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⏯️ Cédrick JIONGO : « C’est dans l’intérêt du Cameroun de s’endetter pour rembourser ses dettes »

Cédrick JIONGO est Rédacteur en chef du quotidien EcoMatin. Il était l’invité de la matinale au micro d’Achille Assako.

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Parlant de l’Eurobond de 450 milliards de FCFA accordé par le Président Paul Biya, il s’agit des coupons qu’un état utilise dans le marché international pour payer sa dette. Le Cameroun réfléchit à trouver les moyens pour payer la première échéance qu’il faut bientôt verser soit 150 milliards en 2023 et 150 milliards en 2024. . »

 » La covid 19 ayant créé une sorte de solidarité entre les États, le Cameroun veut en profiter en anticipant. Pour un taux d’intérêt de 5% au lieu des plus de 9% pour la première échéance, le bénéfice serait plus important. La question qu’on se pose est : qu’a-t-on fait de la 1ère dette de 450 milliards FCFA ? A-t-on réussi à réaliser les projets prévus ? Les fournisseurs financiers peuvent-ils faire confiance au Cameroun j’ai pour cette deuxième échéance ? « 

Propos retranscrits par Carine Hzemeu, Laila Djamilatou & Laure Manga

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⏯️ Henriette EKWE : « Cabral Libii est un naïf, tous ces nouveaux opposants là sont de gros naïfs »

Henriette EKWE est une Journaliste, militante pour les droits de l’homme, Féministe, membre de l’ALVF (Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes). Elle était l’invité de la matinale au micro d’Achille Assako.

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 »Je trouve que Cabral LIBII est très mal placé pour s’adresser ainsi à Me Alice NKOM. C’est une dame active qui a osé intégrer le métier d’avocat dédié aux hommes en son temps. Je mets au défi le père et la mère de Cabral LIBII pour qu’ils viennent débattre avec Alice NKOM. Je crois que Cabral n’est pas normal. »

 »Cabral n’a pas pu atteindre les 11 millions d’électeurs dont il rêvait et le parti de Kamto n’a pas pu bloquer un carrefour à Douala, à la moindre intervention de la police, on se cache. »

Propos retranscrits par Carine Hzemeu et Laure Manga

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⏯️ Louis Marie KAKDEU : « Il y a une concurrence déloyale dans la filière avicole au détriment des producteurs locaux »

Louis Marie Kakdeu est Dr PhD, universitaire, enseignant et chercheur. Il intervient régulièrement en tant que consultant permanent dans notre matinale

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Il faut partir d’au moins 5 ans plus tôt pour comprendre la situation actuelle du poulet au Cameroun. En Mars 2016, une grippe aviaire est annoncée à Mvogbeti à Yaoundé dans le Centre et à Bayangam à l’Ouest. La fermeture de tous les foyers d’élevage qui s’en suit est une erreur. Les 10 kilomètres de périmètre n’ont pas été respectés, ce qui a complètement tué l’activité. On a ainsi donné place à l’importation. On a chuté de plus de 100 000 tonnes à 20 000 tonnes soit une chute de 70%. »

 » Les échanges commerciaux avec le Brésil dans le cadre du secteur aviaire ne sont pas nouveaux. Mais quand vous passez par voie diplomatique, la diplomatie vous prendra au mot. Il y aura crise diplomatique si on ne respecte pas les clauses. Actuellement le Brésil est l’un des plus grands fournisseurs de la filière aviaire en Afrique Centrale. »

« Nous sommes partis d’une situation excédentaire pour une production défaillante. La production aviaire au Cameroun a extrêmement chuté. La situation est très compliquée et lorsqu’on fait face à ce genre de problème, on se tourne vers l’exportation. « 

 » Il y a une concurrence déloyale au Cameroun. On ne peut pas mettre en compétition les producteurs locaux et les internationaux qui sont pourtant accompagnés. C’est tuer les entreprises locales. »

 » La solution n’est pas d’ouvrir les frontières aux prédateurs mais d’accompagner les investisseurs locaux qui créent des richesses internes. Il faut par exemple alléger la charge fiscale de nos industriels , les encourager à produire les matières premières. Il le font déjà pour les intrants mais les conditionnalités au niveau des banques et de la fiscalité ne leur facilitent pas la tâche.. »

Propos retranscrits Carine Hzeume et Laure Manga

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