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đŸ”” Martin Camus Mimb Ă  Anthony Pla: « L’ Afrique du foot n’est pas une salle de classe qui attend un enseignant europĂ©en »

Martin Camus Mimb est journaliste et promoteur de la chaine de radio spécialisée Radio Sport Infos basée à Douala.

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FAUT ARRÊTER ANTHONY PLA…Vous avez Ă©crit je cite: «Je fais le deuil de l’image du Football Africain » parlant de ce que vos yeux auraient vu dans ce Chan. Laissez moi rigoler de cet Ă©ternel complexe que vous entretenez dans les esprits. L’image du Chan est tellement dĂ©gueulasse que les mĂ©dias de chez vous ont investi des millions d’euros pour le retransmettre. Wahou !

Tellement dĂ©gueu que vous vous ĂȘtes mis en mission juste pour venir dire ça! L’image du football africain que vous enveloppez ainsi dans votre linceul colonial, c’est donc dĂ©sormais des stades du niveau de Japoma et autres!

Ce n’est pas en Afrique que l’OdyssĂ©e des matches truquĂ©s qui rythment les vagues des eaux glauques du football mondial a amarrĂ© ses bateaux. C’est bien chez vous…

Et ce n’est pas en Afrique qu’on a laissĂ© Amstrong gagner des Tour de France en trichant ! Vous parlez des tests #Covid19 ? C’est tellement regrettable que je voudrais me rassurer de deux choses: Que vous savez que cette compĂ©tition est organisĂ©e par la Caf et que mĂȘme la contre-expertise a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par des mĂ©decins camerounais. L’amateurisme de quelques uns, qu’il faut condamner et sanctionner, ne saurait diluer la compĂ©tence de plusieurs. C’est un laboratoire camerounais qui a montrĂ© les limites des lĂ©gĂšretĂ©s des tests prĂ©cĂ©dents !

En plus vous reliez tout cela au niveau de jeu…Sauf si le confinement vous a fait oublier qu’il s’agissait d’une compĂ©tition pour joueurs locaux et que voulez la comparer Ă  l’Euro…ressaisissez vous en vous rappelant que la GrĂšce a remportĂ© l’Euro…que le Danemark vacancier a remportĂ© la mĂȘme compĂ©tition devant des nations plus structurĂ©es. C’Ă©tait suffisant pour faire le deuil du football europĂ©en ?

Fallait-il faire le deuil du football français quand en 2002, la France dĂ©tentrice du titre mondial, avec dans ses rangs trois meilleurs buteurs des trois grands championnats, est rentrĂ©e de la Coupe du monde sans un seul point et avec zĂ©ro but marquĂ© ? C’Ă©tait quoi le niveau ?

Doit t-on faire le deuil du football français, parce que depuis 93, aucun club français n’a remportĂ© la plus prestigieuse des compĂ©titions de clubs? Qu’est-ce qui vous donne souvent le zĂšle d’une telle condescendance ? La naĂŻvetĂ© de certains journalistes africains qui vous tendent les micros Ă  tout va et qui adossent l’expertise sur la couleur de votre peau et votre lieu de rĂ©sidence ou le simple fait que vous croyez toujours ĂȘtre en forĂȘt avec des singes?

Quels sont mĂȘmes vos Ă©tats de service dans le journalisme de sport et la connaissance du football africain ? Les Dreyfus, Hedi Hamel, Franck Simon, Philippe Doucet et autres qui viennent de lĂ  oĂč vous ĂȘtes, peuvent-ils prendre autant de raccourcis ? Eux qui ont une connaissance profonde du football africain ? ArrĂȘtez de jouer les profs, l’Afrique n’est pas une une salle de classe!

Martin Camus MIMB, Journaliste Commentateur des matches de football, Expert Analyste des questions de sport #NsangNkong

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đŸ”” Opinion – Daniel Claude ABATE : Les grandes rĂ©formes structurelles pour accĂ©lĂ©rer l’Ă©mergence au Cameroun

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Dans le cadre de mes chroniques dominicales sur l’Ă©mergence, je me propose ce dimanche de parler des grandes rĂ©formes (structurelles) dont notre pays a plus que besoin aujourd’hui pour accĂ©lĂ©rer et redonner du sens Ă  sa volontĂ© proclamĂ©e et consacrĂ©e d’Ă©mergence Ă  l’horizon 2035.

Comme nous l’avions soulignĂ© dans notre prĂ©cĂ©dent article, un de nos plus gros problĂšmes c’est la trop grande lenteur voire lĂ©thargie ou inertie qui continue de caractĂ©riser le rythme ou la finalisation de nos rĂ©formes structurelles et rĂ©alisation de nos projets structurants.

Je ne cesserai de dire qu’une rĂ©elle volontĂ© d’Ă©mergence dans un pays se traduit par la RAPIDITÉ des mutations ou transformations structurelles comme on l’a vu et le voit dans tous les pays dits Ă©mergents ou presqu’en voie de l’ĂȘtre. 2 Ă  3 dĂ©cennies de travail inlassable et de bonnes rĂ©formes ont suffi Ă  ces pays lĂ  pour se transformer complĂštement malgrĂ© les conditions parfois trĂšs dĂ©favorables qui Ă©taient les leurs au dĂ©part.

En lançant il y a un peu plus d’une dĂ©cennie la vision « Cameroun Émergent en 2035 », il me semble que le PrĂ©sident de la RĂ©publique Chef de l’État, S.E. Paul BIYA, n’avait pas un autre horizon de temps que cette moyenne de 2 Ă  3 dĂ©cennies : faire du Cameroun un pays Ă©mergent en 25 ans (2010 – 2035). Mais Ă  l’allure et au rythme oĂč vont les choses sur le terrain, on est objectivement en droit de se demander si nous tiendrons le cap de cet horizon et le rendez vous de 2035: les projets dits structurants et autres traĂźnent pour la plupart et les rĂ©formes structurelles pataugent dans nos mĂ©andres.

S’agissant spĂ©cifiquement des reformes Ă  faire ou Ă  finaliser, de quoi parlons nous trĂšs exactement et concrĂštement ? De notre modeste point de vue, les rĂ©formes les plus importantes et les plus urgentes dont notre pays a le plus besoin aujourd’hui pour accĂ©lĂ©rer significativement sa marche vers l’Ă©mergence c’est:

  • LA REFORME DE NOTRE JUSTICE DES AFFAIRES.

On ne peut pas continuer Ă  engorger nos tribunaux de droit commun de toutes ces « affaires d’affaires ». Cet engorgement entraĂźne des dĂ©lais de jugement excessivement longs et non convenables pour le business avec des magistrats dĂ©bordĂ©s ou peu outillĂ©s Ă  juger de telles affaires. Il fait aussi le lit de la corruption. Il y a urgence Ă  mettre en place une justice spĂ©cialisĂ©e des affaires au Cameroun avec entre autres l’Ă©rection des tribunaux de commerce et de conseils de prud’hommes. La mise en place des tribunaux de commerce fait d’ailleurs partie depuis longtemps des recommandations du Cameroun Business Forum (CBF) que prĂ©side chaque annĂ©e le Premier Ministre Chef du Gouvernement. Le Ministre d’État en charge de la Justice que je rencontre assez rĂ©guliĂšrement Ă  ce sujet est trĂšs volontariste sur la question mais pose le problĂšme du manque de disponibilitĂ© des bĂątiments (salles) pour abriter ces nouveaux tribunaux afin d’Ă©viter la situation que connaissent nos tribunaux administratifs aujourd’hui. Quoi qu’il en soit il y a urgence Ă  mettre en place une vĂ©ritable justice SPÉCIALISÉE et SAINE des affaires dans notre pays.

  • LA RÉFORME FONCIÈRE.

L’aboutissement de cette rĂ©forme est aussi attendu depuis fort longtemps. La question a mĂȘme fait l’objet d’une thĂ©matique au Cameroun Business Forum en 2016 que j’ai eu l’honneur d’exposer pour le compte du secteur privĂ©. Il y a urgence et mĂȘme pĂ©ril en la demeure tant que ce problĂšme n’est pas dĂ©finitivement rĂ©glĂ©. Dans les contentieux d’affaires pendant devant les tribunaux, plus de 60% concernent le foncier. Comment devenir un pays Ă©mergent si le titre foncier par exemple, document fondamental et incontournable dans les transactions d’affaires ou financiĂšres, ne vous garantit pas toujours de maniĂšre certaine la propriĂ©tĂ© de votre terrain? Comment devenir Ă©mergent si le moindre gros investissement d’infrastructure peut ĂȘtre bloquĂ© Ă  tout moment par des contestations fonciĂšres des populations riveraines ou autochtones ?

Il est temps de renforcer la sécurité des titres de propriétés immobiliÚres et de rassurer financiers et investisseurs en finalisant cette réforme.

  • LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL.

Le code du travail actuellement en vigueur au Cameroun date de 1992. Il est simplement ahurissant que nous voulions aller Ă  l’Ă©mergence avec ce code dĂ©passĂ© par les nombreuses Ă©volutions du monde du travail enregistrĂ©es ces derniĂšres annĂ©es. Le Chef de l’Etat a prescrit la rĂ©forme de ce code il y a une dizaine d’annĂ©es et de mĂ©moire de PrĂ©sident de MECAM je ne peux pas compter le nombre de rĂ©unions tenues ou comitĂ©s mis en place Ă  ce sujet sous diffĂ©rents Ministres de tutelle mais force est de constater que jusqu’Ă  ce jour 13 Juin 2021, le Cameroun qui a pourtant fait de l’emploi un axe majeur de sa stratĂ©gie d’Ă©mergence n’a pas toujours un code du travail adaptĂ©.

  • LA RÉFORME DE NOTRE MARCHÉ FINANCIER.

Nous sommes probablement le seul pays au monde qui continue de croire qu’il peut financer son Ă©conomie ou rĂ©ussir sa transformation structurelle en se reposant essentiellement sur les banques commerciales. Or tout le monde le sait et le dit aussi, ces derniĂšres, en raison mĂȘme de la nature de leurs ressources (dĂ©pĂŽts Ă  vue), ne peuvent vĂ©ritablement pas financer le haut de bilan des entreprises ou les investissements longs qui seuls impactent fondamentalement la crĂ©ation des richesses et la transformation du pays. Il faut donc qu’Ă  l’apport des banques commerciales s’ajoutent aussi d’autres instruments ou produits financiers et d’autres « guichets » ou « compartiments » Ă  mĂȘme de rĂ©pondre aux besoins de financement de l’Ă©conomie. Il faut notamment des banques d’investissements, des fonds de garantie, une caisse de dĂ©pĂŽts et de consignations, une vĂ©ritable bourse de valeurs dynamique et attractive, etc. CrĂ©Ă©e par dĂ©cret du PrĂ©sident de la RĂ©publique en Avril 2008, allez savoir pourquoi jusqu’Ă  ce jour la Caisse de Consignation et des DĂ©pĂŽts n’est toujours pas mise en Ɠuvre. De mĂȘme, la Douala Stock Exchange (DSX), devenue entre temps Bourse des Valeurs MobiliĂšres d’Afrique Centrale (BVMAC), a eu du mal Ă  dĂ©coller en son temps du fait des pesanteurs de l’environnement institutionnel. Une dĂ©cision du Chef de l’État en 2006 de faire entrer en bourse 12 entreprises publiques du portefeuille de l’État est restĂ©e sans suite. Nous ne pouvons pas avoir l’accĂ©lĂ©ration et les transformations rapides qui caractĂ©risent une marche vĂ©ritable d’Ă©mergence sans un systĂšme ou marchĂ© financier en capacitĂ© de porter ou soutenir cela


La suite des autres réformes (éducation & formation, administration publique, le conseil économique et social, les apports de la diaspora, exportations, etc) le week-end prochain !

Daniel Claude ABATE Président Exécutif du MECAM

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âŻïž Joseph M. EBOA : « L’aisance financiĂšre passe par des investissements dont le rendement peut ĂȘtre hebdomadaire »

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

Tout commence par la sécurité financiÚre avec les investissements qui répondent aux besoins de base, les investissements pour vivre ( manger, boire, se déplacer, communiquer)

AprĂšs la sĂ©curitĂ© oĂč le rendement est quotidien, on a l’aisance financiĂšre, elle couvre les besoins de sĂ©curitĂ©. Pour l’aisance financiĂšre, ce sont les investissements de plaisir, le rendement peut ĂȘtre hebdomadaire ( boutiques de vĂȘtements, salle de sport, hĂ©bergement
)

Pour accĂ©der Ă  l’autonomie financiĂšre il faut accĂ©der Ă  trois plans. D’abord la sĂ©curitĂ© financiĂšre qui rejoint les besoins basiques ( manger, boire se dĂ©placer, communiquer). Ensuite on a l’aisance qui couvre mĂȘme le domaine prĂ©cĂ©dent. Et puis enfin le plan de la richesse financiĂšre pour pouvoir accĂ©der Ă  l’autonomie financiĂšre.

Propos retranscrits par Carine Hzeume

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