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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔵 Musique : Vie et mort de Charlotte Mbango – par Kaisa Pakito

Charlotte Mbango Samè naît le 15 Avril 1960,elle est issue de la famille Lotin’a Samè, elle est donc naturellement parente de Joe Mboulè et Eboa Lotin. Voici son histoire, racontée par le chanteur Kaisa Pakito.

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Très tôt à 9 ans, parce qu’issue de cette famille pieuse, Charlotte Mbango fait partie de la chorale de son église dans laquelle plus tard elle finira comme voix principale. En 1979, elle quitte le Cameroun pour poursuivre ses études de marketing en France. A son arrivé, elle retrouve une amie, Sissy Dipoko et à deux, elles vont former le duo des chœurs camerounais le plus prolifique dans les studios d’enregistrement.


Appréciée pour sa bonne humeur légendaire, elle commence ainsi à se démarquer par des petites piques dans les chansons de Pierre de Moussy, ensuite le cousin Joe(Joe Mboulè) la sollicite pour son album  »O si linga » en 1986, qui deviendra un tube.

Ce qui était pour elle au départ un hobby devient une passion et plus tard alors un gagne-pain quand avec Sissy et Ndédi Dibango, ils rejoignent l’équipe de Manu Dibango pour des tournées a travers le monde. S’en suivent alors des sollicitations d’autres piliers de la musique mondiale tels Paul Simon ou encore les Kassav’.

Aladji Toure au sommet de son art et dans l’art de la production flaire le bon filon et décide de lancer Charlotte sur le marché du disque. En guise de rodage, il lui fait faire des reprises de Makossa pour son premier album intitulé « Makossa Non Stop », dans lequel elle est soutenue par toute « l’équipe Nationale du Makossa »et avec au chant Guy Lobè, Georges Seba et Ndedi Dibango. L’album connaît alors un succès continental et est sanctionné d’un Disque d’Or, qui lui sera remis par le grand couturier Paco Rabane. Suit alors « Konkaï Makossa »

Konkai Makossa, la révélation

Pour son deuxième album, le producteur Touré demande à Moni Bilè à son meilleur compositeur de faire quelque chose pour Charlotte, « Charly » pour les intimes. Guy Lobè compose alors le tube Konkaï Makossa. Bis répétita, succès total, mais de cette expérience Guy en sort un peu déçu, car il avait beaucoup misé sur un autre titre  »Laï laï ». Mais Charlotte l’a gentiment repoussé, peut-être question de feeling. En plus du succès de ses albums, à partir de ce moment, elle tournera dans le monde, beaucoup plus à son compte personnel.

Pour son 3è album intitulé « Vol 3 », elle se fait arranger par Toto Guillaume et change de producteur. Elle travaille cet album avec Grâce Decca et Richard Bona avec qui elle fera un duo sur une reprise, « Né oa mbusa » de son cousin et mentor Joe Mboulè.

Ensuite avec Tom Yoms,ils font une méga reprise de Pierre de Moussy, »Senga To » qui est considéré comme l’un des meilleurs duos de la musique camerounaise. Après un temps d’arrêt marqué par la maladie, elle revient à ses premiers amours la musique religieuse. Elle sort plusieurs coffrets de musique religieuse où elle chante avec la chorale Douala.

Elle participera en outre au projet « Sans Papiers » en hommage aux sans papiers vivant en Europe .
En 1996, elle se met avec Valérie Lobè pour concocter « Malea »chanson qui a connu un succès mitigé.

Charlotte Mbango en duo avec Emile Kangue


En 2003, elle reçoit le « TAMANI D’OR » au Mali pour son immense carrière.
Après une longue période de maladie, elle décède le 2 Juin 2009 au centre hospitalier Kremlin-Bicètre, ou elle avait été transféré de Dublin ou elle vivait. Elle laisse une fille!

Juste une pensée pour Charlotte Mbango, car elle aurait fêté ses 60 ans cette année, mais hélas, elle a été fauchée par la mort!
Charly, tu vis en nous à Jamais!

Kaisa Pakito

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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ François BINGONO : « Un sorcier nocif passe aux aveux s’il est frappé avec une seule tige de macabo »

François BINGONO BINGONO, Anthropologue, écrivain , chercheur

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Parlant du prêtre catholique qui a administré une bastonnade à une personne du 3è âge à Mbalmayo, il s’est trompé de couloir. Il y aurait eu les Sacramento de l’église catholique pour détecter les pratiques de sorcellerie nocives. »

« Pour reconnaître un sorcier nocif, on peut employer la voie des ordalies (faire passé à l’accusé une épreuve physique décidant de son sort). Une seule tige de macabo est suffisante pour que le présumé sorcier passe aux aveux, torturé par les douleurs de cette tige de macabo. Dans le cas d’espèce, le prêtre a décimé tout un champs de macabo pour rien. »

« Tout le monde doit combattre la sorcellerie nocive. Pour le cas du prêtre, il n’a pas utilisé la bonne méthode »

« Le prêtre a donné 6 mois au vieux. Il peut mourir avant même les 6 mois pour au moins trois raisons : sa prostatite qui le fait souffrir et qui fait qu’il pissait déjà du sang, l’humiliation en mondovision et devant ses enfants. Voilà des raisons qui pourraient tuer le vieux et non pas parce que le prêtre lui a donné un délai de 6 mois »

« Je ne comprends pas pourquoi un presbytère est interdit aux populations alors que c’est la maison du Christ »

« Le papa fouetté a été autorisé de sortie de l’hôpital dans lequel il était par une infirmière. Il a donc décidé d’aller visiter la nouvelle chapelle et il ne savait pas que le presbytère était interdit aux visiteurs. Je ne comprends pas pourquoi un presbytère est interdit aux populations alors que c’est la maison de Jésus-Christ »

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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ Maurice Somo : « Amener des élèves en prison pour pornographie équivaut au médecin qui renvoie ses patients vers le marabout ».

Maurice Somo est psycho-sociologue. Il a été reçu comme invité de la matinale d’ABK Radio pour évoquer les cad de pornographie récurrente en milieu scolaire dans la ville de Kribi, ainsi que de l’affaire Macaire Waffo

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Pour réécouter en intégralité l’interview de Maurice Somo, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

A propos de l’Affaire Macaire Waffo, animateur de télévision soupçonné de viol, inceste et pédophilie sur sa fille mineure:

« La famille n’est pas le lieu par essence pour régler ce genre de problème. Celles qui veulent cacher ce genre d’individu doivent être poursuivies et sanctionnées. »

« Longtemps on a pensé qu’il faut régler les affaires d’inceste et de pédophilie en famille mais on se rend compte que le faire protège les criminels »

« Un homme qui a couché sa fille est renié à tout avantage. Ce n’est plus sa fille, il ne peut par exemple plus percevoir la dot de cette fille plus tard, si elle se marie ».

« Autant on ne peut pas emmener les enfants devant les tribunaux pour pornographie, autant les adultes soupçonnés de pédophilie comme Macaire Woafo doivent affronter la justice ».

A propos des actes de pornographie récurrents dans les établissements scolaires de Kribi:

« La pornographie dans les établissements scolaires à Kribi s’explique; parce que Kribi est une ville balnéaire et est soumise au tourisme sexuel. »

« Pourquoi la ville de Kribi ? Parce que c’est une ville balnéaire ».

« Ce qui se passe au lycée bilingue de Kribi est une situation qui est récurrente et ce n’est pas la première fois que la ville de Kribi fait face à ce genre de scandale ».

« Amener des élèves en prison pour pornographie c’est exactement comme si le médecin renvoyait ses patients vers le marabout. »

« Lorsqu’un enfant pose un acte de pornographie dans une école, cette école doit pouvoir le corriger, le redresser, l’accompagner et non l’emmener à la police ou devant le juge ».

« Ces enfants ont un âge contenu entre 14 et 16 ans et c’est l’âge de la puberté. Et à cet âge, c’est une explosion sexuelle qui est déclenchée et puisque les gens s’embrassent partout et font l’amour à l’air libre, les enfants reproduisent cela à la moindre occasion ».

« Les enfants et adolescents assistent à la banalisation de l’acte sexuel à Kribi ».

« Il y en a parmi les touristes qui se livrent à des parties de jambes en l’air publiques parce qu’ils y vont pour ça »

Transcriptions: Laila Djamilatou et Cathy Mintsa

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