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🔴 Tribune – Bassek Ba Kobhio : « Mon cher Pr et ami Nkolo Foe »

Au cours de « la veillée sur l’unité nationale », un magnifique magazine produit et présenté par Charles Ndongo le 19 mai dernier, le journaliste a cité l’écrivain Achille Mbembé; une reférence qui a provoqué l’ire du Philosophe Nkolo Foe. Et une réaction de l’essayiste Bassek Ba Kobhio qui s’est rappelé à son bon souvenir. Avec classe et hauteur.

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Je te vois ces derniers temps t’agiter bruyamment et je dois te dire ma tristesse face à tes récriminations faites de sorties douteuses sur un ton de militant de base de parti unique, toi le grand professeur de philosophie qui devrait montrer la voie de l’acceptation voire de la promotion de la différence , toi qui depuis les bancs de l’école ne se classait ni dans les médiocres ni dans les envieux, au contraire .  Puisque tu aimes tant l’université de Yaoundé à quelques kilomètres de la CRTV et que c’est la mesure de toute chose pour toi,  restes-y mais adopte toutes les exigences de l’institution. L’université, me semblait-il, c’est la liberté partout et pour tous, le rejet du caporalisme, de la pensée unique.

L’université, me semblait-il, c’est la liberté partout et pour tous, le rejet du caporalisme, de la pensée unique.


La préoccupation de Charles Ndongo l’autre soir, dans une émission qui restera dans les annales de la presse audiovisuelle camerounaise comme Henri Bandolo marqua l’écrit camerounais avec La Flamme et la fumée,  ne fut pas tant de rechercher un professeur qui parlerait pour une philosophie camerounaise dont on peut se demander à quoi d’ailleurs renvoie cette catégorie,  que de citer un Camerounais qui quelles que soient ses opinions est désormais une référence, pense et fait parler du Cameroun qu’on le veuille ou non, en suscitant et alimentant le débat au niveau mondial. On peut ne pas être d accord avec Achille Mbembe, et c’est tout ton droit, et je ne suis pas moi-même  d’accord  avec tout ce qu’il écrit ou toutes ses positions,  on ne peut nier cependant qu’ au Cameroun et dans le monde entier aujourd’hui, parler de la pensée camerounaise voire africaine c’est convoquer dans le groupe restreint des penseurs à la notoriété établie notre camarade Achille Mbembe. Je dis camarade, parce-que toi et moi devrions en plus être honorés, au-delà de nos parcours singuliers loin d’être insignifiants, d’avoir été ses camarades de faculté comme je  m’honore d’avoir été le tien, comme nous remercions le ciel d avoir eu pour maître un Marcien Towa dont la grandeur tenait plus de ce qu’il  parlait à l’Afrique et au monde, davantage qu’aux cours qu’il nous dispensa dans des espaces restreints à l université.

Marcien Towa fut persécuté dans ce pays parce-qu’il pensait différent. Le droit à la différence est le premier stade de l’exercice philosophique.


Tu sais bien comment Marcien Towa fut persécuté dans ce pays parce-qu’il pensait différent. Le droit à la différence est le premier stade de l’exercice philosophique. Il devrait y avoir tellement de distance entre les propos d’un militant de base de parti et ceux d’un professeur de philosophie de mes amis dont je souhaiterais tant qu en descendant d avion à Libreville ou Abidjan on ne me parle que de sa dernière livraison intellectuelle, seule chose qui l’inscrira sur la durée et dans le temps, plutôt que de lire de lui d’incroyables appels à l’intolérance, puisque tu reproches au journaliste de choisir librement ses références, lui dont la fidélité au régime qu’il sert ne s’est pourtant jamais démentie.

L’aigreur est toujours mauvaise compagne de route de la saine pensée.


Le maccarthysme vit fleurir aux Etats-Unis une flopée de censeurs chargés de désigner les bons et mauvais américains, que Dieu nous préserve de telles dérives où la faiblesse de la réflexion pourrait se vêtir de méthodes policières et inquisitoriales pour se venger ou faire place nette.  Mono Ndzana l’a fait il y a 30 ans pour tous et pour tout le siècle, avec une récolte discutable. L’aigreur est toujours mauvaise compagne de route de la saine pensée.
Avec l’heureux souvenir de notre club de philosophie,   Ton camarade et ami Bassek ba Kobhio.

Pr Nkolo FOE

« Mieux vaut être militant de base d’un parti unique que de revêtir le costume d’un BHL ou d’un Bernard Kouchner. Peu importe l’amitié qui me lierait à Achille, l’idée d’une intervention de l’OTAN au Cameroun ne passe pas chez moi. L’idée que l’Afrique serait peuplée de satrapes et d’États voyous pour plaire à l’Occident non plus!
Il ne s’agit pas de censurer qui que ce soit. Il s’agit de citer en exemple des gens qui se mettent à genoux, pour supplier l’ancienne puissance coloniale (et ses alliés) d’envoyer des armées pour organiser la succession au Cameroun. Si Émilie accepte une telle issue qui priverait le peuple de son droit souverain, moi je dis non! Un régime dans un char étranger ? Non, non et non. Achille n’a pas le droit de dire une telle connerie. C’est indigne ! »

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ABK ACTU

⏯️ Hervé Emmanuel NKOM : « C’est tout à fait normal d’avoir peur de se faire vacciner mais il ne faut pas prendre le risque de contaminer les autres »

Hervé Emmanuel NKOM, Homme politique, chroniqueur permanent ABK Matin

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Au sujet du Drame de Buea, depuis avant hier il y a une version qui circule( … ). Nous devons prendre conscience de cette folie. Il faut respecter la vérité et ne pas profiter d’un drame pour déstabiliser le peuple. »

 » Il vaut mieux rentrer dans le chemin de la vaccination. Pour une immunité collective « 

 » Ceux qui ont peur de se faire vacciner, c’est tout à fait normal. Mais ils ne doivent pas prendre le risque d’amener les autres à ne pas se faire vacciner « 

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ABK ACTU

🔵 Tribune – Amadou Mohamed Fofana : « L’immobilier de rente asphyxie l’économie Africaine »

Amadou Mohamed Fofana est Directeur associé au Cabinet Conseil SIGMA , Jeune entrepreneur Africain symbole du leadership jeune en Côte d’Ivoire. Motivateur – conseiller en communication – meilleur entrepreneur 2017- promoteur du Salon Africain de l Entrepreneuriat

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Certains me traiterons de “fou” tout comme Galilée quand il disait que la terre était ronde a été condamné pour hérésie. Chaque immeuble construit est une entreprise abandonnée, quel mauvais échange !

Un bâtiment c’est en moyenne : 100.000.000 d’immobilisation pour une rente mensuelle de 3.000.000, un gardien et une femme de ménage pour les espaces communs sous payés dans la plupart des cas (et très souvent c’est la même personne). Impact social : 0. Un amortissement qui s’annonce très long et pénible (sans compter la dégradation) mais surtout, sans créer de véritables valeurs ajoutées.

La conscience collective aime à s’accorder à cette idée chimérique selon laquelle « l’immobilier de rente c’est la sécurité ! » Nonobstant, 100.000.000 bâtit une usine qui embaucherait en moyenne 50 personnes et donc impactera directement la vie de 50 familles soit environ 200 personnes. Bien gérée, sa rentabilité ne sera que croissante. Ses productions répondrons aux besoins de la population et améliorera les conditions de vie.

“CHAQUE IMMEUBLE QUI POUSSE EST UNE INDUSTRIE QUI NE VERRA JAMAIS LE JOUR”

On parle d’industrialisation pour notre développement et contre la balance commerciale déficitaire mais : chaque immeuble “qui pousse” est une usine qui ne verra jamais le jour ! L’économie d’un État est basée sur le secteur privée. Si tout le monde théorise et que personne n’investit, à la fin de la journée on court tous droit vers l’asphyxie. Dans le meilleur des cas, la disparité sociale sera encore plus grande. Moins de riche et beaucoup plus de pauvre.

Comment peut on évoluer dans une société et être si égoïste ?! Si vous ne donner pas la part de la société, elle viendra vous le réclamer et pas à votre aise … Si il n’y a pas de travail et donc pas de travailleurs, qui va louer vos appartements ?

Ne mettons pas la charrue avant les bœufs … l’État doit réglementer (voir interdire) sur une certaine période, la construction des immeubles à tout vents et imposer la création d’entreprise et d’industries pourvoyeuse de richesse et d’emplois pour la société.

Voyant venir vos nombreuses interrogations sur le sujet je souhaite préciser quelques points important pour comprendre cette problématique :

1- Je parle bien ici de l’immobilier de rente, c’est à dire construire pour faire louer. On devrait pouvoir construire pour vendre et que certains mécanismes Étatique puissent davantage faciliter l’accès à la propriété pour tous.

2- Tout le monde ne devrait pas construire un immeuble à rente, le secteur devrais être reformé car un « nouveau riche » qui vient de faire une affaire, qui gagne 100.000.000 et qui les injecte directement dans une immobilisation à rente est un danger pour notre économie.

3- Cette reforme ne mettrait point en mal l’industrie du bâtiment, non seulement une usine ça se construit aussi, mais encore, il est toujours préférable d’acheter ou de construire sa maison que d’en louer une : voici le vrai point !

4- Quant à la question sur la sécurisation du capital … Nous sommes au 21ème siècle, le monde a évolué, Jeff Bezos ne vit pas de rente d’un immeuble !!!! Et il existe une multitude d’activités génératrices de revenues plus attrayantes avec un meilleur impact social que l’immobilier de rente.

5- Et OUI, tu peux gagnes ton argent tout seul et l’État vient te dire ce que tu dois faire ou pas avec, c’est le rôle de l’État de créer les conditions de développement et de s’assurer de leur effectivité. Par exemple, tu peux acheter ta Lamborghini qui va à 400km/h mais quand tu roules à Abidjan ou à Douala et que tu dépasses les 120Km/h tu es en infraction !

Mohamed Fofana
SIGMA – Cabinet Conseil
www.cabinet-sigma.com

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