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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔴 An 39 de la mort de Bob Marley: ambassadeur éternel de l’Afrique, toujours vivant dans les mémoires

39 ans après sa disparition, rares sont les personnalités mondiales qui aient autant porté l’Afrique que BOB MARLEY . L’histoire débutée en 1979 avec la sortie de l’album « Survival » de Bob & The Wailers acheva de populariser le reggae au-delà des frontières jamaïcaines, pour en faire un des éléments d’inspiration de la culture pop occidentale.

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Bob Marley

Sur la pochette originale de cet album figurent 48 drapeaux africains, symbolisant l’unité de l’Afrique. Parmi eux, celui de ce pays toujours dépendant de la puissance colonisatrice, et qui s’appelle encore la Rhodésie (en fait deux drapeaux pour le Zimbabwe, ceux des deux principaux partis politiques, la Zapu et la Zanu-PF). Un titre est d’ailleurs dédié à ce pays dans l’album. Un an plus tard, à l’occasion de leur indépendance enfin acquise, les Zimbabwéens en liesse accueillent Bob Marley, leur prophète noir, pour un concert magistral à Harare qui débute sur les notes de « Get up, stand up, stand up for your rights » (Levez-vous, dressez-vous, dressez-vous pour vos droits).

Cet exemple suffit à représenter ce que fut Bob Marley pour l’Afrique. Un prophète, oui, mais surtout un symbole de son vivant et l’un des fils du rastafarisme, ce mouvement idéologico-religieux qui prône le retour de toute la diaspora noire vers sa terre natale et l’avènement de l’Ethiopie comme Terre Promise grâce à Jah Ras Tafari (le roi Hailé Sélassié 1er), considéré comme la réincarnation noire de Dieu sur terre.

Rebelle en paix

C’est dans les années 70 que Bob Marley construit cette identité forte qui le mènera à haranguer les foules pour les convaincre de faire valoir leurs droits pour renverser la suprématie blanche. Car plus qu’un musicien de talent, il devient aussi, très vite, le chantre de tout un mouvement d’émancipation, au gré des rencontres musicales, mais aussi politiques (il est régulièrement « récupéré » par les deux gangs politiques qui se disputent le pouvoir en Jamaïque, le PNP socialiste de Michael Manley et le JLP travailliste d’Edward Seaga). La consommation de la ganja (ou marijuana, une herbe extraite du chanvre) prônée par le milieu rasta aidant, le jeune métis qu’il est encore acquiert peu à peu la conviction que la violence, les armes et la haine sont contreproductives. Dès lors, il n’aura de cesse de dénoncer le Babylon system, qui englobe le monde occidental païen, raciste, consumériste et capitaliste pour encourager ses « frères noirs » à l’unité et à la spiritualité, à l’exemple du titre « Africa Unite ».

Dans une interview accordée à Jeune Afrique quelques jours avant sa mort, il déclare : «Nous vivrons tous en Afrique un jour, car même la France sera l’Afrique».

Aujourd’hui et dans l’esprit des jeunes générations, évoquer Bob Marley renvoie davantage à la « fumette », les locks (tresses rastas) et le reggae, musique basée sur l’accentuation basique des contretemps d’une mesure. En somme, une sorte d’idéaliste hippie, un brin utopiste. Et il est vrai que, dans certains de ses discours, l’icône jamaïcaine pouvait paraître en décalage avec le monde réel. C’est le cas dans une interview accordée à Jeune Afrique quelques jours avant sa mort il déclare : « Nous vivrons tous en Afrique un jour car même la France sera l’Afrique ». Mais ce serait oublier l’extraordinaire pouvoir fédérateur de l’homme que certains considèrent encore comme un messie voué à rassembler dans l’amour et la paix.

Le culte, tant bien que mal

Africain plus que Jamaïcain, Bob Marley revendique un nécessaire retour aux sources, un destin commun avec l’Afrique. Il assume son identité de porte-parole contestataire. Par la musique d’abord, lui qui créa presque le reggae, inspiré du ska (variante du reggae au rythme soutenu) et du rythm’n blues noirs. Par ses engagements ensuite. En 1980, après « Zimbabwe », il chante pour l’anniversaire d’Omar Bongo au Gabon, puis dénonce l’apartheid qui sévit en Afrique du Sud dans « War ».

Plus que tout, Bob Marley tente de réaffirmer sinon d’affirmer une identité africaine bafouée pendant des siècles d’esclavage, il se fait l’avocat des défavorisés tout en scandant la dignité des siens. Trente ans après « Survival », l’album de la maturité, d’aucuns y croient encore. Ils s’appellent Alpha Blondy, reggaeman ivoirien souvent comparé à Marley pour ses textes subversifs et gratifié du titre d’ambassadeur de l’Onu pour la paix en Côte d’Ivoire. Ils s’appellent aussi Tiken Jah Fakoly, autre célèbre ivoirien qui dénonce à coups de rimes aussi bien la Françafrique que les maux qui minent l’Afrique.

Et même si la tombe de Bob Marley à Nine Miles, en Jamaïque, n’est que peu visitée, le concert donné à Addis Abeba, la capitale éthiopienne en 2005, à l’occasion de son soixantième anniversaire, a créé l’événement. Des centaines de milliers d’inconditionnels ont afflué de tout le continent, les héritiers (Damian Marley et Ziggy Marley en tête) ont repris les tubes de leur père. Au grand dam de la maigre communauté rastafarie vivant toujours en Ethiopie, le concert était néanmoins sponsorisé par la firme Coca-Cola, symbole s’il en est de la Babylone tant critiquée par le grand Bob…Qu’importe, le message, la portée et l’héritage de Bob Marley ne se sont eux, jusqu’à présent, jamais démentis.

Brigadier Masamba

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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔴 Culture – BOBI WINE : Un artiste reggae qui veut devenir président de l’Ouganda

Jamais un artiste de reggae n’avait autant defrayé la chronique du paysage politique de son pays.
Connaissez-vous BobiWine ? C’est un reggae-man ougandais, devenu député en 2017 et aujourd’hui en lice pour l’élection présidentielle de son pays.

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C’est le14 Janvier en effet qu’ont eu lieu les élections présidentielles en Ouganda. Après 35 ans passés au pouvoir, le leader Yoweri Museveni n’entendait pas céder sa place à une jeune garde et encore moins à l’opposition. Il a emporté cette élection dès le premier tour à une large majorité, dans un contexte de répression de l’opposition.

Gilet pare-balles, cible de tirs et arrestations de la part des autorités et forces de sécurité officielles

La campagne présidentielle s’est déroulée dans un climat de violence extrême, en particulier contre son opposant principal BobiWine, qui doit depuis plusieurs semaines se protéger et porter constamment un gilet pare-balle. En effet, lui et son équipe sont régulièrement la cible de tirs et d’arrestations de la part des autorités et forces de sécurité officielles …

Alors que les résultats de la présidentielle en Ouganda se faisaient encore attendre, Bobi Wine a revendiqué la victoire. Le chanteur de reggae devenu député, Robert Kyagulanyi de son vrai nom, a tenu vendredi 15 janvier une conférence de presse lors de laquelle il a assuré avoir « largement gagné »

BobiWine paye déjà un lourd tribut pour libérer son pays de ce qui n’est qu’un semblant de démocratie… Espérons qu’il ne le paye pas plus cher encore. Force à lui et ses équipes.


« Je suis très confiant, nous avons largement vaincu le dictateur. (…) Nous avons certainement remporté l’élection et nous l’avons largement remportée » a t’il déclaré. Cela n’a bien évidemment servi à rien, la défaite de l’artiste ayant été constatée.

Brigadier Masamba

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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔴 Sports – Voici Gauthier Mvumbi, le nouveau phénomène du Handball mondial!

Il s’appelle Gauthier Mvumbi et fait 1,92m pour 120 kg. Pivot de l’équipe de handball de la RDC, il est la sensation du mondial qui se déroule actuellement en Egypte.
On le surnomme le  »Shaq du Handball » ou encore  »Gigante ».

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Pivot de l’équipe de handball de la RDC, Gauthier Mvumbi est la sensation du mondial qui se déroule actuellement en Egypte.

Le pivot congolais marque les esprits depuis le début du championnat du monde de handball. Son mètre 92 et ses 137 kilos ont presque volé la vedette au reste de la compétition, lors de l’entrée en lice de la République démocratique du Congo vendredi face à l’Argentine.

Il faut dire que le joueur de Dreux (Nationale 2, 4e division françaises) apparaît moins « affûté » que ses adversaires, mais pas moins redoutable puisqu’il a marqué quatre fois en autant de tirs face aux Argentins, pour une défaite avec les honneurs (28-22). Un total de nouveau atteint (4/5) face au Danemark, dimanche même si l’addition a été plus salée à l’arrivée (19-39) face aux champions du monde et olympiques en titre.

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