Nos réseaux sociaux

BLOG

đŸ”” Opinion – Pr. Viviane Ondoua: « M. le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, voici les femmes dont le cv pourrait vous embarrasser ! »

Il se susurre que le PrĂ©sident de la RĂ©publique prĂ©pare un remaniement ministĂ©riel. Vrai ou faux, peu importe ! Les rumeurs de l’avĂšnement d’un nouveau gouvernement ont toujours attisĂ© des passions. Souvent considĂ©rĂ©es comme subjectives et Ă©motives, les passions peuvent ĂȘtre mauvaises conseillĂšres. Le prĂ©sent texte est Ă  l’opposĂ© de cette Ă©motivitĂ©. Son objectif est d’apporter des Ă©lĂ©ments objectifs qui contredisent l’image volontairement entretenue de l’absence des femmes capables, des femmes compĂ©tentes, des femmes aux trajectoires spĂ©ciales et dignes de confiance.

Publié

Le

Monsieur le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE voici les femmes, ne les cherchez pas elles sont lĂ  et bien visibles. L’invisibilitĂ© numĂ©rique apparente aux hautes sphĂšres de pouvoir n’est qu’une construction des dĂ©cideurs qui font croire que le sexe fĂ©minin au Cameroun est source de malchance et son expiation  s’apparente Ă  un coup d’état sexuĂ©.

Le sexe fĂ©minin est-il source de malchance ?

Evoquons sans tabou ce qui nous distingue de l’autre humain, c’est bien notre SEXE. Oui nous parlons de sexe et de ce qui le particularise. Si le dĂ©bat sur la diffĂ©rence de sexe n’est pas viable par nature, celui sur les constructions sociales qui l’entoure l’est absolument. A notre sens, le problĂšme n’est pas tant les diffĂ©rences entre les hommes et les femmes mais que ces diffĂ©rences soient transformĂ©es en inĂ©galitĂ©s. Les discriminations issues du genre souvent adossĂ©es au patriarcat n’ont plus seulement une couleur culturelle. Elles sont entretenues par des manƓuvres administratives conscientes ou inconscientes. A notre surprise, certains dĂ©cideurs se disent déçus par cette rĂ©alitĂ©. D’autres considĂšrent que la situation s’amĂ©liore, bien que lentement, matĂ©rialisant une progressivitĂ© dont doivent s’accommoder les femmes jugĂ©es alors pressĂ©es et peu prĂ©parĂ©es au pouvoir.  Pour moi, rien n’explique cette rĂ©alitĂ© si ce n’est la malchance. Celle-ci est dĂ©finie comme un ensemble de circonstances dĂ©favorables relevant du hasard (les auteurs semblent aussi surpris que les victimes) causant du tort Ă  quelqu’un. Le hasard ici est considĂ©rĂ© comme un concours de circonstances inattendues et inexplicables. La malchance pourrait alors expliquer l’invisibilitĂ© numĂ©rique de la femme camerounaise dans les espaces de pouvoir. Une malchance d’un genre particulier, entretenue par le hasard des dĂ©cisions inĂ©quitables des dĂ©cideurs.

Constatons ensemble que malgrĂ© leur prĂ©sence en qualitĂ© et en quantitĂ© dans toutes les spĂ©cialitĂ©s, aucune n’est PrĂ©sidente de RĂ©gion (0/10), une seule est secrĂ©taire de RĂ©gion (1/10). Les statistiques des femmes Ministres, DG et PCA croissent trĂšs lentement et dans d’autres domaines, elles rĂ©gressent. Le nombre de femmes membres des Conseils d’Administration fait pitiĂ© ! Les statistiques des femmes au parlement (chambre haute et chambre basse) ne motivent guĂšre avec un plafonnement Ă  31% depuis des dizaines d’annĂ©es loin de l’égalitĂ© tant souhaitĂ©e. Ces Ă©vidences sont la consĂ©quence de pratiques administratives (nomination et mobilitĂ©) et politiques (discipline des partis) discriminatoires depuis les Ă©chelons infĂ©rieurs (chef de service – sous directeurs). Si la culture a Ă©tĂ© longtemps indexĂ©e comme cause de la sous reprĂ©sentativitĂ© des femmes camerounaises, leur prĂ©sence massive en quantitĂ© et en qualitĂ© dans les organisations depuis plus de trois dĂ©cennies justifient difficilement cette invisibilitĂ©.

Attitude des dĂ©cideurs : Il est facile pour les dĂ©cideurs de balayer du revers de la main les revendications relatives Ă  une plus grande visibilitĂ© des femmes aux sphĂšres de pouvoir. C’est une attitude paradoxale au regard des discours tenus pendant les pĂ©riodes Ă©lectorales qui sollicitent le suffrage fĂ©minin. C’est sans doute la preuve d’une simple ruse politique. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique, lors des Ă©lections de 2011 n’avait-il pas dit que ce septennat serait celui des femmes et des jeunes ? En 2021, les femmes, pour ne parler que d’elles se rendent compte Ă  l’évidence qu’il y a encore du chemin Ă  parcourir.

Il serait vain de chercher l’origine de la domination de l’homme sur la femme. Pareille historicisation serait plus basĂ©e sur la spĂ©culation que sur des donnĂ©es scientifiques fiables, car il s’agit d’une rĂ©alitĂ© permanente de toutes les sociĂ©tĂ©s humaines historiquement connues. A ce sujet, les travaux de Jaran-Duquette et Saint-Charles (2007) dĂ©voile une mythologie du dualisme attribuant Ă  la fĂ©minitĂ© la douceur, la compassion, l’affection, la sensibilitĂ© et la timiditĂ© ; et Ă  la masculinitĂ© l’agressivitĂ©, l’ambition, la domination, la confiance et l’indĂ©pendance. Cette caricature a dĂ©finitivement marquĂ© les conventions culturelles qui constituent un handicap Ă  l’accĂšs de la femme au pouvoir.

Bien que les compĂ©tences des femmes se soient considĂ©rablement amĂ©liorĂ©es au Cameroun ces 30 derniĂšres annĂ©es, les femmes continuent d’ĂȘtre victimes des stĂ©rĂ©otypes, sources d’inĂ©galitĂ©s. Il apparaĂźt, sans que cela ne puisse s’expliquer scientifiquement, que les hommes soient supĂ©rieurs aux femmes ou pour ĂȘtre plus nuancĂ©, que les femmes camerounaises soient inaptes au pouvoir. Vous l’avez devinĂ© dans mes propos, mon obsession est de lutter contre ce type de pouvoir dit vertical et instrumental ressemblant Ă  un coup d’état sexuĂ©.

L’invisibilitĂ© publique de la femme camerounaise : un coup d’état sexuĂ©

L’objectif de la prĂ©sente publication est alors d’affirmer une Ă©vidence : il existe des femmes compĂ©tentes pour assumer de hautes responsabilitĂ©s. Leur invisibilitĂ© numĂ©rique n’est qu’une construction sociale, un coup d’état sexuĂ© bien orchestrĂ© qui vise l’anĂ©antissement de tous les efforts consentis par les femmes pour mĂ©riter, comme humain et comme citoyenne, les droits qui leurs sont dĂ©diĂ©es.

Il est prĂ©sentĂ© ci-aprĂšs, les portraits succincts et non exhaustifs de 80 femmes, hauts cadres des secteurs publics, privĂ©s et de la sociĂ©tĂ© civile dont les qualitĂ©s mĂ©ritent du respect et une attention particuliĂšre. L’objectif n’est pas de comparer ces profils entre eux (aucune hiĂ©rarchie dans l’ordonnancement du texte n’est retenue) ou Ă  ceux des hommes en situation de pouvoir. Toutefois, mĂȘme sans le vouloir, la nature des profils affichĂ©s obligent Ă  constater que les femmes ne dĂ©mĂ©ritent pas. Certaines pourraient mĂȘme embarrasser le PrĂ©sident Paul Biya qui regretterait de ne les avoir pas associĂ©es plus tĂŽt aux affaires de la RĂ©publique au niveau stratĂ©gique. Les Ă©chos de leurs rĂ©alisations ne rĂ©sistent pas Ă  la tentation de leur faire allĂ©geance !  D’oĂč la question des motivations d’une exclusion durable des femmes camerounaises aux hautes sphĂšres de pouvoir.

Je vous invite Ă  vous incliner devant ces brĂšves biographies de femmes camerounaises influentes. Si le PrĂ©sident de la RĂ©publique souhaite proposer un Gouvernement de 80 personnes composĂ©es de 100% de femmes, il y a de la matiĂšre pour 80%, pour 50% il y en a. c’est ensemble que nous bĂątirons un monde fort et Ă©quitable.

Il ne s’agit que d’un Ă©chantillon alĂ©atoire constituĂ© par effet boule de neige. Les informations sont celles qui sont disponibles sur la toile et celles relayĂ©es par divers mĂ©dias. : Cliquez !đŸ‘‡đŸœ

le Pr Viviane Ondoua Biwolé est Enseignante-Chercheure, Experte en Gouvernance Publique

Lire la suite
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

BLOG

đŸ”” Tribune – Fridolin NKE : « On ne peut soutenir des gens qui sont exclusivement occupĂ©s Ă  voler, abrutir, tuer »

Fridolin Nke est philosophe et « expert en discernement ».

Publié

Le

Par

Causerie républicaine avec les Bétis Be Nanga

I- MON IDENTITÉ ET MA PROFESSION

Je suis Fridolin NKE, de mon pĂšre, Tsanga Jean, maĂźtre d’école catholique. Ma mĂšre s’appelle Fridoline NKE, une mĂ©nagĂšre. Au village, on m’appelle MontÍ (ce qui veut dire un Noble, un Seigneur, le fils de Dieu). J’ai fait mes Ă©tudes dans les Ă©coles catholiques de Koudandeng et d’Obala, ensuite au Petit SĂ©minaire St Joseph d’Éfok et au LycĂ©e d’Obala. Je suis allĂ© Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I, Ă  l’UniversitĂ© de Sherbrooke au Canada, Ă  l’UniversitĂ© de LiĂšge et Ă  l’UniversitĂ© de Bruxelles en Belgique. J’enseigne Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I et je suis porte-parole de fait de tous les universitaires du Cameroun, au Syndicat National des Enseignants du SupĂ©rieur (SYNES).

II- POURQUOI JE VOUS AI INVITÉS

Voici les faits qui portent sur la torture et la guerre. Écoutez le Commandant de la SEMIL, le Colonel JoĂ«l Émile Bankoui. J’avais dĂ©noncĂ© la torture du petit-frĂšre SĂ©bastien Ebala Ă  la SEMIL. Tous les jours, Bankoui, Bankoui, Bankoui, est-ce qu’il n’y a qu’un seul colonel dans cette armĂ©e ?
Voici les conditions de la convocation : ils sont entrĂ©s avec les armes Ă  l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I, pour me servir la convocation, en mon absence, en complicitĂ© avec le Recteur AurĂ©lien Sosso et le Chef de dĂ©partement, Émile Kenmogne, en violation de la Loi.

Je vous lis le DĂ©cret du Chef de l’État de 93 traitant des franchises universitaires. Lecture du Rapport de la Commission d’enquĂȘte sur le massacre de Garbuh. Les incongruitĂ©s : Comment quelqu’un qui passe le temps Ă  insulter son vis-Ă -vis et qui est dĂ©positaire d’une charge d’officier de police judiciaire veut-il se faire justice lui-mĂȘme ? C’est un abus, un excĂšs, un dĂ©tournement des pouvoirs ! Je rappelle que l’armĂ©e n’est pas mobilisĂ©e pour torturer et tuer les civils, voilĂ  mon crime ! Finalement, je ne suis pas contre un homme, dont tout le monde dit qu’il est un dĂ©mon, mais dont je doute de l’existence.

La vĂ©ritable raison de cet acharnement contre ma personne : mon opposition Ă  la guerre au NOSO (et non Ă  l’armĂ©e). Est-ce donc la « libertĂ© » que Paul Biya nous avait promise ? MAIS UN ÉTON N’ACCEPTE PAS LES MENACES D’UN AUTRE HOMME, fĂ»t-il Colonel.

J’ai reçu, venant de certains d’entre eux, en haut lĂ -bas, le numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone de son patron. Je sais qu’il est impuissant, parce qu’on me dit que ce colonel est trop puissant. Mais j’ai rempli les formalitĂ©s, je l’ai appelĂ© et je lui ai poliment expliquĂ© la situation, afin que nul n’en ignore.

III- LA SITUATION DES BÉTIS DANS LE RÈGNE DU RENOUVEAU

Je vous pose une question : nous avons reçu quoi du renouveau, sinon les menaces, la mort ? Nous nous tuons pour BIYA depuis 40 ans pour ça ? pour ce rĂ©sultat ? pour tuer nos fils et nos frĂšre et menacer les autres de mort violente ? Qui est vĂ©ritablement cet homme, dont nous sommes « les amis fidĂšles » ? Nous nous tuons mĂȘme pour qui ? Pourquoi ? Depuis 40 ans, je vous le demande : nous avons quoi ? Quelle est la sociĂ©tĂ© ou compagnie industrielle qui donne le travail Ă  mes frĂšres et sƓurs ?

Tous les jours, nous chantons : « Paul Biya, Paul Biya, Paul Biya, Notre Président, PÚre de la Nation, Paul Biya, toujours Chaud gars, etc. » ! « Paul Biya, AYOP !! AYOP » !

Nos gens ne sont pas nommĂ©s pour gĂ©rer l’argent, pour prendre des dĂ©cisions sur l’avenir du pays, mais pour faire la force, par exemple, le Commissaire divisionnaire Essogo Raymond Ă  Douala, le GĂ©nĂ©ral ValĂšre Nka au NOSO. Donc nous acceptons que nous sommes rĂ©servĂ©s aux tĂąches ingrates de musĂšlement des autres ethnies, les fous Éton, les chiens qui sĂ©curisent la maison du MaĂźtre ? C’est la libertĂ© qu’on nous avait promise en 1982 ? Maintenant, parce que quelqu’un a l’arme (du peuple), il se croit autorisĂ© Ă  menacer un enseignant, de surcroĂźt un Professeur de philosophie, la discipline des problĂšmes, qui est la Cour suprĂȘme de l’École ?

Donc, nous BĂ©tis, nous sommes condamnĂ©s Ă  ĂȘtre des forceurs de volontĂ©, des tueurs de la libertĂ©, de misĂ©rables cacaoculteurs et chauffeurs qui font le trajet Obala-YaoundĂ©, Sa’a-YaoundĂ©, Okola-YaoundĂ©, MonatĂ©lĂ©-YaoundĂ©, etc. ? Vous acceptez que les Etons, les BĂ©tis, ce sont les chauffeurs d’opep ? À Obala, nous recevons toutes les tribus, toutes les ethnies, pourtant, nous demeurons Ă©ternellement pauvres.

MĂȘme Dieu, on critique. D’oĂč les diffĂ©rents confessions religieuses : TĂ©moins de JĂ©hovah, Protestants, Bouddhistes, Musulmans, JudaĂŻsme, etc
 Mais on nous interdit de critiquer Paul Biya, qui est un petit squelette frĂȘle enveloppĂ© d’une peau pĂ©rissable, comme moi ! Pourquoi ne pourrait-on pas critiquer BIYA ? Pourquoi ne devrait-on pas lui demander d’arrĂȘter la guerre bĂȘte au NOSO. Aujourd’hui, 5 policiers ont Ă©tĂ© tuĂ©s !!! Ce ne sont pas les enfants des gens ? Ce ne sont pas les maris de nos sƓurs ? Ce ne sont pas les papas de nos enfants ? VoilĂ  plus de 1200 soldats, gendarmes et policiers qui sont morts, sans compter les milliers de civils. TOUT ÇA, POUR RIEN !!!!

D’un autre cĂŽtĂ©, jusqu’à quand allons-nous accepter que les nĂŽtres soient les moins chers qu’on fout en prison ? Les Ntongo Onguene, les Urbain Olanguena, les Atangara Mebena, et tous les autres ont volĂ© plus que qui dans ce pays ? pourquoi ne peut-on arrĂȘter tous les voleurs et s’enfermer soi-mĂȘme si l’on veut montrer l’exemple ?

Jusqu’à quand allons-nous accepter qu’on exile les nĂŽtres, qu’on les torture et les bafoue ? Jusqu’à quand allons-nous accepter que le rĂ©gime tue les nĂŽtres, les Bibi Ngolta (tuĂ© en prison), les Jules Koum Koum, Ă©crasĂ© dans un faux accident, aprĂšs qu’il a dĂ©noncĂ© la gabĂ©gie de Mebe Ngo qui est en prison maintenant ? Sans compter les Ateba Eyene, les AndrĂ© Marie Mbida, etc. ?

Regardez vous-mĂȘmes les scandales du rĂ©gime de Paul Biya :

  • L’usine des tracteurs du Sud, regardez : RIEN !
  • Les ordinateurs des Ă©tudiants, RIEN, tout est dĂ©tournĂ© par Fame Ndongo !
  • L’autoroute YaoundĂ©-Douala, RIEN !
  • Les indemnisations, RIEN !
  • Les milliers de milliards de la CAN dĂ©tournĂ©s! RIEN ! On dit qu’on achĂšte la technologie Ă  la Turquie. Que n’ont-il mobilisĂ© le Chantier naval et industriel du Cameroun pour rĂ©aliser cet investissement qui aurait pu crĂ©er des milliers d’emplois dans le pays ?
  • Les centaines de milliards du COVIDGATE, RIEN !

OĂč sont les routes, l’électricitĂ©, l’eau ? OĂč est l’industrialisation ? Le Cameroun est un dĂ©sert industriel. Est-ce comme ça qu’on gouverne en RĂ©publique ? Vous soutenez quoi dans ça, dans ce crique infernal de Biya et de ses gens ? Dites-moi, mes frĂšres, un BĂ©ti est-il voleur ? Dans nos valeurs ancestrales, pouvait-on imaginer qu’un BĂ©ti pille l’État ? Comment expliquez-vous ça ? Est-ce le manque autoritĂ©, le cynisme, la crainte de Dieu ou la paresse ?

Comment peut-on soutenir des gens qui sont exclusivement occupĂ©s Ă  voler, Ă  abrutir, Ă  tuer, au lieu de gĂ©rer les richesses et les opportunitĂ©s qu’offrent le pays au profit de tous ? En fait, comme dans tous les pays, mĂȘme ceux qui veulent travailler sont interdits d’oser, empĂȘcher d’initier, contraints de ne point innover.

Ce qui se passe lĂ  donne la nausĂ©e. C’est honteux !

IV- MON MESSAGE À VOUS, MES FRÈRES ET SƒURS

Ce que je voulais vous dire, ce jour, c’est ceci : OUBLIEZ PAUL BIYA dĂšs Ă  prĂ©sent !
Pour prendre la mesure du mĂ©pris de ce rĂ©gime envers nous, songez au cas d’EDIBA Simon Pierre, le Maire d’Obala, celui qui dĂ©tient le record Guinness des DG ayant mis le moins de temps en fonctions. NommĂ© Ă  l’AutoritĂ© portuaire, mon challenger Ă  la Mairie d’Obala, a mis moins de deux semaines dans ses fonctions ! VoilĂ  l’humiliation suprĂȘme !!!

Ce que je voulais vous dire, c’est d’apprendre Ă  comprendre dans quelle malchance nous nous sommes engluĂ©s.

Notre travail, dĂšs aujourd’hui, c’est d’apprendre Ă  ne plus Ă©couter ces ministres, ces dĂ©putĂ©s, ces maires, ces DGs et collaborateurs mĂ©chants et vendus du PrĂ©sident qui nous enfoncent dans le dĂ©sespoir et la misĂšre depuis plus de 40 ans. Nous devons apprendre Ă  rĂ©sister Ă  la dĂ©sespĂ©rance des Biyalogues et des BiyaĂŻstes qui nous Ă©tranglent par leur Ă©vangile stĂ©rile du Renouveau et dĂ©truisent l’avenir de nos enfants.

V- CE QUE NOUS DEVONS FAIRE

A- Devenons, comme nos frĂšres de l’Ouest et du Grand Nord, des crĂ©ateurs de richesses ! Conjurons le sort funeste qui nous assigne la rĂ©putation de dĂ©tourneurs de la fortune publique en coaction avec quelques hommes d’affaires vĂ©reux de l’Ouest et des autres tribus qui deviennent complices de nos crimes ! Mes frĂšres et SƓurs, tout donne l’argent ! Sortons de la fausse politique : « Biya a encore dit quoi ? YaoundĂ© a encore dit quoi ? » ArrĂȘtez de regarder Étoudi !

B- Orientons nos enfants dans les filiĂšres scientifiques. OĂč sont nos mĂ©decins, nos ingĂ©nieurs, nos architectes, etc
. ? Expliquons la nouvelle Ă©cole Ă  nos enfants, Ă  ceux qui sont dans les lettres, les arts et les sciences humaines et sociales ! Car, c’est lorsque les tribus et les ethnies passent Ă  un niveau Ă©quivalent et acceptable d’enrichissement respectif, qu’ils deviennent Ă©gaux devant la loi, qu’on commence Ă  vraiment vivre ensemble et qu’on dĂ©racine l’arbre de la xĂ©nophobie, du tribalisme et de la haine intercommunautaire.

C- ArrĂȘtons de prendre plaisir Ă  ĂȘtre les applaudimĂštres du Prince Biya ! Dans bientĂŽt, il ne « vous » sera plus lĂ . Comment allez-vous rĂ©agir si ceux qui prendront le pouvoir vous rendent la pareille et vous infligent les mĂȘmes souffrances et les mĂȘmes crimes ? AprĂšs 40 ans de PrĂ©sence des BĂ©ti Ă  la PrĂ©sidence de la RĂ©publique, n’espĂ©rez pas que ce sera toujours un BĂ©ti, Ă  moins que vous ne vouliez continuer la guerre civile que vous avez dĂ©jĂ  dĂ©clenchĂ©e.

D- Mes frĂšres, mes sƓurs, oubliez Paul BIYA, c’est se donner des chances d’ĂȘtre des acteurs qui comptent sur l’échiquier politique pour l’alternance et la transition dans ce pays. Comment faire ?
– DĂ©nonçons la guerre et la corruption !
– Exigeons le respect des droits et des libertĂ©s des citoyens !
– Éduquons nos enfants et inculquons leur les valeurs d’effort, d’honnĂȘtetĂ©, de dignitĂ©, de justice, l’amour de la patrie, et instruisons-nous pour comprendre les enjeux de l’heure !
– Donnons notre confiance Ă  ceux qui s’efforcent de nous faire venir des routes, de l’eau, de l’électricitĂ©, et non le pain-sardine !
Sortons de la politique, des King Arthur, du songo, du Tramol, de l’Odontol, du Tombeau, du jeu de hasard, PMUC, Xbet ; etc.

En un mot : RÉVEILLONS-NOUS !

Fridolin NKE
Expert en discernement

Lire la suite

BLOG

đŸ”” Pr. Luc SINDJOUN : « Tout ce que dit Jeune Afrique sur moi est FAUX! »

Alors que Jeune Afrique vient de commettre un article-portrait sur Luc Sindjoun, ce dernier, conseiller du PrĂ©sident Paul Biya dit ne pas s’y reconnaĂźtre et accuse le journal de BĂ©chir Ben Yamed d’avoir menti Ă  ses lecteurs.

Publié

Le

Par

MISE AU POINT CONSECUTIVE A l’ARTICLE DE JEUNE AFRIQUE Consacré AU PROFESSEUR Luc SINDJOUN
Le journal Jeune Afrique en ligne, en date du 7 avril 2022, sous la plume de M. Mathieu Olivier, a consacré à ma personne et aux fonctions que j’exerce, un article sous le titre « Cameroun : Luc Sindjoun, l’homme qui murmure à l’oreille de Paul BIYA ». Sans préjudice du respect de la liberté de presse consacrée et protégée au Cameroun, il convient de relever que l’article signé par M. Mathieu Olivier comporte des approximations, des erreurs de jugement et des contre-vérités d’autant plus regrettables que l’intéressé ne m’a jamais rencontré, n’a jamais eu d’échanges avec moi, ni de manière directe, ni de manière indirecte.

« Tous les propos qui me sont prĂȘtĂ©s sont faux, relĂšvent de la fiction… Il n’y a pas un homme qui murmure Ă  l’oreille du PrĂ©sident de la RĂ©publique. « .

Tous les propos qui me sont prêtés par M. Mathieu Olivier sont faux, relèvent de la fiction et ne peuvent engager que sa responsabilité. Il en est de même de sa « description » de mon travail ; laquelle est un fruit de son imagination et de ses spéculations. L’auteur de l’article et moi n’avons jamais eu un échange de quelle nature que ce soit, par quelque moyen que ce soit.

Contrairement à ce qu’écrit M. Mathieu Olivier, il n’y a pas un homme qui murmure à l’oreille du Président de la République. Le Président Paul BIYA, suivant son art de gouverner, est à l’écoute du peuple camerounais tout entier, sans discrimination : c’est le peuple camerounais qui murmure à son oreille, qui le soutient dans son action, qui nourrit sa réflexion et ses décisions.

La dette politique par moi contractée auprès du Président de la République est énorme ainsi que l’illustre mon parcours politico- administratif. Être placé en position d’apporter une modeste contribution, en même temps que de nombreux compatriotes, à la mise en Ɠuvre du projet de société des Grandes Opportunités ainsi que du grand et sublime dessein du Président de la République pour le Cameroun, constitue pour moi un honneur et une responsabilité. Ma dette politique à l’égard du Président Paul BIYA, je la reconnais et je l’assume en public comme en privé.

Contrairement à ce qu’écrit M. Mathieu Olivier, je n’ai jamais exercé une fonction quelconque au Ministère de l’Enseignement Supérieur, ni entretenu une relation privilégiée avec le chef dudit département durant la période de référence, encore moins bénéficié d’une protection de qui que ce soit en dehors de celle du Président de la République.

« Je ne suis pas un natif de Baham. Je suis né à Yaoundé »

Contrairement à ce qu’écrit M. Mathieu Olivier, je ne suis pas un natif de Baham. Je suis né à Yaoundé où mon père s’est installé au début des années 1950. Tout en revendiquant mon ancrage dans la ville de Yaoundé qui m’a vu naître, je suis aussi fortement attaché à Baham qui est le berceau de mes parents, un repère de mon identité et la ville de mon investissement politique local.

Mon positionnement politique ne s’effectue pas par rapport à la personne d’un opposant, mais plutôt à partir des valeurs, des idéaux, du bilan, de l’action et du projet du Président Paul BIYA. C’est le projet de société des Grandes Opportunités ainsi que les idéaux de paix, de progrès, d’unité et de démocratie qui déterminent ma démarche politique à Baham, dans le département des Hauts Plateaux, dans la région de l’Ouest, sur toute l’étendue du territoire national, bref, partout où besoin est.

Contrairement à ce qu’écrit M. Mathieu Olivier, le fait pour moi d’exercer des fonctions politiques n’entraîne pas une fin de ma qualité d’universitaire. Mon appartenance au corps des enseignants du supérieur est appuyée sur ma thèse de doctorat de 3ème cycle en science politique, ma thèse de doctorat d’État en science politique et mon succès au concours d’agrégation de science politique (jury du Professeur SADRAN). Par ailleurs, le Président de la République m’a toujours encouragé à continuer à mener des activités scientifiques. C’est ainsi qu’en ma qualité de Professeur des Universités, Agrégé de science politique, j’ai dirigé de manière successive 6 juries du prestigieux concours africain d’agrégation, d’abord de droit public et scientifique (2007), ensuite, de science politique (2009, 2011, 2013, 2015 et 2017).


Pour conclure, je dois avouer que les voitures pick-up ne manquent pas de charme, mais, je n’ai pas la chance d’en posséder une. En fait, l’erreur sur la personne est manifeste. L’erreur est si manifeste que je me suis résolu à déroger à la prescription du moi haïssable. A toutes fins utiles.

Professeur Luc SINDJOUN Yaoundé, le 8 avril 2022

Lire la suite

LES PLUS POPULAIRES