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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ Marius Tchassep: « Moins on parle de sexualité dans les familles, plus il y a des dégâts »

Marius TCHASSEP, pédo-psychologue et promoteur des ateliers ‘’Ado Lead ‘’a été reçu par Luc NGATCHA dans le cadre de la Matinale d’ABK Radio. Lors de cet entretien, ce professionnel du comportement infantile et adolescent nous a livré quelques astuces pour mieux vivre nos ados !

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Pour réécouter en intégralité l’interview de Marius Tchassep, cliquez sur le lien ci-dessous:

L’adolescence est une période de construction identitaire

Pendant l’adolescence, les jeunes font face à des changements aussi bien physiques qu’hormonaux. Ils ont tendance à se rebeller et à être attiré par le sexe opposé. ‘’Ado-lead’’ est un groupe d’ateliers conçus et mis à la disposition de ces jeunes en quête de recherche identitaire d’être guidés et conseillés par des encadreurs, à travers des thèmes et divers activités y relatifs.

Ci-dessous, l’intégralité de l’interview de Marius Tchassep sur nos antennes:

Luc NGATCHA : Comment se porte le pédo-psychologue et la pédo-psychologie au Cameroun ?

Marius TCHASSEP : Elle fait son petit bout de chemin. Petit à petit elle se fraie une place dans le paysage de la santé mentale au Cameroun. Je me porte bien malgré la pression due à la préparation des ateliers « Ado-lead* » à venir.

L. N. : Les ateliers ‘’Ado-lead’’ auront lieu la semaine prochaine. Et au menu on aura des films éducatifs, enseignements, coaching, activités pratiques. La plupart des séminaires coaching sont en direction des adultes. Mais qu’est-ce qui vous a amené à penser à en faire pour les ados ?

M. T. : Tout simplement la situation que nous vivons autour de nous. Au quotidien, je fais dans l’accompagnement des enfants et des adolescents et je note qu’il y a de plus en plus des difficultés, que les parents s’intéressent de plus en plus aux questions éducatives. Pas plus tard qu’au cours de ce dernier mois, nous avons assisté à recrudescence de la violence  des jeunes au sein  des établissements scolaires. Nous assistons chaque jour à la montée de la consommation des stupéfiants et des drogues ; on observe plusieurs jeunes filles qui, pendant leur adolescence, sont enceintes. Je ne veux pas parler des cas de fugue que je reçois en consultation. Et tout cela nous questionne et nous interpelle.

« Les parents ont démissionné », dit-on ; et ceux qui n’ont pas démissionné n’ont pas beaucoup de temps pour se donner à fond sur ces questions. On se contente de faire des restrictions et personne ne prend la peine d’aborder ces questions, ces problèmes auxquels ils font face de façon pédagogique. Donc je me suis dit « si on veut avoir une société meilleure, il faut travailler en amont sur les jeunes, sur les enfants ». C’est la raison pour laquelle nous avons jugé bon de lancer ce concept des ateliers ‘’Ado-lead’’ en direction des adolescents directement.

L. N. : L’adolescence, vous le disiez, est une période vraiment délicate. Comment procéder pour les attirer à « Ado-lead » ?

M. T. : L’adolescence est une période de turbulence, de révolte, de construction identitaire. En général, les adolescents n’adhèrent pas aux règles aussi facilement. Comment procéder pour les attirer ? A priori je vois deux grands moyens : le premier est déjà d’intéresser le parent qui va pouvoir suggérer ou recommander à son enfant d’y participer. En général, certainement beaucoup d’adolescents arriveront parce que le parent a demandé. Mais je suis presque convaincu qu’ils resteront et qu’ils en redemanderont plus tard, parce que le programme est taillé selon leurs besoins.

« Aujourd’hui, nous avons constaté que les adolescents agissent généralement parce que les parents demandent de le faire »

Le second moyen implique le fait que ce soit un cadre de rencontre. Qu’on le veuille ou pas, on situe de moins en moins les adolescents dans un cadre qui leur est réservé, un cadre d’épanouissement. Donc le fait qu’ils rencontreront et feront de nouvelles connaissances des gens de leur âge, des personnes qui pourront enrichir leur carnet d’adresses et leur carnet relationnel, pourrait être un atout qui les encouragerait à participer à ces ateliers. Parce qu’ils sont généralement dans un environnement assez stéréotypé, ils ont les mêmes amis, ils sont sur les réseaux sociaux, mais en réalité c’est un moment pour eux de  sourire et de découvrir la façon de penser, d’imaginer et de vivre d’autres jeunes comme eux.

L. N. : Présentez-nous ‘’Ado-lead’’, qu’est-ce que c’est exactement ?

M. T. : ‘’Ado-lead’’ est un diminutif de ‘’Adolescent leadership’’. C’est une idée qui a pour but d’amener les adolescents à pouvoir découvrir leurs potentiels et à les utiliser dans des situations différentes de la vie. C’est aussi un programme qui a but d’amener les adolescents à prendre conscience des différents dangers  auxquels ils peuvent s’exposer à l’adolescence afin de pouvoir les éviter. C’est également un programme qui vise à favoriser, à améliorer la qualité des interactions entre adolescents et parents.

Marius Tchassep

« Nous voulons amener les adolescents à prendre conscience qu’ils ont la capacité de prendre eux-mêmes leurs décisions et de savoir ce qu’ils veulent faire de leur vie ».

Au cours des ateliers de la semaine prochaine, nous aurons trois thématiques que nous allons traiter pendant trois après-midi, c’est-à-dire de 14h à 17h45. La première thématique sera « Se fixer des objectifs et planifier sa vie », parce qu’aujourd’hui, nous avons constaté que les adolescents agissent généralement parce que les parents demandent de le faire ; ils ne sont pas véritablement conscients qu’ils sont les acteurs de leur vie. Et c’est la raison pour laquelle nous avons mis le thème général de cet atelier inaugural « Je suis le conducteur de ma vie », pour amener l’adolescent à prendre conscience du fait qu’au-delà du parent, il a son mot à dire.

Pas plus tard que le weekend dernier, je discutais avec un jeune qui a présenté l’examen baccalauréat et qui est en attente des résultats. Je lui ai posé la question de savoir ce qu’il ferait après le bac, et il m’a dit « J’attends d’abord d’avoir mon bac, je ne sais pas encore ». Vous voyez qu’il est à quelques jours à peine de la proclamation des résultats et il ne parvient pas à se projeter sur un, deux, trois mois et je n’ose pas dire sur un an. Il est donc question pour nous d’amener les adolescents à prendre conscience qu’ils ont cette capacité [de prendre eux-mêmes leurs décisions et de savoir ce qu’ils veulent faire de leur vie. Ndlr].

Le deuxième thème sera abordé mercredi à partir de 14h et ce sera autour de « Comment comprendre et mieux gérer sa sexualité ? », tout simplement parce que les questions de sexualité restent malheureusement un sujet extrêmement tabou dans nos différentes familles. Et on peut bien constater que moins on en parle et plus il y a des dégâts ; on constate de plus en plus que ce sont les jeunes filles qui sont exposées, qui ont des relations sexuelles de façon précoce. On constate également des jeunes qui sont exposés régulièrement aux contenus pornographiques notamment dans leurs téléphones. Il est question pour nous d’amener les jeunes à comprendre ce que c’est que la sexualité et de pouvoir discerner les conséquences qui peuvent découler d’une sexualité mal gérée, et surtout comment éviter de tomber dans certains pièges.

Le troisième thème sera abordé samedi, de 14h à 17h45 également. Là, on parlera des drogues en milieu jeune et on va s’appesantir sur les différents pièges qu’il faut absolument éviter. Parce que beaucoup de jeunes aujourd’hui se retrouvent en train de consommer de la drogue parfois de façon inconsciente parce qu’ils sont tombés progressivement dans un piège qui a été tendu par un camarade. Et ce n’est que lorsqu’ils deviennent dépendants qu’ils se rendent compte qu’ils ne peuvent plus s’en passer. Ce sont autant de choses que nous allons aborder autour non seulement des activités telles que les exposés interactifs, mais aussi en regardant des films indiqués, les décrypter avec une méthodologie précise. On va également proposer des activités à carrefour et des activités pratiques de réflexion chez les jeunes.

L. N. : Vous êtes psychologue et savez bien évidemment qu’aujourd’hui il y a la sempiternelle nébuleuse qui fait que dans les foyers on ne parle pas vraiment de sexualité avec les enfants. Je vous fais un peu remarquer cette scène : quand un père est en train de regarder une série ou un film avec ses enfants à la maison et qu’il y a peut-être une scène d’embrassade, le père est le premier à jeter son regard ou alors à appeler la fille pour lui demander par exemple de lui donner un verre d’eau. Et chaque fois que le père veut parler à sa fille de sexualité, c’est « je te vois trop marcher avec les garçons, fais très attention ». Maintenant comment faut-il s’y prendre pour rentrer ce type de discussion dans les familles ?

M. T. : Ici nous sommes dans un atelier qui s’adresse directement aux adolescents. Mais en d’autres circonstances, nous avons organisé des ateliers en destination des parents que nous avons d’ailleurs appelés « L’école des parents ». Et cette question de sexualité, nous l’avons longuement abordée. Tout simplement pour dire que la question de la sexualité fait partie des questions d’éducation. Aujourd’hui les parents doivent comprendre qu’on ne saurait éduquer un enfant en évitant les questions de sexualité. Et cette question se pose dès le plus jeune âge, ce n’est pas lorsque l’enfant devient adolescent qu’on commence à l’aborder. En réalité ça doit s’inscrire dans un programme d’éducation qui évolue au fil des âges.

« Pour aborder les questions de sexualité, il faut tenir compte de l’âge de l’enfant, de ses préoccupations, des informations utiles et surtout des questions qu’il pose ».

Nous avons plusieurs prétextes pour pouvoir aborder la question de sexualité. Nous avons par exemple la scène que vous venez de décrire qui, pour moi, peut être un prétexte pour commencer à causer, pour savoir ce que l’enfant sait de la sexualité, pour lui apporter des informations correctes. Parce que lorsque le parent démissionne ou fait semblant de ne pas exister, la rue, les écrans, les réseaux sociaux et internet font le travail à sa place. Et rassurez-vous ce n’est pas toujours de la meilleure des manières.

Donc, pour aborder les questions de sexualité, il faut tenir compte de l’âge de l’enfant, de ses préoccupations, des informations utiles à ce moment-là et surtout des questions qu’il pose. Parce que les questions que les enfants posent nous orientent sur le type de réponse que nous devons donner.

Et dites-vous toujours – et ça je le dis toujours aux parents – que lorsqu’un enfant pose une question concernant la sexualité, il a déjà la réponse, en partie ou en totalité. Mais généralement, il veut entendre cette réponse de la bouche de son parent, et malheureusement lorsque les parents se mettent à raconter des mensonges aux enfants, ils contribuent à créer davantage de distance. L’enfant, lui, se dit dans sa tête « Si maman, si papa peut raconter autant de mensonges sur des questions aussi simples, à plus forte raison sur celles qui posent mon réel problème avec mes amis ». Il est question de réviser le débat sur la sexualité car ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas que le problème n’existe pas.

L. N. : Nous sommes surtout dans un environnement où les filles sont déjà un peu plus vieilles que leur mère et une enfant à 12 ans ou 13 ans demande à sa mère : « Maman qu’est-ce que je viens de voir là ? ». C’est la mère qui la rabroue : « Tu poses trop de questions, ce n’est pas de ton âge. La fille-ci, un jour tu vas me tuer »… Finalement, la fille va avoir des camarades qui vont l’éduquer de l’extérieur. Et c’est cette éducation qu’il faut apporter aux enfants que vous allez faire lors de ces différentes sessions?

M. T. : Tout à fait. Ces sessions visent effectivement à aborder les questions essentielles avec les jeunes : Quels sont leurs avis ? Que pensent-ils de ces questions ?  Est-ce que ce qu’ils pensent est correct ou erroné ? Comment les amener à développer de nouvelles compétences ? Parce que beaucoup de parents pensent qu’il suffit de prescrire le comportement, de dire aux enfants de ne pas faire pour qu’ils ne fassent pas, non !

Le comportement est quelque chose qu’il faut pouvoir développer par un effet d’entrainement, il faut une prise de conscience, une préparation à l’action, des étapes pour pouvoir développer de nouveaux comportements. Donc cet atelier est une aubaine pour les parents et surtout pour les adolescents pour se prendre en main, d’aborder leurs problèmes de façon spécifique et de voir comment les autres font pour s’en sortir, de voir ce qui est erroné dans leur conduite et nous les encadreurs d’apporter des modifications nécessaires pour qu’ils puissent rester sur le bon chemin.

L. N. : Marius TCHASSEP cette première édition est portée par la grande thématique « Je suis le conducteur de ma vie », on pourrait y voir un thème très critique pour votre cible que sont les adolescents !?.

M. T. : « Je suis le conducteur de ma vie » est le thème général de cette édition tout simplement pour amener les adolescents à comprendre qu’ils peuvent également décider d’être des hommes et des femmes importants, des leaders ; qu’ils peuvent aider à faire qu’on change le regard qu’on a sur eux, ce sont eux qui décident, ce sont les adolescents qui sont au centre de leur vie. Parce que beaucoup se comportent comme si tout dépendait des parent, ou alors comme si le parent ne fait rien, ils n’allaient pas pouvoir se prendre en main.

« L’adolescent c’est trois enjeux : l’enjeu de l’identité, de l’autonomie, et de la sexualité »

N’oublions pas que l’adolescent c’est trois enjeux : nous avons l’enjeu de l’identité parce qu’il se déconstruit d’une identité parentale pour se construire une nouvelle identité qui sera celle de l’identité adulte ; nous avons l’enjeu de l’autonomie, pouvoir développer des comportements responsables, décider de lui-même et pouvoir évaluer ses actes pour être autonome ; et nous avons l’enjeu de sexualité parce que qu’on le veuille ou pas, l’adolescence c’est la période du réveil hormonal, de l’ébullition des hormones et de l’attrait vers le sexe opposé. Donc c’est cette énergie que nous devons canaliser pour qu’elle ne soit utilisée dans le mauvais sens.

L. N. : Combien d’enfants sont attendus à ce grand échange sur l’éducation des enfants ? Combien sont inscrits jusqu’à présent et comment s’inscrire ?

M. T. : Vous savez, avec la crise sanitaire que le monde entier traverse en ce moment, cet atelier est à effectif limité. Donc nous attendons une trentaine d’enfants parce la méthodologie que nous avons prévue nous permettra de pouvoir développer des compétences de façons spécifiques dans un groupe réduit. A ce jour, nous avons déjà une vingtaine de réservations et à peu près quinze confirmations, ce qui fait qu’il nous reste environ dix places disponibles.

L. N. : Donnez-nous le contact pour y adhérer

M. T. : Le contact c’est 694 173 440. Les ateliers auront lieu à Yassa au Groupe scolaire bilingue L Bercy, situé Tradex Yassa et Total Nkolbon. Les parents peuvent m’appeler dès maintenant pour la dizaine de places encore disponibles et ici nous travaillons avec des adolescents à partir de 14 ans.

Transcription de Coralie Toukam, Stagiaire

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⏯️ François BINGONO : « Un sorcier nocif passe aux aveux s’il est frappé avec une seule tige de macabo »

François BINGONO BINGONO, Anthropologue, écrivain , chercheur

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Parlant du prêtre catholique qui a administré une bastonnade à une personne du 3è âge à Mbalmayo, il s’est trompé de couloir. Il y aurait eu les Sacramento de l’église catholique pour détecter les pratiques de sorcellerie nocives. »

« Pour reconnaître un sorcier nocif, on peut employer la voie des ordalies (faire passé à l’accusé une épreuve physique décidant de son sort). Une seule tige de macabo est suffisante pour que le présumé sorcier passe aux aveux, torturé par les douleurs de cette tige de macabo. Dans le cas d’espèce, le prêtre a décimé tout un champs de macabo pour rien. »

« Tout le monde doit combattre la sorcellerie nocive. Pour le cas du prêtre, il n’a pas utilisé la bonne méthode »

« Le prêtre a donné 6 mois au vieux. Il peut mourir avant même les 6 mois pour au moins trois raisons : sa prostatite qui le fait souffrir et qui fait qu’il pissait déjà du sang, l’humiliation en mondovision et devant ses enfants. Voilà des raisons qui pourraient tuer le vieux et non pas parce que le prêtre lui a donné un délai de 6 mois »

« Je ne comprends pas pourquoi un presbytère est interdit aux populations alors que c’est la maison du Christ »

« Le papa fouetté a été autorisé de sortie de l’hôpital dans lequel il était par une infirmière. Il a donc décidé d’aller visiter la nouvelle chapelle et il ne savait pas que le presbytère était interdit aux visiteurs. Je ne comprends pas pourquoi un presbytère est interdit aux populations alors que c’est la maison de Jésus-Christ »

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⏯️ Maurice Somo : « Amener des élèves en prison pour pornographie équivaut au médecin qui renvoie ses patients vers le marabout ».

Maurice Somo est psycho-sociologue. Il a été reçu comme invité de la matinale d’ABK Radio pour évoquer les cad de pornographie récurrente en milieu scolaire dans la ville de Kribi, ainsi que de l’affaire Macaire Waffo

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Ci-dessous, quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

A propos de l’Affaire Macaire Waffo, animateur de télévision soupçonné de viol, inceste et pédophilie sur sa fille mineure:

« La famille n’est pas le lieu par essence pour régler ce genre de problème. Celles qui veulent cacher ce genre d’individu doivent être poursuivies et sanctionnées. »

« Longtemps on a pensé qu’il faut régler les affaires d’inceste et de pédophilie en famille mais on se rend compte que le faire protège les criminels »

« Un homme qui a couché sa fille est renié à tout avantage. Ce n’est plus sa fille, il ne peut par exemple plus percevoir la dot de cette fille plus tard, si elle se marie ».

« Autant on ne peut pas emmener les enfants devant les tribunaux pour pornographie, autant les adultes soupçonnés de pédophilie comme Macaire Woafo doivent affronter la justice ».

A propos des actes de pornographie récurrents dans les établissements scolaires de Kribi:

« La pornographie dans les établissements scolaires à Kribi s’explique; parce que Kribi est une ville balnéaire et est soumise au tourisme sexuel. »

« Pourquoi la ville de Kribi ? Parce que c’est une ville balnéaire ».

« Ce qui se passe au lycée bilingue de Kribi est une situation qui est récurrente et ce n’est pas la première fois que la ville de Kribi fait face à ce genre de scandale ».

« Amener des élèves en prison pour pornographie c’est exactement comme si le médecin renvoyait ses patients vers le marabout. »

« Lorsqu’un enfant pose un acte de pornographie dans une école, cette école doit pouvoir le corriger, le redresser, l’accompagner et non l’emmener à la police ou devant le juge ».

« Ces enfants ont un âge contenu entre 14 et 16 ans et c’est l’âge de la puberté. Et à cet âge, c’est une explosion sexuelle qui est déclenchée et puisque les gens s’embrassent partout et font l’amour à l’air libre, les enfants reproduisent cela à la moindre occasion ».

« Les enfants et adolescents assistent à la banalisation de l’acte sexuel à Kribi ».

« Il y en a parmi les touristes qui se livrent à des parties de jambes en l’air publiques parce qu’ils y vont pour ça »

Transcriptions: Laila Djamilatou et Cathy Mintsa

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