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⏯️ Dr Albert ZE : « On a l’impression que la crise est stable parce que le MINSANTE a abandonné son travail de comptage de bâtonnets »

Albert ZE est Dr en Économie Mathématique et Économétrie. Auteur de plusieurs ouvrages, ses recherches portent majoritairement sur l’économie de la santé.

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

« Parlant du rapport du covidgate, qui n’a pas été publié par manque de traçabilité, je dirais que c’est un esprit de mépris qui est exprimé envers les camerounais « 

« Parlant de l’enveloppe de 40 milliards de francs CFA, c’est pratiquement tout le budget alloué au ministère de la Santé qui doit être justifié »

« Selon le décret précédant la mise à disposition des fonds Covid, il devait y avoir un audit de contrôle de gestion de ces fonds. Mais malgré cela, des personnes ont quand même trouvé le moyen de les détourner . »

« On a donné beaucoup de temps à tous ces gestionnaires pour apporter des justificatifs, c’est pour cela que le rapport a tardé à être publié. S’il n’y a toujours pas de justificatifs, c’est que l’argent a pris une autre route »

« Ce que les gens appellent aujourd’hui stabilisation de la pandémie c’est parce que le ministre de la santé a abandonné son travail de comptage des bâtonnets. On n’a plus les chiffres du ministère »

« La crise n’a pas été bien gérée chez nous. Il n’y a pas eu de réflexion profonde et certains essaient de justifier cela en disant qu’on n’a pas eu trop de morts. Mais je dis dès lors qu’il y a déjà un seul mort dans une crise, c’est qu’elle a été mal gérée »

« Nous sommes en train de suivre une mouvance de façon moutonnière. Si l’on avait étudié les profils de santé et si nous regardons l’évolution dans les autres société, nous comprenons qu’on a fait trop de bruit pour rien. On a accordé trop d’importance au Covid alors qu’il y a d’autres maladies plus importante. Ceci fait que les gens ont une vision du Covid comme une maladie pour s’en mettre plein les poches »

« La Chambre des comptes a dit qu’elle n’est pas garante de cette synthèse. Cela veut dire que toutes les analyses faites de cette synthèse ne sont pas crédibles »

« On a passé le temps à dire que nous pouvons faire mieux, mais les gens ont passé le temps à faire mal »

« Je suis l’enfant mal aimé du pays raison pour laquelle j’ai été mis à l’écart de la réunion de partage du budget covid-19 alloué à chaque département ministériel »

« Beaucoup de ceux qui prennent des décisions savent que je pouvais être très bénéfique dans les questions d’évaluation des stratégies de lutte contre la Covid et de stratégies d’allocation des fonds. Ils ont pris des médecins au lieu des économistes de la santé »

« Nos systèmes de santé ne sont pas viables. Nous avons gardé un système médiocre depuis 21 ans »

« Nous essayons de masquer les faiblesses de nos hôpitaux en construisant les centres d’urgence. Mais comme je le dis toujours ce ne sont pas les bâtiments qui soignent »

« Je pensais que le nouveau ministre ferait mieux que les autres. Mais vous avez un ministre concentré sur le buzz, ou un ministre qui au lieu de se reposer la nuit, pense plutôt à effectuer des visites inopinées dans des hôpitaux qui sont dans l’agonie »

« Tous les ministres de la Santé depuis les dix dernières années sont en déphasage avec le discours du président de la République »

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⏯️ Antoine DJOMO : « Les éditeurs locaux produisent à l’extérieur, c’est bénéfique pour eux car ils ne paient pas les taxes, les imprimeurs locaux si »

Antoine DJOMO, Président du Syndicat National des Employeurs des Industries, Arts Polygraphiques et Activités Connexes

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

« La pénurie de manuels scolaire sera toujours là tant que les pouvoirs publics ne changent pas de paradigme. On exporte le livre à l’extérieur et la pandémie de Coronavirus a accentué le déficit. »

« Le premier ministre ne doit pas se limiter aux recommandations, il doit accompagner les imprimeurs locaux »

« Les prix de manuels scolaires sont abordables. Les manuels qui sont faits à l’extérieur ne sont pas des papiers de qualité c’est pourquoi vous allez voir au bout de 3 ou 4 mois le manuel scolaire de l’enfant est abîmé. »

« Les difficultés auxquelles nous sommes confrontées : les matières premières taxées, les conventions signées par l’État ne sont pas respectées, la main d’œuvre locale n’est pas bien formée car le gouvernement et les éditeurs sont exigeant sur la qualité du livre »

« Après la crise du Covid il y a beaucoup d’imprimeries qui ont fermé. Il faut que l’État jette un coup d’œil pour développer l’industrie locale. »

« Si on avait des commandes fermes on pouvait avoir les études de finitions qui pourront nous aider à rivaliser avec les étrangers. Avec ça on va relever l’industrie locale. »

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L'INFO EN 89 SEC.

☕ Infos en 89 secondes du 16 Septembre 2021

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Santé : Une femme de 55 ans met au monde un enfant

Au Chracerh centre hospitalier des recherches et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine a enregistré deux nouvelles naissances hier mercredi. Parmi celles-ci, le bébé de sexe féminin d’une femme de 55 ans. Celle ci a pu découvrir les joies de la maternité grâce à la science, après six essais non concluant.

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