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☣️ Coronavirus: Le Lions Club international aux côtés du personnel de l’hôpital Laquintinie

Le Lions Club vient d’offrir des dons au personnel médical de l’Hopital Laquintinie de Douala, dons d’un montant de 10 millions de Fcfa.

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La cérémonie de remise de dons a eu lieu le jeudi 14 Mai 2020 à la salle de conférence de l’Hôpital Laquintinie à Douala.

Il s’agit de 500  sur-blouses, 500 sur-chaussures, 100 lunettes, 100 masques de hautes protections et une dotation de 2000 plats chauds qui seront servis sur une période de 15  jours.

Ce geste évalué à 10 millions de FCFA a été financé par La Fondation Internationale du Lions Club (LCIF) et des Lions club du Cameroun.

Serge-Constant EBENE, Vice-Gouverneur du district 403 B1

« Les fonds collectés permettront de répondre aux besoins urgents, y compris l’assistance au personnel soignant, à la sensibilisation des populations et l’aide aux malades ».

Pour Serges constant EBENE, le Premier vice Gouverneur du district 403 B1 Afrique Centrale du Lions Club, « les fonds collectés durant les mois de Mars en complément de la subvention obtenue de la LCIF permettront aux Lions de répondre aux besoins urgents de notre communauté, y compris l’assistance au personnel soignant, à la sensibilisation des populations et l’aide aux malades ».

Pour le Dr Marie Solange NDOM EBONGUE représentante des médecins de l’hôpital Laquintinie, « La particularité de ce don est qu’il est dirigé à l’endroit du personnel médical. Ce personnel médical se sent très honoré par le don du matériel de protection  offert par le Lions Club. Ce geste d’amour doit en appeler beaucoup d’autres parce que qui dit merci, en veut encore. Nous invitons à plus de solidarité. »

Le Lions Clubs international œuvre pour la défense de l’environnement, la construction de maisons d’accueil pour handicapés, le soutien de campagnes d’information sur le diabète, l’application de programmes d’aide aux problèmes auditifs et à travers leur fondation, le secours international en cas de catastrophe.

Créé il ya plus de 100 ans le lions club présent dans 193 pays regroupe à ce jour, près d’un million et demi de membres dans le Monde et compte 550 membres dans 24 clubs au Cameroun, qui se retrouvent deux fois par mois pour discuter des œuvres sociales afin de répondre aux besoins des communautés car, là où il ya un besoin, il ya un lion.

Mireille CHIMI

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🔴Armand Leka Essomba: « Achille MBEMBE-Entre Juifs et Nègres »

En appeler à l’Assemblée Nationale pour légiférer sur la « liberté de penser », m’est proprement incompréhensible, après le Moyen-âge chrétien et les lumières du 18ème siècle européen.

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Il y a près de deux semaines, j’ai apposé ma signature à une pétition en circulation pour marquer mon soutien intellectuel à Achille MBEMBE, l’un des penseurs les plus féconds de notre époque, victime en Allemagne d’un faux procès.

A la faveur d’un remarquable « lapsus », somme toute anecdotique d’un journaliste réputé au Cameroun, l’état d’esprit de censure que je croyais circonscrit à la lointaine Allemagne face à ses propres démons, semble avoir gagné l’espace public de la dispute chez nous.

Là-bas, MBEMBE serait coupable « d’hostilité à l’égard de l’État d’Israël » et ici, « d’hostilité à l’égard de l’État du Cameroun ». Coupable là-bas de « complaisance à l’égard de la Shoah juive », ici, de « complaisance à l’égard de la « cause nègre » (la cause nationale) pour avoir, dans une tribune particulièrement controversée, évoqué la nécessité d’une intervention militaire (française) pour organiser la transition au Cameroun.

Là-bas : critique de la raison raciste

La parenté entre Juifs et Nègres est connue. Pourchassés dans une Europe en proie à ses démons cycliques : le désir de haine et le fantasme de pureté, de nombreux Juifs ont envisagé de trouver hospitalité et paix en Afrique noire. Beaucoup y ont toujours leurs descendances. Cette parenté, Juifs et Nègres la partagent aussi dans l’expérience de la « grande souffrance ». La traite négrière, la Shoah et l’Apartheid, auront été des expériences limite de la haine de l’homme contre l’Homme.


L’acte de naissance de cette grande souffrance que ces deux « catégories d’humanités » expérimentèrent dans leur histoire, portait avant tout, la signature des « politiques d’inimitiés » élaborés au cœur même du lieu d’où émargea et prit forme, pour la première fois, l’humanisme et l’universalisme moderne : le vieux monde européen. Cette facette nocturne d’un universalisme abstrait et d’un humanisme professé s’abreuvait à l’éthos des politiques de la « séparation » et des philosophies de la ségrégation qui furent tout, sauf des politiques du semblable.

Elles se déployaient suivant un axe philosophique particulièrement ambivalent, à la fois lumineux et caverneux, porté simultanément par un idéal émancipateur, lui-même guidé par cette trinité indépassable que constitue la liberté, l’égalité et la fraternité (l’œuvre de Dieu) ;et par une folie enténébrante, puissamment stimulé par le culte de la haine et un permanent désir de génocide (la part du Diable).

C’est bien cette face nocturne et ténébreuse que certains courants d’idées, notamment de droite et d’extrême droite, en occident, cherchent toujours à refouler, à masquer et à nier à tue-tête, sans pour autant y parvenir. Car comme on le sait, ce sont bien les nègres d’Afrique qui les premiers, payeront le prix le plus élevé de ce délire, avant que les juifs, récemment, n’en payent à leur tour un prix tout aussi élevé.

La critique philosophique des politiques de l’inimitié, alors que l’on assiste partout à une « planétarisation de la condition Nègre » et au « devenir nègre du monde », par un étrange retournement est soumise à l’injonction de se faire plus discrète, alimentée par un état d’esprit de censure intellectuelle.

Cette critique sans concession est absolument nécessaire et les voix qui la portent doivent être soutenus et protégées, en tant que veilleur d’espérance humaine.

Sous AHIDJO, MONGO BETI fut enseigné (que ne disait-il pas sur le Cameroun à l’époque?) ; Marcien TOWA, le grand philosophe indocile sous le parti unique, fut libre de penser et l’on pouvait librement le citer.



Ici : Au-delà de la caverne

Sous AHIDJO, MONGO BETI fut enseigné (que ne disait-il pas sur le Cameroun à l’époque?) ; Marcien TOWA, le grand philosophe indocile sous le parti unique, fut libre de penser et l’on pouvait librement le citer. Grâce à ce dernier d’ailleurs, nous avons pu avoir, les BASSECK BA KOBBIO et NKOLO FOE, parmi tant d’autres.

Ces deux derniers principalement, auront permis à l’auteur de ces lignes de recevoir le meilleur héritage que l’Université puisse donner à un esprit : le sens très aigu de la dispute intellectuelle. Ce sera au Cercle Philo-Psycho-Socio-Anthropo de l’Université de Yaoundé I, qu’ils ont créé, mains nues.

Le Cercle Philo-psycho-socio-anthropologie (où l’on passait des nuits entières à lire toutes sortes de livres), en tant qu’espace de socialité académique et scientifique, fut pour nous un lieu unique de rencontre interdisciplinaire, ainsi qu’un laboratoire irremplaçable d’initiation à la discussion critique.

Ce fut d’abord dans ce « non-lieu » institutionnel, au travers de son « irremplaçable » et modeste fond documentaire que nombre d’entre nous, furent confrontés pour la première fois vraiment, au choc fructueux de la divergence.

C’est peut-être là que nous fûmes aussi, très tôt, préparés à l’idée selon laquelle, l’unité de quête (la recherche de la vérité) qui traverse et légitime irréductiblement le projet éthique de toute recherche scientifique, ne devait jamais perdre sa préséance face aux contradictions nées du morcellement des cheminements qui conduisent à cette quête.

La fixation de l’estimé philosophe NKOLO FOE, sur les opinions médiatiques de son compatriote Achille MBEMBE, et sa tendance à tout réduire à cela, au point où le penseur fait le choix de faire l’apologie de la censure, m’a à vrai dire profondément émue et peiné.


C’est en effet là que nous fûmes socialisés, à l’idée que, la recherche de la vérité sociale sur l’homme, vivant en société, s’appauvrit chaque fois que les préjugés liés aux dogmes disciplinaires, s’emploient à ériger des murs, là où des ponts s’imposent, à tous ceux qui se sont donnés pour métier de comprendre, d’expliquer ou d’interpréter ce pathétique spectacle et cette jolie cacophonie qu’est la vie sociale.

Et c’est précisément là que pour la première fois vraiment, presque grâce à nos estimés devanciers (BASSECK et NKOLO FOE), l’on allait faire la « rencontre » avec les écrits de Jean-Marc ELA, EBOUSSI BOULAGA, Achille MBEMBE, Cheick ANTA DIOP et bien d’autres encore.

La fixation de l’estimé philosophe NKOLO FOE, sur les opinions médiatiques de son compatriote Achille MBEMBE, et sa tendance à tout réduire à cela, au point où le penseur fait le choix de faire l’apologie de la censure, m’a à vrai dire profondément émue et peiné.

En appeler à l’Assemblée Nationale pour légiférer sur la « liberté de penser », m’est proprement incompréhensible, après le Moyen-âge chrétien et les lumières du 18ème siècle européen. S’en prendre à un journaliste pour avoir cité un penseur important (ses thèses fussent-elles contestables) m’est à la vérité pénible.

En appeler à l’Assemblée Nationale pour légiférer sur la « liberté de penser », m’est proprement incompréhensible, après le Moyen-âge chrétien et les lumières du 18ème siècle européen.


Cette forme émergente d’intolérance, n’est pas bon signe. Surtout si elle venait à être légitimée intellectuellement par certains meilleurs esprits de notre temps. La répression des libertés académiques étant la pire des répressions.

Beaucoup d’entre nous, pensons « avec » et « contre » MBEMBE, par delà les distributeurs automatiques d’étiquettes. Certains d’entre nous ont toujours explicitement marqué notre profond désaccord avec les implications morales et politiques de la manière dont une certaine « critique politique colérique » ( dont Achille MBEMBE est le parfait représentant dans ses tribunes médiatiques) probablement inspirée par le prisme déformant du « BIYA must go first », analyse le Cameroun.

Mais, cet état d’esprit fait de propos injonctifs et de sentences dogmatiques qui gagne du terrain est absolument inapproprié. Il risque de réprimer cet esprit critique qui reste irréductiblement la seule et ultime valeur à sauvegarder pour le grand bien de tous. Nous en sommes à appeler à la censure des penseurs et à la pénalisation d’une étrange infraction. Nous en sommes presque à guetter des journalistes, une certaine légitimation cathodique somme toute vaine.

Cette polémique alimentée de manière obsessionnelle, en ce moment, n’est pas saine pour la « classe intellectuelle ». Pour les générations qui viennent, nous rêvons de mieux, en ce qui est de notre commune appartenance à cette « aristocratie morale », que sont les intellectuels, qui ne doit sa légitimité qu’à « elle-même » d’abord et à une instance méta sociale certes controversée : la vérité.

A propos de l’auteur :
Armand Leka Essomba est sociologue, directeur exécutif du Laboratoire camerounais d’études et de recherches sur les sociétés contemporaines (CERESC), Université de Yaoundé I.
Pour découvrir quelques uns de ses livres cliquez ici https://www.decitre.fr/auteur/1784121/Armand+Leka+Essomba

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L'INFO EN 89 SEC.

☕ L’INFO EN 89 SECONDES DU 22 MAI 2020

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Coronavirus : 528 nouveaux cas enregistrés en 24h au Cameroun

528 nouveaux cas pour 08  morts et 27 guéris, Ce qui fait au total de 4288 cas confirmés dont 1808 guéris, 2324 actifs et 156 décès. Un record depuis le début de la pandémie il y a deux mois au Cameroun. Face à l’ampleur de la propagation du virus dans les communautés, les autorités sanitaires annoncent la mise en œuvre de la surveillance épidémiologique à base communautaire qui consiste pour les spécialistes à aller dans les communautés, quartiers, villages pour traquer les porteurs du virus, tracer toutes les personnes qui ont été en contact avec le sujet porteur afin de les sécuriser.

Pour  le Pr Alain Georges Etoundi Mballa, directeur de la Lutte contre la Maladie, les épidémies et les pandémies au ministère de la Santé Publique, cette flambée des cas est obtenue grâce à l’augmentation de la capacité de dépistage précoce. Les tests sont disponibles, a-t-il ajouté, en prévenant que le nombre de cas contaminés ira croissant dans les prochains jours, du fait de l’augmentation du nombre de tests.

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