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đŸ”” Incroyable: Le mendiant le plus riche du NigĂ©ria possĂšde 5 maisons, 2 entreprises et 4 Ă©pouses.

Alhaji Umar Dikko n’est pas le genre de mendiant que vous rencontrerez au bord de la route Ă  quĂ©mander vos sous. Il a rĂ©ussi Ă  se dĂ©marquer des autres mendiants au NigĂ©ria en devenant non seulement leur roi, mais aussi l’un des plus riches de la rĂ©gion d’Ajegungle. – Image d illustration

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Au-delĂ  de son handicap physique, Alhadji Umar a su se dĂ©marquer. Aujourd’hui, il est propriĂ©taire de 5 maisons Ă  Kano sa ville natale, sans oublier une entreprise de transport prospĂšre et une usine de fabrication de sachets d’eau. Il a Ă©pousĂ© ses 4 femmes et a d’ailleurs eu avec elles 18 enfants. 

Dans une interview, il a racontĂ© comment il est devenu mendiant. MalgrĂ© toutes les difficultĂ©s il n’a rien laissĂ© tomber. Il affirme :

« Je suis devenu infirme Ă  l’ñge de 3 ans Ă  cause de la polio. Mon pĂšre avait trois autres enfants et ne s’occupait pas beaucoup de moi. C’est ma mĂšre qui a dĂ» s’occuper de moi. À l’ñge de six ans, il est devenu Ă©vident que je devais chercher un moyen de m’occuper de moi-mĂȘme, car mes parents m’avaient pratiquement abandonnĂ©.

Un de mes frĂšres aĂźnĂ©s m’emmenait au marchĂ© pour que je puisse demander de l’aumĂŽne et nous remettions l’argent rĂ©coltĂ© Ă  notre mĂšre pour qu’elle nous achĂšte ce dont nous avions besoin pour manger. Quand j’ai eu 15 ans, j’ai dĂ©cidĂ© de venir Ă  Lagos pour me dĂ©brouiller seul. Quand je suis arrivĂ© Ă  Lagos, je suis entrĂ© en contact avec des mendiants haoussas qui vivaient Ă  Agege et nous sortions le matin pour demander de l’aumĂŽne. AprĂšs ma premiĂšre maison, j’ai construit quatre autres maisons. Trois sont en location et les deux autres sont pour ma famille.

Plus tard, je me suis mariĂ© avec ma premiĂšre femme qui m’aide Ă  gĂ©rer mes affaires. Au fil des ans, j’ai dĂ©veloppĂ© mon entreprise de transport et, il y a deux ans, j’ai crĂ©Ă© mon usine de fabrication de sachet d’eau. J’ai Ă©galement participĂ© au Hadj environ trois fois. J’ai quatre Ă©pouses et 18 enfants qui se portent trĂšs bien parce que je m’occupe bien d’eux. Ils n’ont pas honte que leur pĂšre et leur mari soit un mendiant, car ils savent que c’est grĂące aux revenus de la mendicitĂ© qu’ils ne souffrent pas aujourd’hui.

J’ai Ă©tĂ© nommĂ© roi des mendiants d’Ajegungle il y a cinq ans et mon principal devoir est de servir de mĂ©diateur dans les affaires des mendiants de la rĂ©gion, de rĂ©gler les diffĂ©rends et de veiller Ă  leur bien-ĂȘtre. »

Marie LĂ©onny SEN

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🔮 Armand Leka Essomba: « Achille MBEMBE-Entre Juifs et NĂšgres »

En appeler Ă  l’AssemblĂ©e Nationale pour lĂ©gifĂ©rer sur la « libertĂ© de penser », m’est proprement incomprĂ©hensible, aprĂšs le Moyen-Ăąge chrĂ©tien et les lumiĂšres du 18Ăšme siĂšcle europĂ©en.

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Il y a prĂšs de deux semaines, j’ai apposĂ© ma signature Ă  une pĂ©tition en circulation pour marquer mon soutien intellectuel Ă  Achille MBEMBE, l’un des penseurs les plus fĂ©conds de notre Ă©poque, victime en Allemagne d’un faux procĂšs.

A la faveur d’un remarquable « lapsus », somme toute anecdotique d’un journaliste rĂ©putĂ© au Cameroun, l’état d’esprit de censure que je croyais circonscrit Ă  la lointaine Allemagne face Ă  ses propres dĂ©mons, semble avoir gagnĂ© l’espace public de la dispute chez nous.

LĂ -bas, MBEMBE serait coupable « d’hostilitĂ© Ă  l’égard de l’État d’IsraĂ«l » et ici, « d’hostilitĂ© Ă  l’égard de l’État du Cameroun ». Coupable lĂ -bas de « complaisance Ă  l’égard de la Shoah juive », ici, de « complaisance Ă  l’égard de la « cause nĂšgre » (la cause nationale) pour avoir, dans une tribune particuliĂšrement controversĂ©e, Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© d’une intervention militaire (française) pour organiser la transition au Cameroun.

LĂ -bas : critique de la raison raciste

La parentĂ© entre Juifs et NĂšgres est connue. PourchassĂ©s dans une Europe en proie Ă  ses dĂ©mons cycliques : le dĂ©sir de haine et le fantasme de puretĂ©, de nombreux Juifs ont envisagĂ© de trouver hospitalitĂ© et paix en Afrique noire. Beaucoup y ont toujours leurs descendances. Cette parentĂ©, Juifs et NĂšgres la partagent aussi dans l’expĂ©rience de la « grande souffrance ». La traite nĂ©griĂšre, la Shoah et l’Apartheid, auront Ă©tĂ© des expĂ©riences limite de la haine de l’homme contre l’Homme.


L’acte de naissance de cette grande souffrance que ces deux « catĂ©gories d’humanitĂ©s » expĂ©rimentĂšrent dans leur histoire, portait avant tout, la signature des « politiques d’inimitiĂ©s » Ă©laborĂ©s au cƓur mĂȘme du lieu d’oĂč Ă©margea et prit forme, pour la premiĂšre fois, l’humanisme et l’universalisme moderne : le vieux monde europĂ©en. Cette facette nocturne d’un universalisme abstrait et d’un humanisme professĂ© s’abreuvait Ă  l’éthos des politiques de la « sĂ©paration » et des philosophies de la sĂ©grĂ©gation qui furent tout, sauf des politiques du semblable.

Elles se dĂ©ployaient suivant un axe philosophique particuliĂšrement ambivalent, Ă  la fois lumineux et caverneux, portĂ© simultanĂ©ment par un idĂ©al Ă©mancipateur, lui-mĂȘme guidĂ© par cette trinitĂ© indĂ©passable que constitue la libertĂ©, l’égalitĂ© et la fraternitĂ© (l’Ɠuvre de Dieu) ;et par une folie entĂ©nĂ©brante, puissamment stimulĂ© par le culte de la haine et un permanent dĂ©sir de gĂ©nocide (la part du Diable).

C’est bien cette face nocturne et tĂ©nĂ©breuse que certains courants d’idĂ©es, notamment de droite et d’extrĂȘme droite, en occident, cherchent toujours Ă  refouler, Ă  masquer et Ă  nier Ă  tue-tĂȘte, sans pour autant y parvenir. Car comme on le sait, ce sont bien les nĂšgres d’Afrique qui les premiers, payeront le prix le plus Ă©levĂ© de ce dĂ©lire, avant que les juifs, rĂ©cemment, n’en payent Ă  leur tour un prix tout aussi Ă©levĂ©.

La critique philosophique des politiques de l’inimitiĂ©, alors que l’on assiste partout Ă  une « planĂ©tarisation de la condition NĂšgre » et au « devenir nĂšgre du monde », par un Ă©trange retournement est soumise Ă  l’injonction de se faire plus discrĂšte, alimentĂ©e par un Ă©tat d’esprit de censure intellectuelle.

Cette critique sans concession est absolument nĂ©cessaire et les voix qui la portent doivent ĂȘtre soutenus et protĂ©gĂ©es, en tant que veilleur d’espĂ©rance humaine.

Sous AHIDJO, MONGO BETI fut enseignĂ© (que ne disait-il pas sur le Cameroun Ă  l’époque?) ; Marcien TOWA, le grand philosophe indocile sous le parti unique, fut libre de penser et l’on pouvait librement le citer.



Ici : Au-delĂ  de la caverne

Sous AHIDJO, MONGO BETI fut enseignĂ© (que ne disait-il pas sur le Cameroun Ă  l’époque?) ; Marcien TOWA, le grand philosophe indocile sous le parti unique, fut libre de penser et l’on pouvait librement le citer. GrĂące Ă  ce dernier d’ailleurs, nous avons pu avoir, les BASSECK BA KOBBIO et NKOLO FOE, parmi tant d’autres.

Ces deux derniers principalement, auront permis Ă  l’auteur de ces lignes de recevoir le meilleur hĂ©ritage que l’UniversitĂ© puisse donner Ă  un esprit : le sens trĂšs aigu de la dispute intellectuelle. Ce sera au Cercle Philo-Psycho-Socio-Anthropo de l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I, qu’ils ont crĂ©Ă©, mains nues.

Le Cercle Philo-psycho-socio-anthropologie (oĂč l’on passait des nuits entiĂšres Ă  lire toutes sortes de livres), en tant qu’espace de socialitĂ© acadĂ©mique et scientifique, fut pour nous un lieu unique de rencontre interdisciplinaire, ainsi qu’un laboratoire irremplaçable d’initiation Ă  la discussion critique.

Ce fut d’abord dans ce « non-lieu » institutionnel, au travers de son « irremplaçable » et modeste fond documentaire que nombre d’entre nous, furent confrontĂ©s pour la premiĂšre fois vraiment, au choc fructueux de la divergence.

C’est peut-ĂȘtre lĂ  que nous fĂ»mes aussi, trĂšs tĂŽt, prĂ©parĂ©s Ă  l’idĂ©e selon laquelle, l’unitĂ© de quĂȘte (la recherche de la vĂ©ritĂ©) qui traverse et lĂ©gitime irrĂ©ductiblement le projet Ă©thique de toute recherche scientifique, ne devait jamais perdre sa prĂ©sĂ©ance face aux contradictions nĂ©es du morcellement des cheminements qui conduisent Ă  cette quĂȘte.

La fixation de l’estimĂ© philosophe NKOLO FOE, sur les opinions mĂ©diatiques de son compatriote Achille MBEMBE, et sa tendance Ă  tout rĂ©duire Ă  cela, au point oĂč le penseur fait le choix de faire l’apologie de la censure, m’a Ă  vrai dire profondĂ©ment Ă©mue et peinĂ©.


C’est en effet lĂ  que nous fĂ»mes socialisĂ©s, Ă  l’idĂ©e que, la recherche de la vĂ©ritĂ© sociale sur l’homme, vivant en sociĂ©tĂ©, s’appauvrit chaque fois que les prĂ©jugĂ©s liĂ©s aux dogmes disciplinaires, s’emploient Ă  Ă©riger des murs, lĂ  oĂč des ponts s’imposent, Ă  tous ceux qui se sont donnĂ©s pour mĂ©tier de comprendre, d’expliquer ou d’interprĂ©ter ce pathĂ©tique spectacle et cette jolie cacophonie qu’est la vie sociale.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que pour la premiĂšre fois vraiment, presque grĂące Ă  nos estimĂ©s devanciers (BASSECK et NKOLO FOE), l’on allait faire la « rencontre » avec les Ă©crits de Jean-Marc ELA, EBOUSSI BOULAGA, Achille MBEMBE, Cheick ANTA DIOP et bien d’autres encore.

La fixation de l’estimĂ© philosophe NKOLO FOE, sur les opinions mĂ©diatiques de son compatriote Achille MBEMBE, et sa tendance Ă  tout rĂ©duire Ă  cela, au point oĂč le penseur fait le choix de faire l’apologie de la censure, m’a Ă  vrai dire profondĂ©ment Ă©mue et peinĂ©.

En appeler Ă  l’AssemblĂ©e Nationale pour lĂ©gifĂ©rer sur la « libertĂ© de penser », m’est proprement incomprĂ©hensible, aprĂšs le Moyen-Ăąge chrĂ©tien et les lumiĂšres du 18Ăšme siĂšcle europĂ©en. S’en prendre Ă  un journaliste pour avoir citĂ© un penseur important (ses thĂšses fussent-elles contestables) m’est Ă  la vĂ©ritĂ© pĂ©nible.

En appeler Ă  l’AssemblĂ©e Nationale pour lĂ©gifĂ©rer sur la « libertĂ© de penser », m’est proprement incomprĂ©hensible, aprĂšs le Moyen-Ăąge chrĂ©tien et les lumiĂšres du 18Ăšme siĂšcle europĂ©en.


Cette forme Ă©mergente d’intolĂ©rance, n’est pas bon signe. Surtout si elle venait Ă  ĂȘtre lĂ©gitimĂ©e intellectuellement par certains meilleurs esprits de notre temps. La rĂ©pression des libertĂ©s acadĂ©miques Ă©tant la pire des rĂ©pressions.

Beaucoup d’entre nous, pensons « avec » et « contre » MBEMBE, par delĂ  les distributeurs automatiques d’Ă©tiquettes. Certains d’entre nous ont toujours explicitement marquĂ© notre profond dĂ©saccord avec les implications morales et politiques de la maniĂšre dont une certaine « critique politique colĂ©rique » ( dont Achille MBEMBE est le parfait reprĂ©sentant dans ses tribunes mĂ©diatiques) probablement inspirĂ©e par le prisme dĂ©formant du « BIYA must go first », analyse le Cameroun.

Mais, cet Ă©tat d’esprit fait de propos injonctifs et de sentences dogmatiques qui gagne du terrain est absolument inappropriĂ©. Il risque de rĂ©primer cet esprit critique qui reste irrĂ©ductiblement la seule et ultime valeur Ă  sauvegarder pour le grand bien de tous. Nous en sommes Ă  appeler Ă  la censure des penseurs et Ă  la pĂ©nalisation d’une Ă©trange infraction. Nous en sommes presque Ă  guetter des journalistes, une certaine lĂ©gitimation cathodique somme toute vaine.

Cette polĂ©mique alimentĂ©e de maniĂšre obsessionnelle, en ce moment, n’est pas saine pour la « classe intellectuelle ». Pour les gĂ©nĂ©rations qui viennent, nous rĂȘvons de mieux, en ce qui est de notre commune appartenance Ă  cette « aristocratie morale », que sont les intellectuels, qui ne doit sa lĂ©gitimitĂ© qu’à « elle-mĂȘme » d’abord et Ă  une instance mĂ©ta sociale certes controversĂ©e : la vĂ©ritĂ©.

A propos de l’auteur :
Armand Leka Essomba est sociologue, directeur exĂ©cutif du Laboratoire camerounais d’études et de recherches sur les sociĂ©tĂ©s contemporaines (CERESC), UniversitĂ© de YaoundĂ© I.
Pour découvrir quelques uns de ses livres, cliquez ici

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L'INFO EN 89 SEC.

☕ L’INFO EN 89 SECONDES DU 22 MAI 2020

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Coronavirus : 528 nouveaux cas enregistrĂ©s en 24h au Cameroun

528 nouveaux cas pour 08  morts et 27 guĂ©ris, Ce qui fait au total de 4288 cas confirmĂ©s dont 1808 guĂ©ris, 2324 actifs et 156 dĂ©cĂšs. Un record depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie il y a deux mois au Cameroun. Face Ă  l’ampleur de la propagation du virus dans les communautĂ©s, les autoritĂ©s sanitaires annoncent la mise en Ɠuvre de la surveillance Ă©pidĂ©miologique Ă  base communautaire qui consiste pour les spĂ©cialistes Ă  aller dans les communautĂ©s, quartiers, villages pour traquer les porteurs du virus, tracer toutes les personnes qui ont Ă©tĂ© en contact avec le sujet porteur afin de les sĂ©curiser.

Pour  le Pr Alain Georges Etoundi Mballa, directeur de la Lutte contre la Maladie, les Ă©pidĂ©mies et les pandĂ©mies au ministĂšre de la SantĂ© Publique, cette flambĂ©e des cas est obtenue grĂące Ă  l’augmentation de la capacitĂ© de dĂ©pistage prĂ©coce. Les tests sont disponibles, a-t-il ajoutĂ©, en prĂ©venant que le nombre de cas contaminĂ©s ira croissant dans les prochains jours, du fait de l’augmentation du nombre de tests.

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