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⏯️ Paul Eric Kingué: « Si vous êtes une femmelette, mou comme Maurice Kamto, vous ne pouvez pas diriger le Cameroun »

Le président du MPCN et Maire de Njombé-Pendja était l’invité de la Matinale d’ABK Radio.

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Pour réécouter en intégralité l’interview de Paul Eric Kingue, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci dessous, quelques extraits retranscrits de cette interview:

«La seule personnes qui recevait des autorités en prison s’appelle Maurice Kamto . Il y a des ministres qui venaient le voir et les DG des entreprises, je peux vous donner le nom de tout ce monde là».

«Il n’y a personne qui est dans les réseaux sociaux comme Kamto, il a trois téléphones avec des faux noms et suit tout ce qui s’y passe»

« Je donnerai les noms des ministres, directeurs généraux et hommes d’affaires qui financent tout ce que fait Maurice Kamto »

«Au moment où nous quittions la prison de Kondengui, Kamto et Alain Fogue avaient une somme de 36 millions 700 mille Francs. Patrice Nganang que le MRC insulte aujourd’hui avait envoyé 14 millions de FCfa. Il a fait un travail sans pareil, il a mouillé le maillot. Kamto est rentré chez lui avec 36 millions. Je croyais que Kamto pouvait dire Paul Eric Kingue, prends même 500 mille Francs pour payer les factures»

«Il y a des gens qui veulent diriger le Cameroun mais veulent empêcher les Camerounais de s’exprimer. Paul Biya les laisse parler, les laisse tant bien que mal distribuer les cache-nez, mais eux refusent tout avis Divergent. Ils s’en prennent à tout le monde qui ne les suit pas, à Paul Mahel, à Christian Tumi, à Alex Siewe et bien d’autres».

« Kamto et Fogue sont venus vers moi, ont marché et m’ont fait la cour comme si j’étais une petite fille de 18 ans qui a encore les seins debout… »

«Ceux qui disent que je suis un pion du régime ne doivent pas oublier que je suis un président de parti. Or le RDPC n’admet pas dans ses rangs des présidents de parti concurrent. Pour ces gens, dès qu’on ne supporte pas le MRC, alors on est du RDPC, on a bu l’huile de sardine»

« j’ai été élu Maire avant de rencontrer Kamto. J’ai gagné les élections 10 fois avant de le rencontrer donc, le MRC n’a rien apporté à ma vie politique. Ils m’ont approché parce que j’avais un poids politique. »

«En matière de Politique, Maurice Kamto ne sait pas tenir sa parole. Il signe un document avec vous et n’hésite pas à le violer. Paul Biya dans ce cadre est meilleur homme politique. Il respecte sa parole. C’est de cette façon que Bello Bouba, Tchiroma et autres sont dans le gouvernement depuis des années»

«Où est le problème si on dit que Kamto a fait pipi sur lui? Ses supporters se mettent en colère alors qu’ils sont les mêmes qui disent que Paul Biya est mort, que j’ai tué mon propre fils, ou que j’ai tué Lapiro de Mbanga qui pourtant souffrait déjà d’un cancer 03 ans avant sa mort»

« C’est une question de trahison politique qui nous sépare. Maurice Kamto est un traître qui a décidé de ne pas respecter notre contrat écrit, et après avoir déclenché son boycott pour les législatives et les municipales, consigne a été donnée à ses militants de s’activer pour me faire perdre »

«Si un seul de mes militants insulte Kamto, je le fais passer au conseil de discipline. Et ce que je reproche à Kamto, c’est le fait de ne m’avoir pas protégé…La source de mon animosité part du fait qu’avant son désistement, Kamto a investi des candidats jusqu’à Njombe-Penja, une localité où j’ai du poids et où dans notre contrat, Kamto n’était pas censé investir des candidats à Njombe»

«A Njombe-Penja, nous avons distribué 50 mille cache-nez, tiré 40 banderoles, 15 t-shirts pour sensibiliser les populations, plus d’une centaine de seaux fontaines»

«Survie Cameroun est une association illégale et s’ils arrivent à Njombe-Penja avec leurs dons, je les ferai embastiller»

«Je suis l’un des Camerounais qui respecte les mesures de l’Organisation Mondiale de la Santé et par l’Etat du Cameroun. Le Maire doit servir d’exemple au quotidien, je suis couvert et je dois voir mes populations couvertes».

Transcription Achille Assako et Luc Ngatcha

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🔴 Armand Leka Essomba: « Achille MBEMBE-Entre Juifs et Nègres »

En appeler à l’Assemblée Nationale pour légiférer sur la « liberté de penser », m’est proprement incompréhensible, après le Moyen-âge chrétien et les lumières du 18ème siècle européen.

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Il y a près de deux semaines, j’ai apposé ma signature à une pétition en circulation pour marquer mon soutien intellectuel à Achille MBEMBE, l’un des penseurs les plus féconds de notre époque, victime en Allemagne d’un faux procès.

A la faveur d’un remarquable « lapsus », somme toute anecdotique d’un journaliste réputé au Cameroun, l’état d’esprit de censure que je croyais circonscrit à la lointaine Allemagne face à ses propres démons, semble avoir gagné l’espace public de la dispute chez nous.

Là-bas, MBEMBE serait coupable « d’hostilité à l’égard de l’État d’Israël » et ici, « d’hostilité à l’égard de l’État du Cameroun ». Coupable là-bas de « complaisance à l’égard de la Shoah juive », ici, de « complaisance à l’égard de la « cause nègre » (la cause nationale) pour avoir, dans une tribune particulièrement controversée, évoqué la nécessité d’une intervention militaire (française) pour organiser la transition au Cameroun.

Là-bas : critique de la raison raciste

La parenté entre Juifs et Nègres est connue. Pourchassés dans une Europe en proie à ses démons cycliques : le désir de haine et le fantasme de pureté, de nombreux Juifs ont envisagé de trouver hospitalité et paix en Afrique noire. Beaucoup y ont toujours leurs descendances. Cette parenté, Juifs et Nègres la partagent aussi dans l’expérience de la « grande souffrance ». La traite négrière, la Shoah et l’Apartheid, auront été des expériences limite de la haine de l’homme contre l’Homme.


L’acte de naissance de cette grande souffrance que ces deux « catégories d’humanités » expérimentèrent dans leur histoire, portait avant tout, la signature des « politiques d’inimitiés » élaborés au cœur même du lieu d’où émargea et prit forme, pour la première fois, l’humanisme et l’universalisme moderne : le vieux monde européen. Cette facette nocturne d’un universalisme abstrait et d’un humanisme professé s’abreuvait à l’éthos des politiques de la « séparation » et des philosophies de la ségrégation qui furent tout, sauf des politiques du semblable.

Elles se déployaient suivant un axe philosophique particulièrement ambivalent, à la fois lumineux et caverneux, porté simultanément par un idéal émancipateur, lui-même guidé par cette trinité indépassable que constitue la liberté, l’égalité et la fraternité (l’œuvre de Dieu) ;et par une folie enténébrante, puissamment stimulé par le culte de la haine et un permanent désir de génocide (la part du Diable).

C’est bien cette face nocturne et ténébreuse que certains courants d’idées, notamment de droite et d’extrême droite, en occident, cherchent toujours à refouler, à masquer et à nier à tue-tête, sans pour autant y parvenir. Car comme on le sait, ce sont bien les nègres d’Afrique qui les premiers, payeront le prix le plus élevé de ce délire, avant que les juifs, récemment, n’en payent à leur tour un prix tout aussi élevé.

La critique philosophique des politiques de l’inimitié, alors que l’on assiste partout à une « planétarisation de la condition Nègre » et au « devenir nègre du monde », par un étrange retournement est soumise à l’injonction de se faire plus discrète, alimentée par un état d’esprit de censure intellectuelle.

Cette critique sans concession est absolument nécessaire et les voix qui la portent doivent être soutenus et protégées, en tant que veilleur d’espérance humaine.

Sous AHIDJO, MONGO BETI fut enseigné (que ne disait-il pas sur le Cameroun à l’époque?) ; Marcien TOWA, le grand philosophe indocile sous le parti unique, fut libre de penser et l’on pouvait librement le citer.



Ici : Au-delà de la caverne

Sous AHIDJO, MONGO BETI fut enseigné (que ne disait-il pas sur le Cameroun à l’époque?) ; Marcien TOWA, le grand philosophe indocile sous le parti unique, fut libre de penser et l’on pouvait librement le citer. Grâce à ce dernier d’ailleurs, nous avons pu avoir, les BASSECK BA KOBBIO et NKOLO FOE, parmi tant d’autres.

Ces deux derniers principalement, auront permis à l’auteur de ces lignes de recevoir le meilleur héritage que l’Université puisse donner à un esprit : le sens très aigu de la dispute intellectuelle. Ce sera au Cercle Philo-Psycho-Socio-Anthropo de l’Université de Yaoundé I, qu’ils ont créé, mains nues.

Le Cercle Philo-psycho-socio-anthropologie (où l’on passait des nuits entières à lire toutes sortes de livres), en tant qu’espace de socialité académique et scientifique, fut pour nous un lieu unique de rencontre interdisciplinaire, ainsi qu’un laboratoire irremplaçable d’initiation à la discussion critique.

Ce fut d’abord dans ce « non-lieu » institutionnel, au travers de son « irremplaçable » et modeste fond documentaire que nombre d’entre nous, furent confrontés pour la première fois vraiment, au choc fructueux de la divergence.

C’est peut-être là que nous fûmes aussi, très tôt, préparés à l’idée selon laquelle, l’unité de quête (la recherche de la vérité) qui traverse et légitime irréductiblement le projet éthique de toute recherche scientifique, ne devait jamais perdre sa préséance face aux contradictions nées du morcellement des cheminements qui conduisent à cette quête.

La fixation de l’estimé philosophe NKOLO FOE, sur les opinions médiatiques de son compatriote Achille MBEMBE, et sa tendance à tout réduire à cela, au point où le penseur fait le choix de faire l’apologie de la censure, m’a à vrai dire profondément émue et peiné.


C’est en effet là que nous fûmes socialisés, à l’idée que, la recherche de la vérité sociale sur l’homme, vivant en société, s’appauvrit chaque fois que les préjugés liés aux dogmes disciplinaires, s’emploient à ériger des murs, là où des ponts s’imposent, à tous ceux qui se sont donnés pour métier de comprendre, d’expliquer ou d’interpréter ce pathétique spectacle et cette jolie cacophonie qu’est la vie sociale.

Et c’est précisément là que pour la première fois vraiment, presque grâce à nos estimés devanciers (BASSECK et NKOLO FOE), l’on allait faire la « rencontre » avec les écrits de Jean-Marc ELA, EBOUSSI BOULAGA, Achille MBEMBE, Cheick ANTA DIOP et bien d’autres encore.

La fixation de l’estimé philosophe NKOLO FOE, sur les opinions médiatiques de son compatriote Achille MBEMBE, et sa tendance à tout réduire à cela, au point où le penseur fait le choix de faire l’apologie de la censure, m’a à vrai dire profondément émue et peiné.

En appeler à l’Assemblée Nationale pour légiférer sur la « liberté de penser », m’est proprement incompréhensible, après le Moyen-âge chrétien et les lumières du 18ème siècle européen. S’en prendre à un journaliste pour avoir cité un penseur important (ses thèses fussent-elles contestables) m’est à la vérité pénible.

En appeler à l’Assemblée Nationale pour légiférer sur la « liberté de penser », m’est proprement incompréhensible, après le Moyen-âge chrétien et les lumières du 18ème siècle européen.


Cette forme émergente d’intolérance, n’est pas bon signe. Surtout si elle venait à être légitimée intellectuellement par certains meilleurs esprits de notre temps. La répression des libertés académiques étant la pire des répressions.

Beaucoup d’entre nous, pensons « avec » et « contre » MBEMBE, par delà les distributeurs automatiques d’étiquettes. Certains d’entre nous ont toujours explicitement marqué notre profond désaccord avec les implications morales et politiques de la manière dont une certaine « critique politique colérique » ( dont Achille MBEMBE est le parfait représentant dans ses tribunes médiatiques) probablement inspirée par le prisme déformant du « BIYA must go first », analyse le Cameroun.

Mais, cet état d’esprit fait de propos injonctifs et de sentences dogmatiques qui gagne du terrain est absolument inapproprié. Il risque de réprimer cet esprit critique qui reste irréductiblement la seule et ultime valeur à sauvegarder pour le grand bien de tous. Nous en sommes à appeler à la censure des penseurs et à la pénalisation d’une étrange infraction. Nous en sommes presque à guetter des journalistes, une certaine légitimation cathodique somme toute vaine.

Cette polémique alimentée de manière obsessionnelle, en ce moment, n’est pas saine pour la « classe intellectuelle ». Pour les générations qui viennent, nous rêvons de mieux, en ce qui est de notre commune appartenance à cette « aristocratie morale », que sont les intellectuels, qui ne doit sa légitimité qu’à « elle-même » d’abord et à une instance méta sociale certes controversée : la vérité.

A propos de l’auteur :
Armand Leka Essomba est sociologue, directeur exécutif du Laboratoire camerounais d’études et de recherches sur les sociétés contemporaines (CERESC), Université de Yaoundé I.
Pour découvrir quelques uns de ses livres, cliquez ici

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L'INFO EN 89 SEC.

☕ L’INFO EN 89 SECONDES DU 22 MAI 2020

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Coronavirus : 528 nouveaux cas enregistrés en 24h au Cameroun

528 nouveaux cas pour 08  morts et 27 guéris, Ce qui fait au total de 4288 cas confirmés dont 1808 guéris, 2324 actifs et 156 décès. Un record depuis le début de la pandémie il y a deux mois au Cameroun. Face à l’ampleur de la propagation du virus dans les communautés, les autorités sanitaires annoncent la mise en œuvre de la surveillance épidémiologique à base communautaire qui consiste pour les spécialistes à aller dans les communautés, quartiers, villages pour traquer les porteurs du virus, tracer toutes les personnes qui ont été en contact avec le sujet porteur afin de les sécuriser.

Pour  le Pr Alain Georges Etoundi Mballa, directeur de la Lutte contre la Maladie, les épidémies et les pandémies au ministère de la Santé Publique, cette flambée des cas est obtenue grâce à l’augmentation de la capacité de dépistage précoce. Les tests sont disponibles, a-t-il ajouté, en prévenant que le nombre de cas contaminés ira croissant dans les prochains jours, du fait de l’augmentation du nombre de tests.

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