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🔴 Dr Albert NANA: La guerre armée des sécessionnistes, une impasse pour les populations du NOSO et un péril pour la nation camerounaise

Depuis 2017, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun (NOSO) sont en proie à une revendication sécessionniste faisant suite à aux revendications des avocats et enseignants anglophones débutées à Bamenda le 11 octobre 2016.

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Cette revendication sĂ©cessionniste conduite par la branche la plus radicale du Southern Cameroon National Congress (SCNC), le Liberation Movement of Southern Cameroon (LMSC) n’est pas nouvelle. En effet depuis 1995 date de sa crĂ©ation, le SCNC n’a eu de cesse de distiller des idĂ©es sĂ©cessionnistes au sein de la population de ces rĂ©gions et depuis trois ans, cette revendication a pris la forme d’une insurrection armĂ©e qui commet Ă  un rythme effrĂ©nĂ© toutes sortes d’abominations (attentats, enlèvements, pillages, incendies d’Ă©coles et villages) faisant de nombreux morts, dĂ©placĂ©s et victimes aussi bien parmi les populations civiles que des forces de l’ordre et de sĂ©curitĂ© camerounaises. Aujourd’hui, Les situations sociale et sĂ©curitaire restent très tendues dans ces rĂ©gions et au bilan dĂ©jĂ  dĂ©sastreux de cette crise tant sur les plans sociaux, Ă©conomiques qu’humanitaires, il faut rajouter les discours incitatifs Ă  la haine.

Le 24 octobre de cette annĂ©e, une nouvelle Ă©tape a Ă©tĂ© franchie dans l’horreur avec l’assassinat de plusieurs enfants dans une Ă©cole Ă  Kumba. L’École de la RĂ©publique qui est un sanctuaire a Ă©tĂ© profanĂ©e et c’est sans rĂ©serve que nous condamnons ces actes d’une barbarie et d’une violence innommable, tant ils sont sans fondement et sans lien avec la sociĂ©tĂ© camerounaise qui s’est efforcĂ©e tant bien que mal depuis son indĂ©pendance Ă  construire son UnitĂ© Nationale et Ă  renforcer « Le vivre ensemble » entre toutes ses composantes ethniques et culturelles.

Depuis son accession Ă  l’indĂ©pendance, toutes les gouvernement camerounais successifs ont eu pour volontĂ© première de bâtir une nation unie oĂą l’identitĂ© nationale primerait sur les identitĂ©s locales. Toutes les politiques de dĂ©veloppement et de dĂ©centralisation peuvent clairement Ă©tayer cette thèse. Alors que le Cameroun s’est engagĂ© depuis 1990 sur la voie de la LibertĂ© d’Expression et la LibertĂ© d’Association Il est donc assez surprenant qu’il s’y produise des revendications armĂ©es, sans mĂŞme qu’il y ait eu une tentative de nĂ©gociation par les voies lĂ©gales et autorisĂ©es par la constitution et les lois camerounaises. Pis alors qu’un Grand Dialogue National a eu lieu et que le PrĂ©sident de la RĂ©publique a appelĂ© les sĂ©cessionnistes Ă  dĂ©poser les armes, que de nombreuses rĂ©solutions prises lors de ce Grand Dialogue National se mettent progressivement en place, il est incomprĂ©hensible que des crimes odieux continuent a ĂŞtre perpĂ©trĂ©s par les sĂ©cessionnistes.

… Le choix des mĂ©thodes violentes et militaires, par rapport aux mĂ©thodes politiques et dĂ©mocratiques, n’est pour ces organisations qu’une  stratĂ©gie de conquĂŞte du pouvoir, quelle que soit l’habillage dont elles se parent…

De part le monde, de nombreux rĂ©volutionnaires en herbe restent encore pris au mythe de l’action armĂ©e, croyant suivre les traces des combattants colombiens, palestiniens ou vietnamiens. Qu’une organisation politique ou non ait recours Ă  la lutte armĂ©e ne prouve rien sur sa nature, et en tout cas, certainement pas que cette organisation reprĂ©sente la volontĂ© et les aspirations des populations qu’elle prĂ©tend dĂ©fendre.

En 1990, de nombreux droits et libertĂ©s ont Ă©tĂ© reconnus aux citoyens camerounais par le gouvernement camerounais. Ces droits inscrit dans la Loi et gravĂ©s dans la Constitution camerounaise ont permis depuis lors aux camerounais de s’Ă©panouir au plan politique et de mener une vie dĂ©mocratique dans le cadre des Lois, en tĂ©moignent le nombre de partis politiques existants et les rĂ©sultats des dernières consultations Ă©lectorales (prĂ©sidentielles, lĂ©gislatives et municipales).

La vie dĂ©mocratique camerounaise est donc parfaitement organisĂ©e. Tout n’est certes pas parfait, mais tout est en perpĂ©tuelle Ă©volution, mutation et construction grâce d’une part Ă  la vitalitĂ© des Hommes et Femmes qui s’investissent chaque jour pour faire Ă©voluer notre dĂ©mocratie et d’autre part aux dirigeants camerounais qui s’efforcent de faire fonctionner au mieux les institutions de la RĂ©publique.

Dans ce contexte camerounais actuel, comment peut-on comprendre qu’une organisation, ne s’Ă©tant jamais constituĂ©e en parti politique, ne s’Ă©tant jamais confrontĂ©e au verdict du peuple par la voie des urnes, dĂ©cide dans un Ă©tat dĂ©mocratique de recourir aux armes pour dĂ©fendre des droits. Cela reste pour nous un mystère et n’est en aucun cas dĂ©fendable.

On peut Ă©galement s’interroger sur la dĂ©marche intellectuelle qui pousse cette organisation Ă  croire que la dĂ©fense des droits se rĂ©sume au maniement des armes, au meurtre de civils, des forces de l’ordre et/ou des responsables du rĂ©gime.

A cet Ă©gard, nous pensons que pour cette organisation, il s’agit avant tout de constituer un appareil politico-militaire, Ă  vrai dire plus militaire que politique, afin de trouver un Ă©cho auprès des populations. Non pas pour construire avec elles des liens dĂ©mocratiques, ni pour connaĂ®tre et tenir compte de leurs aspirations et de leurs espoirs, encore moins pour se mettre sous leur contrĂ´le, mais essentiellement pour s’appuyer sur elles, et souvent peser sur elles, afin d’accĂ©der au pouvoir. Le choix des mĂ©thodes violentes et militaires, par rapport aux mĂ©thodes politiques et dĂ©mocratiques, n’est donc en dĂ©finitive pour cette organisation qu’une  stratĂ©gie de conquĂŞte du pouvoir, quelle que soit l’habillage dont elle se pare.

…Le combat des organisations armées ne renforce ni la liberté, ni les droits, ni la sécurité, ni le pouvoir des populations au nom desquelles elles prétendent se battre…

La deuxième question qui vient naturellement Ă  l’esprit est de savoir si le combat des organisations armĂ©es renforce ou non la libertĂ©, les droits et le pouvoir des populations au nom desquelles elles prĂ©tendent se battre. C’est bien loin d’ĂŞtre toujours le cas. Ça a mĂŞme Ă©tĂ© gĂ©nĂ©ralement le contraire dans l’histoire. Pour ces organisation, le programme politique importe peu car « c’est l’action qui dĂ©cide », « Seule la lutte armĂ©e est capable de transcender les divergences idĂ©ologiques », comme disait le programme du Fath, en 1969. Dans le mĂŞme ordre d’idĂ©e, les Tupamaros uruguayens Ă  la fin des annĂ©es 60 disaient « Les mots nous divisent, l’action nous unit ». Et tous disent peu ou prou la mĂŞme chose.

Sous prĂ©texte d’unitĂ© dans l’action, c’est quasi toujours l’instauration, de la pensĂ©e unique, dès avant la prise du pouvoir, et qui interdit aux masses de choisir entre diffĂ©rentes politiques possibles. Le langage tenu aux masses se rĂ©sume toujours, Ă  peu de choses près, Ă  « agissons d’abord » et pour peu que le petit appareil politico-militaire devienne assez fort pour imposer physiquement son autoritĂ© sur les masses, s’installe alors une forme de terreur oĂą, plus personne ne peut exprimer son opinion, son point de vue et tout point de vue contraire est considĂ©rĂ© par eux comme une trahison ou un pacte avec « l’ennemi ». Tout ceci ouvrant la porte Ă  des dĂ©rives absolument inadmissibles.

C’est ainsi par exemple qu’on a vu se perpĂ©trer dans les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest des appels aux « Villes Mortes », des interdictions d’aller travailler, l’enlèvements et mĂŞme l’assassinat de personnes qui ne partageaient par les mĂ©thodes des sĂ©cessionnistes. Aujourd’hui dans ces rĂ©gions, malgrĂ© les efforts dĂ©ployĂ©s par les Forces de l’Ordre et de SĂ©curitĂ© du pays, règne une sensation de terreur et plus aucun habitant de ces rĂ©gions ne peut exprimer librement son opinion politique sous peine d’ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un traĂ®tre et d’en subir le châtiment rĂ©servĂ© Ă  ces derniers.

VoilĂ  comment cette sorte de chantage Ă  l’action, et Ă  l’unitĂ©, devient un moyen pour ces organisations d’enrĂ´ler derrière elles les masses sans avoir besoin de soumettre leur programme, ou leur absence de programme Ă  l’approbation ou Ă  la critique des populations.

Ces organisations criminelles ont oubliĂ© que tout vĂ©ritable combat pour le changement et l’amĂ©lioration des droits, est aussi, et avant tout, un formidable moment d’Ă©mancipation sociale et intellectuelle. Elles ont oubliĂ© que c’est l’apparition sur la scène publique de millions d’hommes et femmes, avec toutes leurs facultĂ©s, leurs talents, leurs passions, leur libertĂ© donnant libre cours Ă  toutes leurs capacitĂ©s d’initiative et de jugement, qui permet Ă  un peuple d’ĂŞtre soulevĂ© très loin au-dessus des cimes parfois inespĂ©rĂ©es.

… la lutte armĂ©e comme stratĂ©gie de conquĂŞte du pouvoir s’est très souvent soldĂ©e par une impasse voire une duperie du peuple qu’elle prĂ©tendait dĂ©fendre…

MĂŞme si l’histoire nous enseigne que la stratĂ©gie de conquĂŞte du pouvoir par les armes a rĂ©ussi un certain nombre de fois (Mao TsĂ© Toung en Chine, HĂ´ Chi Minh au Vietnam, Castro Ă  Cuba, Ben Bella en AlgĂ©rie) pour en devenir des modèles que de nombreux groupes candidats Ă  la prise du pouvoir dans leur pays, s’appliquèrent Ă  suivre dans les moindres dĂ©tails, avec des succès divers, l’histoire nous enseigne aussi Ă  profusion que l’entreprise des organisations prĂ©conisant la lutte armĂ©e comme stratĂ©gie de conquĂŞte du pouvoir s’est très souvent soldĂ©e par une impasse voire une duperie du peuple qu’elle prĂ©tendait dĂ©fendre. Nous pouvons Ă  titre d’exemple citer le cas des Tupamaros en Uruguay, celui des Sandinistes au Nicaragua, celui du Parti Communiste philippin, la guĂ©rilla des Farc en Colombie, et le Zimbabwe.

Les sĂ©cessionnistes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont pris les armes car disent-ils, la politique menĂ©e par le gouvernement camerounais est inefficace, et incapable d’apporter aux populations de ces rĂ©gions le dĂ©veloppement socio-Ă©conomique auquel elles ont droit. MĂŞme si on leur reconnait une certaine audace militaire, ils manquent nĂ©anmoins d’audace politique car ils se refusent Ă  mener la seule politique qui leur permettrait de rĂ©ellement dĂ©fendre leurs droits Ă  savoir, le dĂ©bat dĂ©mocratique, surtout Ă  un moment oĂą la constitution et les institutions du Cameroun le permettent.

Au regard de toutes les atrocitĂ©s qu’ils n’ont cessĂ© de commettre depuis plus de 3 ans, la prise des armes n’est en fin de compte qu’une entreprise criminelle qui finira d’ailleurs par leur ĂŞtre fatale car la dĂ©termination de la nation camerounaise toute entière au travers des forces de SĂ©curitĂ© et dĂ©fense Ă  les dĂ©manteler et les mettre hors d’Ă©tat de nuire est totale.

…Lorsqu’elle a rĂ©ussi Ă  gagner, la lutte armĂ©e a toujours conduit Ă  des rĂ©gimes totalitaires…

Depuis plus d’un demi-siècle, de nombreux pays du tiers monde ont connu diverses formes de lutte armĂ©e, allant de simples attentats, en passant par la guĂ©rilla, jusqu’Ă  des combats d’artillerie dans les villes ou la constitution de vĂ©ritables fronts dans des guerres civiles opposant des armĂ©es de milliers ou de centaines de milliers d’hommes. Dans un certain nombre de cas, il s’est agi de guerres longues, insidieuses, terribles, s’Ă©talant sur des annĂ©es, engageant des milliers et des centaines de milliers de combattants et entrainant des millions de morts dans les populations civiles de ces peuples qui ont consenti des sacrifices immenses parfois pour rien au final.

Il est de notre responsabilitĂ© d’Ă©viter ce drame Ă  notre pays, le Cameroun.

Tous ces combats, ces guerres, ont Ă©tĂ© dirigĂ©s par des organisations prĂ©tendant dĂ©fendre les intĂ©rĂŞts de leurs populations. Bon nombre ont Ă©tĂ© vaincues et celles qui ont remportĂ© la victoire ont donnĂ© pour la plupart naissance Ă  des rĂ©gimes totalitaires oĂą les idĂ©aux de DĂ©mocratie et de LibertĂ© se sont envolĂ©s immĂ©diatement après la conquĂŞte du pouvoir. Les rĂ©sultats sont donc très loin de valoir le prix payĂ© dans la lutte mais, c’est le sort dĂ©volu aux peuples, tant qu’ils accepteront d’aller au combat sans ĂŞtre conscients de l’enjeu rĂ©el et tant qu’ils se hasarderont Ă  des pseudo rĂ©volutions en tant que simple piĂ©taille, bonne pour combattre et mourir.

…La transformation socio-économique et politique du Cameroun ne pourra se faire que dans la paix et par voie démocratique…

S’il est bien reconnu que les conditions de vie sont particulièrement difficiles pour de nombreuses populations de toutes les rĂ©gions du Cameroun sans exception, que de nombreuses solutions doivent ĂŞtre trouvĂ©es pour une vĂ©ritable transformation sociale et Ă©conomique du pays, il est tout aussi important de rappeler que cette transformation socio-Ă©conomique ne pourra se faire que dans la paix, par voie dĂ©mocratique et dans l’UnitĂ© indĂ©fectible du Cameroun.

A cet Ă©gard nous faisons entièrement confiance aux partis politiques et organisations qui prĂ´nent le dialogue et le dĂ©bat, dĂ©fendent la dĂ©mocratie et la paix pour conduire cette transformation sociale dont notre pays a besoin. Cela ne pourra se faire dans le chaos ou le dĂ©sordre et encore moins par la voie des armes. Nous appelons donc nos frères les rĂ©gions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui ont pris la voie sans issue des armes Ă  dĂ©poser les armes et demandons Ă  tous ceux qui seraient tentĂ©s par cette aventure pĂ©rilleuse de s’abstenir car c’est une voie qui n’est porteuse que de dĂ©sillusions.

Pour tous les DĂ©mocrates et RĂ©publicains dont nous faisons partie, Il est de notre devoir de combattre politiquement et idĂ©ologiquement ces organisations armĂ©es car leurs buts vĂ©ritables sont un piège pour les populations et un pĂ©ril pour notre nation. l’UnitĂ© du Cameroun n’est pas une option.

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⏯️ Gaston Kelman : « Penda Ekoka est un phĂ©nomène, il finit d’attaquer le lion Biya, il s’en va attaquer le lion Kamto »

Gaston Kelman est écrivain Camerounais de renommée mondiale. Il est chroniqueur permanent chez ABK Radio et nous livre sa lecture du monde actuel.

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Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

« J’aurai toujours mes deux nationalitĂ©s et je ferai toujours les tours entre les deux, mais je ne compte pas retourner au Cameroun. »

Je suis noir, j’aime pas le manioc. 20 ans après je me demande pourquoi beaucoup n’ont pas toujours compris le concept.

 » Dans une logique de prĂ©dateurs et de proies il faut aider la proie a de libĂ©rer mais la libertĂ© s’arrache. Les raisons qui amènent Achille Mbembe Ă  Macron sont prĂ©judiciables! « 

 » 85% de chinois sont contents de leur système politique contre 31% d’AmĂ©ricains. Travaillons pour que l’Afrique s’Ă©mancipe, telle est ma vision. La mutation ne peut venir que de l’Afrique a travers un système Ă©ducatif, Ă©conomique, social qui lui est propre. »

Le Cameroun n’est pas une nation. Il y a encore beaucoup de choses pour y arriver. Nos avons encore des relents monarchiques dans nos pensĂ©es.

 » Nous sommes dans une logique de la renaissance, nous sommes brutalisés par la modernité qui nous est tombée dessus il y a 50 ans.
Que je sois pour ou contre la gestion père- fils, le plus important c’est que les intellectuels travaillent avec les politiques pour leur pays. »

 » Penda Ekoka c’est un phĂ©nomène. Il sert un système et le combat mais ne dĂ©missionne pas. Il finit d’attaquer le lion Biya et il s’en va attaquer Ă  l’autre lion Kamto. C’est une recherche de reconnaissance sublimĂ©e. Il monte, il descend, il monte, il descend. Quand un parti politique se mĂŞle Ă  l’argent, Ă  l’humanitaire, ça finit mal. Au gouvernement Penda Ekoka a crĂ©Ă© le clash, il sort il crĂ©e le clash. Je pense qu’il est au bout du rouleau. »

Propos retranscrits par Carine Hzeume

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⏯️ Eric Jean Paul Yombi : « Béchir Ben Yamed était un homme de réseau qui a perpétué la Françafrique »

Eric Jean Paul YOMBI est journaliste et spécialiste en relations internationales. Il est chroniqueur permanent de la matinale.

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Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » 1960 qui est la crĂ©ation de son groupe Jeune Afrique, n’est pas une date anodine pour l’Afrique, c’est 3 ans avant la naissance de l’Union Africaine. »

 » BĂ©chir Ben Yamed Ă©tait un homme volontaire, très introduit dans la France-Afrique, il nous a permis de mieux comprendre la place de l’Afrique. Avec l’avancement du monde on est toujours d’un bord, n’empĂŞche qu’il s’est dĂ©marquĂ© malgrĂ© tout. »

Propos retranscrits par Carine Hzeume & Laure Manga

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