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đŸ”” Tribune – Michel Brizoua-Bi : Coups d’États, l’Afrique va-t-elle (enfin) tourner la page ?

La derniĂšre actualitĂ© en GuinĂ©e est l’illustration parfaite de ce que l’Afrique, 60 ans aprĂšs les indĂ©pendances, est vĂ©ritablement en zone de turbulences.

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L’histoire de notre continent vient tristement rappeler ce dimanche 5 septembre 2021 à Conakry que le dirigeant public a un choix simple Ă  opĂ©rer dans l’exercice de tout mandat temporairement confiĂ© par le peuple : ĂȘtre un homme d’État ou ĂȘtre un homme de pouvoir.

Le coup d'Etat, apres des mois de crise politique et socioeconomique, aggravee par la pandemie de Covid-19, a suscite des explosions de joie a Conakry, ou de nombreux habitants acclamaient les militaires.
Le coup d’État, aprĂšs des mois de crise politique et socioĂ©conomique, aggravĂ©e par la pandĂ©mie de Covid-19, a suscitĂ© des explosions de joie Ă  Conakry, oĂč de nombreux habitants acclamaient les militaires. © CELLOU BINANI / AFP

Lorsque le viol des lois inviolables et sacrĂ©es est perpĂ©trĂ© au nom des plus forts pour s’imposer aux plus faibles comme une normalitĂ©, le sang des innocentes victimes et les rancƓurs superficiellement Ă©touffĂ©es viennent toujours comme un voleur embraser le vernis de paix et de stabilitĂ© dans lequel des pays baignent. La rĂ©alitĂ© des choses n’est pas ce qui apparaĂźt Ă  la surface du quotidien ni dans les arcanes du pouvoir administratif, mais dans le cƓur des femmes et des hommes, vraies Ăąmes de la vie d’une nation.

Des Ă©volutions fragiles

Celui qui ne sait pas Ă©couter et prendre le pouls des Ăąmes de son peuple est condamnĂ© Ă  perdre le gouvernail qu’il croit tenir. Au final, la vie devrait ĂȘtre simple pour celui qui veut faire du service de l’État un sacerdoce empreint d’un permanent oubli de soi. HĂ©las, le paysage sociopolitique africain met en Ă©vidence une gĂ©nĂ©ration de politiques dont l’action est handicapĂ©e par une quadruple maladie :

  • L’inhumation des rĂšgles de sĂ©paration des pouvoirs
  • La conviction de l’infaillibilitĂ© de la pensĂ©e unique
  • L’oubli de l’inclusivitĂ©
  • L’illusion d’un sentiment surhumain d’ĂȘtre devenu indispensable.

Nous pouvons continuer de prier avec ferveur pour une Afrique des valeurs animĂ©es par des femmes et des hommes dĂ©terminĂ©s Ă  offrir aux gĂ©nĂ©rations futures un destin radieux. Mais, pour y parvenir, il faudra toujours faire face Ă  la redoutable Ă©quation : comment bĂątir des institutions suffisamment fortes susceptibles de demeurer impermĂ©ables aux appĂ©tits et manƓuvres anticonstitutionnelles des humains que nous choisissons pour nous diriger.

Le vaccin magique anti-coups d’État, Ă  part quelques rares pays du continent qui s’illustrent notamment par des alternances apaisĂ©es, n’est pas encore trouvĂ© pour tourner Ă  jamais ces pages honteuses. Le bout du tunnel n’est donc pas proche. Mais, en attendant, il faudra se souvenir que l’homme de pouvoir est d’abord au service de son moi, alors que l’homme d’État est celui qui se soumet docilement comme un esclave au service exclusif de l’État. Lequel voulons-nous pour l’Afrique ?

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ABK ACTU

âŻïž HervĂ© Emmanuel NKOM : « C’est tout Ă  fait normal d’avoir peur de se faire vacciner mais il ne faut pas prendre le risque de contaminer les autres »

Hervé Emmanuel NKOM, Homme politique, chroniqueur permanent ABK Matin

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Au sujet du Drame de Buea, depuis avant hier il y a une version qui circule( 
 ). Nous devons prendre conscience de cette folie. Il faut respecter la vĂ©ritĂ© et ne pas profiter d’un drame pour dĂ©stabiliser le peuple. »

 » Il vaut mieux rentrer dans le chemin de la vaccination. Pour une immunité collective « 

 » Ceux qui ont peur de se faire vacciner, c’est tout Ă  fait normal. Mais ils ne doivent pas prendre le risque d’amener les autres Ă  ne pas se faire vacciner « 

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ABK ACTU

đŸ”” Tribune – Amadou Mohamed Fofana : « L’immobilier de rente asphyxie l’Ă©conomie Africaine »

Amadou Mohamed Fofana est Directeur associĂ© au Cabinet Conseil SIGMA , Jeune entrepreneur Africain symbole du leadership jeune en CĂŽte d’Ivoire. Motivateur – conseiller en communication – meilleur entrepreneur 2017- promoteur du Salon Africain de l Entrepreneuriat

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Certains me traiterons de “fou” tout comme GalilĂ©e quand il disait que la terre Ă©tait ronde a Ă©tĂ© condamnĂ© pour hĂ©rĂ©sie. Chaque immeuble construit est une entreprise abandonnĂ©e, quel mauvais Ă©change !

Un bĂątiment c’est en moyenne : 100.000.000 d’immobilisation pour une rente mensuelle de 3.000.000, un gardien et une femme de mĂ©nage pour les espaces communs sous payĂ©s dans la plupart des cas (et trĂšs souvent c’est la mĂȘme personne). Impact social : 0. Un amortissement qui s’annonce trĂšs long et pĂ©nible (sans compter la dĂ©gradation) mais surtout, sans crĂ©er de vĂ©ritables valeurs ajoutĂ©es.

La conscience collective aime Ă  s’accorder Ă  cette idĂ©e chimĂ©rique selon laquelle « l’immobilier de rente c’est la sĂ©curitĂ© ! » Nonobstant, 100.000.000 bĂątit une usine qui embaucherait en moyenne 50 personnes et donc impactera directement la vie de 50 familles soit environ 200 personnes. Bien gĂ©rĂ©e, sa rentabilitĂ© ne sera que croissante. Ses productions rĂ©pondrons aux besoins de la population et amĂ©liorera les conditions de vie.

“CHAQUE IMMEUBLE QUI POUSSE EST UNE INDUSTRIE QUI NE VERRA JAMAIS LE JOUR”

On parle d’industrialisation pour notre dĂ©veloppement et contre la balance commerciale dĂ©ficitaire mais : chaque immeuble “qui pousse” est une usine qui ne verra jamais le jour ! L’économie d’un État est basĂ©e sur le secteur privĂ©e. Si tout le monde thĂ©orise et que personne n’investit, Ă  la fin de la journĂ©e on court tous droit vers l’asphyxie. Dans le meilleur des cas, la disparitĂ© sociale sera encore plus grande. Moins de riche et beaucoup plus de pauvre.

Comment peut on Ă©voluer dans une sociĂ©tĂ© et ĂȘtre si Ă©goĂŻste ?! Si vous ne donner pas la part de la sociĂ©tĂ©, elle viendra vous le rĂ©clamer et pas Ă  votre aise … Si il n’y a pas de travail et donc pas de travailleurs, qui va louer vos appartements ?

Ne mettons pas la charrue avant les bƓufs … l’État doit rĂ©glementer (voir interdire) sur une certaine pĂ©riode, la construction des immeubles Ă  tout vents et imposer la crĂ©ation d’entreprise et d’industries pourvoyeuse de richesse et d’emplois pour la sociĂ©tĂ©.

Voyant venir vos nombreuses interrogations sur le sujet je souhaite préciser quelques points important pour comprendre cette problématique :

1- Je parle bien ici de l’immobilier de rente, c’est Ă  dire construire pour faire louer. On devrait pouvoir construire pour vendre et que certains mĂ©canismes Étatique puissent davantage faciliter l’accĂšs Ă  la propriĂ©tĂ© pour tous.

2- Tout le monde ne devrait pas construire un immeuble Ă  rente, le secteur devrais ĂȘtre reformĂ© car un « nouveau riche » qui vient de faire une affaire, qui gagne 100.000.000 et qui les injecte directement dans une immobilisation Ă  rente est un danger pour notre Ă©conomie.

3- Cette reforme ne mettrait point en mal l’industrie du bĂątiment, non seulement une usine ça se construit aussi, mais encore, il est toujours prĂ©fĂ©rable d’acheter ou de construire sa maison que d’en louer une : voici le vrai point !

4- Quant Ă  la question sur la sĂ©curisation du capital 
 Nous sommes au 21Ăšme siĂšcle, le monde a Ă©voluĂ©, Jeff Bezos ne vit pas de rente d’un immeuble !!!! Et il existe une multitude d’activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenues plus attrayantes avec un meilleur impact social que l’immobilier de rente.

5- Et OUI, tu peux gagnes ton argent tout seul et l’État vient te dire ce que tu dois faire ou pas avec, c’est le rĂŽle de l’État de crĂ©er les conditions de dĂ©veloppement et de s’assurer de leur effectivitĂ©. Par exemple, tu peux acheter ta Lamborghini qui va Ă  400km/h mais quand tu roules Ă  Abidjan ou Ă  Douala et que tu dĂ©passes les 120Km/h tu es en infraction !

Mohamed Fofana
SIGMA – Cabinet Conseil
www.cabinet-sigma.com

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