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CULTURE & SOCIÉTÉ

đŸ”” MÉMOIRES D’ARTISTES : A la dĂ©couverte de Stephan Dayas

Stephan Dayas Nguea est nĂ© un 17 mai dans une famille de musiciens. Son grand-pĂšre fut guitariste du temps oĂč le makossa Ă©tait sous protectorat allemand. Nous vous emmenons Ă  la dĂ©couverte de sa vie et de sa carriĂšre.

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Stephan grandit, baignĂ© par diverses sonoritĂ©s africaines comme le makossa, le mangambeu, l’assiko, le tchamassi et le bend skin locaux, highlife ghanĂ©en, afro-beat nigĂ©rian de Fela Kuti , la rumba, le soukouss , mais aussi la soul, le rhythm’n blues, le funk et la pop. Ces courants musicaux seront sa principale source d’inspiration vocale ssans oublier qu’il pour modĂšles Stevie Wonder ainsi que les regrettĂ©s Donny Hattaway et James Brown .

En 1986, il fonde en 1986 Ă  Douala, le groupe ESA qui fut Ă  l’origine un duo camerounais formĂ© par Stephan Dayas Nguea et Martin Socko Moukoko.

ESA (prononcer ESSA) est un terme du peuple Sawa du sud-ouest du makossa signifiant « magie Ă©vocatoire ») choisi par Stephan Dayas Nguea et son frĂšre Georges Dayas Wonjamouna. C’est aussi un concept musical qu’ils ont lancĂ© Ă  savoir «ATESA» signifiant « Atelier de transformation et d’exploitation du Son Africain. Pour le groupe, la musique est un exercice mental, elle a une puissance de magie Ă©vocatoire qui permet aux d’entrer en contact avec les aĂŻeux
.

ESA fut Ă  l’origine un duo camerounais formĂ© par Stephan Dayas Nguea et Martin Socko Moukoko

Leur musique chantĂ©e en Douala, en français ou en anglais est une synthĂšse entre makossa, afro-soul, afro-funk et afro-pop ou encore afro-zouk.

En 1986, le groupe ESA sort un album Ă©ponyme dont leurs chansons phares comme « Africa Mulema Mam Â» et « A Muto Â». Il est enregistrĂ© entre autres avec Ekima Color et Raymond DoumbĂ© Ă  la basse, Alain Agbo et Yves Ndjock Yves Ndjock Ă  la guitare, Demis Visvikis, Justin Bowen aux keyboards, Jean Pierre Coco et ValĂ©ry LobĂ© aux percussions, Florence Titi au chant sur « Ewes’ A Sue Â» et aussi aux chƓurs avec Sissy Dipoko

L’annĂ©e 1987 voit ESA sortir « Eyayé », un album enregistrĂ© entre autres avec Raymond Doumbé à la basse, Moussa Cissokho aux percussions, Yves Ndjock à la guitare, Patrick Bebey aux claviers, Tity Kotto Ă  la guitare classique ou encore Assitan DembĂ©lé aux chƓurs. L’album aura un fort succĂšs grĂące au titre Ă©ponyme  »EYAYÉ » mais aussi d’autres singles qui mĂ©ritent aussi d’ĂȘtres amplement connus, je parle bien-sĂ»r de  »ISUWARA » et  »KAKA MULEMA ».

Eyayé, la chanson a été utilisée comme générique de la formidable épopée des Lions Indomptables au Mondial 1990 en Italie

Petite anecdote, EyayĂ© a rendu le groupe ESA cĂ©lĂšbre au Cameroun, en Afrique et dans le Monde entier, la chanson a mĂȘme Ă©tĂ© utilisĂ© comme gĂ©nĂ©rique de la formidable Ă©popĂ©e des Lions Indomptables au Mondial 1990 en Italie.

Au dĂ©part de Martin Socko Moukoko, Stephan Dayas Nguea poursuit en solo l’aventure en conservant le nom du groupe. En 2018, StĂ©phane Dayas est fait Chevalier de l’Ordre de la Valeur par le ministre des Arts et de la Culture.

Bien sĂ»r il sort toujours des albums et des singles, et bien-sĂ»r il n’a pas perdu sa belle voix .. et nous serons ravis d’en savoir plus sur lui dans le cadre de notre Ă©mission « Nos Plus Belles AnnĂ©es » diffusĂ©e sur ABK Radio, tous les Mercredi Ă  13h

Laila Djamilatou

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CULTURE & SOCIÉTÉ

âŻïž François BINGONO : « Un sorcier nocif passe aux aveux s’il est frappĂ© avec une seule tige de macabo »

François BINGONO BINGONO, Anthropologue, écrivain , chercheur

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Parlant du prĂȘtre catholique qui a administrĂ© une bastonnade Ă  une personne du 3Ăš Ăąge Ă  Mbalmayo, il s’est trompĂ© de couloir. Il y aurait eu les Sacramento de l’Ă©glise catholique pour dĂ©tecter les pratiques de sorcellerie nocives. »

« Pour reconnaĂźtre un sorcier nocif, on peut employer la voie des ordalies (faire passĂ© Ă  l’accusĂ© une Ă©preuve physique dĂ©cidant de son sort). Une seule tige de macabo est suffisante pour que le prĂ©sumĂ© sorcier passe aux aveux, torturĂ© par les douleurs de cette tige de macabo. Dans le cas d’espĂšce, le prĂȘtre a dĂ©cimĂ© tout un champs de macabo pour rien. »

« Tout le monde doit combattre la sorcellerie nocive. Pour le cas du prĂȘtre, il n’a pas utilisĂ© la bonne mĂ©thode »

« Le prĂȘtre a donnĂ© 6 mois au vieux. Il peut mourir avant mĂȘme les 6 mois pour au moins trois raisons : sa prostatite qui le fait souffrir et qui fait qu’il pissait dĂ©jĂ  du sang, l’humiliation en mondovision et devant ses enfants. VoilĂ  des raisons qui pourraient tuer le vieux et non pas parce que le prĂȘtre lui a donnĂ© un dĂ©lai de 6 mois »

« Je ne comprends pas pourquoi un presbytĂšre est interdit aux populations alors que c’est la maison du Christ »

« Le papa fouettĂ© a Ă©tĂ© autorisĂ© de sortie de l’hĂŽpital dans lequel il Ă©tait par une infirmiĂšre. Il a donc dĂ©cidĂ© d’aller visiter la nouvelle chapelle et il ne savait pas que le presbytĂšre Ă©tait interdit aux visiteurs. Je ne comprends pas pourquoi un presbytĂšre est interdit aux populations alors que c’est la maison de JĂ©sus-Christ »

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CULTURE & SOCIÉTÉ

âŻïž Maurice Somo : « Amener des Ă©lĂšves en prison pour pornographie Ă©quivaut au mĂ©decin qui renvoie ses patients vers le marabout ».

Maurice Somo est psycho-sociologue. Il a Ă©tĂ© reçu comme invitĂ© de la matinale d’ABK Radio pour Ă©voquer les cad de pornographie rĂ©currente en milieu scolaire dans la ville de Kribi, ainsi que de l’affaire Macaire Waffo

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Pour rĂ©Ă©couter en intĂ©gralitĂ© l’interview de Maurice Somo, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

A propos de l’Affaire Macaire Waffo, animateur de tĂ©lĂ©vision soupçonnĂ© de viol, inceste et pĂ©dophilie sur sa fille mineure:

« La famille n’est pas le lieu par essence pour rĂ©gler ce genre de problĂšme. Celles qui veulent cacher ce genre d’individu doivent ĂȘtre poursuivies et sanctionnĂ©es. »

« Longtemps on a pensĂ© qu’il faut rĂ©gler les affaires d’inceste et de pĂ©dophilie en famille mais on se rend compte que le faire protĂšge les criminels »

« Un homme qui a couchĂ© sa fille est reniĂ© Ă  tout avantage. Ce n’est plus sa fille, il ne peut par exemple plus percevoir la dot de cette fille plus tard, si elle se marie ».

« Autant on ne peut pas emmener les enfants devant les tribunaux pour pornographie, autant les adultes soupçonnés de pédophilie comme Macaire Woafo doivent affronter la justice ».

A propos des actes de pornographie récurrents dans les établissements scolaires de Kribi:

« La pornographie dans les Ă©tablissements scolaires Ă  Kribi s’explique; parce que Kribi est une ville balnĂ©aire et est soumise au tourisme sexuel. »

« Pourquoi la ville de Kribi ? Parce que c’est une ville balnĂ©aire ».

« Ce qui se passe au lycĂ©e bilingue de Kribi est une situation qui est rĂ©currente et ce n’est pas la premiĂšre fois que la ville de Kribi fait face Ă  ce genre de scandale ».

« Amener des Ă©lĂšves en prison pour pornographie c’est exactement comme si le mĂ©decin renvoyait ses patients vers le marabout. »

« Lorsqu’un enfant pose un acte de pornographie dans une Ă©cole, cette Ă©cole doit pouvoir le corriger, le redresser, l’accompagner et non l’emmener Ă  la police ou devant le juge ».

« Ces enfants ont un Ăąge contenu entre 14 et 16 ans et c’est l’Ăąge de la pubertĂ©. Et Ă  cet Ăąge, c’est une explosion sexuelle qui est dĂ©clenchĂ©e et puisque les gens s’embrassent partout et font l’amour Ă  l’air libre, les enfants reproduisent cela Ă  la moindre occasion ».

« Les enfants et adolescents assistent Ă  la banalisation de l’acte sexuel Ă  Kribi ».

« Il y en a parmi les touristes qui se livrent Ă  des parties de jambes en l’air publiques parce qu’ils y vont pour ça »

Transcriptions: Laila Djamilatou et Cathy Mintsa

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