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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔴 André Marie TALA: « A trois ans, je jouais déjà du tambour »

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Comparé depuis ses débuts à Stevie Wonder à cause de leur handicap commun, la cécité, André Marie Tala est un guitariste hors pair. Il prône les valeurs humaines de paix, de concorde et d’amour. Son album Koungne (Amour et Intégration) est un message pour la nouvelle génération africaine. On y trouve des sonorités africaines teintées de pop, de funk, de rap, …, en un mot le monde musical de André Marie Tala.

Né le 29 octobre 1950 à Bandjoun, jouant du Tchamassi (Afro Jazz) il est né de père et de mère banjoun village situé à Ouest du Cameroun, Tala perd sa mère à l’âge de quatre ans et son père douze ans plus tard. Il fabrique sa première guitare à base de fil nylon et s’applique à imiter le plus fidèlement possible les rythmes qui berçaient son enfance. A l’âge de dix sept ans, il succombe à la déferlante de la chanson française. C’est l’époque yéyé .

De tous les chanteurs, c’est à Johnny Hallyday que va sa préférence. Influencé par ces sonorités et accords nouveaux, il fonde son premier groupe musical, les ”Rock Boys” avec lequel il interprète ses premières compositions : les peines du travail, honore ton père et ta mère. Le succès est immédiat. Suivent alors les premiers contrats et concerts à travers l’Afrique. Les ”Rock Boys’’ deviennent les «Black Tigers» avec pour guitariste un jeune, Sam Fan Thomas. À vingt ans, sa rencontre avec Manu Dibango est déterminante.

Ce dernier lui conseille de se tourner vers les maisons de disques françaises. Grâce à la solidarité des membres de sa famille, il s’envole pour Paris et signe un contrat avec Decca. Tala compose alors les titres Sikati, Potaksina et surtout Namala ébolo : plus de cent mille disques vendus.

Tala va définitivement asseoir sa notoriété en 1973 avec l’album Hot Koki, succès international qui va lui valoir d’être plagié par James Brown au sommet de son art sous le titre «The Hustle». En 1978, après quatre années d’âpres combats juridiques, la justice lui donne raison et condamne James Brown à lui reverser la totalité de ses droits.

Par ailleurs, en 1974, il compose la Bande originale du film Pousse-pousse du réalisateur camerounais Daniel Kamwa. Comparé depuis ses débuts à Stevie Wonder à cause de leur handicap commun, la cécité, André Marie Tala est un guitariste hors pair. Il prône les valeurs humaines de paix, de concorde et d’amour.

Son album Koungne (Amour et Intégration) est un message pour la nouvelle génération africaine. On y trouve des sonorités africaines teintées de pop, de funk, de rap, …

En 2012 André Marie Talla ouvre une école de musique à Douala avec l’aide du groupe Bocom petroleum.

Distinctions et décorations

  • Prix de la jeune chanson francophone – Décerné 9 février 1978 par le maire de Paris.
  • Prix Charles Humelle – Décerné en 1980 par la SACEM
    Epi d’Or – FENAC (Festival National des Arts et de la Culture du Cameroun) en décembre 1998
  • Meilleur chanteur de variétés pour l’Afrique Centrale – Koras
    2000 – Sun City (Afrique du Sud)
  • Chevalier de l’ordre de la valeur du Cameroun

Discographie

  • 1975 : Hot Koki
  • 1975 : Djamena
  • 1976 : Black Woman
  • 1978 : Arabica
  • 1978 : Super Tchamassi – Prix de la jeune chanson
  • 1979 : Special Tchamassi
  • 1980 : Notre fille – Musique de film
  • 1981 : Tala
  • 1982 : Tu m’as menti
  • 1983 : Binam
  • 1985 : Je vais à Yaoundé
  • 1985 : Mother Africa
  • 1987 : Celle qui t’a aimé
  • 1988 : Qui saurait me dire
  • 1988 : Shake Shake
  • 1993 : Ben Skin
  • 1998 : Koungne

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CULTURE & SOCIÉTÉ

🔴 Société: Ecobank Cameroun lance le programme « Ellever » pour dynamiser les entreprises féminines.

Ecobank Cameroun, filiale du groupe leader panafricain Ecobank, à officiellement lancé « Ellever », son programme phare dédié aux femmes, pour stimuler et accompagner les entreprises dirigées par des femmes ou orientées sur les femmes en leur proposant des solutions financières à valeur ajoutée qui permettront à leurs entreprises d’atteindre leur plein potentiel et la réussite.

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Les petites et moyennes entreprises (PME) représentant 90% des entreprises en Afrique et les femmes détiennent environ un tiers des PME africaines immatriculées. Aujourd’hui, une femme sur quatre en Afrique (25,9%) crée ou dirige une entreprise. Néanmoins, les femmes ne bénéficient pas d’un accès égal à des services financiers de qualité et on estime que le déficit de financement des PME détenues par une femme se chiffre à 42 milliards de dollars US, faisant de la difficulté d’accès au financement un obstacle majeur à la croissance de ces entreprises.

Mme Gwendoline Abunaw, Directeur Général de Ecobank Cameroun, à précisé : « le développement des entreprises dirigées par des femmes et orientées sur les femmes a longtemps été entravé par toutes une séries d’obstacles, notamment l’accès aux financements. Nous avons spécialement conçu « Ellever » pour répondre aux besoins des femmes entrepreneurs en leur proposant des solutions complètes, personnalisées et sur mesure, en particulier des prêts à des taux avantageux, une meilleure gestion de la trésorerie et des services à valeur ajoutée tels que la formation au leadership, le mentorat et des opportunités de réseautage.

La Banque Commerciale Ecobank alloue au moins 10% de son portefeuille de prêts aux entreprises féminines. « Les entreprises dirigées par des femmes constituent un marché très mal desservi et Ecobank Cameroun est déterminée à les aider à réaliser leur potentiel, à saisir les opportunités commerciales, à pouvoir s’agrandir et à devenir pérennes. Elles pourront ainsi jouer un rôle majeur dans le développement social et économique du Cameroun, en plus de créer des emplois, nécessaires à la génération actuelle et aux générations futures des camerounais » à-t-elle ajouté.


Le lancement officiel du programme « Ellever » par Ecobank Cameroun a eu lieu le 30 mars 2021 à Douala en présence des autorités administratives et de plusieurs femmes leaders et chefs d’entreprises de toutes tailles et de divers secteurs de l’économie Camerounaise. Ce fût également un moment d’échange avec un panel de discussion constitué de femmes inspirantes dont la réussite rayonne sur le plan national et international à l’instar de Mme Reine MBANG ESSOBMADJE, Vice-présidente du GICAM, modératrice du débat; Mme JJacqueline Dongmo – PDG du groupe Gracedom Invest; Mme Jacky Dioh Eko – Fondatrice de Dewey International School of Applied Sciences; Mme Horore Bell Bebga – Fondatrice de l’Association African Woman Iin Tech Start-ups et l’invitée d’honneur : Mme Kate Fotso – CEO Telcar Cocoa LTD.

Crée en 2001, Ecobank Cameroun est la filiale d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le conglomérat financier panafricain dont le siège se situe à Lomé, au Togo, et qui opère dans 33 pays d’Afrique Subsaharienne. Le groupe possède un agrément bancaire en France et dispose de bureaux de représentation à Addis Abeba en Ethiopie, à Johannesburg en Afrique du Sud, à Beijing en Chine, à Londres au Royaume-Uni et à Dubaï aux Emirates Arabe Unis. Le groupe offre une gamme complète de produits, services et solutions bancaires notamment les comptes bancaires et de dépôt, les prêts, la gestion de la trésorerie, le conseil, les opérations de trading, la négociation des valeurs et la gestion de patrimoine. ETI est cotée en bourse sur le Nigeria Stock Exchange à Lagos, le Ghana Stock Exchange à Accra et la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières à Abidjan .
Pour de plus amples informations sur la filiale consulter le site www.ecobank.com.

Marie Léonny SEN

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🔴 ÉCONOMIE : Élaboration d’un plan triennal de relance face à la récession dû au Covid-19

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Pour relancer son économie, entrée en récession en 2020 (-2,6%) du fait de la pandémie de Covid-19, le gouvernement camerounais a élaboré un plan triennal (2021-2023) d’un montant de 871,8 milliards de FCFA. Annexé à la loi de finance 2021, le document, intituler « Plan de relance économique post Covid-19 », vise notamment à apporter un soutien aux branches d’activités fortement impactées par la crise et à celles capables de favoriser une relance rapide du secteur productif.

À cet effet, « les mesures envisagées s’inscrivent entre autres dans le cadre de la politique nationale d’import-substitution et de promotion de la préférence nationale, en vue de renforcer la capacité de résilience du tissu économique local face aux chocs extérieurs », précise le document. Objectif : « situer la croissance économique sur le taux de référence de la Vision 2035 ». Il s’agit d’un taux de croissance moyen annuel de 4,7% entre 2020-2022, 7,7% entre 2023-2025 et 9,3% entre 2026-2030.

Dans le détail, plus de 80 actions regroupées en quatre axes constituent l’ossature du plan. Le pays compte injecter 96,4 milliards au soutien à la production et à la transformation des produits de grande consommation ; 709,4 milliards dans le financement des entreprises ; 50 milliards dans les branches/filières de croissance et 21 milliards dans la compétitivité des entreprises. Pour mobiliser le financement, le gouvernement envisage de mettre la main dans sa poche, mais aussi de solliciter ses partenaires financiers extérieurs.

Au niveau des ressources intérieures, il est prévu de recourir notamment à une partie des ressources du compte d’affectation spéciale Covid-19 doté en 2021 d’un budget de 150 milliards, dont 50 milliards pour la relance de la production locale des produits de grande consommation ; aux ressources résiduelles des projets clôturés dont l’évaluation du montant se fera en collaboration avec la Caisse autonome d’amortissement (CAA).

Au niveau des ressources extérieures, il est prévu la prise en compte des ressources relevant des conventions de financement en cours de négociation, notamment avec la Banque arabe de développement économique en Afrique (Badea), des ressources à mobiliser dans le cadre du « Basket Fund » à mettre en place avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), ainsi que la sollicitation d’une contribution de certains partenaires techniques et financiers à savoir la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, Afreximbank, etc.

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