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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔴 Culture : Tony Allen, le batteur légendaire et pionnier de l’afrobeat s’est éteint

Souvent qualifié de « meilleur batteur » au monde, le nigérian Tony Allen s’est éteint à Paris. Avec Fela Kuti, il était le créateur de l’afrobeat.

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Ce soir-là, sur la scène de l’Olympia, Tony est au mieux de sa forme. Ses baguettes roulent au rythme de ses meilleurs tubes…et quand il enchaîne avec un titre de son album Black Voice, le public de fans est totalement conquis, c’est l’euphorie totale dans la salle de spectacle. Sur son visage son sourire espiègle est à peine masqué par les lumières de la scène. Aux cris du public, on entend un »Thank You…Thank You very much ». C’était Tony ! Un homme, Un artiste, Un talent et une voix qu’on n’entendra plus.

Le 30 Avril dernier, c’est un communiqué de son manager qui a laissé les fans de world music sans voix. Le fondateur de l’afrobeat, dernier compagnon de route de l’emblématique Fela, n’est plus…

Il a rendu l’âme à l’âge de 79 ans, à l’hôpital Georges Pompidou, après un malaise cardiaque survenu chez lui à Courbevoie, en région Parisienne. Selon son manager, la cause de son décès n’est pas encore connue, mais Eric Trosset précise qu’il n’a pas été emporté par le covid-19.

Il a rendu l’âme à l’âge de 79 ans, à l’hôpital Georges Pompidou, après un malaise cardiaque survenu chez lui à Courbevoie, en région Parisienne.

Tony Allen fut dans les années 60 et 70 le batteur et le directeur musical de son compatriote Fela Kuti, avec qui il créa l’afrobeat, un genre à part entière, une musique hypnotique et répétitive mêlant le style highlife, la polyrythmie yoruba, le jazz et le funk. Ce genre musical est devenu un des courants fondamentaux de la musique africaine du 20e siècle. Sur cette musique puissante, Fela a greffé ses paroles révolutionnaires et panafricanistes qui ont fait de lui, un des symboles les plus forts de la lutte pour les libertés en Afrique.

C’est depuis l’enfance que Tony Allen nourrit ce talent et cette passion. Il a donc  commencé à jouer à l’âge de 18 ans. Ensuite, il va développer un style puissant, d’une folle intensité, toujours dicté par le groove.

Il est à noter qu’après quinze ans de bons et loyaux services et l’enregistrement d’une quarantaine d’albums avec Fela Kuti et le groupe Africa 70 (C’est d’ailleurs Tony Allen qui est derrière les fûts pour la fameuse Ritournelle de Sébastien Tellier), Tony commence alors une nouvelle carrière solo qui pour lui, aura pour règle d’or « aller de l’avant, toujours et encore ». “Moving On” est d’ailleurs le titre d’ouverture de son album “Film of Life” paru en 2014 où il passe en revue l’intégralité de sa discographie, à laquelle s’ajoutent de multiples collaborations avec des artistes très divers tels que Manu Dibango (décédé le 24 Mars 2020 des suites de Covid-19), Damon Albarn, Jimi Tenor, Ernest Ranglin, Charlotte Gainsbourg, Sébastien Tellier, Seun Kuti, fils cadet de Fela, et bien d’autres.

Malgré ses cinquante ans de carrière, jalonnée de près de 80 albums, Tony Allen était toujours en pleine forme. Le batteur avait encore des dates de concerts prévues cette année en Europe. Mais un malaise soudain l’a arraché à la vie le jeudi 30 Avril 2020 à Paris.

Le batteur avait encore des dates de concerts prévues cette année en Europe. Malgré ses cinquante ans de carrière, jalonnée de près de 80 albums

L’artiste meurt, mais ses œuvres restent.

Et parmi ses œuvres, nous vous suggérons d’écouter quelques albums au rang desquels, Black Voices en 1999 ; A tribute to Art Blackey and the jazz messengers en 2017, Rejoice de Tony Allen et Hugh Masekela en 2010.

Le fondateur de l’afrobeat, dernier compagnon de route de l’emblématique Fela…

Par nadine guiadem

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⏯️ Jean François Bassong:  » la population doit d’abord compter sur elle même en matière de sécurité »

Jean François Bassong est spécialiste des questions de sécurité. Il était l’invité d’ABK Matin.

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Pour réécouter en intégralité l’interview de Jean François Bassong dans ABK Matin, cliquez sur le lien ci-dessous:

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🔴 André Marie TALA: « A trois ans, je jouais déjà du tambour »

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Comparé depuis ses débuts à Stevie Wonder à cause de leur handicap commun, la cécité, André Marie Tala est un guitariste hors pair. Il prône les valeurs humaines de paix, de concorde et d’amour. Son album Koungne (Amour et Intégration) est un message pour la nouvelle génération africaine. On y trouve des sonorités africaines teintées de pop, de funk, de rap, …, en un mot le monde musical de André Marie Tala.

Né le 29 octobre 1950 à Bandjoun, jouant du Tchamassi (Afro Jazz) il est né de père et de mère banjoun village situé à Ouest du Cameroun, Tala perd sa mère à l’âge de quatre ans et son père douze ans plus tard. Il fabrique sa première guitare à base de fil nylon et s’applique à imiter le plus fidèlement possible les rythmes qui berçaient son enfance. A l’âge de dix sept ans, il succombe à la déferlante de la chanson française. C’est l’époque yéyé .

De tous les chanteurs, c’est à Johnny Hallyday que va sa préférence. Influencé par ces sonorités et accords nouveaux, il fonde son premier groupe musical, les ”Rock Boys” avec lequel il interprète ses premières compositions : les peines du travail, honore ton père et ta mère. Le succès est immédiat. Suivent alors les premiers contrats et concerts à travers l’Afrique. Les ”Rock Boys’’ deviennent les «Black Tigers» avec pour guitariste un jeune, Sam Fan Thomas. À vingt ans, sa rencontre avec Manu Dibango est déterminante.

Ce dernier lui conseille de se tourner vers les maisons de disques françaises. Grâce à la solidarité des membres de sa famille, il s’envole pour Paris et signe un contrat avec Decca. Tala compose alors les titres Sikati, Potaksina et surtout Namala ébolo : plus de cent mille disques vendus.

Tala va définitivement asseoir sa notoriété en 1973 avec l’album Hot Koki, succès international qui va lui valoir d’être plagié par James Brown au sommet de son art sous le titre «The Hustle». En 1978, après quatre années d’âpres combats juridiques, la justice lui donne raison et condamne James Brown à lui reverser la totalité de ses droits.

Par ailleurs, en 1974, il compose la Bande originale du film Pousse-pousse du réalisateur camerounais Daniel Kamwa. Comparé depuis ses débuts à Stevie Wonder à cause de leur handicap commun, la cécité, André Marie Tala est un guitariste hors pair. Il prône les valeurs humaines de paix, de concorde et d’amour.

Son album Koungne (Amour et Intégration) est un message pour la nouvelle génération africaine. On y trouve des sonorités africaines teintées de pop, de funk, de rap, …

En 2012 André Marie Talla ouvre une école de musique à Douala avec l’aide du groupe Bocom petroleum.

Distinctions et décorations

  • Prix de la jeune chanson francophone – Décerné 9 février 1978 par le maire de Paris.
  • Prix Charles Humelle – Décerné en 1980 par la SACEM
    Epi d’Or – FENAC (Festival National des Arts et de la Culture du Cameroun) en décembre 1998
  • Meilleur chanteur de variétés pour l’Afrique Centrale – Koras
    2000 – Sun City (Afrique du Sud)
  • Chevalier de l’ordre de la valeur du Cameroun

Discographie

  • 1975 : Hot Koki
  • 1975 : Djamena
  • 1976 : Black Woman
  • 1978 : Arabica
  • 1978 : Super Tchamassi – Prix de la jeune chanson
  • 1979 : Special Tchamassi
  • 1980 : Notre fille – Musique de film
  • 1981 : Tala
  • 1982 : Tu m’as menti
  • 1983 : Binam
  • 1985 : Je vais à Yaoundé
  • 1985 : Mother Africa
  • 1987 : Celle qui t’a aimé
  • 1988 : Qui saurait me dire
  • 1988 : Shake Shake
  • 1993 : Ben Skin
  • 1998 : Koungne

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