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⏯️ Merlin DJOMO : « La destination Cameroun n’est pas assez valorisée à cause de l’absence d’un office touristique »

Merlin Djomo est Ingénieur en management touristique.

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:


La journée de tourisme chaque 27 septembre commémore la création de l’Organisation Mondiale du Tourisme OMT, et la journée du 02 juin célèbre le tourisme durable, le tourisme de masse. Le tourisme responsable est le comportement du tourisme vis-à-vis du milieu social qu’on visite.

La destination Cameroun existe, elle est passée destination traditionnelle du tourisme en atteignant le cap des 500 milles touristes par an, avant les crises sécuritaire et sanitaire.

Le tourisme structure la culture, c’est le tourisme qui vend la culture. Il rend la fierté à une localité ou une ethnie qui se sent encore plus valorisée quand les autres montrent leurs intérêts.

Les agences de voyages dont la mission est de guider et vendre les sites touristiques ne font pas bien leur travail. La destination Cameroun n’est pas assez valorisée a cause de l’absence d’un office touristique.

Nos offres sont essentiellement tournées vers le réceptif c’est-à-dire ceux qui viennent de l’extérieur du pays. Il y a pourtant une demande locale même si elle n’est pas importante.

Sur le plan touristique, le Cameroun est passé à côté de la CAN féminine en 2016 malgré les diversité et richesse naturelles du pays. Le tourisme est particulier, c’est une affaire de privés. L’institution veille, rassure et coordonne et accompagne.

Le Cameroun est suffisamment riche en expertise humaine locale, il y a de la compétence et de la ressource, des ingénieurs, des docteurs.

Propos retranscrits par Carine Hzeume

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🔵 Opinion – Daniel Claude ABATE : Les grandes réformes structurelles pour accélérer l’émergence au Cameroun

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Dans le cadre de mes chroniques dominicales sur l’émergence, je me propose ce dimanche de parler des grandes réformes (structurelles) dont notre pays a plus que besoin aujourd’hui pour accélérer et redonner du sens à sa volonté proclamée et consacrée d’émergence à l’horizon 2035.

Comme nous l’avions souligné dans notre précédent article, un de nos plus gros problèmes c’est la trop grande lenteur voire léthargie ou inertie qui continue de caractériser le rythme ou la finalisation de nos réformes structurelles et réalisation de nos projets structurants.

Je ne cesserai de dire qu’une réelle volonté d’émergence dans un pays se traduit par la RAPIDITÉ des mutations ou transformations structurelles comme on l’a vu et le voit dans tous les pays dits émergents ou presqu’en voie de l’être. 2 à 3 décennies de travail inlassable et de bonnes réformes ont suffi à ces pays là pour se transformer complètement malgré les conditions parfois très défavorables qui étaient les leurs au départ.

En lançant il y a un peu plus d’une décennie la vision « Cameroun Émergent en 2035 », il me semble que le Président de la République Chef de l’État, S.E. Paul BIYA, n’avait pas un autre horizon de temps que cette moyenne de 2 à 3 décennies : faire du Cameroun un pays émergent en 25 ans (2010 – 2035). Mais à l’allure et au rythme où vont les choses sur le terrain, on est objectivement en droit de se demander si nous tiendrons le cap de cet horizon et le rendez vous de 2035: les projets dits structurants et autres traînent pour la plupart et les réformes structurelles pataugent dans nos méandres.

S’agissant spécifiquement des reformes à faire ou à finaliser, de quoi parlons nous très exactement et concrètement ? De notre modeste point de vue, les réformes les plus importantes et les plus urgentes dont notre pays a le plus besoin aujourd’hui pour accélérer significativement sa marche vers l’émergence c’est:

  • LA REFORME DE NOTRE JUSTICE DES AFFAIRES.

On ne peut pas continuer à engorger nos tribunaux de droit commun de toutes ces « affaires d’affaires ». Cet engorgement entraîne des délais de jugement excessivement longs et non convenables pour le business avec des magistrats débordés ou peu outillés à juger de telles affaires. Il fait aussi le lit de la corruption. Il y a urgence à mettre en place une justice spécialisée des affaires au Cameroun avec entre autres l’érection des tribunaux de commerce et de conseils de prud’hommes. La mise en place des tribunaux de commerce fait d’ailleurs partie depuis longtemps des recommandations du Cameroun Business Forum (CBF) que préside chaque année le Premier Ministre Chef du Gouvernement. Le Ministre d’État en charge de la Justice que je rencontre assez régulièrement à ce sujet est très volontariste sur la question mais pose le problème du manque de disponibilité des bâtiments (salles) pour abriter ces nouveaux tribunaux afin d’éviter la situation que connaissent nos tribunaux administratifs aujourd’hui. Quoi qu’il en soit il y a urgence à mettre en place une véritable justice SPÉCIALISÉE et SAINE des affaires dans notre pays.

  • LA RÉFORME FONCIÈRE.

L’aboutissement de cette réforme est aussi attendu depuis fort longtemps. La question a même fait l’objet d’une thématique au Cameroun Business Forum en 2016 que j’ai eu l’honneur d’exposer pour le compte du secteur privé. Il y a urgence et même péril en la demeure tant que ce problème n’est pas définitivement réglé. Dans les contentieux d’affaires pendant devant les tribunaux, plus de 60% concernent le foncier. Comment devenir un pays émergent si le titre foncier par exemple, document fondamental et incontournable dans les transactions d’affaires ou financières, ne vous garantit pas toujours de manière certaine la propriété de votre terrain? Comment devenir émergent si le moindre gros investissement d’infrastructure peut être bloqué à tout moment par des contestations foncières des populations riveraines ou autochtones ?

Il est temps de renforcer la sécurité des titres de propriétés immobilières et de rassurer financiers et investisseurs en finalisant cette réforme.

  • LA RÉFORME DU CODE DU TRAVAIL.

Le code du travail actuellement en vigueur au Cameroun date de 1992. Il est simplement ahurissant que nous voulions aller à l’émergence avec ce code dépassé par les nombreuses évolutions du monde du travail enregistrées ces dernières années. Le Chef de l’Etat a prescrit la réforme de ce code il y a une dizaine d’années et de mémoire de Président de MECAM je ne peux pas compter le nombre de réunions tenues ou comités mis en place à ce sujet sous différents Ministres de tutelle mais force est de constater que jusqu’à ce jour 13 Juin 2021, le Cameroun qui a pourtant fait de l’emploi un axe majeur de sa stratégie d’émergence n’a pas toujours un code du travail adapté.

  • LA RÉFORME DE NOTRE MARCHÉ FINANCIER.

Nous sommes probablement le seul pays au monde qui continue de croire qu’il peut financer son économie ou réussir sa transformation structurelle en se reposant essentiellement sur les banques commerciales. Or tout le monde le sait et le dit aussi, ces dernières, en raison même de la nature de leurs ressources (dépôts à vue), ne peuvent véritablement pas financer le haut de bilan des entreprises ou les investissements longs qui seuls impactent fondamentalement la création des richesses et la transformation du pays. Il faut donc qu’à l’apport des banques commerciales s’ajoutent aussi d’autres instruments ou produits financiers et d’autres « guichets » ou « compartiments » à même de répondre aux besoins de financement de l’économie. Il faut notamment des banques d’investissements, des fonds de garantie, une caisse de dépôts et de consignations, une véritable bourse de valeurs dynamique et attractive, etc. Créée par décret du Président de la République en Avril 2008, allez savoir pourquoi jusqu’à ce jour la Caisse de Consignation et des Dépôts n’est toujours pas mise en œuvre. De même, la Douala Stock Exchange (DSX), devenue entre temps Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale (BVMAC), a eu du mal à décoller en son temps du fait des pesanteurs de l’environnement institutionnel. Une décision du Chef de l’État en 2006 de faire entrer en bourse 12 entreprises publiques du portefeuille de l’État est restée sans suite. Nous ne pouvons pas avoir l’accélération et les transformations rapides qui caractérisent une marche véritable d’émergence sans un système ou marché financier en capacité de porter ou soutenir cela…

La suite des autres réformes (éducation & formation, administration publique, le conseil économique et social, les apports de la diaspora, exportations, etc) le week-end prochain !

Daniel Claude ABATE Président Exécutif du MECAM

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⏯️ Joseph M. EBOA : « L’aisance financière passe par des investissements dont le rendement peut être hebdomadaire »

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

Tout commence par la sécurité financière avec les investissements qui répondent aux besoins de base, les investissements pour vivre ( manger, boire, se déplacer, communiquer)

Après la sécurité où le rendement est quotidien, on a l’aisance financière, elle couvre les besoins de sécurité. Pour l’aisance financière, ce sont les investissements de plaisir, le rendement peut être hebdomadaire ( boutiques de vêtements, salle de sport, hébergement…)

Pour accéder à l’autonomie financière il faut accéder à trois plans. D’abord la sécurité financière qui rejoint les besoins basiques ( manger, boire se déplacer, communiquer). Ensuite on a l’aisance qui couvre même le domaine précédent. Et puis enfin le plan de la richesse financière pour pouvoir accéder à l’autonomie financière.

Propos retranscrits par Carine Hzeume

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