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🔮 Marcel O. Ndi : »Il n’y a pas UN leader de l’opposition au Cameroun »

Marcel Olivier Ndi est professeur de lycĂ©e d’enseignement gĂ©nĂ©ral-PLEG-SpĂ©cialiste des sciences de l’éducation option Didactique de la GĂ©ographie. Il aime Ă  livrer ses pensĂ©es de sociologie politique dans des ouvrages.

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L’OPPOSITION A T-ELLE UN LEADER ?

Je suis un peu peinĂ© d’Ă©couter la partisannerie politique qui caractĂ©rise le discours de certains. Quand on sait, qu’au Cameroun, la filiation politique Ă©pouse de plus en plus les contours ethnosociĂ©taux de nĂŽtre pays et donc, nombre d’indicateurs du concept de LEADER sont battus en brĂšche Ă  des fins nombrilistes. Ainsi, le leader recherchĂ© dans l’opposition se voit Ă©cornĂ© par des considĂ©rations ne dĂ©finissant pas le concept de leader dans son Ă©tymologie.

« A la question de savoir si l’opposition a un leader. Je rĂ©ponds clairement non! »

Je voudrais prĂ©ciser qu’un leader est un chef de file. C’est une personne ou groupe de personnes Ă  grande Ă©coute dont le discours est syncrĂ©tiste et fĂ©dĂ©rateur, luttant prioritairement pour des intĂ©rĂȘts communs et donc, toutes les communautĂ©s se reconnaissent dans ses projets et ses activitĂ©s. Un leader a une identitĂ© multi communautaire ou multi ethnique qu’il associe Ă  la force mobilisatrice de sa lutte.

A la question de savoir si l’opposition a un leader. Je reponds clairement non. Et la justification Ă  adosser Ă  mon NON catĂ©gorique a deux rĂ©fĂ©rents, l’un sociĂ©tal et l’autre Ă©pousant le contexte politique camerounais, comptoir de la surenchĂšre des individus.

Le rĂ©fĂ©rent sociĂ©tal rĂ©side dans le clivage ethnique de nĂŽtre sociĂ©tĂ© qui, sans le voiloir, est exutoire d’une xĂ©nophobie tribale, de l’intĂ©rĂȘt nombriliste, eux-mĂȘme, nĂ©s de la colonisation et du capitalisme. Tous ces Ă©lĂ©ments frelatent de plus en plus l’influence qu’un leader aurait pu avoir si l’on exemptait ces apriori et proximitĂ© ethniques. Manifestement, des gens se recroquevillent dans la tribu et s’efforcent de n’Ă©couter que les leurs. Ajouter Ă  ce rĂ©fĂ©rent ethnique, nous avons l’esbroufe de ceux qui se revendiquent leaders et qui tirent leurs motivations parfois dans les avoirs financiers et mobilident par achat de consciences


L’autre rĂ©fĂ©rent qui dilue le concept de leader c’est le contexte politique. L’Ăąge du PrĂ©sident (Paul Biya) Ă©tant exutoire, Ă  coup sĂ»r, d’une alternance imminente, c’est tout le monde ayant une belle verve, alignant de belles phrases, portant de belle veste, avec un accĂšs aux mĂ©dias, etc, qui se voit leader et parce qu’en fait, il se voit succĂ©der au PrĂ©sident actuel.

Quand j’ai plantĂ©, avec flegme et rigueur scientifique, ce dĂ©cor, il devient Ă©vident qu’en l’Ă©tat actuel de nĂŽtre opposition marquĂ© par une trĂšs forte division, il n’est pas possible de ressortir UN leader. Mais si l’on s’en tient au baromĂštre statistique des Ă©lus, certains partis politiques peuvent revendiquer le leadership de l’opposition


DES LEADERS, L’OPPOSITION EN A, MAIS UN LEADER, L’OPPOSITION N’EN A PAS !

Je voudrais dire Ă  ceux qui nous Ă©coutent qu’on ne devient pas leader. On nait avec des prĂ©dispositions et on ajoute un combat et des conviction auxquelles la sociĂ©tĂ© y relĂšve des sensibilitĂ©s politiques et des solutions aux mots qui empĂȘchent son Ă©panouissement social, politique, Ă©conomique et culturel


M. Olivier Ndi – Mephisto

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ABK ACTU

🔮 Tribune – Alex SIEWE : AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de la CAF, un voyage sur les bords du Nil

Alex SIEWE est le Directeur de la communication de la ‎ConfĂ©dĂ©ration Africaine De Football (CAF) Ű§Ù„Ű§ŰȘۭۧۯ Ű§Ù„ŰŁÙŰ±ÙŠÙ‚ÙŠ Ù„ÙƒŰ±Ű© Ű§Ù„Ù‚ŰŻÙ…â€Ž

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En s’essayant aux pas de danse du lĂ©gendaire Roger Milla, le PrĂ©sident de la ConfĂ©dĂ©ration Africaine de football (CAF) a remuĂ© une salle jusqu’ici bien sage. A sa façon, le Dr Patrice Motsepe se rĂ©jouissait dĂ©jĂ  Ă  l’idĂ©e de voir le Cameroun organiser la meilleure des Ă©ditions de la CAN car en visite dans ce pays, dit-il, il avait rarement vu ailleurs cette passion qu’ont les Camerounais pour le foot. Face Ă  lui, le PrĂ©sident de la FIFA, Gianni Infantino fait de la tĂȘte un geste d’approbation en prĂ©parant son intervention.

« Le Cameroun est prĂȘt Ă  95% » a t-il notĂ© avant de rappeler que la CAF va continuer Ă  soutenir les efforts de ce pays notamment au stade d’Olembe et Ă  Garoua. A ce moment, le Pr Mouelle Kombi, Ministre des Sports et PrĂ©sident du COCAN, a laissĂ© une lumiĂšre traverser son visage qui se dĂ©crispe enfin. A cĂŽtĂ© de lui, le patron de la Task Force n’exprime encore aucune Ă©motion.

« Merci à tous et rendez-vous au Cameroun »

Dr Patrice Motsepe, Président de la CAF

C’est par cette invitation aux dĂ©lĂ©guĂ©s que le Dr Patrice Motsepe clĂŽture les travaux de la 13e AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale Extraordinaire (AGE) de la CAF, Ă  l’historique hĂŽtel Marriott Mena House du Caire (1869), aux pieds des Pyramides de Gizeh. Le sommet du football Africain prenait ainsi date pour la grand-messe continentale qui s’ouvre Ă  YaoundĂ© le 9 janvier 2022.

En quittant avec sa dĂ©lĂ©gation les couloirs colorĂ©s de la salle de confĂ©rence de cet hĂŽtel mythique, Ferdinand Ngoh Ngoh le Ministre d’État- SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral Ă  la PrĂ©sidence de la RĂ©publique qui conduisait la dĂ©lĂ©gation de son pays, affiche une mine plus Ă©panouie, comme un signe de mission accomplie. Un long apartĂ© avec le PrĂ©sident de la CAF Ă  la fin des travaux et les propos sans ambiguĂŻtĂ© du Dr Motsepe Ă  la tribune, ont visiblement dĂ©tendu l’atmosphĂšre et clarifiĂ© les enjeux autour d’un Ă©vĂ©nement qui nourrit fantasmes et scĂ©narios des plus surrĂ©alistes. L’Ă©change entre le Dr Motsepe et cet invitĂ© de marque s’est poursuivi bien au-delĂ  de la salle et les paroles n’Ă©taient pas que convenues.

L’Égypte, pays hĂŽte de cette AGE avait multipliĂ© les marques d’hospitalitĂ©. Le Cameroun pays invitĂ©, au titre d’organisateur de la CAN, repart du site la tĂȘte dans les Ă©toiles. Le Directeur du tournoi de la CAN #TotalEnergiesCameroun2021, Michel Dissake plane. Il a dĂ©jĂ  le regard tournĂ© vers les pyramides en face qu’il veut visiter. Le Dr Mohamadou Labarang, le prĂ©venant Ambassadeur du Cameroun en Égypte va peut-ĂȘtre lui sauver la mise. Car Seidou Mbombo Njoya le PrĂ©sident de la FECAFOOT et Vice-PrĂ©sident de la CAF ne peut rien faire pour lui, il s’envole le soir mĂȘme pour Doha au Qatar.

« Tout cela mĂ©rite un bon verre M. le Ministre d’État »

Véron Mosengo-Omba, Secrétaire Général de la CAF

Lança le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral de la CAF, VĂ©ron Mosengo-Omba, Ă  la dĂ©lĂ©gation Camerounaise Ă  qui il offra une tournĂ©e au Restaurant de l’hĂŽtel. En levant leurs verres, les deux parties prononcent des vƓux bruyants que seuls n’expliquent pas, la fraĂźcheur et le goĂ»t exquis des cocktails cairotes. Les Camerounais en ont besoin en tout cas. Le sommeil a Ă©tĂ© court et la matinĂ©e aux pas de course. Elle se termine sous les airs d’une reprise inspirĂ©e de l’anthologique « The Best is yet to come« , qui monte dans la salle. La lĂ©gende fait de cet hĂŽtel le prĂ©fĂ©rĂ© de Frank Sinatra au Caire.

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âŻïž Christophe BOBIOKONO :  » La grogne des greffiers est dĂ» Ă  la non application du statut spĂ©cial Ă  eux accordĂ© par le chef de l’État »

Christophe BOBIOKONO, Directeur de Publication du journal Kalara.

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

« Le dĂ©cret du Chef de l’État du 20 aoĂ»t dernier est venu normaliser cette situation c’est Ă  dire qui permet aux contractuels de venir les troubler dans leur corps. Pour les syndicalistes, le ministĂšre de la justice est derriĂšre ce dĂ©sordre « 

 » Pour comprendre la grogne des greffiers. Il faut remonter un peu plus loin, il y a 10 ans le chef de l’État a accordĂ© un statut spĂ©cial aux greffiers. Ils se sentent mal Ă  l’aise au ministĂšre de la justice, ils estiment que tout est rĂ©servĂ© aux magistrats. Depuis la signature de ce statut il manque un dĂ©cret d’application, ils disent laisser »

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