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🔮 RCA : Deux vĂ©hicules de l’ONU soupçonnĂ©s de transporter des armes stoppĂ©s Ă  Carnot

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Selon des informations rĂ©cemment reçues de la ville de Carnot, deux camions de la MINUSCA ont Ă©tĂ© stoppĂ©s au poste de contrĂŽle non loin de ladite ville sur l’axe de Berberati. Ces camions sont soupçonnĂ©s de transporter illĂ©galement des armes qui, selon la population locale, Ă©taient destinĂ©es aux rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Le fait que les camions appartiennent Ă  la mission onusienne ne fait aucun doute, car ils ont Ă©tĂ© indiquĂ©s par des marques UN. En outre, selon la population locale, au moment oĂč ces vĂ©hicules ont Ă©tĂ© stoppĂ©s, d’autres camions de la MINUSCA sont arrivĂ©s dĂ©charger des cartons dans ceux stoppĂ©s en cachette.

ParticuliĂšrement suspect semble le fait que la MINUSCA n’a jamais utilisĂ© une telle procĂ©dure pour doter ses casques bleus. Il convient Ă©galement de noter que la mission onusienne a refusĂ© que les agents d’inspections puissent faire le contrĂŽle de ces vĂ©hicules.

Les habitants de la localitĂ© ne doutent pas que la MINUSCA ait ainsi transportĂ© des armes pour les rebelles de la CPC, car les casques bleus ont longtemps Ă©tĂ© reconnus comme coopĂ©rant avec ces bandits. La mission des Nations Unies est souvent critiquĂ©e pour son inefficacitĂ© et son appui aux groupes armĂ©s en RĂ©publique centrafricaine. Ainsi, il n’est pas rare que des casques bleus donnent leurs armes aux rebelles sans combat et Ă©tablissent leurs bases Ă  proximitĂ© des abris des rebelles, qui continuent de commettre des exactions en toute impunitĂ©.

La question se pose de savoir pourquoi les casques bleus coopĂšrent-ils avec les bandits qui ont causĂ© beaucoup de souffrances aux habitants de la RĂ©publique Centrafricaine? Trafic d’armes et de munitions, or et diamant, ce sont des business juteux qui lient souvent les casques bleus de la MINUSCA et les groupes rebelles en Centrafrique, pays oĂč ils sont dĂ©ployĂ©s pour ramener la stabilitĂ© et la paix.

Alors que l’enquĂȘte est en cours sur deux camions de la MINUSCA stoppĂ©s Ă  Carnot et qui auraient transportĂ© des armes, il reste Ă  espĂ©rer que le gouvernement centrafricain sera au courant de cette menace de la part de la MINUSCA, qui fournit des armes et des munitions aux rebelles

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âŻïž Louis Marie Kakdeu : « Notre dĂ©pendance aux fournisseurs extĂ©rieurs nous fait subir les crises internationales »

Louis Marie Kakdeu est PhD, Ă©conomiste, chercheur. Il est chroniqueur permanent d’Abk radio

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

« Parlant de l’inflation et de pĂ©nuries, depuis l’avĂšnement du covid-19, beaucoup de pays fournisseurs font leurs propres rĂ©serves alimentaires. D’autres part, il y a eu ralentissement de productions dans certains pays notamment asiatiques ».

« Nous n’avons pas en ce moment d’autre choix que de faire des rĂ©serves alimentaires ».

« On a cette habitude d’importer Ă  l’Ă©tranger au dĂ©triment de la production nationale ».

« Le Cameroun est passĂ© d’une importation de 1,2 millions de tonnes qui ne suffisaient mĂȘme pas Ă  400 milles tonnes. »

« Il y a besoin de rĂ©guler la politique agricole au Cameroun. Le cycle de production des aliments comme le riz (trois mois) n’est pas long, c’est simplement un problĂšme de politique publique.

« La production locale est source de crĂ©ation d’emplois et de souverainetĂ© Ă©conomique, le Cameroun gagnerait Ă  y penser. Le Cameroun a tout intĂ©rĂȘt Ă  promouvoir la production locale car cela permet de crĂ©er des emplois et cela donne une souverainetĂ© alimentaire ».

« Quand on est dépendant des fournisseurs extérieurs, on subit les crises internationales ».

« L’État doit faire des investissements de souverainetĂ©. On ne peut pas espĂ©rer que les choses vont s’arranger toute seule »

« Si l’État fait cela en moins de trois ans on rĂ©sous le problĂšme. Il n’y a pas de contrat de confiance entre les investisseurs et l’Ă©tat. Chez nous on prend des mesures incitatives qui ne durent mĂȘme pas deux ans ».

Propos retranscrits par Laila Djamilatou, Laure Manga et Carine Hzemeu

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âŻïž Pr Olivier BilĂ©: « Nos Ă©tats maintiennent frauduleusement le systĂšme de parti unique »

Olivier BilĂ© est le prĂ©sident du parti Les LibĂ©rateurs. il a Ă©tĂ© reçu en interview par Achille Assako dans ABK Matin, Ă  la suite d’une requĂȘte dĂ©posĂ©e Ă  la Cour Constitutionnelle

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Olivier Bilé

Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview d’Olivier BolĂ©, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques attitudes fortes d’Olivier BilĂ© recueillies lors de cette interview:

« MalgrĂ© l’orientation de la dĂ©mocratie libĂ©rale, nos États comme le Cameroun ont maintenu frauduleusement les partis uniques. »

« Nous allons devant le Conseil Constitutionnel du Cameroun pour dĂ©noncer ces abus parce que ce n’est pas une institution comme les autres, ses dĂ©cisions sont irrĂ©vocables »

« Le Cameroun est profondément malade, et sur tous plans : politique, social et économique »

« Nous ne maßtrisons pas le calendrier électoral au Cameroun. Il est complÚtement aléatoire »

« Parlant des propositions que nous avons faites dans la requĂȘte adressĂ©e au conseil constitutionnel, la premiĂšre chose Ă  faire mettre sur pied un gouvernement de transition et de salut public;

« La deuxiĂšme proposition est de mettre sur pied un systĂšme d’Ă©lection prĂ©sidentielle Ă  deux tours ».

Le Cameroun a complĂštement dĂ©raillĂ© sur tous ses projet de dĂ©veloppement, y compris celui de l’Ă©mergence »

« Le conseil constitutionnel ne va pas dire éternellement _non recevable_ »

« Nous avons besoin aujourd’hui de nous regarder en face et j’espĂšre que le conseil constitutionnel que j’Ă©voque ici aura le bon sursaut afin que nous rĂ©glons nos problĂšmes entre Camerounais »

« Nous ne pouvons pas ĂȘtre tous dans les mĂȘmes chantiers parlant de mes collĂšgues des autres formations politiques engagĂ©s dans la mise sur pied ‘un nouveau code Ă©lectoral. Nous ce que nous voulons, c’est que le mal soit soignĂ© Ă  la racine.

Transcriptions Laila Djamilatou et Cathy Mintsa

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