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🟠 Orange talk 3: Parlons des astuces pour garder ses datas plus longtemps (#111*0#)

Orange talk est dĂ©sormais un rendez-vous sur la frĂ©quence utile et agrĂ©able ABK Radio 89.9 Fm. Dans la 3e Ă©dition ce 19 Mai, il Ă©tait question pour Orange Cameroun d’expliquer Ă  ses clients comment bien profiter des forfaits data chez Orange.

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Serge MBARGA, Product and service manager Ă  Orange Cameroun

Lors de cette Ă©dition, on a appris avec Serge Mbarga, Product and Service Manager Ă  Orange Cameroun, qu’il existe des astuces pour garder sa data (son volume data) plus longtemps.

  • Tout d’abord, il faudrait au prĂ©alable acheter le forfait qui correspond Ă  l’utilisation qu’on souhaite en faire. Ainsi, si on veut regarder des vidĂ©os ou faire des tĂ©lĂ©chargements (YouTube, Netflix etc), il vaudrait mieux recharger beaucoup de data. Si on veut juste surfer ou chatter (WhatsApp, Twitter etc), on peut prendre un peu moins de data.
  • DeuxiĂšmement, chercher les bons plans data chez Orange. Il y en a toujours comme « Giga data Â», «My way data Â» ou sur le menu bons plans sur le #111*0#.
Orange Talk

Bon Ă  savoir, il faut Toujours dĂ©sactiver ses donnĂ©es mobiles lorsqu’on n’a plus besoin d’ĂȘtre connectĂ©. On aura appris avec Serge Mbarga que « Tant que les donnĂ©es mobiles sont activĂ©es, la data est consommĂ©e par les diffĂ©rentes applications mobiles y compris les mises Ă  jour simples du systĂšme d’exploitation de votre mobile ».

Autre bonne nouvelle, en cette période de Covid-19, les prix des forfaits résidentiels à Orange Cameroun ont été réduits de 30% et il y en a pour toutes les bourses et pour tous les usages, ce à partir de 60 Fcfa.

Serge Mbarga Owona

«On ne peut pas ĂȘtre dĂ©bitĂ© quand on est hors connexion ou quand on a dĂ©sactivĂ© ses donnĂ©es mobiles. Et lorsque c’est avĂ©rĂ©, le client rentre toujours dans ses droits»

ORANGE TALK est un rendez-vous live hebdomadaire sur ABK RADIO 89.9 Fm, tous les mardis Ă  partir de 15h05. A travers ce programme, Orange Cameroun toujours Ă  l’écoute des prĂ©occupations de ses clients rĂ©pond Ă  leurs questions sur les produits et services Orange. C’est aussi une occasion pour Orange Cameroun de faire des annonces, d’assurer la proximitĂ© de la marque vis-Ă -vis de la communautĂ© d’abonnĂ©s Orange, et de maintenir l’information la plus exacte auprĂšs des clients et abonnĂ©s.

En cas de préoccupations, il est possible de les remonter sur les plateformes Orange Cameroun ou  via le  #OrangetalkAvecVous.

Vous pouvez rĂ©Ă©couter le programme Orange talk en podcast sur la  plateforme www.abkradio.com, mais aussi en bonus sur Orange Cameroun, en Youtube premiĂšre et sur IG TV. N’oubliez pas, c’est interactif. Une preuve qu’Orange cares about you.

Mireille CHIMI

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🔮 Armand Leka Essomba: « Achille MBEMBE-Entre Juifs et NĂšgres »

En appeler Ă  l’AssemblĂ©e Nationale pour lĂ©gifĂ©rer sur la « libertĂ© de penser », m’est proprement incomprĂ©hensible, aprĂšs le Moyen-Ăąge chrĂ©tien et les lumiĂšres du 18Ăšme siĂšcle europĂ©en.

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Il y a prĂšs de deux semaines, j’ai apposĂ© ma signature Ă  une pĂ©tition en circulation pour marquer mon soutien intellectuel Ă  Achille MBEMBE, l’un des penseurs les plus fĂ©conds de notre Ă©poque, victime en Allemagne d’un faux procĂšs.

A la faveur d’un remarquable « lapsus », somme toute anecdotique d’un journaliste rĂ©putĂ© au Cameroun, l’état d’esprit de censure que je croyais circonscrit Ă  la lointaine Allemagne face Ă  ses propres dĂ©mons, semble avoir gagnĂ© l’espace public de la dispute chez nous.

LĂ -bas, MBEMBE serait coupable « d’hostilitĂ© Ă  l’égard de l’État d’IsraĂ«l » et ici, « d’hostilitĂ© Ă  l’égard de l’État du Cameroun ». Coupable lĂ -bas de « complaisance Ă  l’égard de la Shoah juive », ici, de « complaisance Ă  l’égard de la « cause nĂšgre » (la cause nationale) pour avoir, dans une tribune particuliĂšrement controversĂ©e, Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© d’une intervention militaire (française) pour organiser la transition au Cameroun.

LĂ -bas : critique de la raison raciste

La parentĂ© entre Juifs et NĂšgres est connue. PourchassĂ©s dans une Europe en proie Ă  ses dĂ©mons cycliques : le dĂ©sir de haine et le fantasme de puretĂ©, de nombreux Juifs ont envisagĂ© de trouver hospitalitĂ© et paix en Afrique noire. Beaucoup y ont toujours leurs descendances. Cette parentĂ©, Juifs et NĂšgres la partagent aussi dans l’expĂ©rience de la « grande souffrance ». La traite nĂ©griĂšre, la Shoah et l’Apartheid, auront Ă©tĂ© des expĂ©riences limite de la haine de l’homme contre l’Homme.


L’acte de naissance de cette grande souffrance que ces deux « catĂ©gories d’humanitĂ©s » expĂ©rimentĂšrent dans leur histoire, portait avant tout, la signature des « politiques d’inimitiĂ©s » Ă©laborĂ©s au cƓur mĂȘme du lieu d’oĂč Ă©margea et prit forme, pour la premiĂšre fois, l’humanisme et l’universalisme moderne : le vieux monde europĂ©en. Cette facette nocturne d’un universalisme abstrait et d’un humanisme professĂ© s’abreuvait Ă  l’éthos des politiques de la « sĂ©paration » et des philosophies de la sĂ©grĂ©gation qui furent tout, sauf des politiques du semblable.

Elles se dĂ©ployaient suivant un axe philosophique particuliĂšrement ambivalent, Ă  la fois lumineux et caverneux, portĂ© simultanĂ©ment par un idĂ©al Ă©mancipateur, lui-mĂȘme guidĂ© par cette trinitĂ© indĂ©passable que constitue la libertĂ©, l’égalitĂ© et la fraternitĂ© (l’Ɠuvre de Dieu) ;et par une folie entĂ©nĂ©brante, puissamment stimulĂ© par le culte de la haine et un permanent dĂ©sir de gĂ©nocide (la part du Diable).

C’est bien cette face nocturne et tĂ©nĂ©breuse que certains courants d’idĂ©es, notamment de droite et d’extrĂȘme droite, en occident, cherchent toujours Ă  refouler, Ă  masquer et Ă  nier Ă  tue-tĂȘte, sans pour autant y parvenir. Car comme on le sait, ce sont bien les nĂšgres d’Afrique qui les premiers, payeront le prix le plus Ă©levĂ© de ce dĂ©lire, avant que les juifs, rĂ©cemment, n’en payent Ă  leur tour un prix tout aussi Ă©levĂ©.

La critique philosophique des politiques de l’inimitiĂ©, alors que l’on assiste partout Ă  une « planĂ©tarisation de la condition NĂšgre » et au « devenir nĂšgre du monde », par un Ă©trange retournement est soumise Ă  l’injonction de se faire plus discrĂšte, alimentĂ©e par un Ă©tat d’esprit de censure intellectuelle.

Cette critique sans concession est absolument nĂ©cessaire et les voix qui la portent doivent ĂȘtre soutenus et protĂ©gĂ©es, en tant que veilleur d’espĂ©rance humaine.

Sous AHIDJO, MONGO BETI fut enseignĂ© (que ne disait-il pas sur le Cameroun Ă  l’époque?) ; Marcien TOWA, le grand philosophe indocile sous le parti unique, fut libre de penser et l’on pouvait librement le citer.



Ici : Au-delĂ  de la caverne

Sous AHIDJO, MONGO BETI fut enseignĂ© (que ne disait-il pas sur le Cameroun Ă  l’époque?) ; Marcien TOWA, le grand philosophe indocile sous le parti unique, fut libre de penser et l’on pouvait librement le citer. GrĂące Ă  ce dernier d’ailleurs, nous avons pu avoir, les BASSECK BA KOBBIO et NKOLO FOE, parmi tant d’autres.

Ces deux derniers principalement, auront permis Ă  l’auteur de ces lignes de recevoir le meilleur hĂ©ritage que l’UniversitĂ© puisse donner Ă  un esprit : le sens trĂšs aigu de la dispute intellectuelle. Ce sera au Cercle Philo-Psycho-Socio-Anthropo de l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I, qu’ils ont crĂ©Ă©, mains nues.

Le Cercle Philo-psycho-socio-anthropologie (oĂč l’on passait des nuits entiĂšres Ă  lire toutes sortes de livres), en tant qu’espace de socialitĂ© acadĂ©mique et scientifique, fut pour nous un lieu unique de rencontre interdisciplinaire, ainsi qu’un laboratoire irremplaçable d’initiation Ă  la discussion critique.

Ce fut d’abord dans ce « non-lieu » institutionnel, au travers de son « irremplaçable » et modeste fond documentaire que nombre d’entre nous, furent confrontĂ©s pour la premiĂšre fois vraiment, au choc fructueux de la divergence.

C’est peut-ĂȘtre lĂ  que nous fĂ»mes aussi, trĂšs tĂŽt, prĂ©parĂ©s Ă  l’idĂ©e selon laquelle, l’unitĂ© de quĂȘte (la recherche de la vĂ©ritĂ©) qui traverse et lĂ©gitime irrĂ©ductiblement le projet Ă©thique de toute recherche scientifique, ne devait jamais perdre sa prĂ©sĂ©ance face aux contradictions nĂ©es du morcellement des cheminements qui conduisent Ă  cette quĂȘte.

La fixation de l’estimĂ© philosophe NKOLO FOE, sur les opinions mĂ©diatiques de son compatriote Achille MBEMBE, et sa tendance Ă  tout rĂ©duire Ă  cela, au point oĂč le penseur fait le choix de faire l’apologie de la censure, m’a Ă  vrai dire profondĂ©ment Ă©mue et peinĂ©.


C’est en effet lĂ  que nous fĂ»mes socialisĂ©s, Ă  l’idĂ©e que, la recherche de la vĂ©ritĂ© sociale sur l’homme, vivant en sociĂ©tĂ©, s’appauvrit chaque fois que les prĂ©jugĂ©s liĂ©s aux dogmes disciplinaires, s’emploient Ă  Ă©riger des murs, lĂ  oĂč des ponts s’imposent, Ă  tous ceux qui se sont donnĂ©s pour mĂ©tier de comprendre, d’expliquer ou d’interprĂ©ter ce pathĂ©tique spectacle et cette jolie cacophonie qu’est la vie sociale.

Et c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que pour la premiĂšre fois vraiment, presque grĂące Ă  nos estimĂ©s devanciers (BASSECK et NKOLO FOE), l’on allait faire la « rencontre » avec les Ă©crits de Jean-Marc ELA, EBOUSSI BOULAGA, Achille MBEMBE, Cheick ANTA DIOP et bien d’autres encore.

La fixation de l’estimĂ© philosophe NKOLO FOE, sur les opinions mĂ©diatiques de son compatriote Achille MBEMBE, et sa tendance Ă  tout rĂ©duire Ă  cela, au point oĂč le penseur fait le choix de faire l’apologie de la censure, m’a Ă  vrai dire profondĂ©ment Ă©mue et peinĂ©.

En appeler Ă  l’AssemblĂ©e Nationale pour lĂ©gifĂ©rer sur la « libertĂ© de penser », m’est proprement incomprĂ©hensible, aprĂšs le Moyen-Ăąge chrĂ©tien et les lumiĂšres du 18Ăšme siĂšcle europĂ©en. S’en prendre Ă  un journaliste pour avoir citĂ© un penseur important (ses thĂšses fussent-elles contestables) m’est Ă  la vĂ©ritĂ© pĂ©nible.

En appeler Ă  l’AssemblĂ©e Nationale pour lĂ©gifĂ©rer sur la « libertĂ© de penser », m’est proprement incomprĂ©hensible, aprĂšs le Moyen-Ăąge chrĂ©tien et les lumiĂšres du 18Ăšme siĂšcle europĂ©en.


Cette forme Ă©mergente d’intolĂ©rance, n’est pas bon signe. Surtout si elle venait Ă  ĂȘtre lĂ©gitimĂ©e intellectuellement par certains meilleurs esprits de notre temps. La rĂ©pression des libertĂ©s acadĂ©miques Ă©tant la pire des rĂ©pressions.

Beaucoup d’entre nous, pensons « avec » et « contre » MBEMBE, par delĂ  les distributeurs automatiques d’Ă©tiquettes. Certains d’entre nous ont toujours explicitement marquĂ© notre profond dĂ©saccord avec les implications morales et politiques de la maniĂšre dont une certaine « critique politique colĂ©rique » ( dont Achille MBEMBE est le parfait reprĂ©sentant dans ses tribunes mĂ©diatiques) probablement inspirĂ©e par le prisme dĂ©formant du « BIYA must go first », analyse le Cameroun.

Mais, cet Ă©tat d’esprit fait de propos injonctifs et de sentences dogmatiques qui gagne du terrain est absolument inappropriĂ©. Il risque de rĂ©primer cet esprit critique qui reste irrĂ©ductiblement la seule et ultime valeur Ă  sauvegarder pour le grand bien de tous. Nous en sommes Ă  appeler Ă  la censure des penseurs et Ă  la pĂ©nalisation d’une Ă©trange infraction. Nous en sommes presque Ă  guetter des journalistes, une certaine lĂ©gitimation cathodique somme toute vaine.

Cette polĂ©mique alimentĂ©e de maniĂšre obsessionnelle, en ce moment, n’est pas saine pour la « classe intellectuelle ». Pour les gĂ©nĂ©rations qui viennent, nous rĂȘvons de mieux, en ce qui est de notre commune appartenance Ă  cette « aristocratie morale », que sont les intellectuels, qui ne doit sa lĂ©gitimitĂ© qu’à « elle-mĂȘme » d’abord et Ă  une instance mĂ©ta sociale certes controversĂ©e : la vĂ©ritĂ©.

A propos de l’auteur :
Armand Leka Essomba est sociologue, directeur exĂ©cutif du Laboratoire camerounais d’études et de recherches sur les sociĂ©tĂ©s contemporaines (CERESC), UniversitĂ© de YaoundĂ© I.
Pour découvrir quelques uns de ses livres, cliquez ici

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L'INFO EN 89 SEC.

☕ L’INFO EN 89 SECONDES DU 22 MAI 2020

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Coronavirus : 528 nouveaux cas enregistrĂ©s en 24h au Cameroun

528 nouveaux cas pour 08  morts et 27 guĂ©ris, Ce qui fait au total de 4288 cas confirmĂ©s dont 1808 guĂ©ris, 2324 actifs et 156 dĂ©cĂšs. Un record depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie il y a deux mois au Cameroun. Face Ă  l’ampleur de la propagation du virus dans les communautĂ©s, les autoritĂ©s sanitaires annoncent la mise en Ɠuvre de la surveillance Ă©pidĂ©miologique Ă  base communautaire qui consiste pour les spĂ©cialistes Ă  aller dans les communautĂ©s, quartiers, villages pour traquer les porteurs du virus, tracer toutes les personnes qui ont Ă©tĂ© en contact avec le sujet porteur afin de les sĂ©curiser.

Pour  le Pr Alain Georges Etoundi Mballa, directeur de la Lutte contre la Maladie, les Ă©pidĂ©mies et les pandĂ©mies au ministĂšre de la SantĂ© Publique, cette flambĂ©e des cas est obtenue grĂące Ă  l’augmentation de la capacitĂ© de dĂ©pistage prĂ©coce. Les tests sont disponibles, a-t-il ajoutĂ©, en prĂ©venant que le nombre de cas contaminĂ©s ira croissant dans les prochains jours, du fait de l’augmentation du nombre de tests.

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