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⏯️ Pr Alaka Alaka, Nouveau roi des BAKWA: « Je ne suis pas chef pour gagner 50 000frs »

Expert fiscaliste, Directeur d’entreprise , professeur à l’université de Douala, le Pr Alaka était invité de la matinale d’ABK Radio.

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Pour réécouter en intégralité l’interview du Pr Alaka, cliquez sur le lien ci-dessous

Ci dessous, quelques attitudes du Pr Alaka entendues lors de cette interview:

Au sujet de la succession :

* »Depuis de Très très longues années j’appartiens à la famille des rois. Aujourd’hui l’organisation traditionnel des chefferies obéit à un autre régime contrairement aux années passées. »

 » Au village on reconnaît le chef par son entourage, sa parure et sa dignité. Mais en ville c’est différent, il faut se confondre à tout le monde et éviter d’attirer l’attention sur soi. « 

« À partir du moment où vous avez été porter au trône, et que vous avez subit d’initiation nécessaire sur le plan traditionnel vous n’êtes plus vous même. »

Les chefs traditionnels aujourd’hui sont en conflit :

« Nous sommes un Etat de droit, nous respectons ce que la réglementation édite. Le chef est sur le plan administratif un auxiliaire de l’administration. »

« Mais sur le plan traditionnel il est le guide de sa tribu. Il faut réconcilier les deux parceque l’État moderne à aussi ces avatars par rapport à l’État ancien. »

« Lorsque l’Etat moderne est arrivé avec l’indépendance, ou alors depuis la période des mandats et de la tutelle, les sociétés ont été organisée d’une part selon la volonté du colon. Et d’autres part des nationaux qui ont succédés au colon. »

« Les chefs traditionnels tout en restant gardien de la tradition de mon point de vue ne devrait pas avoir des atomes crochus avec l’administration. Parce que les deux doivent travailler la main dans la main. »

Au sujet des salaires que perçoivent les chefs traditionnels:

« Les chefs traditionnels sont des camerounais, ils travaillent pour la société. »

« Je ne suis pas chef pour gagner 50 mille. »

« Il n’existe pas un chef opposant. Le chef est là pour la sauvegarde de sa coutume. »

« Quelqu’un a écrit si « Dieu n’existe pas tout serait perdue ». Si le chef n’existait pas comme gardien de la coutume tout serait perdue dans un village. »

Quel type de chef seriez-vous ?

« Il n’existe pas de chef rebelle. Il faut toujours situer le chef dans le temps. Le chef est permanent, l’État est permanent. Parce que l’État est une fiction juridique. »

Au sujet de la candidature au élections régional, municipal ou législatives :

« Cette question fait peur à beaucoup d’élite de chez moi. Il y’a des élites dans l’on village qui n’ont pas encore digéré que j’ai été porter au trône. »

« Dans toute société le pouvoir reste le pouvoir. »

« Ce que je vais dire au sujet de ma candidature au régionale c’est qu’on n’en ai pas là . Parceque pour l’instant j’attends mon arrêté d’intronisation. »

« C’est pour que administrativement je sois reconnu par Mr Atanga Nji ministre de l’administration territoriale. Mais sur le plan traditionnel je suis déjà chef. « 

« Le chef en tant que gardien de la coutume est apolitique. Mais le chef en tant que représentant de l’administration peut être un chef politique parce qu’il reste un citoyen. »

« Le chef est fondé à être absolument membre d’un parti politique . Le chef à deux casquettes. »

« Il ne faut jamais les mélangés de mon point de vue et celui de la règlementation. »

« J’ai été membre du RDPC, j’ai été président de sous section, j’ai été conseiller municipal et j’ai même failli être maire à Bokito. Si je me mets à l’écart, c’est à cause des frustrations. »

« Là où il y’a des élites avec des orientations différentes sur le plan philosophique, c’est souvent très difficile, mais on fait avec. »

 » je ne suis pas critique du régime mais je parle des manquements du régime sur le plan scientifique et dans le domaine qui est le mien. Ceux qui gouverne doivent accepter d’être critiqué. « 

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⏯️ Bassek Ba kobhio: « La compétition des films Camerounais au festival Ecrans Noirs va être très rude cette année »

Le cinéaste et directeur du festival Ecrans Noirs était l’invité d’ABK Matin et a répondu aux question d’Achille Assako.

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Pour réécouter en intégralité l’interview de Basseck Ba Kobhio dans ABK Matin, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques attitudes de Basseck Ba Kobhio recueillies lors de cette interview:

« La 24e édition du festival des Écrans Noirs de cette année se déroule dans un contexte de Covid-19 et je peux vous dire que la compétitions des films Camerounais va être très rude »

« Avec la Covid-19, il faut réinventer le cinéma africain. On aura un colloque qui va se tenir le 04 Novembre et le marché du film qui va se tenir pendant deux jours et non cinq comme d’habitude et cette année, in ne va pas recevoir les étrangers »

« Il y’a 100 Cinéastes Camerounais qui viennent des 10 régions du Cameroun qui vont prendre part au forum qui va déboucher sur la mise sur pied d’un livre blanc sur le cinéma Camerounais et bien. entendu la montée des marches »

« J’ai eu une frayeur au 10e anniversaire à cause de quelqu’un qui est devenu très grand ami, le ministre Ferdinand Léopold Oyono, qui avait pris une décision que le festival ne se tiendrait pas. Mais c’était purement politique et administratif, et après, tout s’est bien passé. On a aussi connu des années où financièrement, c’était une catastrophe, mais on continue de travailler »

« nous avons un très grand atout, la proximité du Nigeria, notre bilinguisme »

« La première grande mesure que nous avons pris pour que le Festival Ecrans Noirs perdure, c’est faire que le gouvernement s’implique et comprenne que son soutien compte. Au fin du compte, il y’a eu des périodes beaucoup plus de bonheur, plus de souvenirs heureux que de souvenirs malheureux »

« Nous avons tous, une chance inouïe d’être un pays de diversité et de différence, et nous devons en faire une force.La Covid-19 nous amène à penser le monde autrement et à s’intéresser d’abord à nous »

« Le cinéma Camerounais se porte bien et n’est pas mort. Il a été considéré comme mort, mais pour la première fois, nous avons trois films en compétition au niveau international ».

« Je fais actuellement un film sur le nationalisme Camerounais, je fais beaucoup des documentaires également et cette semaine des écrans noirs nous allons signer un acte de la création de l’institut du cinéma qui sera basé à Yaoundé »

« Le Covid-19 est une opportunité pour notre cinéma »

« Le Covid-19 est une opportunité pour notre cinéma parce qu’il faut créer (des films) pour notre pays et la sous-région, avant de penser à aller ailleurs. Nos films qui se font ici doivent être vus et nous avons un très grand atout, la proximité du Nigeria, notre bilinguisme »

« Arrivé à ce stade de la carrière, j’ai des devoirs de me mettre derrière les caméras pour produire les films…Cette année, il y’a beaucoup d’innovations et la Covid-19 nous a donné d’être plus intelligents et tout ce que nous ferons cette année seront retransmis sur les plateformes digitales »

« Au Cameroun,on commence à avoir de bons producteurs. Mais si on a de bons scénaristes, réalisateurs, acteurs aussi, il faut tout de même savoir que le cinéma est une question de culture et il y’a un minimum de formation à avoir si on veut faire du bon cinéma »

Transcription: Mireille Chimi

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🔴 Crise anglophone: Les séparatistes interdisent le chant de l’hymne national dans les écoles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest

Passé quelques jours de la rentrée scolaire 2020-2021, les principaux leaders sont désormais favorables à la reprise des classes dans les deux régions. Ils précisent cependant dans un communiqué qui fait le tour de la toile des conditions à respecter.

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Toutefois, ils posent leurs conditions pour la reprise des classes en interdisant le fonctionnement des établissements publics. Ils menacent de représailles les parents qui enverraient leurs enfants dans lesdits établissements et exigent leur mutation en «écoles communautaires» pour pouvoir fonctionner.

Plus grave, ils interdisent le chant de l’hymne national dans les établissements ainsi que l’enseignement de l’histoire du français et du Cameroun français.

« Nous savons que les écoles étaient l’une de nos armes. Mais nous ne pouvons pas laisser nos enfants grandir comme des analphabètes ou émigrer d’un pays à l’autre à la recherche d’une éducation, par conséquent, ramener tous nos enfants de pays étrangers »

Les séparatistes posent par ailleurs la condition aux écoles de respecter tous les mouvements de «ville fantôme». Le gouvernement camerounais n’a pas encore officiellement réagi à ces nouvelles exigences et encourage plutôt le retour à l’école dans ces régions par des campagnes de sensibilisation.

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