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🔮 Tribune – Tiriane Noah: « Nous rĂ©clamons la levĂ©e de la sĂ©questration Ă  domicile de Maurice Kamto »

La premiĂšre vice-prĂ©sidente du MRc s’insurge contre l’assigantion Ă  rĂ©sidence de Maurice Kamto

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« Trois semaines que notre prĂ©sident, celui lĂ  que les camerounais de l’Est Ă  l’Ouest, du Nord au Sud ont plĂ©biscitĂ© est sĂ©questrĂ© chez lui avec sa famille. Sans accusation, sans notification, il lui est interdit de bouger.

Aucun ĂȘtre humain, aucun dĂ©mocrate ne peut accepter cela. Nous sommes ainsi rentrĂ©s dans un rĂ©gime de barbarie, un pays oĂč l’autoritĂ© viole ses propres lois. Une preuve patente de l’Ă©chec de celui qui prĂ©tend avoir apportĂ© la dĂ©mocratie au Cameroun.

Maurice Kamto fait-il tant peur ? Maurice Kamto donne t-il autant d’insomnies ? N’y a t-il donc aucune autoritĂ© pour assumer cette absence de justice ? Quelle lĂąchetĂ©…!

Nous constatons qu’aucun pays ami du Cameroun et aucune institution internationale n’a validĂ© la pseudo insurrection inventĂ©e par ce rĂ©gime pour couvrir une marche pacifique qui est un droit constitutionnel. VoilĂ  encore que notre pays sera au centre de l’actualitĂ© non pas par un exploit de M. BIYA dans les domaines Ă©conomiques, sociales, etc mais Ă  cause d’une Ă©niĂšme violation des droits de l’Homme, les exactions du NOSO n’Ă©tant pas encore Ă©vacuĂ©es.

Nous rĂ©clamons la levĂ©e de la sĂ©questration Ă  domicile de Maurice Kamto, la libĂ©ration de nos camarades dispatchĂ©s dans les prisons, la libĂ©ration d’ Alain Fogue , Bibou Nissack.

Nous invitons le rĂ©gime de M. BIYA Ă  se ressaisir et venir affronter le MRC sur le champs des idĂ©es . On ne construit pas un État en violant ses propres lois .

Tiriane Noah
Vice Présidente MRC

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đŸ”” Tribune: ABDELAZIZ MOUNDE: « Qu’attend le Cabinet Civil de la PrĂ©sidence pour diligenter l’assaut contre Maurice Kamto? »

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M. SAMUEL MVONDO AYOLO, QU’ATTENDEZ-VOUS POUR DILIGENTER L’ASSAUT CONTRE MAURICE KAMTO ?

Allons droit au but: le communiquĂ© absurde, suite aux manifestations pacifiques de citoyens Camerounais, monceau de tribalisme dĂ©complexĂ© et d’assombrissement de la conquĂȘte dĂ©mocratique, que vous avez prĂ©parĂ© Ă  l’attention du chef de l’Etat et lu par le ministre de la Communication, RenĂ© Sadi, est une infamie. En français de l’indignation: une honte dĂ©sespĂ©rante !
PrĂšs du bunker, vous rĂ©pĂ©tez le syndrome des vizirs: transformer le chef en troglodyte; le gaver de peurs en le clouant, faute de sĂ©jours Ă  GenĂšve et Ă  l’Ă©tranger, dans sa tour. Faire commerce de la peur, du pĂ©ril des montagnes, des Grassfields, pour installer Paul Biya la fĂ©brilitĂ© qui avive la fĂ©rocitĂ© des lions. Lui faire croire, que la surenchĂšre sĂ©curitaire, celle qui est notre Vietnam dans le NO.SO est la solution.

Une marche, aux mains nues, pacifique, est dĂ©sormais transformĂ©e en  » appel Ă  l’insurrection. » C’est vite dit ! On a peur que Biya ne devienne Keita. On moquait le Mali hier, dĂ©sormais il est un spectre de la perte du pouvoir. Insurrection, mon Ɠil ! Comme si les mots avaient Ă©chappĂ© au sens. Comme si les Camerounais ne savaient plus lire un dictionnaire dans la langue de Leclerc. Comme si on dĂ©faisait un rĂ©gime, vieux de 63 ans, avec un arbre de la paix, un matin du 22 septembre. Comme si la seule des vertus citoyennes, le seul mantra d’un patriote Ă©tait, dans un pays qui se dit soucieux de pluralisme et d’Etat de droit, la genuflexion devant Paul Biya. Comme si dire Non Ă©tait le parent de la lĂšpre. Comme si le Oui Ă©tait le seul clairon admis au Cameroun.

OĂč est cet Etat de droit, cette vigilance sĂ©curitaire quand Mebe Ngo’o brassait tous ces biens ? OĂč est cet Etat de droit, quand on mĂšne des transactions au demi milliard avec la CNPS avec un salaire de haut fonctionnaire et de membre du Gouvernement ? OĂč est cet Etat de droit, cette vigilance sĂ©curitaire quand il faut gĂ©rer les biens meubles et immeubles de l’Etat ? OĂč est-elle quand la Banque de France notifie l’Etat du Cameroun du gel de comptes de dignitaires et de la saisie d’avoirs, sans qu’un seul mot ne soit dit aux Camerounais ?

Oui, oĂč Ă©tait cette vigilance quand Ă  SangmĂ©lima, on dĂ©troussait de compatriotes, coupables de ne pas ĂȘtre des autochtones ? OĂč Ă©tait votre communiquĂ© ? Pourquoi ĂȘtes-vous restĂ© silencieux devant cette grave atteinte Ă  la cohĂ©sion, au fameux vivre ensemble ? OĂč Ă©tait  » l’ethnie quelconque  » ?

Il faut que chacun le sache, dans ce crĂ©puscule des annĂ©es Biya, on reconnaĂźt plus aisĂ©ment les illusionnistes. Ceux qui au temps d’Adonia nous faisait prendre des lapins pour des canards. Et qui faute d’arguments nous feront conspuer dans le Temps d’Ernest Obama et les sordides ragots de leurs obligĂ©s. Leurs efforts sera vain : les millions de cadavres calcinĂ©s par la malgouvernance n’ont plus peur de vos couteaux !

Comme pour le problĂšme et la crise dites anglophone, vous avez choisi le Ngoul, de faire pĂ©ter la poudre : l’argument de la puissance. Vous avez vu que l’on a rĂ©coltĂ© Ngarbuh, les villages rasĂ©s, les centaines de milliers de dĂ©placĂ©s, lĂ© dĂ©multiplication des bandes armĂ©es, etc. Le fruit amer de la cĂ©citĂ© ! Les cactus de l’absence de recul, de la capacitĂ© d’Ă©coute et de dialogue. A prĂ©sent, un nouveau front s’ouvre, comme toujours, vous espĂ©rez le gagner avec la matraque, l’instrumentalisation de la police et de la justice.

Comme l’a dit votre communiquĂ©,  » l’ethnie quelconque  » sera donc au pilori, et vous aurez, espĂ©rez-vous, la tranquillitĂ© de vos ors et fonctions. Mais, les revers, ceux de la justice et de la vĂ©ritĂ© guettent les sourds Ă  la Raison. Et c’est ce qui prĂ©vaudra tĂŽt ou tard dans notre pays : Quand on admettra qu’on est libre et dans son droit de marcher et de manifester pour dire Non au prĂ©sident, au systĂšme, au rĂ©gime autant qu’il est possible de dire oui. Quand, surtout, cette Ăšre sera un triste et lointain souvenir.

  • Ps : j’attends le dĂ©ploiement de vos sbires de la toile. Ceux qui n’ont jamais pu dĂ©montrer le contraire de nos faits avĂ©rĂ©s. PrĂȘt Ă©galement Ă  me gausser de votre seul argument :  » il est de la BAS  », la note d’inquisition habituelle !

A. Mounde Njimbam
Citoyen Africain-Camerounais
Journaliste/Consultant-chercheur en gĂ©opolitique, relations internationales et histoire globale. SpĂ©cialiste des politiques et du droit de l’espace.

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đŸ”” Tribune – Dr Fridolin NKE: « Owona Nguini tombera bientĂŽt dans l’oubli si on ne l’exorcise pas »

Le Dr Fridolin Nke, enseignant de philosophie Ă  l’universitĂ© de yaoundĂ© 1 rĂ©pond aux professeurs Mathias Eric Owona Nguini et Joel Meyolo.
Il s’agit d’une querelle dĂ©butĂ©e il y’a quelques jours aprĂšs le texte intitulĂ© « la communautĂ© des captifs  » du Pr Achille Mbembe Ă  la suite de laquelle le Dr Fridolin NkĂ© n’a pas digĂ©rĂ© les critiques Ă  lui faites par les Prs Owona Nguini et Joel Meyolo.

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CE QUE MÉON DOIT COMPRENDRE, CE QUE SES GUÉRILLEROS DOIVENT SAVOIR
Ou « L’AFFECTÉ ET L’ÉRUDIT »

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Fridolin NKE
16 octobre 2020

Un monument de la science politique, Mathias Éric Owona Nguini (MÉON), s’est senti mal en point aprĂšs avoir lu ma rĂ©action portant sur la polĂ©mique qui l’oppose Ă  Achille Mbembe, en coaction avec Fame Ndongo. Il a cru que je parlais des affaires de l’école. La vie se rĂ©sume-t-elle aux vantardises acadĂ©miques ? Il s’est imaginĂ©, que non seulement j’émettais des doutes au sujet de ses gros et dĂ©courageants diplĂŽmes, mais aussi je constituais un rĂ©giment d’ « aigris » pour lui ravir son Professorat, gagnĂ© pourtant de longue lutte, Ă  l’éther du mĂ©rite, au bout de son long Chemin de Damas, Ă  l’UniversitĂ© de Soa.

Il n’en est rien. Je traite des idĂ©es du citoyen Owona Nguini ; je m’interroge sur ses valeurs, la qualitĂ© de son goĂ»t, ses rĂ©fĂ©rences doctrinales et l’impact de ses frĂ©quentations idĂ©ologiques et politiques sur son intĂ©gritĂ© et ses responsabilitĂ©s d’universitaire.

« Ce qui prĂ©occupe un penseur digne de ce nom, c’est l’avenir commun, quelles que soient l’appartenance politique, l’origine ethnique, les convictions idĂ©ologiques, les convenances de goĂ»t, les orientations religieuses, etc ».

Ce dont je parle, c’est de notre implication sociale en tant que chercheurs et enseignants du supĂ©rieur. Ce qui m’intĂ©resse dans les tribunes que je publie, ce n’est pas de savoir si untel a obtenu un, deux, trois doctorats ou cinq professorats, ni non plus si cet autre est de telle origine culturelle ou de telle tribu. Je me demande toujours si celui qui parle, ou dont je parle, travaille Ă  la pĂ©rennisation du statut quo criminel (Ă  ce que la misĂšre et la mort se propagent bien) ou s’il Ɠuvre Ă  l’avancement du pays. Ce qui prĂ©occupe un penseur digne de ce nom, c’est l’avenir commun, quelles que soient l’appartenance politique, l’origine ethnique, les convictions idĂ©ologiques, les convenances de goĂ»t, les orientations religieuses, etc., bref, ce que les ĂȘtres humains rencontrent comme difficultĂ©s, au quotidien, et le travail thĂ©orique et technologique qui nous attend, non seulement pour nous faire respecter dans le concert des nations comme un peuple fier de lui-mĂȘme, mais aussi pour garantir un dĂ©veloppement soutenu de notre Ă©conomie et de notre culture en tant qu’Afrique en miniature.

Certes, dans le prĂ©cĂ©dent texte, j’analysais la posture politique de MÉON, un universitaire accompli. Je faisais la peinture des saillies de sa figure de leader (supposĂ©ment incontestĂ©) des sciences sociales, ainsi que la pertinence et les enjeux de ses interventions sur la scĂšne du cauchemar politique que nous vivons au quotidien. Cette exĂ©cution picturale (le fait que je le dessine ainsi, en public, avec une telle impertinence) peut dĂ©router et agacer en mĂȘme temps. Je comprends que MÉON s’en Ă©meuve tant, et qu’il sombre dans l’insulte, la condescendance et l’argument d’autoritĂ© ; qu’il me traite de « sous-idĂ©ologue douteux », de « PĂ©quenot », de « pubertaire de la pensĂ©e », de « paraphilosophe imprĂ©cateur », etc.

Il a, d’ailleurs, reçu du renfort. Un adepte de sa chapelle de la stigmatisation tribale, qui, jadis, acquit une mĂ©diocre rĂ©putation pour avoir fondĂ© la philosophie de l’anatomie pointue du « sexe de l’État » (c’est le titre de son livre), me range parmi les « groupies » !

Un autre quidam, Professeur de l’ignorance crasse, MaĂźtre de ConfĂ©rences confirmĂ© de l’épatement, enseignant au DĂ©partement d’histoire de l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I, faute d’arguments scientifiques opposables, s’est enfoncĂ© davantage dans son crĂ©tinisme rĂ©putĂ© et a complĂ©tĂ© le tableau de sa nuditĂ© intellectuelle en vocifĂ©rant au sujet de mon identitĂ© ethnique. C’était plus fort que lui ! Je mesure le courroux que mes Ă©crits suscitent chez ce stipendiĂ© tĂ©nĂ©breux, injectĂ© dans l’acadĂ©mie pour espionner le secteur d’authentiques historiens ; je mesure l’ampleur de ses Ă©tourdissements et l’extinction subite de son Ă©toile empruntĂ©e Ă  son « piston » : le mage de la dĂ©perdition scientifique, expert en intrigues et couvĂ© aux endormissements des passe-droits, dĂ©sespĂšre d’exister comme universitaire confirmĂ©, malgrĂ© tous ses grades ronflants. Le bonhomme joue au bourgeois, le bourgeois indigĂšne, l’arriviste de la derriĂšre heure. Et, comme tous les bourgeois, il fait le mal par devoir ; il tue par principe ; il aspire Ă  imposer ses compĂ©tences acadĂ©miques et pĂ©dagogiques illusoires Ă  grands renforts de cynisme et de prĂ©tentions.

Ce personnage ordurier, venu de nulle part et sorti de partout, de tous les campus du pays, pour Ă©chapper Ă  son incapacitĂ© Ă  s’établir en un lieu identifiable propice Ă  une formation rigoureuse et suivie, ainsi que les usages acadĂ©miques le consacrent, ne manque cependant pas l’occasion de commettre les sept pĂ©chĂ©s capitaux rituels des petits clercs, dont les instincts les plus grĂ©gaires commandent Ă  la luciditĂ© Ă©lĂ©mentaire : « La paresse dans l’exercice de l’injustice ; l’orgueil de montrer le meilleur de soi-mĂȘme (refus de se vendre) ; la colĂšre contre la vilĂ©nie ; la gourmandise (manger selon sa faim les produits de son travail) ; la luxure (l’amour dĂ©sintĂ©ressĂ©) ; l’avarice dans la pratique du vol et de la tromperie ; l’envie envers les gens heureux . » Au sujet de cet imposteur malhabile, je me contente de plaindre ceux qui l’ont Ă©levĂ©, frauduleusement, au firmament acadĂ©mique de la science historique et les Ă©tudiants en histoire de l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I, ces gĂ©nies qu’un Ă©vaporĂ© se charge d’affubler (dĂ©naturer) impunĂ©ment.

Mais laissons ce goujat Ă  ses turpitudes et revenons au gourou en chef, MÉON. C’est, d’ailleurs, le seul parmi eux qui mĂ©rite mon intĂ©rĂȘt ; c’est l’unique proie qui peut contenter, provisoirement, mon insatiable boulimie critique.

MÉON m’accuse de manquer de courtoisie. Je me justifie dans la premiĂšre partie de ma rĂ©ponse (I). J’en profite pour assumer l’identitĂ© de « pubertaire de la pensĂ©e » qu’il m’attribue (II) et pour questionner en profondeur son Ă©criture et sa politologie immorale (III). Enfin, puisqu’il soutient que je trahis la cause patriotique, comme Mbembe, en refusant de venir dĂ©fendre le Grand-pĂšre au pouvoir, le « sage » du village, contre les mĂ©chants Blancs, je lui fait des objections prĂ©cises Ă  ce sujet, en revenant sur la problĂ©matique de la trahison de l’intellectuel et sur la nĂ©cessitĂ© dans laquelle nous nous trouvons de les sauver, lui et tous les larbins de son espĂšce, du naufrage de la haine (IV).

I/ Ma rĂ©ponse Ă  l’accusation de manquement Ă  la courtoisie

Je prĂ©cise, d’entrĂ©e de jeu, que je ne connais pas Achille Mbembe. Je ne lui ai jamais parlĂ©. Je l’ai lu, mais je n’ai jamais lu un de ses livres de la premiĂšre Ă  la derniĂšre page. Ses affaires, ses mĂ©thodes, ses connexions ne me concernent en rien. Mais j’examine ses idĂ©es et les arguments des uns et des autres sur la place publique ; je participe au dĂ©bat rĂ©publicain (pas Ă  la querelle puĂ©rile de l’agitĂ© sur les crises de dĂ©mence dont souffrirait le frĂšre d’un contradicteur pugnace). Comme MÉON, j’affectionne particuliĂšrement le combat d’idĂ©es.

MÉON me reproche « d’utiliser la langue pour dĂ©truire l’ennemi idĂ©ologique ». Ai-je vraiment le choix ? puis-je faire autrement ? Lui-mĂȘme sait que les mains rugueuses de la vertu ne connaissent pas les caresses. Dans Le savant et le politique, Max Weber met en avant la rigueur punitive de l’exemplaritĂ© Ă  quoi nous sommes astreints, de par notre statut social de pĂ©dagogues de l’honnĂȘtetĂ© et de forçats du progrĂšs social. Weber Ă©crit : « Tu dois t’opposer au mal par la force, sinon tu es responsable de son triomphe ». Que le lecteur ne s’attende donc pas Ă  ce que je sois biensĂ©ant, tendre, courtois et cordial avec les cyniques, les imposteurs malfaisants, les thĂ©oriciens de gĂ©nocides, les gouvernants corrompus et leurs laquais renfrognĂ©s dans le crime et d’indĂ©crottables vices. Quelle courtoisie peut-on afficher Ă  l’endroit des gens dont la conviction intime est que la force peut tout, la justice rien ? On est comptables des bonnes mƓurs lorsqu’on est en face des personnes respectables. C’est fort de cette Ă©vidence que je m’autorise Ă  ne pas respecter l’imposture et l’immoralitĂ© par les armes de l’impertinence critique.

MÉON, cette intelligence pĂ©tillante, a choisi de ne plus ĂȘtre un homme, tout court. NaguĂšre disciple de la connaissance, il ne s’est mĂȘme pas contentĂ© de se mettre au niveau de l’Africain, encore moins au niveau du Camerounais : il s’est convaincu qu’il est dĂ©sormais, exclusivement, EKANG, c’est-Ă -dire l’incarnation des hĂ©rĂ©sies de l’anthropologie coloniale ! Et il s’y est rĂ©solu. Tous ses doctorats et ses professorats sont mis au service d’un pigment imaginaire, d’un sortilĂšge tribal ! Dans ces conditions, fort de ce qui prĂ©cĂšde, n’est-il pas dit que le Ciel exige davantage Ă  ceux qu’Il a comblĂ©s de son gĂ©nie crĂ©atif et de sa misĂ©ricorde ? Les philosophes, ces prĂ©dicateurs de vertu, prennent le relais pour contraindre les crĂ©atures les plus prometteuses Ă  mettre ces Ă©nergies positives, reçues gracieusement de l’Éternel, au service de toute l’humanitĂ©.

Leur discourtoisie Ă  l’égard des esprits malveillants est l’ultime marque de respect envers l’humanitĂ© qu’il porte en eux, malgrĂ© eux. Ils traitent avec dĂ©considĂ©ration tous ceux qui mettent leur intelligence et leur gĂ©nie au service des causes qui heurtent l’ñme. Certes, les esprits moins palabreurs leur tiennent rigueur de leur effronterie. Mais, comment ne pas les comprendre lorsque l’intelligence enivrante qui a bercĂ© leurs ambitions juvĂ©niles se transforme en la menace la plus imminente de la sĂ©curitĂ© commune ?

L’expert en discernement a le devoir rĂ©publicain de les terroriser pour leur Ă©viter la damnation en quoi consiste l’abime du confort indigne. C’est que, contrairement aux citoyens ordinaires, il a cessĂ© d’ĂȘtre ce qu’on avait fait de lui, Ă  savoir, l’animal patient, rĂ©signĂ© et respectueux de n’importe qui. DĂ©sormais, l’aigreur, l’invective et l’anathĂšme ne reprĂ©sentent rien sur l’échiquier de ses rĂ©quisitions torrides. Il ne se contente plus d’ĂȘtre discourtois envers les mĂ©chants, puisqu’il se rend Ă  l’évidence que la courtoisie est la qualitĂ© du doute qui passe pour un pĂ©chĂ©. Par rapports aux dĂ©tourneurs d’espoirs, il se fait plus amer : il ne lui suffira plus de les dĂ©considĂ©rer ; il apprendra Ă  les dĂ©saimer. Les incivilitĂ©s de la langue ne le satisferont plus ; il entreprendra de les haĂŻr. Le peuple, lui, se transformera en des millions de parasites intestinaux (le tĂ©nia, de prĂ©fĂ©rence), pour venir habiter leurs volumineux estomacs et les dĂ©garnir du jus des prĂ©bendes, de la prĂ©varication et de la concussion qui en sont l’ignominieux contenu. L’ùre des lycaons providentiels est rĂ©volue. Le temps n’est pas Ă  l’amour, ni au pardon ; il est Ă  la clairvoyance et Ă  la justice !

II/ L’argument-massue du « pubertaire de la pensĂ©e » et la revanche de l’ « enfant »

La candeur juvĂ©nile est la digue la plus infranchissable pour Ă©viter de sombrer dans la barbarie sĂ©nile, dont nous faisons actuellement l’expĂ©rience. MÉON aurait lu la parabole de la mĂ©tamorphose de l’esprit, « comment l’esprit se change en chameau, le chameau en lion, et le lion en enfant », il n’eĂ»t certainement pas recouru Ă  ce risible expĂ©dient rhĂ©torique de « pubertaire de la pensĂ©e », qu’il assimile Ă  la plus dĂ©gradante insulte Ă  mon endroit ; il eĂ»t reconnu l’inconsistance de ses envolĂ©es lyriques qui ne font pas le poids avec la fonction de systĂ©matisation de la figure de l’enfance dans des systĂšme philosophiques les plus aboutis, celui de Nietzsche, en l’occurrence.

Expliquons, en quelques mots audibles pour une sensibilitĂ© et un entendement gauchis, cette parabole des mutations de l’esprit, qui s’irrĂ©alise en mĂȘme temps comme un chameau, un lion et un enfant. Nietzsche montre qu’un grand esprit a la responsabilitĂ© de porter « de lourds fardeaux, les plus lourds fardeaux qui soient », d’assumer les responsabilitĂ©s les plus exigeantes au profit de tous les autres, au point de « boire une eau bourbeuse, si c’est l’eau de la vĂ©ritĂ© ». Il se dispose ainsi, par son endurance, son humilitĂ© et son intrĂ©piditĂ©, Ă  mieux jouir de sa force, pour renverser tous les obstacles, dominer toutes les prĂ©tentions, anĂ©antir tous les impĂ©ratifs des moralistes vendus qui tuent le peuple, triompher des faux forts, vaincre tous les adversaires de l’homme et rĂ©gner sur l’espĂšce, comme le lion parmi les animaux. Cette ascension spirituelle et morale le prĂ©dispose, enfin, Ă  se rĂ©gĂ©nĂ©rer en permanence, Ă  reboiser le dĂ©sert de l’homme, et Ă  ensemencer une humanitĂ© moins viciĂ©e, en somme, Ă  crĂ©er de nouvelles valeurs pour renaĂźtre de nouveau et se perpĂ©tuer comme une flamme sacrĂ©e : c’est l’enfant !

« À notre grand dĂ©sarroi, MÉON s’est laissĂ© avoir par les arguments du Lion d’Étoudi et ses courtisans malhonnĂȘtes. Et il n’y est pour rien »

MÉON, je sais, n’y voit que du feu. Il me demande, Ă  l’instant : « Mais, dis-moi, mon frĂšre, que peut encore l’enfant, dont le lion lui-mĂȘme eĂ»t Ă©tĂ© incapable ? Pourquoi le lion ravisseur doit-il encore devenir enfant ? » Je m’oblige Ă  rĂ©pondre, Ă  cet « enfant » Ă©garĂ© parmi les octogĂ©naires insensibles, en empruntant la voix austĂšre du MaĂźtre, Nietzsche : « C’est que l’enfant est innocence et oubli, commencement nouveau, jeu, roue qui se meut d’elle-mĂȘme, premier mobile, affirmation saine ». Cette nĂ©cessitĂ© de cesser de devenir vieux, de vouloir son propre vouloir et d’arrĂȘter de s’assimiler aux vieillards et aux rĂąblĂ©s qui tuent, MÉON ne l’a pas expĂ©rimentĂ©e encore ; il n’en a pas mesurĂ© la pleine portĂ©e et les fonctionnalitĂ©s.

À notre grand dĂ©sarroi, MÉON s’est laissĂ© avoir par les arguments du Lion d’Étoudi et ses courtisans malhonnĂȘtes. Et il n’y est pour rien. Tel, il fut formĂ©, Ă  ne point regarder les ressorts thĂ©orĂ©tiques de la codification positive du droit et de la loi ; il fut dressĂ© pour oublier que la politologie s’institutionnalise au cƓur des Ă©laborations philosophiques qui sous-tendent leur ordonnancements et leur donnent toutes leur densitĂ© et leur accrĂ©ditations scientifiques. Les rudesses de la lutte qu’il a engagĂ©e, en ligne, contre la meute, l’ont dĂ©terminĂ© Ă  jouer au plus fort, Ă  se prendre pour l’évoluĂ© par excellence des Ekang, et Ă  jubiler, suite Ă  son Ă©lĂ©vation prĂ©sidentielle aux hautes fonctions de Monsieur Patron des rabougris, comme L’enfant peul d’Amadou HampĂątĂ© BĂą, qui confiait : « Le plus grave est que, tout Ă  coup, je me sentis bĂȘtement fier de moi-mĂȘme. CoiffĂ© de mon casque colonial, oubliant pour un instant mon statut d’écrivain temporaire Ă  titre essentiellement prĂ©caire et rĂ©vocable, je me prenais pour un grand chef
 »

Comme Amkoullel, MÉON s’est convaincu, depuis quelques annĂ©es, qu’il ne faut rien prendre au sĂ©rieux (y compris lui-mĂȘme), sinon ce faux goĂ»t de la fraternitĂ© Ekang, c’est-Ă -dire, concrĂštement, cette tempĂ©rature ubuesque et sĂ©nile qui fait et dĂ©fait les destins impitoyables des Camerounais. Il a cru que l’école, le travail de l’universitaire en l’occurrence, est une rentable farce qui permet de se sauver de la conscience originellement exigeante, pour mieux piĂ©tiner la vie des citoyens ordinaires, les crĂ©dules, les niais et toute l’engeance des simples de cƓur, qui, depuis longtemps, ont renoncĂ© Ă  interroger leur prĂ©sent et Ă  s’inquiĂ©ter de leur avenir. Il contribue, au travers de son intempĂ©rance vindicative, Ă  la dĂ©gĂ©nĂ©rescence de la conscience nationale. Il ne se rend pas compte que le magnĂ©tisme de la haine est doux ; que cette douceur est fonciĂšrement avariĂ©e.

Quel insensĂ©, ce MÉON !

VoilĂ  un lumineux atout qui a dĂ©rivĂ© vers la plus dĂ©testable rancƓur. On retiendra, de cette monumentale perte, que se contenter de paraĂźtre Grand dans la vie ne suffit pas : il faut s’efforcer de ne pas perdre dans sa bouche le goĂ»t juvĂ©nile de la vĂ©ritĂ©, la spontanĂ©itĂ©, la sincĂ©ritĂ©, l’intrĂ©piditĂ©, l’empathie et la libertĂ© de conscience, qui font vĂ©ritablement le Grand Homme, c’est-Ă -dire une opportunitĂ© immense pour l’humanitĂ© toute entiĂšre.

III/ MÉON : l’écriture de la dĂ©route et la politologie immorale

Cependant, je concĂšde Ă  MÉON cette immaturitĂ© dans la manipulation des concepts philosophiques. Les gens n’aiment pas traverser les abris barbelĂ©s de leur suffisance, ni non plus les frontiĂšres de leurs peurs ; trĂšs peu d’universitaires sont capables de s’aventurer dans des domaines qui ne sont pas les leurs ; beaucoup redoutent de perdre leurs assurances espiĂšgles au contact de la plus exigeante demande de systĂ©matisation du regard, comme c’est le cas dans certaines disciplines comme la philosophie, certaines spĂ©cialitĂ© du droit, etc. Je parle de la vraie philosophie, pas des Ă©pouvantails de certains de mes anciens enseignants, qui Ă©tudient le sexe de l’État, la pubertĂ© de la constitution, la dĂ©floraison des voitures administratifs et d’autres balivernes qui ne mĂ©ritent pas d’ĂȘtre retenues comme des pensĂ©es Ă©laborĂ©es. Je ne convoque pas ces figures philosophiques dĂ©pravĂ©es, trĂšs tĂŽt retraitĂ©es, Ă  leur goĂ»t, et qui rĂȘvent en permanence de la jouissance des ministres, avec l’espoir d’en jouir dans le vrai jour, Ă  leur tour. J’évite surtout de me rĂ©fĂ©rer au discours insipide qui demande de regarder les Ă©toiles de la vie, l’excellence humaine, et de dĂ©daigner l’avoir et les biens matĂ©riels, qui, pourtant, sont indispensables Ă  la pensĂ©e.

En revanche, ce qui rend MÉON irrĂ©missible (impardonnable), c’est la culture du cynisme dont il est dĂ©sormais le thĂ©oricien attitrĂ©. Lorsque j’entendais parler de MÉON, en Terminales, je m’imaginais une dĂ©itĂ© perchĂ©e sur la cime du savoir universitaire. Je me le reprĂ©sentais sous les traits harmoniques de LA rĂ©fĂ©rence scientifique inaltĂ©rable, qui surplomberait le Mont Cameroun, avec tout le prestige et le panache qu’il charrie de nature, en guettant en permanence en contre-bas, au loin, dans la plaine Ă©talĂ©e, par la force de la perspective plongeante, les trĂ©moussements putrides des ombres humaines. Parvenu Ă  l’universitĂ©, je dĂ©couvre que mon dieu s’est dĂ©gradĂ© en un Ă©pouvantail, l’éventail que le pouvoir s’est fabriquĂ© pour souffler dans son visage, liquĂ©fiĂ© par des parjures Ă  rĂ©pĂ©titions, afin de prendre un peu d’air, dans l’environnement Ă©touffant de l’inertie criminelle qu’il entretient depuis quatre dĂ©cennies. Avant que je n’aie entamĂ© l’ascension de quelque hauteur que ce soit, pour communiquer avec l’Esprit (je suis honnĂȘte, je n’ai pas de rĂ©fĂ©rences, aucun bagage, JE SUIS PERSONNE), l’ombre altiĂšre d’hier s’est transformĂ©e en un chameau pathĂ©tique. Je retrouve mon Chameau au plateau, au plateau du Golan, oĂč des IsraĂ©liens (au pouvoir) et des Arabes (dans l’espoir) nĂšgres, en miniature, se dĂ©foncent sans vergogne. MÉON, lui, s’accommode de cette terre de sĂ©parations, de ce terrain stĂ©rile et maudit des palabres gĂ©nocidaires. Le dieu est dĂ©chu, mon dieu s’est perdu, Ă  cause de ses propres turpitudes. Il se vautre dĂ©sormais dans la boue, une boue maculĂ©e de sang, la boue de la mort de la conscience citoyenne.

« Il se bat pour retrouver la lucidité, mais la mauvaise foi prévaut, pourtant. Il est réduit à réaménager sa cachette. Ses mots manifestent sa déroute sentimentale et intellectuelle. »

D’oĂč la prolixitĂ© cadavĂ©rique de MÉON, d’oĂč son langage cacophonique, d’oĂč son Ă©criture inclassable, qui est incompatible avec les rĂ©fĂ©rencements acadĂ©miques classiques (je veux dire qu’aucune formation, mĂȘme dans l’école de guerre, mĂȘme lorsqu’on apprend au mĂ©decin Ă  cacher sa mort au damnĂ©, ne peut conduire celui qui en sort Ă  Ă©crire ainsi). Il fait valoir qu’il entretient des rapports spĂ©cifiques avec les mots. Il n’en est rien : parler, Ă©crire, pour lui, dĂ©sormais, c’est se cacher ; c’est mettre la main sur son visage tumĂ©fiĂ© par l’opprobre, dĂ©figurĂ© par la compromission et la discrimination, pour mieux dissimuler le spectacle de la honte dont il est la scĂšne. Il se bat pour retrouver la luciditĂ©, mais la mauvaise foi prĂ©vaut, pourtant. Il est rĂ©duit Ă  rĂ©amĂ©nager sa cachette. Ses mots manifestent sa dĂ©route sentimentale et intellectuelle.

Je comprends aisĂ©ment qu’il me reproche ma « rĂ©vĂ©rence a-critique pour les modes intellectuels qui viennent et vont en Occident » ; je conçois la nĂ©cessitĂ© dans laquelle il se trouve de critiquer mon manque d’indĂ©pendance d’esprit supposĂ©, et qu’il mette en avant la « dĂ©pendance Ă©pistĂ©mique sans limites » envers les gadgets du post-modernisme » (qu’il n’explique pas, ni ne systĂ©matise). Je remarque qu’il s’offusque que je dĂ©nonce l’état piteux de nos universitĂ©s et l’absence de structures de recherche en leur sein, et, enfin, qu’il recourt aux arguments spĂ©cieux contre ma personne. C’est ainsi qu’il s’attaque Ă  mon intĂ©gritĂ© morale, en mobilisant le passif des calomnies et de la diffamation auxquelles un certain Professeur a recouru comme son arme de prĂ©dilection pour neutraliser les Assistants et ChargĂ©s de cours Ă©nergiques et libres d’esprit. Cet Ă©garĂ©, dĂ©bordant de jalousie et de haine, et qui Ă©tait parvenu Ă  la chefferie du dĂ©partement et du dĂ©canat, par l’insensĂ© pouvoir discrĂ©tionnaire, en a Ă©tĂ© chassĂ© depuis lors, Ă  cause de ces nombreuses bourdes


Mais que MÉON me comprenne, Ă  son tour : sa nĂ©buleuse versatilitĂ© idĂ©ologique et son Ă©thique politique contingente seraient considĂ©rĂ©es, par n’importe quel laboratoire du discernement, comme des cas inĂ©dits Ă  analyser. Le relief de son dĂ©centrement immoral, par rapport aux rĂ©quisitions Ă©lĂ©mentaires du bon sens et du sixiĂšme sens, interpelle en effet ma science du voir et du comprendre (je veux dire que, mĂȘme quand quelqu’un n’est pas allĂ© Ă  l’école des superlatifs, comme lui, ce que MÉON dit, comment il l’écrit et agit, toutes ses idĂ©es en somme, dĂ©sormais, mettent mal Ă  l’aise l’observateur et suscitent le doute hyperbolique de Descartes). Je continue de me demander s’il est digne de siĂ©ger dans la mĂ©moire des gĂ©nĂ©rations futures ou s’il est bon pour l’oubli.

IV/ La trahison de l’intellectuel et la nĂ©cessitĂ© de rĂ©cupĂ©rer les nĂŽtres

MÉON me qualifie de comprador, le traĂźtre Ă  la solde de l’étranger, le dĂ©racinĂ© qui s’est mis au service du nĂ©o-libĂ©ralisme et des puissances d’argent. La question Ă  laquelle il me contraint de rĂ©pondre, en mon Ăąme et conscience, est la suivante : suis-je au service des intĂ©rĂȘts Ă©trangers parce que je dĂ©nonce la malgouvernance dans mon pays ? La rĂ©ponse est nĂ©gative. Celui qui aspire Ă  dĂ©fendre l’humanitĂ© ne choisit pas, Ă  la lĂ©gĂšre (arbitrairement, en fonction de ses Ă©motions, de ses affects, de son pathos), ceux qu’il veut dĂ©fendre et ceux que l’on doit pendre sans consĂ©quence. « L’exemple de ce que doit ĂȘtre un homme : ami fidĂšle, militant courageux, ennemi sans faiblesse des ennemis de l’homme », tel est l’éthique existentialiste dĂ©veloppĂ©e par Jean-Paul Sartre . Nous assumons cette posture, parce que la vĂ©ritĂ© ne connaĂźt pas les frontiĂšres des hommes.

L’inverse de cette question, que je me rĂ©serve de formuler, en temps opportun, est celle-ci : participe-t-on Ă  la prospĂ©ritĂ© nationale, en servant docilement le pouvoir de la peur, en place, sous le prĂ©texte du patriotisme et du combat pour la dĂ©fense de la souverainetĂ© nationale ? Et, subsidiairement, que vaut une souverainetĂ© qui n’est pas adossĂ©e au dĂ©veloppement Ă©conomique ?

Les Blancs pillent en amont, soit. Sont-ce eux qui, en aval, ont tuĂ© toutes nos sociĂ©tĂ©s, ont pillĂ© la fortune publique, la CAMAIR, etc. ? Sont-ce eux qui refusent d’équiper les hĂŽpitaux en plateaux techniques et qui continuent de mobiliser des milliards de francs en Ă©vacuations sanitaires et dans la guerre au NOSO ? Sont-ce eux qui manipulent les rĂ©sultats des concours administratifs, au profit d’une minoritĂ© dĂ©risoire de la population, et qui nomment les membres d’un seul clan et quelques familles privilĂ©giĂ©es, assimilĂ©es, comme celle des Owona, aux plus hautes fonctions du pays et Ă  tous les postes-clĂ©s de l’administration publique ? Sont-ce eux qui vous empĂȘchent d’industrialiser le pays et de financer la recherche universitaire pour faire dĂ©coller l’économie nationale ?

L’essentiel de l’affaire se trouve ici : un mauvais vent souffle sur notre pays, surtout depuis les dĂ©sillusions qui ont suivi l’apothĂ©ose de 1982. Le rĂ©gime a entrepris de liquĂ©fier le cerveau de nos gĂ©nies les plus prometteurs, consignant du mĂȘme coup leur jugement et leur libertĂ© d’esprit aux bornes de la dĂ©raison. Fondamentalement, ce n’est donc pas Ă  MÉON que je m’en prends. Je combats ceux qui nous l’ont volĂ©, tous ceux qui l’ont entachĂ© de cette dĂ©formante et lugubre vieillesse spirituelle et de goĂ»t qui le rend dĂ©sormais infrĂ©quentable.

Au crĂ©puscule de ce rĂ©gime infernal, nous devons commencer le travail de rĂ©cupĂ©ration de tous les nĂŽtres. Ils seront, pour la plupart, des vieux Ă©quipements, des meubles vieillis par l’obsolescence d’un pouvoir parasite et sclĂ©rosant. Mais, au moins, ils serviront comme objets prĂ©cieux du musĂ©e de nos souffrances. MÉON, dĂ©sormais, est une vieille piĂšce d’une collection ancienne qui tomberait dans l’oubli si l’on ne l’exorcise illico. Ce faisant, on le revalorise en fixant un prix exorbitant qui lui redonne une valeur inespĂ©rĂ©e, un regain de bon sens en somme. À condition qu’il ne pĂšche pas trop


Fridolin NKE
Expert du discernement

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