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⏯️ Louis Marie KAKDEU : « Le cœur du problème dans la crise anglophone est le non-respect des engagements politiques du gouvernement Camerounais »

Dr Louis Marie KAKDEU Universitaire, économiste, chercheur et chroniqueur permanent ABK MATIN

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

« Le grand dialogue a donné lieu à trois résolutions : le statut spécial des régions en crise, le plan de reconstruction des régions anglophones et la loi portant code général de la décentralisation. Mais qu’est-ce qui a déjà été réalisé jusqu’ici ? Rien »

« On n’a pas bougé d’un pouce avec le statut spécial. Deux ans après, ce concept n’est pas matérialisé. La loi sur la décentralisation n’est pas non plus appliquée »

« Le fond du problème c’est la rupture de confiance basée sur le non-respect des engagements politiques, que certains ont appelé la duperie du gouvernement central. »

« On a demandé le dialogue et on a créé le concept de grand dialogue qui n’était pas inclusif du tout. Il faudrait aujourd’hui qu’il y ait seulement 10% de bonne foi dans les actions posées par le gouvernement et cela redonnerait de la confiance aux autres parties »

« Le département du Ndian a 0km de route bitumée alors que c’est ce département qui pompe l’économie du pays. Ça n’a pas de sens. »

« On a nommé quelqu’un (ministre de l’Administration territoriale) qui fait exactement le contraire de ce que les anglophones veulent : la négation de la cause anglophone. »

« Ces régions voulaient 60% des ressources d’administration mais le gouvernement a dit 15%. Jusqu’à aujourd’hui même ces 15% ne sont pas encore effectifs »

« Parlant de la reconstruction, jusqu’ici on a rien reconstruit du tout. On s’est moqué de ces régions avec cette duperie de dialogue national. Le ministre de l’Administration territoriale est un monsieur qui passe son temps à dire que tout va bien. On voit donc bien qu’il n’y a pas d’inclusion. Il fallait choisir une personne venant du côté de ces populations. »

« Les gens peuvent même déposer les armes pour un État unitaire mais ce n’est pas le cas. Il faut que cet État soit inclusif, c’est ça le cœur du problème. »

« Si on veut organiser un nouveau dialogue, il faut une médiation internationale (on peut discuter aussi d’une médiation nationale). Les deux parties se méfient l’une de l’autre, parce que la partie du gouvernement n’a respecté aucun accord. De tout ce qu’on a discuté pendant le grand dialogue national, en dehors des textes, rien n’a été fait. Au regard de ça on ne peut pas faire confiance au gouvernement central. La route du Sud-Ouest devait être la première chose à faire. »

« Le cœur du problème est le non-respect des engagements politiques du gouvernement. Comment on fait pour que ces engagements soient respectés ? »

« Le cœur du problème est le non-respect des engagements politiques du gouvernement. Comment on fait pour que ces engagements soient respectés ? »

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🔴 RCA : Deux véhicules de l’ONU soupçonnés de transporter des armes stoppés à Carnot

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Selon des informations récemment reçues de la ville de Carnot, deux camions de la MINUSCA ont été stoppés au poste de contrôle non loin de ladite ville sur l’axe de Berberati. Ces camions sont soupçonnés de transporter illégalement des armes qui, selon la population locale, étaient destinées aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Le fait que les camions appartiennent à la mission onusienne ne fait aucun doute, car ils ont été indiqués par des marques UN. En outre, selon la population locale, au moment où ces véhicules ont été stoppés, d’autres camions de la MINUSCA sont arrivés décharger des cartons dans ceux stoppés en cachette.

Particulièrement suspect semble le fait que la MINUSCA n’a jamais utilisé une telle procédure pour doter ses casques bleus. Il convient également de noter que la mission onusienne a refusé que les agents d’inspections puissent faire le contrôle de ces véhicules.

Les habitants de la localité ne doutent pas que la MINUSCA ait ainsi transporté des armes pour les rebelles de la CPC, car les casques bleus ont longtemps été reconnus comme coopérant avec ces bandits. La mission des Nations Unies est souvent critiquée pour son inefficacité et son appui aux groupes armés en République centrafricaine. Ainsi, il n’est pas rare que des casques bleus donnent leurs armes aux rebelles sans combat et établissent leurs bases à proximité des abris des rebelles, qui continuent de commettre des exactions en toute impunité.

La question se pose de savoir pourquoi les casques bleus coopèrent-ils avec les bandits qui ont causé beaucoup de souffrances aux habitants de la République Centrafricaine? Trafic d’armes et de munitions, or et diamant, ce sont des business juteux qui lient souvent les casques bleus de la MINUSCA et les groupes rebelles en Centrafrique, pays où ils sont déployés pour ramener la stabilité et la paix.

Alors que l’enquête est en cours sur deux camions de la MINUSCA stoppés à Carnot et qui auraient transporté des armes, il reste à espérer que le gouvernement centrafricain sera au courant de cette menace de la part de la MINUSCA, qui fournit des armes et des munitions aux rebelles

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⏯️ Eric YAKAM : « Mme Bibou NISSACK est dans le rôle de défendre l’intérêt et l’image de son époux »

Eric YAKAM, Journaliste politique.

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

« Mme Bibou NISSACK est dans le rôle de défendre l’intérêt et l’image de son époux… Elle a cru bon à travers cette campagne (Free Bibou Nissack) susciter l’émoi de nos autorités gouvernementales qui ont pris sur elles d’appliquer une sentence dure « 

« Le fait que les médias en parlent c’est déjà quelque chose de positif. Mais est-ce que les autorités vont succomber à ce plaidoyer ? Pas si sûr, parce qu’elles ont suffisamment montré que manifester dans notre pays est illégal. »

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