaient la consécration de Nchout Adjara Njoya.

En designant PĂšre Sam pour prĂ©senter cette cĂ©rĂ©monie quelques naĂŻfs (j’en fais partie. HĂ©las); croyaient Ă  une double consĂ©cration. Nous pensions que c’Ă©tait gagnĂ©. Pour Nchout Adjara Njoya. Au moins.
La lionne indomptable avait des arguments en sa faveur. C’Ă©tait sans compter avec la complaisance fantoche des « complices  » du « mauvais Ami » Ahmad Ahmad .
Les occidentaux ont utilisĂ© Didier Drogba pour frustrer Sadio ManĂ©. Ahmad Ahmad vient d’utiliser son « Ami » Eto’o pour frustrer Nchout Adjara Njoya.
Sacrée veinarde amitié.
Mais au fait. Quel bel Ami
 Rideaux.

Souley ONOHIOLO

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🔮 CĂŽte d’Ivoire: Et si la mort du Premier Ministre Gon Koulibaly Ă©tait liĂ©e Ă  la sorcellerie? – Partie 1

D’aprĂšs le lanceur d’alerte Chris Yapi, l’attaque cardiaque du 02 Mai 2020 et la mort le 08 Juillet dernier du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly ne sont que la rĂ©sultante d’une terrible guerre mystique au sommet de l’Ă©tat ivoirien. Voici un texte publiĂ© par ce lanceur d’alerte un mois exactement avant la mort d’Amadou Gon Coulibaly.

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Si ce n’était la promptitude avec laquelle le PrĂ©sident Alassane Ouattara l’avait fait Ă©vacuer en France, il serait peut-ĂȘtre dĂ©cĂ©dĂ©. Il faut dire que cette crise cardiaque a surpris le PrĂ©sident Ouattara, lui qui avait reçu les assurances des mĂ©decins, que son poulain pouvait tenir la pression d’une campagne Ă©lectorale et la gestion d’un pays. C’est un Amadou Gon diminuĂ©, affaibli qui va regagner la CĂŽte d’Ivoire. Son avenir Ă©lectoral est en pointillĂ© et son mentor se pose dĂ©sormais des questions sur sa capacitĂ© Ă  conduire les troupes du RHDP.

« Amadou Gon Coulibaly a été victime de la guerre de succession qui fait rage et au cours de laquelle tous les moyens ont été utilisés, y compris la sorcellerie africaine et la magie noire »

Comment tout cela a pu arriver Ă  cet homme qui se voyait dĂ©jĂ  installĂ© dans le fauteuil qu’Alassane Ouattara va libĂ©rer dans quelques mois ? La vĂ©ritĂ© est simple : Amadou Gon Coulibaly a Ă©tĂ© victime de la guerre de succession qui fait rage actuellement au RHDP. Guerre au cours de laquelle tous les moyens ont Ă©tĂ© utilisĂ©s, y compris la sorcellerie africaine et la magie noire. Chris Yapi a enquĂȘtĂ© et va rĂ©vĂ©ler au monde ce qui est rĂ©ellement arrivĂ© Ă  Amadou Gon Coulibaly et comment cela lui est arrivĂ©.

‱ Les prĂ©dictions de la prĂȘtresse Koyaka Mamissi

Tout est parti d’une rĂ©vĂ©lation reçue par Hamed Bakayoko, courant mars- avril 2011, juste aprĂšs le blocus sur l’HĂŽtel du Golf. AprĂšs la chute du PrĂ©sident Laurent Gbagbo, Abou Diarra, actuellement Chef de cabinet Ă  la Mairie d’Abobo, qui Ă  cette Ă©poque Ă©tait le chargĂ© de mission du Ministre de l’IntĂ©rieur Hamed Bakayoko, a reçu la visite d’une dame rĂ©putĂ©e dans la rĂ©gion du Worodougou pour ses pratiques mystiques.
Cette dame, connue sous le nom de Mamissi, prĂ©tendait avoir eu des rĂ©vĂ©lations de la part de ses oracles concernant l’avenir du Worodougou. Elle voulait rencontrer le Ministre Hamed Bakayoko pour lui faire part de ses visions prophĂ©tiques. Elle insistait fortement pour le rencontrer, car selon elle, le chef de ses gĂ©nies qu’elle appelait « Djinan Mansa » lui avait transmis un message pour le Ministre Bakayoko, lequel serait promis Ă  un destin exceptionnel.

Sur insistance d’Abou Diarra pour en savoir davantage, elle lui rĂ©vĂ©la qu’au cours d’une consultation divinatoire, elle avait vu le tapis rouge prĂ©sidentiel dĂ©roulĂ© tout le long de l’autoroute du nord, du corridor de Yopougon-Gesco jusqu’à la mosquĂ©e des ancĂȘtres des Bakayoko Ă  SĂ©guĂ©la. Cela signifiait qu’un fils de SĂ©guĂ©la, un Bakayoko, aurait un destin qui l’amĂšnerait Ă  marcher sur le tapis rouge et pour elle, il n’y avait aucun doute. Il s’agissait bien d’Hamed Bakayoko. La prĂȘtresse a affirmĂ© que ses oracles ne l’avaient jamais trompĂ©e et elle insista pour transmettre l’interprĂ©tation de cette consultation directement au concernĂ© lui-mĂȘme.
 
Compte tenu du contexte sensible de la crise postĂ©lectorale que venait de traverser le pays, Abou Diarra le chargĂ© de mission, fit remarquer Ă  la voyante que sa requĂȘte ne pouvait aboutir. Mais, il promit de traduire fidĂšlement ses prĂ©dictions Ă  son patron qui Ă©tait toujours reclus Ă  l’HĂŽtel du Golf. Comme promis, Abou Diarra transmit Ă  Hamed Bakayoko les prĂ©dictions sur le destin prĂ©sidentiel qui l’attendait. Goguenard et incrĂ©dule, le Ministre n’en crut pas un mot. Il demanda cependant Ă  entendre les prĂ©tendues rĂ©vĂ©lations de ses propres oreilles. AussitĂŽt dit, aussitĂŽt fait.

« elle rĂ©pĂ©ta mot pour mot Ă  Abou Diarra que ses gĂ©nies prĂ©disaient qu’Hamed Bakayoko, Ă©tait destinĂ© Ă  devenir PrĂ©sident de la RĂ©publique aprĂšs Alassane Ouattara. »

Quelques jours plus tard, la voyante Mamissi fut à nouveau appelée par Abou Diarra.
Ayant eu l’accord de « Djinan Mansa », le roi de ses gĂ©nies, elle accepta la rencontre et se fit accompagner par l’une de ses sƓurs en guise de tĂ©moin. Devant sa sƓur, elle rĂ©pĂ©ta mot pour mot Ă  Abou Diarra que ses gĂ©nies prĂ©disaient qu’Hamed Bakayoko, petit-fils de Vafoumba Bakayoko, Ă©tait destinĂ© Ă  devenir PrĂ©sident de la RĂ©publique aprĂšs Alassane Ouattara.

Selon les interprĂ©tations que la prophĂ©tesse faisait des messages de ses gĂ©nies, aprĂšs la prĂ©sidence d’Alassane Ouattara, un fils du Worodougou Ă©tait prĂ©destinĂ© pour assurer la succession, ce que symboliserait le tapis rouge dĂ©roulĂ© de Yopougon-Gesco jusqu’à une mosquĂ©e de la ville de SĂ©guĂ©la. Elle poursuivit en indiquant que pour que cette prophĂ©tie se rĂ©alise sans encombre, une dizaine de bƓufs devaient ĂȘtre immolĂ©s sur la terre d’origine du Ministre.
Ensuite, il devait aller prĂȘter les serments usuels sur la tombe des ancĂȘtres Bakayoko Ă  Koro, dans le dĂ©partement de Touba.
Pour terminer, elle a indiquĂ© qu’Hamed Bakayoko devait toujours avoir Ă  son domicile trois chevaux de couleurs diffĂ©rentes qu’il devait chevaucher par moments pour garder les faveurs des mĂąnes. J’imagine bien que certains visiteurs du Ministre ont dĂ» voir ces chevaux.

Comme difficultĂ©s sur son destin prĂ©sidentiel, la voyante lui a recommandĂ© de faire trĂšs attention Ă  l’entourage du PrĂ©sident Alassane Ouattara parce que c’est lĂ -bas que se trouveraient ses ennemis les plus redoutables. C’est surtout ceux, qui comme lui, viennent du Worodougou, mais qu’il les vaincrait sans grands efforts.
Cependant, a-t-elle dit, il aura Ă  affronter un jour, un puissant adversaire, issu d’une tribu alliĂ©e Ă  la sienne. Avec son accord, Abou Diarra enregistra les rĂ©vĂ©lations de la devineresse sur un dictaphone et les transmis Ă  Hamed Bakayoko. AprĂšs les avoir Ă©coutĂ©es, Hambak n’y accorda aucun crĂ©dit. Cela lui semblait si irrĂ©el.

‱ La guerre IB vs Hamed Bakayoko

Durant cette pĂ©riode agitĂ©e, Ibrahim Coulibaly dit IB se signalait Ă  la tĂȘte de ses hommes du cĂŽtĂ© d’Anyama, par son refus de reconnaĂźtre le pouvoir du nouveau PrĂ©sident Alassane Ouattara. Mieux, il s’Ă©tait mĂȘme proclamĂ© nouveau Chef de l’État et annonça l’ouverture d’une transition.
En entendant cette proclamation prĂ©sidentielle, Hambak se souvint qu’une voyante avait prĂ©dit qu’un fils du Worodougou serait PrĂ©sident. Or, IB est du Worodougou 

Serait-ce IB le messie du Worodougou dont parlait la prĂȘtresse Mamissi ? Tout portait Ă  le croire Ă  l’époque, d’autant plus qu’Hamed Bakayoko ne se voyait guĂšre le profil d’un PrĂ©sident de la RĂ©publique.

Pour mĂ©moire, Hambak Ă©tait trĂšs proche du Premier ministre – Ministre de la DĂ©fense Guillaume Soro et cela semblait lui suffire. Face Ă  IB, il avait fait le choix de Guillaume Soro. Il n’en demandait pas plus. Cependant, la prĂ©diction de la prophĂ©tesse lui trottinait dans la tĂȘte. Il en Ă©tait inquiet, car IB Ă©tait opposĂ© Ă  Guillaume Soro et selon la formule, l’ami de mon ennemi est mon ennemi. IB n’aimait pas Hamed Bakayoko et ce dernier le lui rendait bien. Hamed Bakayoko avait trĂšs peur d’IB et de sa brutalitĂ©. Il s’acharnait alors Ă  convaincre le PrĂ©sident Ouattara et son Premier Ministre Guillaume Soro qu’il fallait mater rapidement la rĂ©bellion d’IB par la force et ce serait un de moins. La suite on l’a connaĂźt.

En effet, selon « Jeune Afrique », Hamed Bakayoko a obtenu la gĂ©olocalisation du Sergent-chef Ibrahim Coulibaly grĂące Ă  l’un de ses contacts dans la tĂ©lĂ©phonie mobile et obtint le feu vert d’Alassane Ouattara pour que l’assaut soit donnĂ© contre ce rival menaçant du Worodougou que la prophĂ©tesse et prĂȘtresse Koyaka avait mentionnĂ©. IB a Ă©tĂ© tuĂ© lors d’une opĂ©ration menĂ©e par les FACI.
AprĂšs l’Ă©limination physique de ce fils du Worodougou, Hambak croyait en avoir fini avec ses adversaires issus du Worodougou. Erreur de gawa !

‱ L’humiliation d’Amadou Soumahoro dans le Worodougou

Un autre fils du Worodougou Ă  son grand dĂ©plaisir se signala. Il s’agit d’Amadou Soumahoro, actuel PrĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, qui ne cachait pas ses ambitions rĂ©gionales. Pour ne prendre aucun risque, Hamed Bakayoko finança l’adversaire d’Amadou Soumahoro lors des Ă©lections municipales de 2013. Ainsi, Amadou Soumahoro, tout puissant SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du RDR, mordit la poussiĂšre face Ă  un inconnu et perdit son honneur et son prestige. Quelle humiliation !

Cependant, ce dernier réussira à prendre sa revanche lors des élections départementales suivantes de 2015.

‱ La rencontre secrĂšte Hamed Bakayoko et la prĂȘtresse Mamissi.

Prenant maintenant au sĂ©rieux ces questions de rivalitĂ©s venant du Worodougou, le Ministre de l’IntĂ©rieur demanda Ă  son fidĂšle chargĂ© de mission Abou Diarra de faire venir la fameuse voyante qui avait prĂ©dit cette adversitĂ© rĂ©gionale. Les prĂ©dictions de la prophĂ©tesse Mamissi faisaient leur chemin dans le cerveau du Ministre Bakayoko.

Mamissi fut donc rappelĂ©e par le chargĂ© de mission et logĂ©e Ă  AdjamĂ© Williamsville, dans l’un des bidonvilles. Pour ceux qui connaissent ce quartier, il s’agit du bidonville qui se trouve Ă  proximitĂ© du garage de la Police Nationale. ConsultĂ©e Ă  nouveau pour lire l’avenir, la dame exigea un dialogue direct avec le Ministre Hamed Bakayoko. InformĂ©, ce dernier accepta cette fois sans hĂ©sitation. Elle fut donc conduite dans l’une des rĂ©sidences secrĂštes du Ministre de l’IntĂ©rieur.

Selon ma source, qui est bien introduite, la voyante lui avait recommandĂ© Ă  Hambak d’acheter rapidement les trois chevaux de couleurs diffĂ©rentes, qu’il devait garder Ă  son domicile et les chevaucher trois jours dans la semaine : lundi, mardi et mercredi, s’il voulait reprendre le contrĂŽle du Worodougou qu’Amadou Soumahoro venait de lui ravir.

Au cours de cette sĂ©ance de consultation mystique, la voyante est revenue Ă  nouveau sur la bataille sans merci que devait lui livrer un adversaire issu d’une tribu alliĂ©e. Elle prĂ©cisa mĂȘme qu’il s’agissait d’un Senoufo. Hamed Bakayoko lui demanda qui Ă©tait donc ce puissant alliĂ© Senoufo ? Elle rĂ©torqua que ses gĂ©nies ne lui avaient pas donnĂ© d’indications prĂ©cises Ă  ce sujet. Comment remporter le duel face Ă  ce puissant SĂ©noufo demanda Hambak ?
AprĂšs avoir fait ses incantations, la dame lui rĂ©pondit qu’il devait faire un retour aux sources pour invoquer les mĂąnes des ancĂȘtres Bakayoko Ă  Koro afin de bĂ©nĂ©ficier de leur aide mystique. La tombe du patriarche Bakayoko s’y trouve et s’il s’y rend pour des invocations, il aura gain de cause. Cette Ă©tape est trĂšs importante, car pour la petite histoire, l’origine des Bakayoko se trouve Ă  Koro. Ce lieu est devenu un sanctuaire. Il est dit que l’ancĂȘtre des Bakayoko a fait 7 fois le pĂšlerinage Ă  la Mecque Ă  pied ce qui fit sa renommĂ©e. C’était un homme qui dĂ©voua toute sa vie Ă  Dieu et Ă  l’islam. Sa puissance Ă©tait connue au-delĂ  des frontiĂšres de son canton. Une fois mort sa tombe devint un lieu de pĂšlerinage et les gens affluent pour s’y recueillir et l’implorer. L’actuel PrĂ©sident Ouattara avant de devenir PrĂ©sident de la RĂ©publique aurait fait le dĂ©tour Ă  Koro pour lui aussi l’implorer.

Elle recommanda Ă©galement Ă  Hambak de construire une maison dans sa ville de SĂ©guĂ©la en faisant en sorte que la rĂ©sidence soit orientĂ©e dans la direction du soleil couchant. Cette rĂ©sidence lui servira de sanctuaire mystique et d’antre de repli d’oĂč il pourra contrer tous ses adversaires. Elle termina en disant Ă  Hamed Bakayoko que parmi ses adversaires, il devait se mĂ©fier particuliĂšrement d’un qui Ă©tait sans cƓur.
Hambak ne comprit pas le sens de cette expression. Ce qui l’intĂ©ressait c’était de savoir s’il arriverait Ă  battre ce dernier. La voyante lui dit juste de bien se prĂ©parer et qu’il verrait de lui-mĂȘme. Le Ministre se conforma aux prescriptions de la voyante et acheta les trois chevaux. La rĂ©sidence Ă©galement fut construite. C’est son fameux ranch de SĂ©guĂ©la.
 
Cherchant qui pouvait ĂȘtre ce fameux adversaire SĂ©noufo qui lui donnerait du fil Ă  retordre, Hamed Bakayoko finit par dĂ©duire qu’il ne pouvait s’agir que de Guillaume Soro. Ce dernier Ă©tait au paroxysme de sa gloire triomphante et surtout entretenait, d’excellentes relations avec le PrĂ©sident Ouattara. L’opinion s’accordait Ă  dire qu’il serait le successeur idĂ©al de ce dernier.

‱ L’alliance Hamed Bakayoko – Amadou Gon

Hambak commença dÚs lors à se méfier de lui et à concocter un plan de bataille.

Il fallait isoler et Ă©liminer Guillaume Soro de l’entourage du PrĂ©sident s’il voulait que la prĂ©diction de son destin prĂ©sidentiel se rĂ©alise. Il avait dĂ©jĂ  vaincu deux adversaires (IB et Amadou Soumahoro), il vaincrait le troisiĂšme.

« Hamed Bakayoko fournira un nombre impressionnant de bulletins de renseignements fabriqués. Le résultat fut spectaculaire : Alassane Ouattara et Guillaume Soro se sont brouillés et ont fini par se séparer. »

Pour le rĂ©ussir, il fallait ĂȘtre intelligent et il lui fallait un alliĂ©. Ce sera le tout puissant SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la PrĂ©sidence, Amadou Gon Coulibaly dit AGC.

S’appuyant sur ce dernier qu’il savait ĂȘtre un homme de confiance du PrĂ©sident Alassane Ouattara, Hamed Bakayoko fournira un nombre impressionnant de bulletins de renseignements fabriquĂ©s sur celui qu’il ne voyait plus comme un ami, mais comme un rival redoutable. Le rĂ©sultat fut spectaculaire : Alassane Ouattara et Guillaume Soro se sont brouillĂ©s et ont fini par se sĂ©parer. Alors, Hamed Bakayoko croyait qu’enfin le chemin Ă©tait dĂ©blayĂ© pour lui et que la prophĂ©tie s’accomplirait.

Mais Ă  sa grande surprise, le discret SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la PrĂ©sidence qu’on disait impotent, est nommĂ© Premier ministre Ă  son grand regret. Pis, il a commencĂ© Ă  montrer appĂ©tence pour le pouvoir et le fauteuil prĂ©sidentiel. Comble de malheur, son rival local dans le Worodougou, Amadou Soumahoro, s’est rapprochĂ© du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui est son beau-frĂšre pour lui apporter son soutien.
De son cÎté, le Président Alassane Ouattara ne faisait plus mystÚre de son intention de transmettre le fauteuil présidentiel à Amadou Gon Coulibaly en lui déléguant quasiment les commandes du pays.

‱ La contre-attaque mystique d’Hamed Bakayoko

Hambak, amer, va alors comprendre de qui parlait la voyante, quand elle lui prĂ©disait un adversaire redoutable, SĂ©noufo et sans-cƓur. Amadou Gon Coulibaly rĂ©pondait en tous points au profil, car il avait Ă©tĂ© greffĂ© du cƓur. Hambak fit rechercher Ă  nouveau la voyante pour examiner avec elle le plan de contre-attaque. On alla jusque dans son village appelĂ© Mongbara, dans la sous-prĂ©fecture de Bobi-Diarabana, Ă  42 kms de SĂ©guĂ©la.
Mais, malheureusement, cette derniÚre était décédée. Pour la premiÚre fois, Hamed Bakayoko vacilla. Le fauteuil présidentiel allait-il lui échapper si prÚs du but?
Inquiet, Hambak en parla Ă  son pĂšre, le doyen Anliou Bakayoko qui Ă©tait lui aussi dans la confidence de la dĂ©funte prĂȘtresse. Ce dernier confia alors son fils Ă  son cousin Awaza Bakayoko, cĂ©lĂšbre mystique de la ville de SĂ©guĂ©la et fin connaisseur de l’histoire de la famille Bakayoko. Awaza pris la relĂšve. Entre-temps, la prĂȘtresse Mamissi a Ă©tĂ© succĂ©dĂ©e par dame SatougbĂš, aujourd’hui Ă©pouse du GĂ©nĂ©ral Gaoussou Soumahoro.

Revenons au destin prĂ©sidentiel du Ministre Bakayoko. DĂ©sormais, dĂ©terminĂ© Ă  accomplir la prĂ©diction, il y mettra les moyens. Pas question de s’arrĂȘter en si bon chemin. Awaza Bakayoko recevra donc des moyens financiers et un vĂ©hicule de type 4×4 afin de sillonner tout le district du Woroba pour mobiliser tous les experts en sciences occultes, en magie, en sorcellerie et en divination. Tous ont une seule mission : soutenir le fils de la rĂ©gion pour l’accomplissement de son destin prĂ©sidentiel. Hambak ne se contenta pas des rĂ©seaux d’Awaza Bakayoko. Il mobilisa plusieurs rĂ©seaux mystiques de la sous-rĂ©gion et les rĂŽles ont Ă©tĂ© bien rĂ©partis :

− Abou Diarra a Ă©tĂ© chargĂ© des marabouts du Mali, son pays d’origine.
 
− Des cadres de la rĂ©gion ont Ă©tĂ© Ă©galement mobilisĂ©s pour apporter leur soutien Ă  leur frĂšre du village. Ainsi, une premiĂšre dĂ©lĂ©gation s’est rendue Ă  Koro, dans le dĂ©partement de Touba, pour impliquer les mages et devins de ce lieu d’oĂč venait l’ancĂȘtre des Bakayoko.
 
− À SĂ©guĂ©la mĂȘme, les vieux Sages de la ville dont Yaya MeĂŻtĂ©, ancien Maire de Kani et ancien dirigeant de l’Africa Sport, ont conseillĂ© Ă  leur fils d’impliquer les dĂ©tenteurs des savoirs mystiques des trois foyers du Woroba : les fameux « Gbakrou sawa » (Touba-Mankono-Kani) dans cette guerre mystique, car l’adversaire d’en face, le Lion de la rĂ©gion du Poro, est trĂšs difficile Ă  vaincre.

Pour passer inaperçu et ne rien dĂ©voiler de leur plan (le destin prĂ©sidentiel d’Hambak) l’astuce trouvĂ©e sera d’utiliser le mois du jeĂ»ne musulman pour aller se confier aux fameux trois foyers. De lĂ  naĂźtra l’idĂ©e d’organiser des Nuits du Destin tournantes dans les trois villes Touba-Mankono-Kani. Ni le PrĂ©sident Ouattara ni le Premier Ministre n’en surent rien. Hamed Bakayoko les avait convaincus qu’il faisait ce travail pour protĂ©ger ces rĂ©gions du pĂ©ril Soro.

De maniĂšre insoupçonnĂ©e, chaque nuit, quand Hambak, le parrain de ces nuits du destin arrivait, tous les pouvoirs mystiques du dĂ©partement Ă©taient mobilisĂ©s discrĂštement pour des pratiques mystiques nocturnes. La premiĂšre Ă©dition fut organisĂ©e en juin 2016 Ă  Touba, la deuxiĂšme Ă  Mankono en juin 2017 et la derniĂšre eut lieu Ă  Kani en mai 2019. Tous s’en souviennent, mais n’ont jamais su le vrai mobile. Des cellules mystiques ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es dans chacun de ces chefs-lieux de dĂ©partement et ont Ă©tĂ© financĂ©es par Hambak. La mĂȘme mission a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  chacune d’entre elles : Ă©loigner le Lion du Poro du pouvoir par tous les moyens.

Awaza Bakayoko est le coordonnateur de toutes ces cellules. BasĂ© Ă  SĂ©guĂ©la, il veille rĂ©guliĂšrement Ă  ce que les sacrifices se fassent comme prĂ©vus. GrĂące Ă  son vĂ©hicule 4X4, il les visite rĂ©guliĂšrement. En cas de besoin, le Ministre en personne est demandĂ© et il s’enferme dans son ranch pour y faire des bains mystiques et autres sacrifices de bƓufs.
Ce fut le cas lors de son rĂ©cent sĂ©jour Ă  SĂ©guĂ©la en avril dernier, sous le bon prĂ©texte d’une quarantaine dĂ» au Covid-19. Il a subi toutes sortes de bains mystiques et des dizaines de sacrifices de bƓufs ont Ă©tĂ© faits. Toute la ville de SĂ©guĂ©la en a parlĂ©.

‱ Les missiles mystiques

Dans le clan du candidat du RHDP Ă  la prĂ©sidentielle de 2020, ce sont plutĂŽt les prĂ©paratifs de la grande campagne Ă©lectorale. Au nord, Ă  Korhogo, on est plutĂŽt heureux que l’un des arriĂšre-petits-fils du patriarche Peleforo Gon ait Ă©tĂ© choisi pour succĂ©der au PrĂ©sident Ouattara. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. AprĂšs un sĂ©jour mĂ©dical au Maroc, le candidat Amadou Gon Coulibaly doit dĂ©montrer aux Ivoiriens qu’il respire la pleine forme et qu’il est dĂ©terminĂ© Ă  assumer la fonction prĂ©sidentielle. Son entourage a beau lui conseillĂ© de garder un Ɠil vigilant sur le trublion de Ministre de la DĂ©fense et de son activisme contre-productive pour l’image du camp prĂ©sidentiel, Amadou Gon n’en a cure. « Tout est bouclĂ© et gĂ©rĂ© » semblait ĂȘtre le seul slogan d’Amadou Gon. S’il avait prĂȘtĂ© attention, il verrait que le Ministre de la DĂ©fense et son entourage riaient jaune. Il aurait mĂȘme dĂ» faire attention Ă  l’enquĂȘte de Chris Yapi rapportant des propos d’Awaza Bakayoko qui assurait aux populations de SĂ©guĂ©la : « Que le tonnerre gronde. Que les Ă©clairs dĂ©chirent le ciel. Hamed sera PrĂ©sident, sauf si nos ancĂȘtres, les Bakayoko ne viennent pas de Koro ! Jamais Gon ne passera l’étĂ© ! »

En effet, alors que tout semblait verrouiller, le retour du Ministre de la DĂ©fense marqua un tournant. Il se rendit Ă  Abidjan avec dans ses valises des amulettes, fruits de la magie noire. Ces amulettes lui avaient Ă©tĂ© remises et devaient ĂȘtre enterrĂ©es dans la ville d’Abidjan. Des pratiques et incantations ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es par les Ă©missaires du Ministre Bakayoko du 20 au 21 avril Ă  Koro et Ă  Mankono du 23 au 25 avril 2020. La suite vous la connaissez. Le Premier Ministre Amadou Gon, le 2 mai 2020, a fait une crise cardiaque. Il a Ă©tĂ© immĂ©diatement Ă©vacuĂ© Ă  Paris oĂč il sĂ©journe jusqu’à ce jour. Selon les mystiques du Ministre Bakayoko, il ne devait pas se relever de cette maladie ou alors, il devait en sortir hĂ©miplĂ©gique.

Amadou Gon Coulibaly qui n’est pas nĂ© de la derniĂšre pluie a vite compris que son mal n’est pas d’origine naturelle. En effet, malgrĂ© la technologie de pointe et les meilleurs spĂ©cialistes parisiens, son mal ne recule pas. Les mĂ©decins parlaient mĂȘme de le garder pendant quelques mois encore en France. Mais, Amadou Gon Coulibaly ne l’entend pas de cette oreille.

Ayant compris la cause rĂ©elle de sa maladie et de sa souffrance, il a dĂ©cidĂ© de s’attaquer aux racines du mal. Il compte rentrer en Afrique pour mener le combat mystiquement. DĂ©jĂ , ses partisans sont en mission pour rĂ©activer tous les devins du Poro, du Tchologo et mĂȘme du Hambol afin d’annuler l’attaque mystique et apporter la riposte. Plusieurs bƓufs ont Ă©tĂ© immolĂ©s Ă  Korhogo la semaine derniĂšre pour prĂ©parer l’arrivĂ©e de leur champion.

Hamed Bakayoko a Ă©galement compris qu’avec le retour d’Amadou Gon Coulibaly au pays, mĂȘme diminuĂ©, la partie reste compliquĂ©e pour lui. Il a dĂ©cidĂ© de passer Ă  la vitesse supĂ©rieure : celle des mystiques bĂ©ninois.
Ainsi, sur recommandations de son ami, le maßtre franc-maçon Maixent Accrombessi, ancien Directeur de cabinet du Président Ali Bongo Ondimba, Hamed Bakayoko a envoyé des émissaires depuis le lundi 1er Juin 2020 dans le village de Kétou, non loin de Porto Novo, au Bénin.
À KĂ©tou, tous les connaisseurs le savent, il y a le rituel magique du GuĂšlĂšdĂš, mais aussi il y a une porte mystique aux effets occultes redoutables. Tout le monde n’y a pas accĂšs. Mais, Hamed Bakayoko a une bonne recommandation, celle d’Accrombessi, qui est Ă©galement grand-maĂźtre vaudou au BĂ©nin. Ses Ă©missaires, dont des frĂšres d’un certain Sawegnon, ont emmenĂ© avec eux une liste de personnes que les sorciers pratiquant le rituel du GuĂšlĂšdĂš doivent traiter.  Sur cette liste se trouvent les noms de :

‱ Alassane Ouattara
‱ Amadou Gon Coulibaly
‱ TĂ©nĂ© Birahima Ouattara
‱ Amadou Soumahoro
‱ Camara Kandia
‱ Adama Bictogo
‱ Patrick Achi (c’est curieux !)

Hamed Bakayoko entend dĂ©cimer, s’il le faut, l’entourage du Premier ministre, mais le destin prĂ©sidentiel de feue la prĂȘtresse Mamissi du Worodougou doit s’accomplir et maintenant. Ces personnes, dont les noms ont Ă©tĂ© transmis aux sorciers BĂ©ninois, auront-elles des crises cardiaques ? Feront-elles des AVC ? Auront-elles des accidents ? L’avenir nous situera. Pour le moment, Chris Yapi suit pour vous l’évolution de la bataille mystique en se mettant Ă  l’abri des missiles invisibles.
 
 
CHRIS YAPI NE MENT PAS.

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🔮 Louis Marie Kakdeu: « l’Affaire Obama est le triomphe de la justice populaire/privĂ©e »

Louis-Marie Kakdeu est enseignant-chercheur et consultant spĂ©cialiste du pilotage et de l’Ă©valuation des politiques pubiques. Il est diplomĂ© de l’Institut de Hautes Etudes en Administration Publique (IdhĂ©ap) Ă  Lausanne, Suisse. Il est actuellement auteur de 32 articles scientifiques et de 8 livres dont un sur l’Ă©valuation de la qualitĂ© de la dĂ©mocratie en Afrique Noire Francophone.

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Ce fait d’actualitĂ© me permet d’illustrer les limites du systĂšme judiciaire actuel que je critique depuis quelques semaines.
Au Cameroun de nos jours, la tendance des victimes est de se rendre justice. Lorsqu’on attrape un voleur, on a tendance Ă  « se dĂ©fouler » sur lui. L’ampleur de la situation est telle que le PrĂ©sident de la Cour SuprĂȘme du Cameroun y avait consacrĂ© son discours Ă  l’occasion de la rentrĂ©e solennelle de la haute juridiction le 22 fĂ©vrier 2017. Mieux, un « repas spirituel » avait Ă©tĂ© organisĂ© pour cette annĂ©e sur « La rĂ©surgence de la justice privĂ©e et l’Etat de droit au Cameroun ».

« Aujourd’hui dans notre pays, nul n’est Ă  l’abri du lynchage mĂ©diatique »

M. MEKOBE SONE a insistĂ© longtemps sur le « lynchage mĂ©diatique », dont l’objectif est de porter atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© morale ou Ă  leur vie privĂ©e. Il dit: « Aujourd’hui dans notre pays, nul n’est Ă  l’abri du « lynchage mĂ©diatique ». Nous sommes donc lĂ  en plein dans la problĂ©matique centrale du dossier Obama.
M. MEKOBE SONE pense que la justice privĂ©e est « une dĂ©rive intolĂ©rable dans un Etat de droit » et qu’il faut que les gens se ressaisissent. D’accord!
Mais, l’on ne pense vraiment pas comme lui dans ce couloir de la justice populaire. En effet, la tendance est Ă  « en finir » avec l’accusĂ©. Why? Parce que les victimes n’ont pas confiance au systĂšme judiciaire actuel. Elles ont le sentiment de n’ĂȘtre pas suffisamment protĂ©gĂ©es. Elles n’ont pas l’impression que la « correction » est Ă  la hauteur de leurs cris de dĂ©tresse Ă©mis. Qui entendra donc les victimes dans ce pays? La tendance, mĂȘme parmi les dĂ©fenseurs des droits humains, est de protĂ©ger l’accusĂ© et de le rendre « intouchable ». Vous avez donc rĂ©guliĂšrement les accusĂ©s qui narguent les victimes dans le couloir de la justice camerounaise actuelle. This is the problem. Cela fait regretter aux victimes d’avoir mis l’accusĂ© entre les mains de la justice sans s’ĂȘtre dĂ©foulĂ©es. Les victimes et autres « connaisseurs » du systĂšme disent n’ĂȘtre plus disposĂ©s Ă  commettre ce genre d’erreurs.

Manquement observé:
Aussi longtemps que la justice se trouvera du cĂŽtĂ© de l’accusĂ©, les victimes continueront Ă  se faire justice. Cette justice populaire/privĂ©e prend plusieurs formes, chacun y allant avec les moyens Ă  sa disposition. Dans la rue, l’on assiste Ă  l’expression de la violence physique. C’est ce que font les commerçants, les (moto)taximen, les Ă©tudiants, etc. Dans l’administration publique, on assiste trĂšs souvent aux dĂ©tentions abusives. Ils ont le stylo pour Ă©crire. Pour le cas d’espĂšce, Amougou Belinga se sent trahi. Il y est allĂ© avec les moyens Ă  sa disposition: l’humiliation mĂ©diatique. Il a un mĂ©dia et c’est un habituĂ©.

Au-delà du commentaire des faits divers, la nécessité de penser un nouveau systÚme judiciaire:
Toute politique publique commence par l’analyse des besoins. Nous ne pouvons pas ignorer le besoin des victimes dans la conception de notre politique judiciaire. Le dĂ©calage entre les besoins de justice des citoyens victimes et vulnĂ©rables, et l’offre de justice actuelle doit nous pousser Ă  remettre en cause la pertinence du systĂšme et Ă  faire de nouvelles propositions. M. MEKOBE SONE le dit lui-mĂȘme: « Il existe tout un chapelet de griefs dĂ©veloppĂ©s par les tĂ©nors de la justice privĂ©e qui mĂ©ritent d’attirer notre attention, nous invitent Ă  une autocritique de nos maniĂšres de servir (
) En rĂ©alitĂ©, la justice privĂ©e interpelle Ă  la fois le lĂ©gislateur et le corps judiciaire dans son ensemble. Elle invite le lĂ©gislateur Ă  amĂ©liorer les lois pour les adapter Ă  l’évolution de notre temps et aux rĂ©alitĂ©s actuelles de notre sociĂ©tĂ©. Parfois, le temps use la loi et la vide de sa substance. (
) La loi doit donc s’arrimer aux aspirations profondes des citoyens. » VoilĂ  que c’est dit!

« Juger est un art par lequel, dans la sociĂ©tĂ©, on doit rendre Ă  chacun son dĂ». Tant que ceci n’est pas vrai, il y aura INFLATION de la justice privĂ©e/populaire. »

Je dĂ©fends un systĂšme oĂč la justice procure rĂ©paration Ă  la victime. C’est la seule façon de limiter l’Ă©mergence de la justice populaire dominĂ©e par l’INSTINCT PRIMAIRE. Les citoyens continueront de se rendre justice aussi longtemps qu’ils auront le sentiment que la justice « ne fera pas faite ». Et lorsqu’on voit la tendance de l’opinion publique au Cameroun, on constate avec regret que les gens ont plus pitiĂ© de l’accusĂ© que de la victime. Au-delĂ  du dossier Obama, vous aurez la mĂȘme tendance dans d’autres dossiers, mĂȘme politique. Lorsque vous entendez les gens dĂ©fendre les sĂ©paratistes (bourreaux) dans ce pays en les confondant intentionnellement avec leurs victimes (populations anglophones), vous vous demandez de quel cĂŽtĂ© se trouve la justice. Vous voyez, chers amis, que mĂȘme la lecture des droits humains dĂ©pend de quel cĂŽtĂ© l’on se trouve.
Choisissez votre cĂŽtĂ©. Pour ma part, je suis clairement du cĂŽtĂ© des victimes. Peut-on ĂȘtre des deux cĂŽtĂ©s? Je ne sais pas. Ce que je sais par contre, c’est qu’il faut pouvoir dire ULPIEN « Suum cuique trbuere » (Attribuer Ă  chacun son dĂ»). Pour le corps judiciaire, juger est un art par lequel, dans la sociĂ©tĂ©, on doit rendre Ă  chacun son dĂ». Tant que ceci n’est pas vrai, il y aura INFLATION de la justice privĂ©e/populaire.

Louis Marie Kakdeu

LMK

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