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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ Louis-Marie Kakdeu : « Le lynchage s’appuie sur un sentiment d’injustice du peuple qui est contre une légalisation de l’homosexualité »

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » En 2017, le président de la cour suprême mettait déjà ce problème au cœur de son discours. Le Cameroun devient déjà ce pays où chacun fait son droit et c’est très inquiétant « 

« Nous assistons de plus en plus au lynchage médiatique. Une personne, avant d’être attaquée physiquement, se fait d’abord attaquer dans les médias. »

« Il y a une urgence de mettre à jour notre loi pour que le citoyen ne se retrouve plus à se faire justice lui même »

« Je suis libéral et tolérant des libertés individuelles. Dans le cas d’espèce il s’agit d’une violation des libertés de Shakiro qui a choisi son orientation sexuelle »

« L’État de droit s’affaiblit et il faut interroger deux niveaux : le parlement et la justice »

« De nos jours la loi semble caduc sur beaucoup de points. Le cadre juridique au Cameroun doit être mis à jour pour qu’un cas comme celui-ci ne soit plus considéré comme isolé »

« La violence faite à Shakiro au delà d’un fait divers est une réelle préoccupation judiciaire dans notre pays. Le lynchage dans notre société s’appuie sur un sentiment d’injustice. Il faut répondre aux aspirations du peuple et dans ce cas le peuple n’est pas pour une légalisation de l’homosexualité »

« Aujourd’hui il faut faire évoluer la loi, il faut faire un choix politique. Est ce qu’il faut mettre l’homosexualité sur la table ? Est ce que cela va poser un problème démocratique ?(…) Je crois que ce n’est pas une distraction le phénomène devient très récurrent dans notre pays, c’est donc une préoccupation qui doit fait l’objet d’un débat au niveau du législateur « 

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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ Louis Marie KAKDEU : « La liberté économique a régressé en 2021 au Cameroun à cause de la pression fiscale »

Louis Marie KAKDEU, Universitaire, chroniqueur permanent ABK Matin

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » En ce qui concerne l’année 2021, la viabilité du budget n’a pas été respectée; cela passe par l’absence de la création des richesses au niveau national. Le gouvernement a eu moins de recettes fiscales pour pouvoir être à la hauteur de ses engagements. Le gouvernement a été obligé de s’endetter pour soutenir les caisses. »

 » Au sujet de la balance commerciale, si nous prenons les secteurs de l’agriculture et de l’élevage, toutes les exonérations accordées ont été essentiellement sur les produits importés (. ..) Beaucoup d’entrepreneurs économiques ont fermé pour se remettre à l’importation. Le riz Camerounais n’est pas promu, il est plus facile d’importer le riz que de le produire localement et cela va continuer ainsi en 2022. »

 » Parlant de la sécurité alimentaire en 2021 au Cameroun, la qualité de ce que nous mangeons s’est dégradée en 2021 et même la quantité. L’on assiste à la prolifération des produits contrefaits. La période des fêtes de fin d’année nous a permis de constater cela. Les produits qu’on retrouve sur les marchés sont essentiellement non contrôlés ; l’intoxication alimentaire est montée d’un train. »

 » La liberté économique a régressé en 2021 au Cameroun. Tout ce qui est produit au Cameroun subit une pression fiscale et une fermeture. »

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BIOGRAPHIE

🔵 MÉMOIRES D’ARTISTES : A la découverte de François MISSE NGOH

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Né le 17 juillet 1953 à Mbonjo village situé sur les rives du Moungo, François MISSE NGOH n’a pas eu la chance de connaître son père car décédé alors qu’il n’avait que 11 mois. Mais il a eu la grâce d’avoir une mère vertueuse et valeureuse qui se battait pour élever ses enfants.

Après des études de sténographie (Écriture abrégée, formée de signes propres qui permet de noter la parole à la vitesse de prononciation normale.) Qu’il a dû abandonner par manque de moyens financiers, François MISSE NGOH débute sa carrière musicale en 1967 en tant que guitariste-chanteur. Il faut dire que François est un autodidacte, vu qu’il a appris les bases de la guitare tout seul avant de prendre des cours auprès d’un aîné.

En 1970 âgé de 17 ans, Il intègre le groupe Los Calvinos, orchestre que venait de quitter NELLE Eyoum l’un des pères du Makossa. Il va falloir attendre 1972 pour qu’il sorte son premier 45 tours «Wa Na Mba›› qu’il dédie à sa mère. Le disque est une production de Jico qui était un producteur basé à Douala.

En 1975, il contacte les studios Sonafric basés en France pour leur proposer d’enregistrer son premier album. La réponse du label sera positive et immédiate. Sauf que François n’avait pas l’argent pour se rendre à Paris car il lui fallait 120 000 FCFA . Il va donc conclure un arrangement financier avec le Producteur Mathias Njocka : le dit arrangement stipulait que François compose un 33 tours pour Mathias.

François MISSE NGOH a aligné plusieurs succès avec une très large discographie dont entre autre EA NDE LONGE / EYALA NDOLO , NGON’A SOUZA EN 1978, CHARLOTTE AMELIE EN 1979, MOUSSANGO EN 1985, FEU ROUGE EN 1991, ALPHA ET OMEGA, UN MARI AVANT TOUT OLÉ OLÉ OU ENCORE POUR L’AMOUR DU CIEL.

François MISSE NGOH est surtout un auteur compositeur remarquable à travers la profondeur et la sensibilité des textes contenus dans ses chansons.

Dans une interview qu’il a accordée au journal mutations en 2009, il témoigne :

« DANS MES CHANSONS, L’ÉCRITURE EST PRIMORDIALE, JE PRIVILÉGIE LA PLUME, UN PEU DE PHILOSOPHIE DE TEMPS EN TEMPS. C’EST CE QUI À MON AVIS, FAIT LA FORCE DE MES TEXTES ET DE MA MUSIQUE”.

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