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đź”´ NĂ©crologie : Woungly-Massaga alias Commandant Kissamba est mort

RenĂ© Jacques N’gouo Woungly-Massaga, nĂ© le 26 janvier 1936 Ă  YaoundĂ©, Ă©tait un homme politique camerounais.

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QUI ETAIT WOUNGLY MASSAGA ?

Après des Ă©tudes primaires Ă  EsĂ©ka et Ă  Lolodorf, des Ă©tudes secondaires au Collège de Die (DrĂ´me), au LycĂ©e Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, des Ă©tudes supĂ©rieures Ă  la FacultĂ© des Sciences de Clermont-Ferrand, Woungly-Massaga s’inscrit Ă  la Sorbonne en 1960 pour prĂ©senter une thèse de doctorat en MathĂ©matiques.

« il fait l’objet d’un arrêté d’expulsion pris par le premier ministre Michel Debré, à la suite d’une manifestation d’étudiants africains sur les Champs-Élysées après l’assassinat de Patrice Lumumba »

Il est président de l’Union nationale des étudiants du Kamerun (UNEK) quand il fait l’objet d’un arrêté d’expulsion pris par le premier ministre Michel Debré, à la suite d’une manifestation d’étudiants africains sur les Champs-Élysées après l’assassinat de Patrice Lumumba[1]. Il s’évade de l’ambassade du Ghana à Paris, encerclée par la gendarmerie, avec ses collègues Michel Ndoh et Joseph Etoundi, déguisés en prêtres, jusqu’à Bonn puis Accra. Arrivé au Ghana, il devient secrétaire administratif de l’UPC, principal collaborateur d’Ernest Ouandié qu’il accompagnera aux frontières du Nigeria et du Cameroun, puis secrétaire administratif de la Conférence des Peuples africains (où il remplace Frantz Fanon), travaillant avec le Ghanéen Kodjo Adison, et le ministre résident de Guinée au Ghana, secrétaire général de la Conférence. Il remplace Ernest Ouandié au comité directeur de cette conférence où siégeait également Ossendé Afana, au titre du secrétariat afro-asiatique du Caire où il représentait l’UPC.

De 1962 Ă  1965, il est conseiller Ă  la prĂ©sidence de la RĂ©publique du Ghana auprès de Kwame Nkrumah, collaborateur confidentiel de la direction du parti Action Group du NigĂ©rien Samuel Goomsu Ikoku et collaborateur secret des syndicats nigĂ©rians (Gogo Chu Nzeribe (en)) ; collaborateur de Agostinho Neto, prĂ©sident du MPLA (Angola) ; collaborateur confidentiel du groupe d’Ibrahim Abacha pour la lutte armĂ©e au Tchad ; collaborateur des conseillers du prĂ©sident Massamba-DĂ©bat, (notamment Antoine Maboungou Mbimba) et des syndicats du Congo (Bantou) ; collaborateur des groupes de LĂ©onard Mitudidi et Thomas Mukwidi pour la lutte armĂ©e au Congo-Lumumba.

De 1965 à 1969, collaborateur au Cabinda de Hoji-ya-Henda (en), fondateur des Fapla (Forces armées de libération de l’Angola (en)) sous le nom de Commandant Gama ; commandant en chef du IIème Front de l’Armée de libération nationale du Kamerun (ALNK) (Combats de la Lélé, Combats de Ndongmen dima, de Djoum.. »).

Après la mort d’OsendĂ© Afana en mars 1966, il devient le principal dirigeant de l’UPC. Il tente alors de la rĂ©organiser militairement en implantant un camp d’entrainement en Angola, dans une rĂ©gion contrĂ´lĂ©e par les combattants du MPLA. Les militants upĂ©cistes bĂ©nĂ©ficient de l’aide d’instructeurs cubains, qui leur offrent aussi un meilleur Ă©quipement. La troupe commandĂ©e par Massaga prend le nom de « colonne Ruben Um Nyobè », traverse le Congo, et pĂ©nètre au Cameroun Ă  la fin de l’annĂ©e 1967. Elle est cependant repĂ©rĂ©e par les services de renseignement d’Ahidjo et doit essuyer en dĂ©cembre la contre-offensive de son armĂ©e. La majoritĂ© des combattants parviennent finalement Ă  rejoindre le Congo mais le gouvernement de Marien Ngouabi refuse de leur permettre de poursuivre leur combat. Woungly-Massaga s’envole alors pour Cuba[2].

En 1970, il entre en clandestinité au Sénégal. En 1972, il lance le courant du Manidem et la formation des cadres pour la reconstruction de l’UPC. En 1974, il crée le Manidem, puis l’ARPA (Alliance Révolutionnaire des Peuples Africains) dont un des dirigeants sera assassiné aux côtés de Thomas Sankara. De 1982 à 1990, il est secrétaire général de l’UPC (il sera le dernier Secrétaire Général de l’UPC clandestine et unie). En 1991, il crée le PSP/UPC (Parti de la solidarité du Peuple). En 1994, il réintègre le PSP/UPC dans l’UPC pour lancer le travail d’organisation d’un congrès unitaire du parti. En 1996, il est élu secrétaire national aux Affaires politiques de l’UPC au Congrès unitaire du 13 septembre. L’UPC a sombré de nouveau dans la division en 1998 avec quatre branches (UPC/Ntumazah,), (UPC/Kodock pro-gouvernementale), (UPC Hogbe, en concurrence avec Kodock pour un Ministère) et UPC/Manidem continuée aujourd’hui par Moukoko et Mack-Kit).

En 2003, nouvelle tentative de Congrès unitaire lancée par Kissamba qui échoue.

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⏯️ Robert Mouthe Ambassa: « Des personnes dans le RDPC souhaitent la chute de Biya »

Robert Mouthe Ambassa est cadre du RDPC, reconnu pour sa libertĂ© de ton. il a Ă©tĂ© reçu par Achille Assako dans le cadre de la matinale d’ABK Radio, pour Ă©valuer les 38 ans de prĂ©sidence de Paul Biya au Cameroun.

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview de Robert Mouthe Ambassa, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques phrases chocs entendues lors de cette interview:

« MĂŞme Quand le PrĂ©sident Biya prend le pouvoir en 1982, jusqu’en 90 tout marchait comme sur les rails au Cameroun. La dĂ©sobĂ©issance civile commence dans les annĂ©es 90 et avec elle va arriver le faux et la tricherie gĂ©nĂ©ralisĂ©e. »

« Paul Biya prend beaucoup de temps Ă  rĂ©agir mais ce « laxisme » n’est pas volontaire. il met en place un système de contrĂ´le du contrĂ´le. Comme ça prend du temps, on interprète cela comme du laxisme. »

« Il existe des quotas pour permettre Ă  toutes les rĂ©gions de participer au dĂ©veloppement du pays, ce n’est pas un fait de Paul Biya. Tout cela existe depuis Ahidjo. Ce n’est pas le PrĂ©sident qui doit venir vous dire de respecter les quotas quand les textes sont lĂ . »

« Le PrĂ©sident Biya n’est pas un saint »

« Le Grand Dialogue National Ă©tait un dialogue Ă  un niveau très Ă©levĂ©, mais il faut un dialogue de base. Chaque père appelle son enfant et demande d’arrĂŞter, chaque chef de village appelle ses habitants. »

« Le PrĂ©sident ne va pas venir travailler avec des extraterrestres. Il y a des groupes de pression qui se sont installĂ©s. Le PrĂ©sident Biya n’est pas un saint mais il fait le maximum possible pour le camerounais se sente bien. »

« En ce qui concerne la crise anglophone, la population est complice de grĂ© ou de force. Si elle refuse d’aider les rebelles « ambaboys », il y aura des reprĂ©sailles. Il faut donc un dialogue pour retrouver la sincĂ©ritĂ© qui fait dĂ©faut dans cette crise. »

Transcription: Morel Kamga et Achille Assako

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⏯️ Denis Nkwebo: « La théatralisation est inacceptable en journalisme »

Denis Nkwebo est président du syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC). Il a été reçu en interview par Achille Assako dans le cadre de la matinale ABK Matin

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview de Denis Nkwebo, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques phrases chocs entendues dans cette interview:

« Je suis choquĂ© de voir une journaliste pleurer Ă  l’antenne. C’est un manque de professionnalisme criard. Et le public a tort d ‘apprĂ©cier ce type de comportement.. Si une femme se promène nue dans la rue, tout le monde va regarder parce que ce n’est pas bien. Ce n’est donc pas parce que tout le monde applaudit que c’est bien »

« Face Ă  la mise en demeure du Ministre de la communication Ă  Equinoxe TV, je suis très surpris du silence des journaliste Camerounais. Ils oublient que la charte de protection des journalistes n’est pas facultative. »

« Le ministre de la communication a nommĂ©ment accusĂ© la journaliste Esther MaĂ«lle mais ce n’est pas du ressort du ministre de mettre en accusation la journaliste. Il ne sait pas comment l’Ă©mission a Ă©tĂ© prĂ©parĂ©e »

« Il faut que les journalistes qui veulent faire carrière refusent le théâtre. Dans le champ journalistique il faut la controverse mais l’interviewer ne doit pas agresser les gens, il ne sert pas des intĂ©rĂŞts Ă©goĂŻstes ou un parti pris. Le seul parti pris pour un journaliste ce n’est que la vĂ©ritĂ©. »

« Je ne peux pas accepter qu’on fasse une fixation sur Equinoxe Tv. Nous avons sur canal2 avec l’Arène, la rubrique -le duel- oĂą on fait venir un invitĂ© qui va poser des questions Ă  un autre. En journalisme ce format n’existe pas. On a pas encore trouvĂ© ce type de format oĂą un profane interroge l’invitĂ© qui est gĂ©nĂ©ralement un spĂ©cialiste.. Lorsque vous faites venir des gens pour ce type de Duel on aboutit aux bagarres.. MĂŞme au Pakistan les gens ne bagarrent pas jusqu’au sang Ă  la tĂ©lĂ©. C’est de la théâtralisation. Le public veut de la dĂ©rive verbale. La TĂ©lĂ©, la radio, c’est des endroits oĂą il faut du sĂ©rieux. »

Transcription Morel Kamga et Achille Assako

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