Nos réseaux sociaux

Uncategorized

đŸ”” Amour: 10 signes qui montrent que votre relation amoureuse n’est pas faite pour durer

Publié

Le

01. Vous n’ĂȘtes plus curieux Ă  propos de l’autre :

Dans des relations de longue date, il est tout Ă  fait normal de finir par trĂšs bien connaĂźtre votre partenaire. Par contre, les gens Ă©voluent et il faut continuer de dĂ©sirer d’en apprendre sur l’autre, mĂȘme si ce n’est que des dĂ©tails sur sa journĂ©e!

02. Vous ne faites pas de compromis:

Lorsqu’un conflit Ă©clate entre vous, si aucun des deux n’est prĂȘt Ă  faire un compromis, aussi petit soit-il, il y a un problĂšme. Parfois, il ne suffit pas d’avoir raison et de «gagner» la chicane, il faut que les deux soient heureux et y trouvent leur compte!

03. Vous Ă©vitez de passer du temps Ă  deux :

Il est important de passer du temps seul, mĂȘme lorsqu’on est en couple, mais il faut aussi alimenter l’amour! Si vous ou votre partenaire Ă©vite les soirĂ©es Ă  deux, invite toujours des amis ou se trouve d’autres activitĂ©s, cela cache quelque chose.

04. Vous ne vous Ă©coutez pas :

La communication est la clĂ© du succĂšs en amour! Si, lorsque vous tentez d’avoir une conversation importante, votre partenaire ne cesse de vous couper la parole ou ne semble pas intĂ©ressĂ©, cela indique un problĂšme de communication important.

05. Vous blñmez tout le temps l’autre :

Si, lorsque vous dĂ©crivez votre partenaire, on dirait que vous parlez du mĂ©chant dans un film, ce n’est pas bon signe

06. Vous vous disputez souvent en public :

Tous les couples se chamaillent, mais lorsqu’on le fait en public, cela indique que vous ĂȘtes vraiment au bout du rouleau. Selon des experts en relation, se chamailler en public est un indicateur que vous n’avez plus de patience pour l’autre.

07. Vous flirtez avec d’autres :

Tromper quelqu’un peut se faire de façon physique, mais aussi de façon Ă©motionnelle! Si vous prĂ©fĂ©rez flirt avec une autre, c’est que vous cherchez Ă  combler un manque avec votre doudou

08. L’argent est cause de dispute:

Se disputer pour l’argent du couple, qui le dĂ©pense trop, etc… est trĂšs mauvais signe

09. Vous vous concentrez sur les défauts :

Si un partenaire passe son temps Ă  pointer du doigt les petits dĂ©fauts de l’autre, simplement pour le ou la ridiculiser, c’est problĂ©matique. En plus de ne pas ĂȘtre constructif, cela joue sur la confiance en soi.

10. Vous brisez des promesses :

Plus la confiance sera brisée, moins il sera possible de sauver votre couple.

Tatiana Septo

Lire la suite
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ABK ACTU

â˜Łïž Coronavirus : comment se terminent les Ă©pidĂ©mies ?

S’il est bien trop tĂŽt pour envisager la fin de la pandĂ©mie de Covid-19, les exemples passĂ©s apportent un Ă©clairage intĂ©ressant sur la maniĂšre dont cette crise peut s’achever.

Publié

Le

Par

Vous vous ĂȘtes sans doute dĂ©jĂ  posĂ© la question, depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie de Covid-19. Comment et quand cela va-t-il se finir ? Â«Â C’est extrĂȘmement difficile Ă  saisir et Ă  prĂ©voir, s’agissant en particulier d’une Ă©pidĂ©mie nouvelle, dont on connaĂźt mal les caractĂ©ristiques du germe », met en garde Jean-Pierre Dedet, professeur Ă©mĂ©rite Ă  la facultĂ© de mĂ©decine de Montpellier et auteur de Les Ă©pidĂ©mies, de la peste noire Ă  la grippe A/H1N1 (Dunod, 2010). S’il est bien trop tĂŽt pour apporter une rĂ©ponse dĂ©finitive, un retour sur les Ă©pidĂ©mies qui ont marquĂ© l’histoire de l’humanitĂ© permet d’Ă©clairer ce qui nous attend.

Peste noire, grippe espagnole, variole, Sras, Mers
 Franceinfo vous explique à quoi pourrait ressembler le bout du tunnel épidémique.

« C’est extrĂȘmement difficile Ă  saisir et Ă  prĂ©voir, s’agissant en particulier d’une Ă©pidĂ©mie nouvelle, dont on connaĂźt mal les caractĂ©ristiques du germe », met en garde Jean-Pierre Dedet,

Une épidémie peut disparaßtre naturellement

La fin d’une Ă©pidĂ©mie dĂ©pend Ă©troitement des particularitĂ©s du microbe responsable et de son mode de transmission. Les fins possibles se divisent en deux grandes familles : soit la maladie disparaĂźt naturellement, soit l’homme trouve une parade.

‱ La saisonnalitĂ©. C’est elle qui fait disparaĂźtre la grippe, Ă  chaque printemps dans l’hĂ©misphĂšre nord, notamment parce que son virus prĂ©fĂšre le froid et l’humiditĂ©.

‱ La mutation. A mesure qu’il se propage, l’agent pathogĂšne, qu’il soit un virus ou une bactĂ©rie, peut Ă©voluer vers une forme moins lĂ©tale, moins dangereuse ou plus facile Ă  contrĂŽler. La syphilis, par exemple. Â«Â Dans les premiĂšres descriptions, cette maladie Ă©tait prĂ©sentĂ©e comme redoutable et mortelle », raconte Patrice DebrĂ©, immunologue et auteur de Vie et mort des Ă©pidĂ©mies (Odile Jacob, 2013). Â«Â Sa gravitĂ© s’est attĂ©nuĂ©e par la suite. »

La mutation peut avoir l’effet inverse. Dans le cas de la peste, c’est le passage du bacille de l’estomac du rat Ă  son sang qui a permis sa transmission Ă  la puce du rat, puis Ă  l’humain. Â«Â Le bacille a Ă©tĂ© capable de produire une sorte de bouchon qui oblitĂšre la trombe de la puce, raconte Patrice DebrĂ©. Quand la puce aspire le sang de son hĂŽte, il est Â«Â rĂ©gurgitĂ© Ă  l’intĂ©rieur du corps humain et peut le contaminer ».

‱ Des modifications environnementales. AprĂšs avoir terrorisĂ© l’Europe, du XIVe au XVIIIe siĂšcle, la peste a Ă©tĂ© balayĂ©e de notre continent par le surmulot. Ce rat brun a Ă©vincĂ© son cousin le rat noir, rĂ©servoir de la maladie transmise Ă  l’homme via ses puces. Â«Â Ce rongeur portait un bacille proche de la peste, qui l’avait immunisĂ© contre la maladie. C’est un cas trĂšs particulier, dans lequel la maladie a Ă©tĂ© stoppĂ©e dans le rĂ©servoir », explique Jean-Pierre Dedet.

« Nous pensons qu’il faut 60% de personnes immunisĂ©s dans une population pour faire barrage. C’est ce qui s’est passĂ© pour la plupart des grippes, dont la grippe espagnole de 1918, et pour la rougeole »,

‱ L’immunitĂ© collective. Il y a enfin, pour certaines maladies, la rĂ©ponse biologique de notre corps : c’est la fameuse immunitĂ© collective. Lors d’un premier contact avec une maladie, notre systĂšme immunitaire produit des anticorps qui peuvent empĂȘcher la rĂ©infection. Â«Â Nous pensons qu’il faut 60% de personnes immunisĂ©s dans une population pour faire barrage. C’est ce qui s’est passĂ© pour la plupart des grippes, dont la grippe espagnole de 1918, et pour la rougeole », explique Patrice DebrĂ©. MĂ©decin et philosophe au CNRS, Anne-Marie Moulin note que l’historien grec Thucydide avait dĂ©jĂ  relevĂ©, dans son rĂ©cit de la peste d’AthĂšnes, au IVe siĂšcle avant notre Ăšre, que Â«Â ceux qui avaient survĂ©cu pouvaient s’occuper des malades et qu’en cas de retour de la peste, ils seraient protĂ©gĂ©s ».

Une épidémie peut disparaßtre aprÚs intervention humaine

Quand l’Ă©volution spontanĂ©e de la maladie ou de son environnement ne suffit pas, l’homme peut intervenir.

‱ L’isolement des malades pour couper les chaĂźnes de transmission. Â«Â C’est ce qui a Ă©tĂ© fait avec le Sras en 2003 », analyse Jean-Pierre Dedet. Au dĂ©but des annĂ©es 2000, cette Ă©pidĂ©mie, dĂ©jĂ  provoquĂ©e par un coronavirus, avait Ă©tĂ© limitĂ©e Ă  quelques foyers, dans le sud de la Chine et Ă  Toronto. Bilan : 8 000 cas et 774 personnes tuĂ©es.

‱ L’amĂ©lioration des conditions d’hygiĂšne. C’est de cette maniĂšre que le cholĂ©ra, transmis par l’eau, a disparu de certaines rĂ©gions du monde. Â«Â Il a Ă©tĂ© Ă©radiquĂ© d’Europe et d’AmĂ©rique par l’assainissement des villes, le tout-Ă -l’Ă©gout. Il nous a presque rendu service, parce que jusqu’au XIXe siĂšcle, les villes Ă©taient des cloaques », retrace Jean-Pierre Dedet.

‱ La vaccination. Le vaccin permet de provoquer l’immunitĂ© collective. Le cas le plus emblĂ©matique est celui de la variole, dĂ©clarĂ©e Ă©radiquĂ©e en 1980 aprĂšs une campagne de vaccination massive menĂ©e par l’OMS.

Traitements et lutte contre le vecteur. Enfin, la lutte contre le vecteur (par exemple, les campagnes de dĂ©moustication pour lutter contre le paludisme), la mise au point d’un traitement efficace (qui existe pour la peste) ou une meilleure connaissance des mĂ©canismes de transmission, peuvent permettre de maĂźtriser une maladie. C’est ce qui s’est produit avec la fiĂšvre hĂ©morragique d’Argentine. Â«Â Il y avait des Ă©pidĂ©mies locales de cette maladie portĂ©e par une petite souris, dont on ne comprenait pas la transmission. On s’est aperçu que cela coĂŻncidait avec l’arrivĂ©e des moissonneuses-batteuses », raconte Patrice DebrĂ©. La suite figure dans son livre : Â«Â PiĂ©gĂ©es par l’infernale mĂ©canique, les souris sont happĂ©es par le rabatteur Ă  griffes, puis hachĂ©es menu, Ă©crasĂ©es et pulvĂ©risĂ©es sous forme d’un aĂ©rosol de sang et d’urine, dispersĂ© par le secoueur et le broyeur de paille Ă  la sortir du monstre d’acier, lĂ  mĂȘme oĂč se tiennent les ouvriers agricoles ». Une fois ce risque identifiĂ©, l’utilisation de masques par ces derniers a permis de circonscrire la maladie.

« Il y avait des Ă©pidĂ©mies locales de cette maladie portĂ©e par une petite souris, dont on ne comprenait pas la transmission. On s’est aperçu que cela coĂŻncidait avec l’arrivĂ©e des moissonneuses-batteuses », raconte Patrice DebrĂ©.

Une Ă©pidĂ©mie peut ne pas s’arrĂȘter

Toutes les Ă©pidĂ©mies n’ont pas nĂ©cessairement de fin. On peut Ă©chouer Ă  trouver un vaccin, comme dans le cas du sida. L’agent pathogĂšne peut Ă©voluer et s’adapter aux techniques mises en place pour le contrer. La maladie peut continuer Ă  circuler, dans le rĂ©servoir animal ou dans l’environnement. C’est le cas de la peste, qui ressurgit Ă©pisodiquement dans ses « foyers invĂ©tĂ©rĂ©s », comme Madagascar. Â«Â Vous ne pouvez pas vous dĂ©barrasser du rat, surtout dans des contextes de pauvretĂ©, oĂč il est un commensal de l’homme », pointe Anne-Marie Moulin. La mĂ©decin rappelle aussi que le Â«Â cholĂ©ra revient Ă  partir du moment oĂč il y a des problĂšmes d’accĂšs Ă  l’eau potable, on l’a vu Ă  HaĂŻti, aprĂšs le sĂ©isme de 2010″.

Le Covid-19 peut-il ne jamais disparaĂźtre ? L’histoire des coronavirus et de l’homme nous offre Â«Â les deux exemples extrĂȘmes » de dĂ©nouement, pointe Jean-Pierre Dedet. Â«Â Le Sras a Ă©tĂ© totalement jugulĂ©, mais le Mers, qui vient du dromadaire, dure depuis une dizaine d’annĂ©es », explique le spĂ©cialiste. On ignore dans quelle catĂ©gorie tombera le Covid-19.

Une Ă©pidĂ©mie peut se prolonger dans nos tĂȘtes

Une Ă©pidĂ©mie est aussi un phĂ©nomĂšne social, Ă©conomique, politique et psychologique. S’il y a un lien entre la fin mĂ©dicale et la fin sociale, les calendriers ne coĂŻncident pas toujours. Isabelle SĂ©guy, historienne Ă  l’Institut national d’Ă©tudes dĂ©mographiques (Ined), a Ă©tudiĂ© la peste qui a frappĂ© Marseille et la Provence au dĂ©but du XVIIIe siĂšcle. D’un point de vue mĂ©dical, la citĂ© est libĂ©rĂ©e de la peste en juillet 1721. Â«Â La reprise des activitĂ©s ordinaires est trĂšs progressive, sur plusieurs mois, en raison de la prudence des autoritĂ©s et de la peur des gens », note-t-elle. Les mariages, pour recomposer les familles dĂ©cimĂ©es, reprennent dĂšs les premiers signes de dĂ©crue de l’Ă©pidĂ©mie, en novembre et dĂ©cembre 1720. L’activitĂ© Ă©conomique redĂ©marre plus lentement : la ville est dĂ©consignĂ©e en novembre 1722, le commerce international ne reprend qu’en janvier 1723 et ne s’intensifie qu’Ă  partir de l’Ă©tĂ©. La peur ne frappe pas qu’Ă  l’intĂ©rieur de la ville, mais aussi Ă  l’extĂ©rieur. Â«Â Dans les derniers mois, cela tient plus Ă  la dĂ©fiance par rapport Ă  tout ce qui vient de Marseille », explique l’historienne.

Psychologue Ă  l’Ecole des hautes Ă©tudes en santĂ© publique, Jocelyn Raude explique que cette fin mentale est dĂ©terminĂ©e par deux facteurs : l’incertitude autour de la maladie et la Â«Â contrĂŽlabilitĂ© perçue du risque ».

Plus on a le sentiment de maĂźtriser un risque, moins cela nous inquiĂšte.Jocelyn Raude, psychologue

Men load sacks of rice among other food aid in a truck, to be distributed for those affected by procedures taken to curb the spread of coronavirus disease (COVID-19), in Abuja, Nigeria April 17, 2020. Picture taken April 17, 2020. REUTERS/Afolabi Sotunde

Plus on a le sentiment de maĂźtriser un risque, moins cela nous inquiĂšte. Jocelyn Raude, psychologue

Le spĂ©cialiste, qui participe Ă  des programmes d’observation de nos rĂ©actions comportementales, affectives et cognitives par rapport au Covid-19, hĂ©site entre deux scĂ©narios dĂ©jĂ  observĂ©s dans les sociĂ©tĂ©s occidentales.

PremiĂšre possibilitĂ© : l’accoutumance au risque, qui entraĂźne une fin de l’Ă©pidĂ©mie dans les tĂȘtes, alors que la dynamique de la maladie continue (comme ce fut le cas pour le sida). DeuxiĂšme hypothĂšse : l’effet miroir, avec « le maintien Ă  un niveau Ă©levĂ© des comportements de prĂ©vention » et des changements trĂšs durables, alors que l’Ă©pidĂ©mie est terminĂ©e sur le plan sanitaire. « Certains anthropologues prĂ©tendent que les codes sociaux en Asie pourraient avoir Ă©tĂ© façonnĂ©s par l’expĂ©rience des Ă©pidĂ©mies », explique-t-il. Les populations « ont installĂ© des normes sociales qui ont Ă©mergĂ© dans une situation Ă©pidĂ©mique, et les ont maintenues aprĂšs, comme ne pas se toucher les mains ». Ces deux hypothĂšses peuvent aussi se superposer dans la sociĂ©tĂ©. RĂ©ponse dans les prochains mois.

Lire la suite

ABK ACTU

🔮 Mise au point: De l’interview politique sur ABK Radio ou l’invitĂ© Ă  la barre ?!

« Que pouvions-nous apporter de plus dans cet écosystÚme ? Refaire de nouveaux plateaux avec des invités pour les entendre se couper la parole et « chuter » sans jamais rien laisser tomber à se mettre sous la dent ? NON !  »
Une mise au Point d’Alexandre Siewe, CEO ABK Radio

Publié

Le

Luc Ngatcha

Dans un pays comme le nĂŽtre, oĂč longtemps  journalisme rimait souvent avec propagande et complaisance Ă  l’égard du discours politique dominant (parti unique- pensĂ©e unique), il est bon pour un journaliste, qui veut bien faire son mĂ©tier, d’accentuer son indĂ©pendance Ă  l’égard du politique, afin de marquer la rupture par rapport au passĂ© rĂ©cent (mĂȘme si cela n’est pas toujours facile). L’avĂšnement du pluralisme s’est traduit chez nous par l’éclosion de plusieurs types de journalisme. Sur le champ politique est apparu, du moins Ă  la radio et Ă  la tĂ©lĂ©vision, un format de dĂ©bats politiques hĂ©ritĂ© du paysage audiovisuel français, avec un journaliste modĂ©rateur et plusieurs invitĂ©s de diverses sensibilitĂ©s qui ici, se crĂȘpent le chignon.

Cette posture de modĂ©rateur permet d’attĂ©nuer la responsabilitĂ© Ă©nonciative du journaliste, qui se prĂ©sente seulement comme le locuteur et non comme l’énonciateur du propos Ă©mis sur son plateau. Elle fonctionne, de ce point de vue, comme un bouclier dĂ©fensif qui autorise Ă  poser des questions conventionnelles, sans grande originalitĂ© en mettant par avance le journaliste Ă  l’abri des contestations. C’est un choix fait par l’essentiel de nos confrĂšres et ils le font trĂšs bien. Les dimanches et certains matins, des acteurs politiques croisent fer et opinions, assurant le show. Ils comblent ainsi les attentes que des auditeurs et tĂ©lĂ©spectateurs ont Ă  l’égard des mĂ©dias : les rĂ©cepteurs veulent du spectacle, comme dans les joutes gladiateurs, on aime la sueur, le sang et les larmes
 avec toute la virilitĂ© ou l’érotisme que ça dĂ©gage bien entendu.

les rĂ©cepteurs veulent du spectacle, comme dans les joutes gladiateurs, on aime la sueur, le sang et les larmes
 avec toute la virilitĂ© ou l’érotisme que ça dĂ©gage bien entendu.

Que pouvions-nous apporter de plus dans cet Ă©cosystĂšme ? Refaire de nouveaux plateaux avec des invitĂ©s de divers horizons pour les entendre se couper la parole et « chuter Â» sans jamais rien laisser tomber Ă  se mettre sous la dent ? NON !

La question accusatrice

Dans ce champ mĂ©diatique riche, il a fallu qu’ABK Radio crĂ©e un avantage concurrentiel qui soit un marqueur fort de son identitĂ©. L’interview politique ou les sujets sociopolitiques ne seront pas abordĂ©s sur ABK Radio sous forme de dĂ©bats. Chaque invitĂ© sera appelĂ© Ă  s’exprimer seul face Ă  notre journaliste. A l’interview classique, nous avons nĂ©anmoins ajoutĂ© le concept de la « question accusatrice ». Point Ă  la barre !

La question accusatrice est une question particuliĂšrement posĂ©e sans mĂ©nagement ni complaisance aucune, Ă  l’égard de l’homme politique. Cette question se signale par deux caractĂ©ristiques : (i) elle rapporte, de diffĂ©rentes maniĂšres, un propos tenu antĂ©rieurement par un autre locuteur, appartenant le plus souvent Ă  la sphĂšre publique, ou par l’invitĂ© lui-mĂȘme. Ce propos rapportĂ© est presque toujours intrusif, infirmatif, voire franchement polĂ©mique (Devil’s Advocate approach interview), ce qui donne Ă  la question un tour offensif.

Sur ABK Radio, Ă  la place du contradicteur, notre journaliste se pose en mĂ©diateur : Ă  travers lui, c’est les diffĂ©rentes sensibilitĂ©s du peuple, de l’opinion publique qui interrogent et demandent de rendre des comptes, au nom de la vĂ©ritĂ©

Sur ABK Radio, Ă  la place du contradicteur, notre journaliste se pose en mĂ©diateur : Ă  travers lui, c’est les diffĂ©rentes sensibilitĂ©s du peuple, de l’opinion publique qui interrogent et demandent de rendre des comptes, au nom de la vĂ©ritĂ© et de l’intĂ©rĂȘt commun. Le journaliste investi d’une telle mission n’a pas peur de s’exposer, afin de faire Ă©clater la vĂ©ritĂ©. L’interaction peut vite prendre implicitement la tournure d’un rĂ©quisitoire (interrogatoire), avec le journaliste dans le rĂŽle du procureur (juge ou de policier) et l’invitĂ© politique dans celui de l’accusĂ© ou du tĂ©moin, contre toute rĂšgle de politesse conversationnelle (Brown et Levinson, Politeness Theory, 1987). C’est la rĂšgle du jeu.

Notre conception du mĂ©tier bien fait veut que le journaliste pose des questions embarrassantes, intrusives, dont fait partie la question accusatrice. L’intervieweur remplit bien son rĂŽle – au double regard de l’éthique journalistique, et des exigences mĂ©diatiques de l’audimat – s’il pose les questions qui font mal (interpellent), qui cassent la langue de bois, dĂ©stabilisent l’interviewĂ© politique et font (dans le but de faire) surgir la vĂ©ritĂ©.

l’intervieweur doit soulever les contradictions et souligner les omissions, relever les incohĂ©rences et signaler les mensonges sans jamais accuser son interlocuteur ».

 C’est la raison pour laquelle les questions journalistiques sur ABK Radio s’inspirent parfois de techniques d’interrogatoire policier ou juridique dĂ©crites dans les ouvrages spĂ©cialisĂ©s. A ce propos, SauvĂ© (2009 : 18) dĂ©finit de la maniĂšre suivante le rĂŽle de l’intervieweur « il doit soulever les contradictions et souligner les omissions, relever les incohĂ©rences et signaler les mensonges sans jamais accuser son interlocuteur ».

PrĂ©cisons pour terminer que ce type de pratique reste rare dans notre espace et mĂȘme ailleurs, et elle semble ĂȘtre soumise Ă  des variations culturelles. Notre culture bilingue nous y prĂ©dispose. Et sur ABK Radio nous sommes conscients de la sensibilitĂ© de l’approche et des risques d’incomprĂ©hension. Nous assumons ce risque qui est le moindre mal dans le climat monochrome de nos dĂ©bats politiques, et sommes ravis que pour l’essentiel, nos invitĂ©s jouent le jeu et nous accompagnent dans cet essai de pĂ©dagogie dont l’objectif, le rĂȘve est l’avĂšnement d’un journalisme digne de ce nom. En toute humilitĂ©.

Ainsi avertis, la question qui vous est posée est : A qui le tour ?

Par Alexandre Siewe, Journaliste et CEO ABK Radio

Lire la suite

LES PLUS POPULAIRES