Nos réseaux sociaux

BIOGRAPHIE

🔵 MÉMOIRES D’ARTISTES : A la découverte de François MISSE NGOH

Publié

Le

Né le 17 juillet 1953 à Mbonjo village situé sur les rives du Moungo, François MISSE NGOH n’a pas eu la chance de connaître son père car décédé alors qu’il n’avait que 11 mois. Mais il a eu la grâce d’avoir une mère vertueuse et valeureuse qui se battait pour élever ses enfants.

Après des études de sténographie (Écriture abrégée, formée de signes propres qui permet de noter la parole à la vitesse de prononciation normale.) Qu’il a dû abandonner par manque de moyens financiers, François MISSE NGOH débute sa carrière musicale en 1967 en tant que guitariste-chanteur. Il faut dire que François est un autodidacte, vu qu’il a appris les bases de la guitare tout seul avant de prendre des cours auprès d’un aîné.

En 1970 âgé de 17 ans, Il intègre le groupe Los Calvinos, orchestre que venait de quitter NELLE Eyoum l’un des pères du Makossa. Il va falloir attendre 1972 pour qu’il sorte son premier 45 tours «Wa Na Mba›› qu’il dédie à sa mère. Le disque est une production de Jico qui était un producteur basé à Douala.

En 1975, il contacte les studios Sonafric basés en France pour leur proposer d’enregistrer son premier album. La réponse du label sera positive et immédiate. Sauf que François n’avait pas l’argent pour se rendre à Paris car il lui fallait 120 000 FCFA . Il va donc conclure un arrangement financier avec le Producteur Mathias Njocka : le dit arrangement stipulait que François compose un 33 tours pour Mathias.

François MISSE NGOH a aligné plusieurs succès avec une très large discographie dont entre autre EA NDE LONGE / EYALA NDOLO , NGON’A SOUZA EN 1978, CHARLOTTE AMELIE EN 1979, MOUSSANGO EN 1985, FEU ROUGE EN 1991, ALPHA ET OMEGA, UN MARI AVANT TOUT OLÉ OLÉ OU ENCORE POUR L’AMOUR DU CIEL.

François MISSE NGOH est surtout un auteur compositeur remarquable à travers la profondeur et la sensibilité des textes contenus dans ses chansons.

Dans une interview qu’il a accordée au journal mutations en 2009, il témoigne :

« DANS MES CHANSONS, L’ÉCRITURE EST PRIMORDIALE, JE PRIVILÉGIE LA PLUME, UN PEU DE PHILOSOPHIE DE TEMPS EN TEMPS. C’EST CE QUI À MON AVIS, FAIT LA FORCE DE MES TEXTES ET DE MA MUSIQUE”.

Lire la suite
Advertisement
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

BIOGRAPHIE

🔵 MÉMOIRES D’ARTISTES : A la découverte du groupe Jumeaux MASAO

Publié

Le

Par

Nés à Tombel d’un père comptable et du mère au foyer, Benoît et Pierre sont les 3è du fratrie de 12 enfants. Interprète de chansons aussi sacrées que profanes, leur mère avait l’habitude d’emmener les jumeaux partout où le chant la menait ( que ce soit à l’église ou dans les fêtes traditionnelles). On peut dire que Benoît et Pierre ont été bercés par les musiques et rythmes du terroir.

Mais pour la famille, l’école passe avant tout, alors il fallait que les jumeaux prennent leur mal en patience pour pouvoir s’adonner à leur passion durant les vacances scolaires. Il va falloir attendre les années 70 pour que Benoît et Pierre s’illustrent des les chorales de l’église du quartier où ils habitent et dans les soirées dansantes qu’ils avaient l’habitude d’organiser.

On connaît les jumeaux MASAO comme des artistes qui excellent dans le « NGOSO », un chant caractéristique du peuple Sawa. Mais il faut également savoir qu’ils sont des artistes engagés et volontaires qui font tout pour réveiller les consciences et faire tomber les barrières.

Les Jumeaux MASAO c’est aussi des chansons qui ont fait fureur dans le Cameroun et l’Afrique dont DIBA, KUKU, Musiki extrait de leur premier album ESEWE sorti en 1997 ou encore Mukeng extrait de leur deuxième album Éponyme sorti en 2007.

Avec leur groupe MASAO MASU (les Jumeaux de Masao) ils perpétuent la tradition musicale de l’ESSEWE, danse ancestrale originaire du littoral pratiquée depuis des temps immémoriaux par des peuples Bantus. C’est aussi une invitation à la célébration et au voyage dans la tradition Sawa du Cameroun

Lire la suite

BIOGRAPHIE

🔵 MÉMOIRES D’ARTISTES : A la découverte de Prince Ndedi Eyango

Publié

Le

Par

Pierre Adolphe NDEDI EYANGO est né le 27 avril 1960 a Nkongsomba. Il est originaire du département du Moungo dans la région du littoral, plus précisément de Ngalmoa. Issu du peuple Baneka, Prince Eyango chantait déjà à l’église du village à l’âge de 7 ans. Son père qui était pasteur décède alors qu’il avait à peine 10 ans.

À 16 ans, il se met à jouer de la guitare qui devient son instrument de prédilection. Il abandonne ses études pour aller à la conquête de la ville de Douala, chose qui ne plaira pas à sa famille qui va refuser de l’aider dans cet aventure. Livré à lui même dans la capitale économique, c’est sa grande sœur Blandine qui l’héberge et le soutien corps et âme.

À Douala Prince Eyango côtoie les mastodontes de la musique à l’époque tels que Nkotti François qui lui donne la chance, après avoir cru en son talent, de s’exprimer au sein de son orchestre les Black style dans le mythique cabaret Mermoz Bar. En plus d’être guitariste, Prince Eyango a été Barman dans un bar situé à l’époque près du collège de la salle.

Dans les années 80, Prince Eyango a accompagné à la guitare et réalisé des maquettes d’albums de plusieurs artistes tels que Dina Bell, Hoigen Ekwalla, Jacky DOUMBE ou encore Axel Mouna. En 1983, il sort son premier disque intitulé Nweringa /I won mwan, dont la maquette a été réalisée par Jean Marie Ahanda. Le disque passe malheureusement inaperçu.

Il va falloir attendre l’année 1985 pour le succès frappe à sa porte avec le 33 tours « SERVICE LIBRE » qui fait un tabac. Suivront « SALUT LES MARIÉS » EN 1985, « YOU MUST CALCULER » EN 1987, « SOUL BOTINGO » EN 1989 un album qui confirmera le statut international de l’artiste. Sans oublier LES PROBLÈMES » OU « NKONGSAMBA » EN 1991. « SI TU ME MENS » EN 1998, « ON TOURNE LA PAGE » EN 2007, OU ENCORE « ÉCOLE D’AMOUR » EN 2009

EN 1999, Prince Eyango met sur pied une maison de production dénommée PREYA MUSIC qui a révélé plusieurs talents à l’instar de : Tanus Foé, Longuè longuè, Marole Tchamba, Papa Zoé, Rosy Bush ou encore Jacky Kinguè. plusieurs de ces talents ont été repérés dans des cabarets .

Le Roi des Montagnes a été élevée au grade de chevalier de l’ordre de la valeur par le président de la République le 16 juillet 2009.

En plus de 30 ans de carrière solo, Prince Eyango c’est une discographie riche et plusieurs distinctions honorifiques. Il a su valablement représentent le Cameroun dans le monde entier et pour ça on peut lui dire Merci.

Lire la suite

LES PLUS POPULAIRES