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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ Dominique Yamb Timba: « Un peuple doit être affamé des sciences et des technologies »

Dominique Yamb Ntiba est économiste, universitaire, chercheur et chroniqueur permanent de ABK Matin

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Pour réécouter en intégralité cette interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques attitude de Dominique Yamb Ntimba recueillies lors de cette interview:

« Un peuple doit être affamé des sciences et des technologies »

« Nous devons modifier nos programmes scolaires et y doser plus de programmes en mathématiques »

« Les scientifiques forment une communauté mondiale qui vivent légèrement en marge dans la société »

« Un peuple doit être affamé des sciences et des technologies ».

« L’Afrique Noire ancienne n’a pas l’idée d’un dieu qui crée, mais a l’idée d’une mesure dans notre quotidien. Tout est mathématique. »

« Il ‘ y a que les mathématiciens et les philosophes qui nous poussent à l’humilité et la patience ».

« Notre société est dirigée pour la plus part par des gens qui ont fait littérature à l’école et on voit ce que ça donne aujourd’hui »

« Lorsque vous avez besoin d’une société d’ordre, vous inculquez les valeurs d’ordre; il faut beaucoup de mathématiques dans la société pour donner des réflexes de structuration logique »

« Dans un monde très violent tel que nous voyons aujourd’hui, les scientifiques sont en général des gens très modérés, des gens qui savent prendre du recul. Les vrais scientifiques pas ceux à deux balles »

« Si nous voulons construire une société qui puisse construire des pyramides, il nous faut une base solide en mathématiques c’est ça qui crée des reflexes d’ordre »

« Dans nos villages, il n’y a pas de pauvre parce que tout le monde travaille pour tout le monde afin de créer un certain ordre. Toutes nos fêtes traditionnelles sont liées à un certain nombre de calculs. Le fait de « parler » c’est se mesurer. Donc tout est mathématique. C’est quelques chose avec laquelle on ne triche pas. »

Transcriptions Laila Djamilatou et Cathy Mintsa

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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ François BINGONO : « Un sorcier nocif passe aux aveux s’il est frappé avec une seule tige de macabo »

François BINGONO BINGONO, Anthropologue, écrivain , chercheur

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Pour réécouter en intégralité l’interview, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

 » Parlant du prêtre catholique qui a administré une bastonnade à une personne du 3è âge à Mbalmayo, il s’est trompé de couloir. Il y aurait eu les Sacramento de l’église catholique pour détecter les pratiques de sorcellerie nocives. »

« Pour reconnaître un sorcier nocif, on peut employer la voie des ordalies (faire passé à l’accusé une épreuve physique décidant de son sort). Une seule tige de macabo est suffisante pour que le présumé sorcier passe aux aveux, torturé par les douleurs de cette tige de macabo. Dans le cas d’espèce, le prêtre a décimé tout un champs de macabo pour rien. »

« Tout le monde doit combattre la sorcellerie nocive. Pour le cas du prêtre, il n’a pas utilisé la bonne méthode »

« Le prêtre a donné 6 mois au vieux. Il peut mourir avant même les 6 mois pour au moins trois raisons : sa prostatite qui le fait souffrir et qui fait qu’il pissait déjà du sang, l’humiliation en mondovision et devant ses enfants. Voilà des raisons qui pourraient tuer le vieux et non pas parce que le prêtre lui a donné un délai de 6 mois »

« Je ne comprends pas pourquoi un presbytère est interdit aux populations alors que c’est la maison du Christ »

« Le papa fouetté a été autorisé de sortie de l’hôpital dans lequel il était par une infirmière. Il a donc décidé d’aller visiter la nouvelle chapelle et il ne savait pas que le presbytère était interdit aux visiteurs. Je ne comprends pas pourquoi un presbytère est interdit aux populations alors que c’est la maison de Jésus-Christ »

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CULTURE & SOCIÉTÉ

⏯️ Maurice Somo : « Amener des élèves en prison pour pornographie équivaut au médecin qui renvoie ses patients vers le marabout ».

Maurice Somo est psycho-sociologue. Il a été reçu comme invité de la matinale d’ABK Radio pour évoquer les cad de pornographie récurrente en milieu scolaire dans la ville de Kribi, ainsi que de l’affaire Macaire Waffo

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Pour réécouter en intégralité l’interview de Maurice Somo, cliquez sur le lien ci-dessous:

Ci-dessous, quelques attitudes fortes recueillies lors de cette interview:

A propos de l’Affaire Macaire Waffo, animateur de télévision soupçonné de viol, inceste et pédophilie sur sa fille mineure:

« La famille n’est pas le lieu par essence pour régler ce genre de problème. Celles qui veulent cacher ce genre d’individu doivent être poursuivies et sanctionnées. »

« Longtemps on a pensé qu’il faut régler les affaires d’inceste et de pédophilie en famille mais on se rend compte que le faire protège les criminels »

« Un homme qui a couché sa fille est renié à tout avantage. Ce n’est plus sa fille, il ne peut par exemple plus percevoir la dot de cette fille plus tard, si elle se marie ».

« Autant on ne peut pas emmener les enfants devant les tribunaux pour pornographie, autant les adultes soupçonnés de pédophilie comme Macaire Woafo doivent affronter la justice ».

A propos des actes de pornographie récurrents dans les établissements scolaires de Kribi:

« La pornographie dans les établissements scolaires à Kribi s’explique; parce que Kribi est une ville balnéaire et est soumise au tourisme sexuel. »

« Pourquoi la ville de Kribi ? Parce que c’est une ville balnéaire ».

« Ce qui se passe au lycée bilingue de Kribi est une situation qui est récurrente et ce n’est pas la première fois que la ville de Kribi fait face à ce genre de scandale ».

« Amener des élèves en prison pour pornographie c’est exactement comme si le médecin renvoyait ses patients vers le marabout. »

« Lorsqu’un enfant pose un acte de pornographie dans une école, cette école doit pouvoir le corriger, le redresser, l’accompagner et non l’emmener à la police ou devant le juge ».

« Ces enfants ont un âge contenu entre 14 et 16 ans et c’est l’âge de la puberté. Et à cet âge, c’est une explosion sexuelle qui est déclenchée et puisque les gens s’embrassent partout et font l’amour à l’air libre, les enfants reproduisent cela à la moindre occasion ».

« Les enfants et adolescents assistent à la banalisation de l’acte sexuel à Kribi ».

« Il y en a parmi les touristes qui se livrent à des parties de jambes en l’air publiques parce qu’ils y vont pour ça »

Transcriptions: Laila Djamilatou et Cathy Mintsa

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